Voilà donc le déroulement de mon après-midi d’hier.
J’avais rendez-vous à 14h30 pour ma chirurgie. J’arrive à 14h00 au centre, verte de peur
avec mon accompagnateur attitré. La dame de l’accueil me donne l’ordonnance du traitement post-op, ainsi que 2 comprimés de lysanxia que j’engloutis tout de suite.
Pas le temps de poser mes fesses sur le canap’ de la salle d’attente que déjà une assistante du chirurgien vient me chercher et m’emmène dans une sorte de petit vestiaire. C’est là que j’enfile la tenue stérile pour le bloc : blouse ultra sexy, charlotte et chaussons. Et puis il faut que je quitte mes lunettes… on m’aurait fait mettre à poil que ça n’aurait pas été pire
Ensuite elle me dit « venez avec moi, vous voyez le fauteuil là ? » Moi « non, je vois rieeen
». Donc elle me guide dans la pièce, qui est une sorte de petit hall, vers un fauteuil de ministre où je m’installe, puis elle branche un truc : ouaou, ça fait des massages
Bon, j’en profite pour cuver mes lysanxias, j’en ai bien besoin. Faut dire que j’avais vraiment les nerfs tendus comme un string depuis le matin. Ça détend tellement bien que pof, je pique un roupillon d’1/4 d’heure
Soudain je suis réveillée (ouin) par un gros pixel rose fuchsia
: c’est l’assistante qui a passé sa tenue de bloc et qui revient pour m’instiller les gouttes d’anesthésiques : beuah, ça pique…
puis elle repart en me disant d’attendre un peu que ça fasse effet. Bon.
Je regarde tout ce petit monde s’affairer à travers mon brouillard… tiens y a 2 pixels roses maintenant, et puis un pixel bleu (ah lui je reconnais sa voix, c’est l’opto). Les pixels se lavent les mains en racontant des trucs marrants. Oh tiens, un autre pixel bleu plus imposant qui vient me voir : c’est le chir, il me dit que ça va aller, mais que bon pour mon œil gauche très myope et très astigmate on est vraiment limite limite… oui Mr chir, vous me l’avez déjà dit à la visite pré-op
Bon cette fois ça y est, a pu le massage (dommage, c’était bien), on va au bloc.
Quelle démarche sexy avec ces surchaussons, et puis avec les anxios je suis dans un pâté, je marche en crabe…
L’est où le lit du laser ? Ah c’est là.
Je m’allonge, c’est plutôt confortable, moi qui m’attendais à une table toute dure…
Et là re gros coup de flip « mmmmais comment on est sûr que l’anesthésie a bien pris ? »
« vous inquiétez pas, allez on y va ». On me pose un champ sur la tronche.
Ayant vu « orange mécanique » des dizaines de fois, j’avais une trouille bleue de l’écarteur. Ben pfuit, de la rigolade ce machin, on ne sent rien
Après, installation de la ventouse : ça ne fait pas mal, mais c’est pas sympa comme sensation et en quelques secondes c’est le noir complet. C’est un peu flippant, je défonce la main de l’assistante.
Découpe du capot : quelques secondes, aucune sensation particulière. La vue revient.
Soulevage du capot, rien senti non plus. On m’arrose l’œil.
Étape suivante : le traitement. Il suffit de bien fixer la lumière rouge au-dessus. Je la vois comme à travers un verre dépoli à petits grains.
Et là ça va durer 30 secondes, en 3 phases de 10 secondes : un petit bruit de mitraillette.
Le chir me replace le capot, je ne sens toujours rien.
Hop c’est fini. On m’enlève le champ : aïe ouille il était adhésif, ça m’a sacrifié 2 ou 3 sourcils
(seul truc douloureux de l’intervention).
Ça, c’était pour l’œil droit. Pour le gauche, pareil, sauf que le traitement laser a été plus long (plus d’aberrations à traiter) : 50 secondes en 5 phases de 10 secondes.
« Voilà c’est terminé » dit la voix du chir.
Je descends du lit du laser et oh, tiens, les pixels sont devenus des gens… Je leur dis bonjour, ils rigolent, on me demande de lire l’heure sur le truc au-dessus de la porte « ben il est 15h22, mouhahaha trop fastoche » et je ressors avec mes lunettes de star et mes coques
Après avoir quitté ma tenue de bloc, je retourne à l’accueil où mon zépoux m’attend, je paye et on se barre à la pharmacie acheter les médocs pour la suite. Bon, je vois assez bien, à travers une sorte de voile, y a un soleil d’acier et un petit vent qui piqueee, et la pharmacie la plus proche est à quelques centaines de mètres quand même. Bon je gère à peu près.
Le retour sur l’A7, je le passe avec les yeux presque fermés. Le reflet du soleil sur les véhicules éblouit beaucoup. Je n’ai pas mal, juste une petite sensation qui ressemble à quand on a mis ses lentilles à l’envers (pour ceux qui connaissent) ou de cil fin dans l’œil
Après 3 heures de sieste sous mes coques ça va impec, je mets les gouttes. La vision n’est pas optimale mais elle est déjà plus que bonne, j’ai pu regarder la télé.
J+1, 7h00 : je me réveille, et déjà même à travers les coques spéciales je profite de ma nouvelle vision. Par contre la trace des coques et du scotch sur la gueule, c'est priceless
Ma première vite post-op aura lieu cet après-midi.
Vlà les traitements, les lunettes noires et les coques :
J'ai essayé de prendre mes noeils en photo mais j'y arrive pas. De toute façon ils n'ont rien de spécial, ils ne sont pas rouges du tout ni explosés.
Et puis un petit cadal spécial pour Gordon