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Auteur Sujet :

Stop à la dépression [ Les anti-dépresseurs ]

n°5075461
Hermes le ​Messager
Breton Quiétiste
Posté le 16-03-2005 à 00:01:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

pureminds a écrit :

Les gays sont en general depressifs.


 
Tu dis ca pour qqu en particulier ?  :heink:  Tu trolles ?

mood
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Posté le 16-03-2005 à 00:01:03  profilanswer
 

n°5081255
coffeeman
Posté le 16-03-2005 à 18:45:53  profilanswer
 

Bon, je vais en essayer un autre : seroplex.
 
Jamais entendu parler de celui là. C'est un ISRS comme le prozac, sauf qu'il semblerait qu'il ai en plus des propriétés anxyolitiques.  Quelqu'un connait ?


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Moi, j'aime pas les signatures - J'écoute actuellement :
n°5081389
Mjules
Parle dans le vide
Posté le 16-03-2005 à 19:03:33  profilanswer
 

escitalopram, un cousin du citalopram (seropram) probablement mis sur le marché pour détourner les prescripteurs des génériques de seropram.
 
c'est donc un ISRS, donc indiqué dans le traitement des épisodes dépressifs ; 2 indications également dans le traitement au long cours des états d'angoisses et des attaques de paniques


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Celui qui pose une question est idiot 5 minutes. Celui qui n'en pose pas le reste toute sa vie. |  Membre du grand complot pharmaceutico-médico-scientifico-judéo-maçonnique.
n°5099625
Gnub
Posté le 19-03-2005 à 09:39:40  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°5139134
urd-sama
waste of space
Posté le 24-03-2005 à 07:32:04  profilanswer
 

bon résumé de ces derniers temps :)
je suis donc allée me faire hospitalisée pendant 4 jours, seulement 4 jours car d'une part j'estimais ne rien avoir affaire là-bas, je me faisais chier comme un rat mort et on m'a confisqué tous mes médicaments. Résultat je crevais de mal à la tête comme un chien et ils voulaient rien me filer. "heureusement" j'ai eu de l'hyper-tension (170/110) et ils ont bien voulu me donner qqch...
Finalement apres entretien avec un médecin (3 jours apres que je sois arrivée!!) lui même se demande ce que je fais là...
 
Je suis donc partie jeudi passée, totalement amorphe à cause de mes maux de tête. J'ai passé maintenant une semaine à ne rien pouvoir faire à cause de ça. Lundi je suis allée chez le médecin en l'implorant de faire qqch, il m'a donné des médics plus forts qui n'agissent presque pas. La bonne nouvelle c'est que la cause semble être l'arret des AD d'une facon trop directe, qui aurait provoqué un stress sur mon organisme (mais que lui, car niveau moral j'ai jamais été si peu stressée). Aussi les maux de tete sont de moins en moins forts, je commence à en voir le bout (ou à m'habituer?).
 
Enfin bref, l'hospitalisation c'était clairement pas indiqué pour moi mais au moins j'ai pu voir comment c'était et toussa. ce qui est sur c'est que j'ai tout sauf envie d'y retourner!!

n°5172518
coffeeman
Posté le 29-03-2005 à 10:13:33  profilanswer
 

J'ai mes nouveaux cachets \o/  
 
http://rincevent.dyndns.org/toto/cachets.jpg


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Moi, j'aime pas les signatures - J'écoute actuellement :
n°5173978
titounne
Posté le 29-03-2005 à 15:14:49  profilanswer
 

Coethium a écrit :

Prozac > dépression endogène : dépression dont les causes proviennent du malade lui-même (notemment pb de recapture de la sérotonine).
 
A opposer à dépression exogène, qui est causée par un évènement extérieur (décès par exemple).


comment on sais dans quel cas on est?

n°5174004
titounne
Posté le 29-03-2005 à 15:19:11  profilanswer
 

urd-sama a écrit :

suite à une rechute (j'ai refait des marques) je me fais hospitalisée lundi prochain.
je pense que c'est la meilleure solution car cela devient aussi assez invivable pour mes proches qui ne savent plus quoi faire.
de plus j'ai le moral qui commence sérieusement à descendre, donc on va prendre tout ca en main sérieusement maintenant ;)


 [:raff] courage et retablie toi le plus vite possible.
 
 [:andromaque]

n°5178467
Coethium
Galaxia
Posté le 30-03-2005 à 02:48:56  profilanswer
 

titounne a écrit :

comment on sais dans quel cas on est?


J'en ai strictement aucune idée :/
Vu que ça se passe dans le cerveau, p'tet par un IRM ? :??:


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Exclusif, internement gratuit. Venez exprimer vos névroses psychotiques dans une ambiance décontractée.
n°5178801
Hermes le ​Messager
Breton Quiétiste
Posté le 30-03-2005 à 09:03:26  profilanswer
 

Coethium a écrit :

J'en ai strictement aucune idée :/
Vu que ça se passe dans le cerveau, p'tet par un IRM ? :??:


 
Non.  
 
Et attention à ta classification. Si je suis le premier à dire qu'il y a bel et bien dépression et dépression, les choses sont bcp plus compliquées que tu le dis. Une dépression entraine toujours des modifications des échanges chimiques au niveau du cerveau. A l'heure actuelle, le gros problème est qu'il est POUR LE MOMENT IMPOSSIBLE de savoir si c'est la dépression qui engendre un problème au niveau de la sérotonine, ou si c'est le problème de sérotonine qui engendre la dépression. [:spamafote]
 
C'est pour cela qu'au lieu de parler de dépression exogène ou non, il vaut mieux tout simplement parler de dépression où le malade arrive a identifier LES CAUSES de cette dépression.
 
Mon avis est que : Si le malade arrive à distinguer nettement les causes de sa dépression, il ne devrait pas avoir besoin de prendre des médicaments (sauf cas extrêmes), mais devrait concentrer toute son énergie à reconnaitre ses problèmes et à essayer des les résoudre (les AD peuvent dans ce cas être utiles seulement pour passer un cap, même si je ne suis pas sûr qu'en réalité, ils aident réellement, j'ai parfois l'impression que quand les gens arrêtent les AD, ils se retrouvent exactement dans la même situation qu'avant d'en prendre)  alors qu'au contraire, si il n'arrive pas à déterminer les causes, le problème est tout différent.

mood
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Posté le 30-03-2005 à 09:03:26  profilanswer
 

n°5180545
urd-sama
waste of space
Posté le 30-03-2005 à 14:02:06  profilanswer
 

titounne a écrit :

[:raff] courage et retablie toi le plus vite possible.
 
 [:andromaque]


je suis rela mais pas rétablie [:spamafote]

n°5180614
coffeeman
Posté le 30-03-2005 à 14:12:57  profilanswer
 

Oh putain les effets secondaires :/
 
Nausées, mal à la tête, fatigue, problèmes de sommeil, ...
 
J'espère que ça va se calmer après quelques jours ...


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n°5180705
urd-sama
waste of space
Posté le 30-03-2005 à 14:25:25  profilanswer
 

coffeeman a écrit :

Oh putain les effets secondaires :/
 
Nausées, mal à la tête, fatigue, problèmes de sommeil, ...
 
J'espère que ça va se calmer après quelques jours ...


perso j'ai eu droit aux nausées pendant 1 semaines, accompagnées de maux de tete pendant 2 semaines et demi (plus forts que d'habitude), fatigue idem.
les problèmes de sommeil ont toujours été présents mais recommencent à présent à empirer.
donc bonne chance  :hello:

n°5182111
coffeeman
Posté le 30-03-2005 à 17:48:38  profilanswer
 

urd-sama a écrit :

perso j'ai eu droit aux nausées pendant 1 semaines, accompagnées de maux de tete pendant 2 semaines et demi (plus forts que d'habitude), fatigue idem.


 
Ca se calme après ça non ?


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n°5187266
urd-sama
waste of space
Posté le 31-03-2005 à 09:11:40  profilanswer
 

coffeeman a écrit :

Ca se calme après ça non ?


actuellement ca commence à baisser, j'espère que d'ici une semaine j'aurai plus rien

n°5188288
coffeeman
Posté le 31-03-2005 à 12:57:48  profilanswer
 

Bon, maintenant en plus, j'ai froid, et sommeil...


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n°5188446
urd-sama
waste of space
Posté le 31-03-2005 à 13:22:27  profilanswer
 

si t'arrives pas à dormir essaye au moins de te reposer

n°5188468
coffeeman
Posté le 31-03-2005 à 13:26:05  profilanswer
 

urd-sama a écrit :

si t'arrives pas à dormir essaye au moins de te reposer


 
Là, je suis au taf', je vais éviter de dormir sur mon claaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa


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n°5188517
urd-sama
waste of space
Posté le 31-03-2005 à 13:32:31  profilanswer
 

coffeeman a écrit :

Là, je suis au taf', je vais éviter de dormir sur mon claaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa


ah ouais en effet  [:fing fang fung]

n°5190541
oni2k
Posté le 31-03-2005 à 18:27:04  profilanswer
 

Salut à tous,
 
Je suis sous Clomipramine (générique de l'anafranil) depuis mardi 22.
Au bout de combien de temps commence t'on à voir les effets positifs ? 3 Semaines ?

n°5190570
Mjules
Parle dans le vide
Posté le 31-03-2005 à 18:32:39  profilanswer
 

3 à 4 semaines


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Celui qui pose une question est idiot 5 minutes. Celui qui n'en pose pas le reste toute sa vie. |  Membre du grand complot pharmaceutico-médico-scientifico-judéo-maçonnique.
n°5197321
GET BORN
Posté le 01-04-2005 à 15:32:52  profilanswer
 

phenos a écrit :

arf, c'est plus compliqué de ca.
 
J'ai pas mal de merdes qui me sont tombées dessus ces dernieres années. Ca m'a doucement mais surement enfoncé. Chaque galère venant s'ecraser sur une autre qui n'avait dejà pas trouvé de solution...
 
Petit à petit tu perds pied, tu ne peux plus faire les efforts nécessaires pour t'en sortir. C'est un phénomène long, une érosion permanente.


ben ouai les gars , vous avez compris , c'est ça la vie !!!  c'est pas un monde tous rose, y'a pas les "téléteubises" en bas de chez vous, n'y de lutins malins ,n'y de fée en porte jartelle ,qui vous accompagnerons toute votre vie, dans un sillage de poudre maaaagique!. la vie y'a des hauts ou des très hauts, mais aussi des bas voire des gouffres. cela dit on a pas tous la meme armure pour affronter les pieges de la vie. une chose très importante a mes yeux c'est le travail !  parcequ'on ne se désocialise pas des autres!  :)  que ton apparte soit en bazard après tous ça te regarde!                                                             le travail avec un psy c'est bien  mais une petite aide medicamenteuse de courte durée si ça peu te soutenir dans l'épreuve pourquoi pas!  mais le medoc c'est une aide , pas la solution a t'es problèmes  ;) maintenant c'est a toi de te forger une armure solide et quelque fois oser  donné quelques coups d'épées  ;) .  
en conclusion: c'est vous qui avez le destin de votre vie entre vos mains !
p.s: je suis épileptique et au chomage!     :hello:                                          

n°5199386
halman
Voler, rien d'autre que voler!
Posté le 01-04-2005 à 20:32:42  profilanswer
 

Je sors d'une belle dépression de deux ans, et en fait la crise principale est terminée, mais l'esprit est transformé à vie.  
 
J'en ai fait une, soignée au antidépresseurs pendant un an.
 
Une thérapie pendant une dépression cela ne sert à rien. La personne qui fait ça est dans un tel état qu'elle est incapable d'analyser se qui se passe dans sa tête, médicaments ou pas. C'est seulement à la fin de la crise de dépression que l'on reprend ses esprits et que l'on peut aller voir un thérapeute et que l'on peut faire un vrai travail.  
 
Les antidépresseurs ne servent que pour limiter la crise, comme un médicament contre une grippe.  
C'est seulement ensuite que le véritable travail psychologique sert à quelque chose.  
Comme un traitement de choc d’urgence pour éviter le choc, le mur, le temps que la crise passe pour pouvoir ensuite faire un vrai travail sur soi, long, très long, qui prend des années, souvent la vie toute entière.
Les antidépresseurs, cela sert à reposer l'esprit et à ne plus péter les plombs pendant les premiers mois de la crise.  
 
Donc, pendant cette période de quelques mois, cela ne sert à rien de vouloir faire une psychothérapie, on n'est pas dans son état normal, on a une vision trop exacerbée, trop dans l’émotion de ce qu'il s'est passé, de ce que l’on pense.
Par exemple comment expliquer que pendant deux ans on ne peut pas résister à la crise de sanglots lorsqu’on voit des infirmières à la télé par exemple.
Une fois que les nerfs sont calmés, en général en au moins un an, alors on recommence à reprendre petit à petit ses esprits et de soi même on demande à arrêter les médicament. Alors le psychiatre réduit les ordonnances, ne vous inquiétez pas, il connaît tout cela par coeur, petit à petit, en plusieurs mois et on s'aperçoit qu'en quelques mois, effectivement on se sent de mieux en mieux, et, effet voulu, la vie qu'on avait avant la dépression, la vie qui a causé la dépression, elle semble à des années lumières, et on se dit mais comment j'ai pu donner de l'importance à tout ça, et on repart sur autre chose qui n'est plus une contrainte, mais qui correspond mieux à ce que l'on a envie de faire.  
 
On se sent de plus en plus zen, et avec une grande lucidité sur son passé, et un recul stupéfiant.
 
Crise de lucidité qui se fait dans une douleur inommable, à se taper la têtre contre les murs.
 
Et il faut supporter les crises de bradypsychie.
 
L'esprit épouvantablement lent là plupart du temps, mais qui par crise se met à fonctionner sur plusieurs choses à la foix à une vitesse démente, impression d'avoir dix cerveaux d'Einstein qui carburent à fond pendant quelques minutes.
 
Pensées sur le comportement humain de l'entourage d'une complexité, d'une puissance, d'une lucidité effroyables.
 
Et soudain, esprit de zombie.
 
Totalement incontrolable.
 
Et on réalise que la plupart du temps, ce n'est pas soi même qui a merdé, mais ce sont les autres qui vous on bien fait chier et qui vous on bien pris la tête, alors que l'on s'aperçoit que se que l'on a fait dans sa vie, ben c'est plutôt pas mal.  
 
Tout simplement : PARCE QUE NOUS AU MOINS ON L'A FAIT, et pas les autres qui vous ont fait péter les plombs et se sont contentés de critiquer et de dévaloriser sans réfléchir.  
Pauvres petits esprits incapables de se remettre en question, de remettre en question leur culture, leur éducation, leur profession, leur style de vie, leur mode de pensée, leur paradigme.
Ca revalorise vraiment et là on reconnaît ses vrais collègues, ses vrais amis.  
 
Consulter un psy pendant une dépression cela ne sert à rien qu'à raconter son malaise, ça ne va pas loin, on ne fait que répéter en boucle sa souffrance, on n’est pas encore capable de vraiment l’analyser, ce n'est qu'après la dépression qu'on a la lucidité de pouvoir faire un travail efficace avec un psy.  
 
Quand on fait une dépression, ce n'est pas vrai qu'on aime plus rien.
 
On aime juste une chose : qu’on nous foute la paix !
 
Parce qu’en fait la dépression ce n’est rien d’autre que l’esprit qui éclate, qui éclate de tout ce que les autres se sont crus obligés d’y entrer de force : l’éducation, le bon comportement bien social du bon civilisé lobotomisé, sans laisser la moindre place à sa propre pensée, son propre soi, alors logique, quand le Soi éclate, ça éclabousse !
 
On aime être peinard et même si on a envie juste d'être assis là à regarder le ciel, un coup de fil de quelqu'un qu'on aime bien, allez voir les collègues cinq minutes avec qui on s'entendait bien, cela fait un bien fou.  
On aime les couchers de soleil, l'air de la montagne, le bruit d'une rivière, le bruit du vent, les aigles, les faucons, les grues, les lézards, la lune, les étoiles, les avions, les nuages, le silence de la nuit, toutes ces choses là, parce qu’eux au moins ils ne vous font pas chier avec leurs problèmes de dégénérés de merde de pseudo civilisé de mes fesses !
Mais surtout  le silence !
Le silence que ne comprennent pas les « humains ».
Et c’est quoi ces lobotomisés pour qui le silence est synonyme de mort !
Que ceux là se taisent à jamais !
Proverbe Touareg : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais toi ! »
Ce que l'on aime pas c'est tout ce qui est créé par les tarés d'humains de merde casse c****** qui se croient obligés de faire chier le monde à des stupidités inutiles, d’excités bruyants.  
Et je suis très poli et très mesuré dans mes propos quant à la réalité de ce que je pense sur les humains.
On péte joyeusement les plomb quand on entend les conversations débiles des voisines qui papotent, la musique des jeunes à fond dans le patelin, toutes ces conneries de pseudo civilisés dégénérés à la con.  
Mais tout ce qui est la nature, on adore au contraire et cela fait un bien fou, ça calme, ça remet les pieds sur terre.  
Mais un repas avec des amis du fin fond d'un bled avec les bonnes grillades faites maison, la choucroute faite maison, le pinard fait maison, le fromage fait maison, tout ça sur la terrasse avec vue sur une vallée à des kilomètres, ça p*** ça fait un bien monstrueux.  
Et comme on est dans un état d’émotions exacerbées, on va dans un coin, on chiale un grand coup dix minutes, et on revient, soulagé, avec un possible sourire que les imbéciles interprètent par un « oh ben il va mieux ! ».  
Crétins !
Même si on a plus envie de manger ce qu'on aime bien, même si on ne supporte plus les films qu'on adorait, etc.  
 
J'en sors d'une belle qui a duré deux ans, et les petites rechutes et instabilités du moral sont encore là de temps en temps, des décompensations.  
 
Avec le temps on gère mieux et on le voit arriver.  
 
En fait, une dépression, ce n'est pas un moment ou on est mal, c'est une crise profonde de l'esprit qui se débarrasse douloureusement de toutes les carapaces de la société qu'on a voulu nous coller sur le dos.  
Par l'éducation des parents, par l'école, par la culture d'entreprise de sa boite, par la mentalité de la société soi disant civilisée mais à totalement coté de la plaque et hypocrite.  
Une vrai crise de lucidité.
Après, on se sent zen comme après toute une vie de moine bouddhiste.  
Débarrassé de toutes les conneries de mentalités de merde que la société s'est crue obligé de nous mettre dans la tête.  
 
Et on se dit, p*** comment j'ai pu me crever à des conneries pareilles.  
 
Le plus éprouvant, c'est que la famille ne comprend pas.  
Pour la famille, on est malade, on a besoin de médocs, point.  
Oh le pauvre, oh la la.  
C'est pire que tout.  
 
Faut aussi laisser tomber la famille.  
 
Aller se balader, voir des gens qui ne savent pas votre état et qui vous traiteront comme normalement et c'est génial, y'a pas meilleur remède.  
 
Mais surtout, le principal, il faut changer de travail, de service et ne plus revoir les collègues, pendant des mois. Enfin cela dépend lesquels.
Bien garder le contact avec un noyau durs de collègues avec qui on a vécu les épreuves les plus dures professionnellement.
Mais éjecter ceux qui ont fait les pires des erreurs, humainement, professionnellement, personnellement.
Sinon on retombe direct dans ce qui a provoqué la dépression et là tout le travail pour s'en sortir est détruit en un instant.  
 
Après seulement, au bout d'un an ou deux, la psychothérapie peut commencer et être efficace.  
 
Mais là aussi, les gens tombent tous dans le piège, au bout de six mois un an ils se disent, cela ne sert à rien, je parle, je parle, et c'est tout.  
 
Erreur, c'est justement à ce moment là qu'il faut continuer et que les premiers résultats ne vont pas tarder à arriver.
 
Mon meilleur remède contre la dépression, mais ça c'est perso :  
vivre dans un patelin paumé qui reçoit à peine la télé et tout juste France Inter et France Culture, avec pour vue la montagne, la rivière, la vallée.  
Et passer mes journées au soleil dans le jardin, sans me faire chier à me croire obliger de me raser, de m’habiller comme un pseudo civilisé stupide cloné, à bouquiner au soleil, à bouffer mes barbecues à l'heure ou je veux et pas à midi ou à sept heure comme ces pseudos civilisés programmés à la con.  
 
Avec juste le bruit du vent, des oiseaux, des insectes, des feuillages.  
 
Et programmer mes calculs d'astronomie sans qu'un astronome à la dernière mode à la con sortant de l’école bardé de diplômes me dise que c'est n’importe quoi alors que ça marche tellement bien qu'il s'en aperçoit des années après que mes calculs sont bons parce que je calcule pas comme on lui a appris à l'université alors il croit que c'est n'importe quoi ce nouille.  
Encore un qui ne pense et qui n’est capable de fonctionner que comme on lui a appris à l’école.
Insupportable.
 
Passer soixante douze heure d’affilée ou une heure à écrire ses calculs, à écrire ses pensées, à écrire ses nouvelles de science fiction, à découvrir Descartes, Nietzsche, Stephen Hawking, à faire du simulateur de vol, à redécouvrir la véritable histoire fascinante de l’informatique et non pas les idées reçues stupides des crétins informatisés du week end qui ne font que répéter débilement des choses du genre « Bill Gates est un voleur, Mac c’est mieux que pc ou l’inverse », et autres crétineries de débiles profonds qui ne savent pas de quoi ils parlent.
 
Passer une heure à préparer un p*** de feu de barbecue au soleil.  
 
Avec un énorme barbecue fait maison et pas une merde en tôles à roulettes de super marché qui cuit que dalle, mais un gros truc en parpaings qui fait une p*** de couche de cendres, plus un p*** de couche de braise, plus une p*** de couche de bois rouge, plus une p*** de couche de bois qui commence à brûler.  
 
ET SURTOUT PAS D'ALCOOL, DE CHARBON DE BOIS pour citadins du dimanches !  
 
Un p*** de feu qui met deux heures à devenir pile poil comme il faut avec LES bonnes températures aux bons endroits aux bons moments avec les bonnes aérations aux bons endroits.  
 
Cuire son kilo de cote de boeuf, d'entrecôte, de saucisses avec des herbes en regardant les Mirage qui passent radada et les nanas de la fête de la musique qui sortent de leur tentes pour faire leurs toilettes et leurs petits déj.  
 
Surtout pas se faire chier à bouffer ça avec des couverts de pseudos civilisés à la con.  
 
Une p*** de bonne salade du jardin.  
Avec de l'huile et du vinaigre faits par le voisin tout content que je lui répare son ordinateur pour pas un centime.  
Cool.  
 
Pendant un mois comme ça en sortant juste faire ses courses après avoir pris une douche et discuté avec des paysans super cools.  
En réparant leurs ordinateurs à l'occasion, comme ça tranquille, pour rien, juste pour le plaisir de leur rendre service, comme ça, comme on parle de l'orage, sans prise de tête comme le font les citadins à la con, juste pour un programme ou une pièce à changer juste un petit truc en deux minutes.  
 
Passer le reste du temps à lire mes journaux reçus au courrier et par Internet presque tous les matins.  
Surtout pas de télé de crétins à la con.  
Surtout ne plus entendre parler du boulot, des histoires de famille.  
 
Le soir sortir le télescope et mater les planètes et la lune avec les chauves souris qui vous tournent autour.  
Peinard, avec juste le bruit des chauves souris, d'un bestiau qui rode à vingt mètres, un tronc d'arbre qui craque comme tous les soir, les chauves souris qui me frôlent, pas du tout intéressées par le tas de viande à deux pattes qui pue la civilisation moderne.  
 
Retrouver une copine d'enfance et passer des journées avec elle dans des vieilles grottes paumées dans le causse, cool, à se faire un petit barbecue en regardant les faucons.  
 
Surtout oublier tout ce qui fait la pseudo civilisation, ces gens qui se croient obligés de vivre et de vous formater le comportement à leur manière.  
 
Mais bon, ça c'est perso.  
 
Chacun son truc.
 
On croit qu'une dépression c'est un état de tristesse infinie.  
 
Pas du tout.  
 
En réalité, c'est une explosion de tous les sentiments, de toutes les émotions, aussi bien les bonnes que les mauvaises.  
 
Une sursaturation de tout ce que les autres se sont crus obligés de nous fourrer dans le crâne depuis l’enfance qui explose.  
 
Ainsi, lorsqu'on rencontre quelqu'un qu'on aime bien, même si il ne s'est rien passé de spécial, juste bonjour comment ça va, je fais mes courses, ben moi aussi, et salut.
Surtout rien de plus que ça.
Une collègue avec qui on a trimé dur, avec qui on s’est usé la santé pour que les patients aillent un peu mieux, qu’on retrouve cinq minutes dans un couloir, une vrai bise, on se prend la mains deux secondes, mais pendant deux secondes, infiniment plus d’émotion que toute une vie.
 
Et, quand on rentre chez soi on passe deux ou trois heures en sanglots sans pouvoir se calmer, ce n'est pas par tristesse, c'est parce que même cette petite émotion est suffisante pour faire déborder le vase, pour faire éclater le trop plein d'émotion qu'on a emmagasiné pendant des années sans broncher, sans en parler.  
 
En fait on est dans l'état du vase qui déborde. Une goutte, bonne ou mauvaise suffit pour faire déborder ou éclater le vase.  
 
Qu'il soit rempli de merveilleuses ou de mauvaises émotions et souvenirs.  
 
Parce qu'on a tous des merveilleux souvenirs, des moments magiques, et c'est sur cela qu'il faut se baser pour se reconstruire et mettre à la poubelle ceux qui vous ont fait souffrir.
 
Une dépression cela peut arriver à n'importe qui, n'importe quand.  
 
Les prémisses s'installent insidieusement pendant des mois, des années, sans que la personne ne s'en rende compte, et quand les collègues lui font remarquer que quelque chose ne va plus, s'il y a un problème, le dépressif répond que cela va, sans se poser la moindre question.  
 
Pourtant il y a des signes qui ne trompent pas.  
 
Au boulot on fait de plus en plus de conneries, même si pendant des années tout se passait bien.  
 
On se pose quand même des questions, mais comme on est dans le comportement, je fais mon boulot, je le connais depuis des années dans le service, je connais tout par cœur ici et j'ai mes habitudes, les automatismes fonctionnent, et tout le monde me connait, etc, alors on se dit que c'est peut être aussi son imagination et qu'on se monte la tête pour rien.  
 
Les copines ont s'en fout. Plus rien à foutre de les regarder et de les trouver mignonnes. Peuvent être à poil dans le vestiaire, on les remarque même plus.  
 
On est tout le temps de mauvais caractère.  
 
On est tout le temps fatigué pour un rien, même pour aller chercher son courrier ou pour enregistrer un film.  
 
On avance plus, les autres sont dix fois plus rapides que vous pour faire ce que vous faisiez d'habitude plus rapidement qu’eux.  
 
On arrive au boulot et quand les collègues vous sortent le traditionnel « Ca va ? », on répond : « Super, bienvenue chez les Humains ! ».  
 
Un jour on remarque qu’on est toute la journée, les lèvres serrées, pas un mot, rien.
 
Un jour on se rend compte que les collègues en font plus que vous alors qu'un an auparavant c'était le contraire, c'était vous qui vous tapiez tout le boulot le plus dur, les toilettes mortuaires, les décès à emmener à la morgue, les salles difficiles avec tous les patients les plus lourds et les plus difficiles, les familles galères, et le pire c'est qu'on aimait ça.  
 
On se rend compte que les collègues passent derrière vous pour vérifier votre travail et que les collègues super changent le planning quand elles doivent travailler avec vous et vous ne les voyez plus, vous vous retrouvez avec les nazes du services.  
Ca ça fait tilter bien comme il faut et ça enfonce encore plus.  
 
Et on se demande pourquoi il y a encore un an c’était l’inverse, les collègues vous appelaient le sauveur et se battaient pour venir travailler avec vous dans votre salle.
 
On ne comprend plus rien à ce qui se passe, les histoires du boulot, entre collègues, il se passe des trucs entre collègues, on les apprend par hasard six mois après alors qu'avant on était le premier informé, ah bon elle est enceinte elle ? Ben oui t’étais pas au courant, tout le monde le sait depuis six mois ! Ah bon vous êtes sortis ensemble tous les deux ?  
 
Les actualités à la télé, on ne capte plus rien.
 
On fait son dossier d’inscription pour une formation, et au moment de mettre les dates d’entrée dans le service, on vérifie sur les fiches de paie et oh surprise, alors qu’on était persuadé être dans le service depuis au moins dix ans, ben non, cela fait seulement trois ans.  
Choc.  
On se pose les questions les plus folles, je n’ai plus de rapports corrects avec le temps, mais alors est ce que je suis bon pour l’asile ?
 
Un comique qui passe à la télé, les nuls, Coluche, tout ça, un jour on se demande pourquoi ça fait rigoler les gens et pourquoi on ne comprend rien à ce qu'il racontent.  
 
On en a plus rien à foutre de s'habiller toujours avec les mêmes vêtements, même si on les passe à la machine deux ou trois fois par semaine.  
 
On s'endort partout, au restau, au ciné, en voiture, au boulot, en famille, totalement indifférent à tout ce qui se passe autour.
 
Un immeuble de l'autre coté de l'avenue prend feu, on se dit qu'il faudrait peut être appeler les pompiers mais on est tellement dans le cirage et pas concerné et on retourne pioncer et on oublie même si il est trois heures de l'après midi et qu'il fait un super beau soleil.  
 
On oublie totalement son passé. Ce qu'on a fait il y a dix ou vingt ans, ça part aux oubliettes et on ne se supporte plus en photos et un jour tout ce qui concerne le passé, les photos, les diplômes, les coupes, les insignes, les médailles, les uniformes, les bouquins de cours, les certificats, les carnets de vol, les licences, les combinaisons de vol, hop, à la poubelle.  
 
Juste pas eu le courage de virer le blouson de pilote de ma copine d'il y a vingt ans qui est morte dans un accident de la route.  
Et comme par hasard, une collègue qui a fait aussi une dépression, m'a dit qu'elle ne mettait plus que les jeans de son petit frère mort dans un accident de pèche en bretagne.
Collègue qui s’est fait une tentative de suicide deux semaines après vous avoir dit ça !  
La quand même on tilte un peu.  
 
Alors que pendant près de vingt ans on se faisait une fierté d’arriver au boulot ou partout pile poil à l’heure, même pas cinq minutes en retard ou en avance, eh bin maintenant, même une demi heure en retard au boulot, plus rien à peter.  
 
On ne percute plus du tout aux évènements, ce qui se passe dans la famille, un mariage, un déménagement, une naissance, rien à cirer. On y va mais on s'en fout totalement.  
On regarde ce qui se passe, on mange, on prend le soleil, et on s'en fout totalement, on suit le mouvement.  
 
Et un jour au boulot, bing, on s'écroule.  
 
On a l'impression de se prendre un mur dans la tronche à cent à l'heure.  
Boum.  
L’infirmière grandiose, bouleversante avec qui on bosse depuis des mois, elle vous fait les transmissions orales du début de service comme d’habitude. Et à un moment, bizarre, on ne comprend plus un mot de ce qu’elle vous raconte, comme si c’était une autre langue. Elle parle, elle vous regarde, et vous, vous vous demandez de quoi elle peut bien vous parler.
On s'assoit quelque part sur une chaise, complètement sonné.  
On regarde les collègues cavaler, parler, rien à cirer.  
Et tous les collègues qu'on aime bien, en qui on a une super confiance, avec qui on bosse dur depuis des années, on ne comprend plus un mot de ce qu'ils vous racontent.  
On se dit mais qu'est ce que je fous là ? Je suis censé faire quoi là ?  
 
Alors la, dans la tête il y a une sonnette d'alarme qui se met à hurler, on réalise que quelque chose ne va pas et qu'on est plus en état de travailler.  
Réflexe professionnel de soignant qui fait que lorsqu’on est plus en état de travailler, quand on réalise que pour les patients et les collègues on peut être dangereux, alors une décision toute simple se prend de stopper tout.
On va voir la surveillante, on lui dit, madame, cela ne va pas il faut que je vous parle, on va dans son bureau et là les nerfs lâchent, sans prévenir.
 
Tout ce que vous avez accumulé sans broncher dans votre vie, depuis l'école inhumaine, le lycée de souffrance et de QI de macaques séniles, la famille immonde, les boulots minables et nuls, le sport raté, l’armée ratée, les copains pénibles, les copines saoulantes, tout, absolument tout ce que vous avez supporté sans broncher pour pas faire chier le monde ça éclate.  
Et la surveillante, comme c'est une professionnelle de santé, elle comprend, elle vous envoie voir votre médecin de famille qui vous connaît depuis que vous êtes gosse et qui vous envoie voir un psy et qui vous fait direct un arrêt de travail pour six mois alors que six heures avant vous étiez peinard au boulot avec des collègues supers.  
Et en rentrant chez soi, on téléphone au boulot pour dire à la surveillante et aux collègues qu’on est en arrêt de travail et on se demande pourquoi six mois, il a du se tromper, cela doit être cinq jours, mais non, les collègues confirment avec tact et douceur, cela ne peut être que six mois au minimum pour commencer, la surveillante qui vous dit gentiment « prenez votre temps pour vous reposer, un an, deux ans ou plus, et revenez travailler tranquillement en mi temps thérapeutique pour recommencer doucement ».
Ah bon, c’est à ce point là ?
Et terminé.
Etat de choc.
On ne veut plus parler à personne, plus entendre parler de personne.
 
Et comme une illumination, toutes les paroles de The Wall des Pink Floyd, de Wish You Where Here, de Dark Side of the Moon, de Momentary Lapse Of Reason, de Division Bell, on les comprend parfaitement et elles prennent tout leur sens.  
 
Et pendant des mois, des années, on est bien content d'être peinard à bouquiner au soleil sans personne pour vous prendre la tête, mais en même temps on se sent coupable de ne pas être au boulot et de laisser les collègues dans la merde.  
 
Et régulièrement on se dit, bon ben ça va là, ça fait un mois que je suis arrêté, je peux y retourner au boulot, ça va maintenant.  
Et on le dit au psychiatre qui vous répond, non surtout pas vous n'êtes pas encore en état, peut être dans un an et encore.  
Et boum dans la tronche.  
 
Et même la médecin contrôle de la sécu réputée pour être une chienne avec les malades, elle a regardé mon ordonnance, mes arrêt, les contes rendus de mon psy, mon dossier professionnel et médical elle m'a posé des questions, ou je travaillais, depuis combien de temps, et elle m'a dit oh la la mais surtout vous vous reposez peinard je vous le signe votre dossier cent pour cent à la sécu.  
Ah bon ? C'est à ce point là ?  
p***. !
Et je suis retourné chez moi complètement assommé, comme un zombie.  
Assommé, dormi pendant quarante huit heures.
A la fois soulagé d’être pris en charge par les professionnels de santé de mon hôpital, à la fois choqué d’être bousillé à ce point là, à la fois furieux contre ceux qui vous ont mis dans cet état, juré je les croise je les massacre.
 
Et une voisine qui pique une crise pour des traces de mains sur une vitre alors que vous étiez peinard à regarder des faucons chasser, ben elle se prend un pain dans la gueule. T’as que ça comme problème dans la vie connasse ?  
 
Et on comprend que 99 pour cent de ce que les gens font et vous racontent, ce ne sont que des détails de merde à la con, c'est de l'excitation pour rien, du bruit pour rien, des futilités bien inutiles, de la fatigue, de l’énergie, du temps dépensés pour rien, et on les emmerde.  
Du bla bla bla, du ouin ouin ouin.  
 
Mais ils vous prennent pour un sauvage et un détraqué, mais sont tout étonnés lorsque quand ils sont dans la merde pour un truc vous les dépannez le plus naturellement possible, avec le sourire et tout, vite fait bien fait, et sitôt terminé, on ne leur cause plus pendant un mois.  
 
Ca ça largue bien les gens ce genre de comportement.  
 
Tous tellement habitues à papoter et à faire du boucan pas possible pendant des heures pour dire un truc qu'ils pourraient dire en deux mots.  
 
« Si on peut dire quelque chose en quatre mots, alors pourquoi en dire plus ? »
Jean Yanne
 
« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais toi ! »
Proverbe Touareg.
 
Votre ordinateur est en panne ? Votre « disquette s'allume plus » ? Alors qu'est ce que vous me prenez la tête depuis une heure à me raconter vos salades qui n'ont rien à voir, de votre chat, votre café, vos prises électriques, que ça n’a rien à voir avec votre panne. Et je vais voir l'ordinateur sans qu'ils s'en rendent compte puisque toujours en train de papoter avec deux ou trois autres glandus, je répare le truc en deux minutes, je retourne les voir à se prendre la tête, faut j'appelle un dépanneur, ça va me coûter ou c'est encore en garantie et gna gna gna, et moi je leur largue sadique dans la tête : fini plus de panne ça marche, salut, et je me casse.  
 
Ca les énerve quand on coupe leur conversation partie pour durer une plombe alors qu'on a compris qu'il faut juste aller fermer le robinet de la piscine, brancher la prise du clavier dans celle du clavier et la prise de la souris dans celle de la souris et non pas vice versa comme ils l’ont fait sans broncher, et qui saoulent tout le village depuis deux jours : « les pc c’est de la merde, et les ordinateurs c’est trop compliqué, et bla bla bla ».
 
Et alors que depuis plus de dix ans on passe une bonne partie de son temps à monter, installer, réparer des ordinateurs pour les gens, un jour, tellement plein le culs de ces crétins qui ne font que répéter les stupidités écrites dans les journaux informatiques, qui se demandent pourquoi leur ordinateur est en panne alors qu’ils l’ont balancée dans la bagnole en vrac au milieu des outils, des cartons, on péte tout pour ne pas leur peter la tête.
Celui qui vient nous voir en nous disant : « cette fois ci ne me donnez pas un ordinateur qui efface ses fichiers tout seul ! »
Toutes les pièces de chaque ordinateur accumulés depuis douze ans, boum, toutes explosées et à la poubelle (plutôt tout mettre à la poubelle que de donner du caviar à des cochons !) pour ne pas exploser la tête des crétins dégénérés qui nous sortent des « les pc c’est moins bien que les autres» ou « je sais de quoi je parles on m’a appris à formater un disque dur », et autres crétineries de spécialistes du dimanche.
Vous savez, ces gens qui n’arrivent même pas à brancher correctement les prises de leur ordinateur tout neuf et qui viennent piquer un scandale dans le magasin, humiliés de s’apercevoir que chez eux leur machine ne fonctionne pas, mais fonctionne parfaitement dans les mains du vendeur.
Dix par jours pendant dix ans, ça fait un peu beaucoup quand même !
Alors on se demande comment font les vendeurs d’informatique pour tenir le choc. Peut être prennent ils des antidépresseurs chaque matin avant d’aller travailler ?
 
Voilà en gros ce qu'on ressent des autres quand on fait une dépression.  
 
Parce qu'en fait, c'est le regard sur les autres et sur tout ce qui se passe qui change.  
 
Un gars qui passe ses week end à installer une télé commande pour le portail de son garage de son pavillon, une alarme dans sa voiture et qui nous bassine pendant tout le barbecue avec ces conneries de gamin attardé parce qu’il en est tout content et tout et tout. Mais oui mais oui, c’est bien, c’est bien.  
p*** qu'est ce qu'on s'en branle.  
Et on se dit, merde, comment une fille aussi fabuleuse a pu se marier avec un pauvre naze pareil, la pauvre.  
Et pendant trois plombes que ça dure les blablateries personne ne s’est bougé à faire le feu du barbecue. Alors je prend un tabouret, je fais le feu, je fais les grillages, et pendant que tout le monde papote à mort, raconte ses propres névroses, ses histoires de collègues stupides à ses propres dires (alors qu’ils font tous pareil), les règlements de compte entre anciens amants qui se retrouvent par hasard à la soirée, et autres joyeusetés de ce genre, je les sers et je bouffe en fignolant le feu. Sinon à deux heures du mat, ils en seraient encore à prendre le dixième apéro.
Et cool, je regarde les étoiles, je savoure les odeurs de grillages, des herbes, les chauves souris et tout, et eux, : j’comprend pas le comportement de chose, mais pourquoi il a acheté une renault et puis je prèfere les mac aux pc et puis mac enroe c’est un nul parce qu’il a pas fait son passing shot ce jour là et gna gna gna et gna gna gna et t’a vu l’ibode du bloc chir digestive elle est sortie avec le chir de neuro, ah bon il est plus avec la secrétaire de l’assistant j’croyais qu’y z’étaient mariés….  
Tout un week end comme cela !
Super.  
Des ingénieurs, des architectes, des directeurs financiers, des directeurs du personnel, des musiciens professionnels de France Culture, des artistes peintre, vous voyez le genre.
Au secours !
Pendant ce temps, je regarde peinard la comète Hale Bopp en faisant mes grillades, peinard. Cool.  
Et eux, ben y z’on vu que dalle !
Penchés sur leurs assiettes.
Le nez dans leurs verres de whisky et de champagne et leurs cocktails.  
Pourtant on était dans le jardin, et il faisait un temps superbe, pas un nuage, on voyait les étoiles, la comète…
Tout les humains ça.  
 
Et lorsqu’à 18 ans, un âge où parait il, il est bien plus normal de passer ses soirées enfermés dans des boites de nuit, je préférais, moi, passer mes soirées en planeur à 2500 mètres d’altitude pour observer le coucher du soleil sur la Beauce et la région parisienne.
Ces gens, à qui nous proposions de les emmener en place arrière des planeurs biplaces, de nous répondre qu’ils préféraient aller au restau, sortir en boite, plutôt que d’aller admirer un coucher de soleil à 2500 mètres d’altitude, c’est ça l’espèce humaine, soit disant curieuse, avide d’exploration ?
C’est pour ces fins de race que je me suis usé la santé vingt ans à les soigner ?
 
Et on réalise que pour les gens, la vraie vie ce n’est pas le travail, mais les futilités de la vie courante, et le travail juste une parenthèse pour gagner son salaire, pas un moment enrichissant pour soi, pas une passion pour faire quelque chose d’utile pour soi, pour les autres pour sa vie, pas pour soigner les gens.
Alors ceux qui se tirent une balle dans la tête, on les comprend parfaitement bien, même si soi même on en est bien incapable d’en arriver là.
 
Et on repense à tout ceux qui se sont suicidés autour de vous.
La copine du collège dont on était amoureux et qui s’ouvre les veines une nuit parce qu’on lui découvre un QI de 160 et qu’on veut la mettre dans un institut spécialisé, comme un cobaye pour analyses, parquée dans un institut spécialisé, alors qu’elle voulait juste être astrophysicienne. Pouvaient pas la laisser tranquille, pouvaient pas lui foutre la paix ces bureaucrates de QI de 100 !  
Mais c’est quoi ces 100 de QI qui se permettent de décider de la vie d’une 160 de QI !
De réaliser avec horreur qu’on aurait du se rendre compte, puisque quelques jours plus tôt elle était venue chez moi dans un état épouvantable, silencieuse, sale, épuisée, me demandant juste « dis moi que les gens ne sont pas comme ça ». Moi bien sur de lui parler des infirmières, des pompiers, des astronomes, des aviateurs, qu’il y a des tas de gens fantastiques, mais réalisant qu’elle n’écoutait déjà plus, trop partie dans son univers.
La copine pilote de planeur, la petite fée du club qui pulvérisait régulièrement les records du monde de vitesse, dont on était tous amoureux qui se suicide en voiture après avoir réalisé qu’elle s’était fiancée avec un beauf insupportable immonde.
La collègue aide soignante qui se tire une balle dans la tête parce qu’atteinte d’une leucémie elle ne veut pas mourir dans la souffrance à l’hôpital.
La collègue adorée avec qui je travaille à merveille depuis deux ans et qui se suicide aux médicaments, n’ayant dit à personne qu’elle était victime de tournantes le week end de la part de ses amis et de sa famille.
Les dépressions et tentatives de suicides de collègues que j’apprend régulièrement trois fois par ans.
 
Et de réaliser que tellement habitué à la mort autour de soi on se dit juste que cela n’étonne plus, quand on se dit tiens, cela fait six mois que l’on ne ma pas appris un drame, c’est louche.
 
Et un jour, cette curieuse idée qui vous traverse l’esprit, on ressort ses agendas et on réalise qu’à vingt cinq ans on a déjà été à l’enterrement de pas moins de dix sept personnes proches.
Et tous vous reviennent en mémoire, ce qu’ils étaient, comment ils sont morts.
Ca calme.
 
Etc, etc.
 
 
On ne peut pas dire à un dépressif, "va prendre l'air cela te fera du bien", au contraire, c'est pire que tout, c'est justement cela qui le bouffe.
Puisqu'il ne supporte plus ce qu'on lui dit de faire ou de ne pas faire, la seule chose qu'on puisse faire pour aider un dépressif, c'est de lui foutre la paix !
 
Le pire qu’on puisse dire à un dépressif : « Mais remue toi, vas faire un tour, sort un peu ! » Justement le genre de choses qui fait replonger dans la dépression !
 
La dépression c'est plus qu'un ras le bol de tout, de soi, des autres, de ce qu'ils disent de ce qu'ils font, de sa vie, de ce qu'on a fait, de ce qui peut se passer ensuite.
 
On ne se sent plus concerné par rien ni par personne. Plus concerné par le boulot, on ne sent plus les odeurs, le goût de la nourriture, le froid, le chaud, la faim, on s'habille avec les fringues qu'on veut comme on veut et tant pis si on passe pour un clodo, on mange quand on veut, comme on veut, on dort quand on veut et comme on veut, etc.
 
Faire un tour dehors, mais pourquoi ?
Pour voir justement des tronches qu'on ne supporte plus et qui vous ramènent à votre propre mal ?
"Alors ça va mieux ? vous n'avez pas encore repris le boulot ?", pour supporter les regards des voisins qui disent "il est toujours en vacances ce feignant, il n’a pas l’air si malade ?", justement tout ce que l'on ne veut pas entendre.
Justement tout ce qui vous fait replonger.
 
Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'entre dépressifs on se reconnaît du premiers coup d'oeil et on s'entent parfaitement bien.
 
C'est une souffrance qui ronge tout, c'est un véritable ras le bol de tout au delà de tout ce que les gens peuvent imaginer.
 
Même schooté au anti dépresseurs et aux neuroleptiques, on gamberge à mort sur les autres, plus en une semaine que tout ce qu'on a gambergé en quarante ans, sur son passé, ses proches, on réalise pourquoi on s'est pris le mur, on se demande si c'est de notre faute, et imaginez l'horreur quand un jour on percute que c'est à cause de son entourage qu'on s'est planté sur toute la ligne, à cause des conneries qu'on nous a apprises à l'école, de l'éducation des parents, qu'on a appliquée et qui s'est révélée totalement erronée et cause d'erreurs !
 
Alors là, après la période du "qu'est ce qui m'arrive", puis la période "je suis un gros nul j'ai tout raté", vient la période " c'est pas de ma faute s'ils sont tous tarés ces gros boeufs s'il m'ont raconté que des stupidités !" et on rejette tout avec violence.
Puis vient la période du "alors maintenant je fais ce que je veux et je les emmerde tous et finalement j'ai fait des trucs biens que les autres n'ont même pas essayé de faire, enfoncés dans leurs certitudes de moutons, leurs conformismes de trop bien civilisés lobotomisés !". Et au final on leur balance dans la tronche un "moi au moins j'ai essayé !"
 
Alors ce jour là, la crise de dépression s'en va, doucement, aussi doucement qu'elle s'en est allée en plusieurs années, lentement mais sûrement.
 
Et on découvre avec bonheur que vous n’êtes pas le seul à penser ces choses là lorsque vous tombez sur des livres comme « Totalement Inhumaine » de Jean Michel Truong, une analyse d’une lucidité et d’une compétence impressionnants sur la société moderne, ses rapports avec la technologie.
Ca rassure sur soi, ça énerve sur les autres.
 
Et on se demande, mais, au fait, tout le monde vit la même vie, mais pourquoi sommes nous un petit nombre à un jour ne plus supporter ces conneries ?
Stupides les autres ou plus courageux ?
J’ai bien une idée de la réponse, mais je crois que cela ne plairait pas beaucoup…
 
Et on se demande par quel miracle une telle espèce a-t-elle bien pu non seulement survivre pendant des centaines de milliers d’années, mais encore pire, par quelle prétention insupportable peut elle s’autoproclamer l’espèce la plus aboutie de la planète !
 
Ah j'oubliais !
 
En parlant de médias.
 
En lisant les traductions des paroles des albums des Pink Floyd, dans chaque rime, chaque texte, parfaitement ce que j'ai ressenti, pensé, très exactement, dans Shine on You, Dark Side, The Wall, Momentary Lapse of Reason, Division Bell, Final Cut.
 
Si vous voulez comprendre comment un dépressif voit les autres, lisez ces textes.


Message édité par halman le 01-04-2005 à 20:58:52
n°5199892
halman
Voler, rien d'autre que voler!
Posté le 01-04-2005 à 21:32:19  profilanswer
 

Aussi lorsqu'on parle de guérison de la dépression, c'est parfaitement faux, un dépressif ne peut pas guérir.  
 
Comme si on pouvait effacer d'un coup de baguette magique chimique tout le passé, le vécu, du cerveau du dépressif.  
 
Comme on efface un programme d'un ordinateur.  
 
Tout ce qui l'a mis dans cet état.  
 
C'est parfaitement impossible bien sur.  
 
La dépression c'est une crise violente et douloureuse du psychisme.  
 
Qui bien sur laisse sa marque à vie dans le cerveau.  
 
Laissant tous les ingrédients parfaits pour une nouvelle dépression.  
 
Changeant à jamais les schémas neuronaux, les pensées, la manière de voir les choses.  
 
En réalité, ce que certains continuent prétentieusement et illusoirement (incapacité de la majorité des gens à remettre en cause leurs paradigmes) à appeler guérison de la dépression, n'est autre que la crise qui se calme.  
 
Très lentement.  
 
Définitivement chez certains, laissant croire à une apparente guérison, avec des rechutes plus ou moins violentes et récurrentes chez d'autres.  
 
On fait croire aux autres qui vous pensent malade que l'on est guéri, alors qu'en fait on en pense pas moins, on fait croire aux autre qu'on joue leur jeux, pour qu'ils s'imaginent qu'on est guéri et qu'ils nous foutent une paix royale.  
 
Alors qu'en fait on continue à gamberger à 1000 à l'heure et qu'on sent et voit des choses chez les autres qui ne nous plaisent pas du tout.  
 
On maîtrise plus notre souffrance, et on ne le montre pas aux autres, leur donnant une illusion de guérison.


Message édité par halman le 01-04-2005 à 21:35:26
n°5199974
halman
Voler, rien d'autre que voler!
Posté le 01-04-2005 à 21:42:00  profilanswer
 

D'où logiquement à se demander...
 
Et si l'imbécile, le simple d'esprit ne pouvait donc faire de dépression, étant incapable de se poser des questions sur soi, sur les autres ?
 
Et si les gens remarquablement intelligents, étant logiquement plus lucides sur le monde qui les entourre faisaient des dépressions et les cachaient sous un masque d'activités hautement intellectuelles passionnantes.
 
Brillant comme des étoiles pour disparaitre en flamboyant.
 
En conséquence, la dépression est réservée aux gens seulement un petit peu au dessus de la moyenne intellectuelle.
 
On en cogite des trucs de ce genre quand on fait une dépression.
 

n°5200038
halman
Voler, rien d'autre que voler!
Posté le 01-04-2005 à 21:49:55  profilanswer
 

Révélation du véritable être que l'on était, dont on ignore tout, et qui éclate au grand jour dans la douleur immonde.
 
La vrai personnalité qui prend enfin le dessus sur les masques et costumes que la vie, l'éducation, la famille, la société ont cru bon de nous faire endosser.
 

n°5200046
urd-sama
waste of space
Posté le 01-04-2005 à 21:50:59  profilanswer
 

ohé du calme [:ddr555]

n°5200239
Hermes le ​Messager
Breton Quiétiste
Posté le 01-04-2005 à 22:12:18  profilanswer
 

halman a écrit :


On aime juste une chose : qu’on nous foute la paix !
 
Parce qu’en fait la dépression ce n’est rien d’autre que l’esprit qui éclate, qui éclate de tout ce que les autres se sont crus obligés d’y entrer de force : l’éducation, le bon comportement bien social du bon civilisé lobotomisé, sans laisser la moindre place à sa propre pensée, son propre soi, alors logique, quand le Soi éclate, ça éclabousse !
 
On aime être peinard et même si on a envie juste d'être assis là à regarder le ciel, un coup de fil de quelqu'un qu'on aime bien, allez voir les collègues cinq minutes avec qui on s'entendait bien, cela fait un bien fou.  
On aime les couchers de soleil, l'air de la montagne, le bruit d'une rivière, le bruit du vent, les aigles, les faucons, les grues, les lézards, la lune, les étoiles, les avions, les nuages, le silence de la nuit, toutes ces choses là, parce qu’eux au moins ils ne vous font pas chier avec leurs problèmes de dégénérés de merde de pseudo civilisé de mes fesses !
Mais surtout  le silence !
Le silence que ne comprennent pas les « humains ».
Et c’est quoi ces lobotomisés pour qui le silence est synonyme de mort !
Que ceux là se taisent à jamais !
etc... etc...


 
drole de "dépression" quand même... Tu serais pas en train de confondre : remise en question existencielle + ne pas supporter la vie (souvent insupportable, il faut le dire), avec une dépression (une vraie) qui est souvent lié à rien de définissable par le ou la concerné(e) ?

n°5212660
WhatDe
Posté le 03-04-2005 à 18:37:19  profilanswer
 

halman a écrit :

Je sors d'une belle dépression de deux ans, et en fait la crise principale est terminée, mais l'esprit est transformé à vie.  
 
J'en ai fait une, soignée au antidépresseurs pendant un an.
 
Une thérapie pendant une dépression cela ne sert à rien. La personne qui fait ça est dans un tel état qu'elle est incapable d'analyser se qui se passe dans sa tête, médicaments ou pas. C'est seulement à la fin de la crise de dépression que l'on reprend ses esprits et que l'on peut aller voir un thérapeute et que l'on peut faire un vrai travail.  
...


Le début était bon la fin nettement moins, j'ai zappé.

n°5246010
titounne
Posté le 07-04-2005 à 17:04:33  profilanswer
 

j'ai vu ma psychiatre lundi, je passe à 2 comprimé de Prozac une fois tout les 2 jours et 2 et demi les autres jour....
 
plus tj du lysanxia, n'emepeche que je sent pas vraiment de mieux....
 
la psychologue (ça fait deux fois que je la voit) veut me faire faire une analyse, RDV 2 fois par semaine (ou 3 si elle trouve de la place) a partir de septembre, en attendan pas de place.. donc une fois tout les 15 jours...
 
La je n'ai qu'une envie.... avaler tout ces putains de medicaments en une fois et une bonne fois pour toute qu'on en parle plus.....
(apres avoir fait ma petite reserve perso en arretant de les prendre....)

n°5246251
Myway
Posté le 07-04-2005 à 17:38:40  profilanswer
 

Faut tenir bon! Pas lâcher! (je sais, facile à dire...)
Courage à vous tous! [:andromaque]

n°5246261
coffeeman
Posté le 07-04-2005 à 17:40:00  profilanswer
 

titounne a écrit :


La je n'ai qu'une envie.... avaler tout ces putains de medicaments en une fois et une bonne fois pour toute qu'on en parle plus.....
(apres avoir fait ma petite reserve perso en arretant de les prendre....)


 
Ca marche pas, j'ai déjà essayé :o


---------------
Moi, j'aime pas les signatures - J'écoute actuellement :
n°5246840
titounne
Posté le 07-04-2005 à 19:02:44  profilanswer
 

bon ben tant pis... y a d'autre solution....
 
enfin la ça vas un chouilla mieux
 
Merci à vous deux

n°5247673
urd-sama
waste of space
Posté le 07-04-2005 à 20:54:28  profilanswer
 

perso je suis à nouveau au chomage, la psy a jugé que <extrapolation> toute facon c'était tranquille et que c'était comme si j'étais à l'assurance vu qu'on y fout rien </extrapolation>.
des jours ca va des jours ca va moins bien, je retourne à la situation avant toutes ces histoires. je ne saurais dire si c'est bien ou mal, si j'ai tout de même progressé ni rien.
 
mais bon, je m'y remets quand meme, j'ai pas le choix faut dire (financièrement également).

n°5247948
titounne
Posté le 07-04-2005 à 21:31:04  profilanswer
 

courage Urd

n°5267792
titounne
Posté le 10-04-2005 à 20:06:59  profilanswer
 

bon hier soir grosse betise de ma part....
 
enfin je me suis arreter toute seule (bon Dieu que ça a ete dur et bon Dieu ce que je me suis fait opeur)
 
bref j'ai rassembler l'ensemble de mes boites de prozac et d'anxiolitique (soit le renouvellement pour un mois et demi plus la fin du traitement du mois... ça ne fait qd mêmepas mal) et j'ai commencer a avaler les anxio un par un... j'en ai pris une 10aine....
 
puis je me suis arreter me demandant ce que je faisait....
 
j'ai ete me faire vomir et j'ai appeler un ami pour ne pas rester seule
 

n°5268071
lorelei
So goddamn slick it's a sin
Posté le 10-04-2005 à 20:50:39  profilanswer
 

Bon, au moins, ça t'aura permis de te rendre compte que fondamentalement, tu veux pas mourir... Oui bon, je sais, tu vas dire qu'en fait tu t'es arrêtée pour d'autres raisons, la peur de faire souffrir les autres, la peur de faire une connerie, tout ça, mais c'est le message fondamental de ton expérience.
 
[:calin] Parfois, j'aimerais pouvoir passer mes bras dans l'écran pour étreindre certains forumeurs :/


---------------
Rock'n Roll - New Noise
n°5268442
titounne
Posté le 10-04-2005 à 21:33:13  profilanswer
 

ce qui m'a reelement arreter en effet j'ai l'impression que c'est "le quand dirat on" mais effectivement le vrai message c'est que je ne doit pas avoir envie de mourir.
 
Et vu comme je me suis fait peur je croit que je ne vais pas recommencer.
 
Pour le calin c'est gentil.
 
Merci tout plein Lorelei

n°5268745
urd-sama
waste of space
Posté le 10-04-2005 à 22:10:03  profilanswer
 

contente aussi que tu ne sois pas allée plus loin, ca a aussi été la cata pour moi samedi, je me suis forcée à rester assise sur ma chaise devant le pc sinon je savais que j'allais au moins recommencer les auto-mutilations.
à croire que ce fut un mauvais week-end pour tout le monde.


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.: Clône de Drasche .:. Ebichuleys .:. Avec l'Aloe Vera je fais de beaux cacas [:dawa] .: www.oserselancer.com :.
n°5271219
coffeeman
Posté le 11-04-2005 à 10:35:16  profilanswer
 

urd-sama a écrit :


à croire que ce fut un mauvais week-end pour tout le monde.


 
Moi aussi.
 
Hier soir, gros désespoir. Les idées noires qui reviennent très fort, et une grosse envie de faire une connerie. Je suis fliqué au niveau médocs, donc je n'ai que la dose pour une semaine à la maison pour ne pas faire de conneries avec, mais bon. Je me suis fait violence pour rester dans mon lit, ne pas me relever et attendre que le sommeil vienne. Et derrière, j'ai dormi 12 heures...


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Moi, j'aime pas les signatures - J'écoute actuellement :
n°5271335
urd-sama
waste of space
Posté le 11-04-2005 à 10:55:38  profilanswer
 

c'est le soleil qui nous fait ca? http://www.mangaclub.ch/urd/ebichuley/avatars/ebichu163.jpg


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