Grenouille Bleue a écrit :
C'est bien, c'est bien, je vais me nourrir un peu de ton expérience.
Combien de temps ça a duré avant de casser ?
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2 semaines et demi, sachant qu'on ne se voyait pas le WE (elle voyait son copain qu'elle n'arrivait pas à larguer), et que la première semaine on ne se voyait pas tous les soirs.
Ce qui m'a donné la force de le faire, c'est qu'on ne s'est pas vu pendant une journée, j'étais en déplacement professionnel dans la ville où j'avais rencontré, passé du temps avec, puis aimé sa "rivale" virtuelle. Les heures de route -seul- à l'aller et au retour m'ont conforté dans la décision que j'avais pris quelques temps auparavant.
Et l'autre chose qui m'a donné cette force, c'est que même si elle ne semblait pas pouvoir (vouloir ?) jeter le type qu'elle n'aimait plus, je me suis mis dans la tête de tout arrêter avant qu'elle ne perde tout (si d'aventure elle finissait par jeter ce mec -qui l'aimait mais qu'elle n'aimait plus- pour moi -qui ne l'aimait pas vraiment mais qu'elle semblait aimer-). Je devais donc rompre avant le WE.
J'ai donc été la voir le lendemain soir de mon déplacement, bien décidé d'en finir. Je tirais une mine d'enterrement. De son côté, elle avait passé une journée pas terrible, qu'elle m'a raconté durant 1/2h. Je l'ai laissée faire, et quand elle a terminé son récit, elle m'a demandé "et toi, ça va ?".
J'ai répondu que non, que j'étais venu mais pas pour rester ce soir-là, que j'étais venu pour lui demander qu'on arrête tout, que je ne voulais pas qu'elle largue son mec pour moi, mais pour elle, et que je me sentirais coupable si elle se retrouvait toute seule à la suite de ça (même si je pense que ça aurait été le mieux pour tout le monde, mais c'est pas à moi d'en décider). Le tout entrecoupé de pauses, pas tout d'un bloc comme ça...
Je lui ai dit qu'on était partis sur de mauvaises bases, et que je préfèrais rompre au plus vite avant qu'on ne s'enlise dans ce que je considérais être une pseudo relation (j'avais du mal à la considéder comme une "petite amie" --ma première pourtant-- et aujourd'hui encore, j'ai du mal à la voir comme une -ex), et que je trouvais malsain qu'elle laisse pourrir l'histoire avec son autre mec avec moi (qui n'était pas spécialement fier de s'être laissé embarquer) au milieu de tout ça.
Et j'ai terminé par le fait que si j'avais été véritablement amoureux d'elle, j'aurais pu faire abstraction de tout ça, mais que mes vieux sentiments pour une personne qui ne souhaite plus me voir étaient bien plus forts que ce que j'imaginais. Pour preuve, je n'arrêtais pas de lui en parler.
Bref, j'ai ptêt plus joué sur la situation que sur l'absence de mes sentiments pour elle. A toi de trouver dans ta relation des signes révélateurs de ton désengagement vis-à-vis d'elle. A noter que j'étais sous l'influence de rien du tout (alcool, drogue...) pour faire ça
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Mal. Fatalement. J'avais eu beau lui répeter qu'il n'y avait rien de solide entre nous, elle m'a dit qu'elle avait fini par croire en notre relation. Elle m'a serré contre moi, elle a pleuré, je me suis confondu en excuses, mais je suis resté sur ma position : on ne pouvait plus continuer comme ça, ou dûmoins, JE ne pouvais plus continuer comme ça.
Le fait d'avoir adopté l'attitude de Joel pendant toute notre relation, ce n'était pas un plan "drague", c'est que j'avais trop peu de sentiments pour elle et que je ne souhaitais pas qu'elle s'attache (elle m'avait dit d'entrée de jeu qu'elle avait un copain -- j'avais dû sentir les complications venir). En fait, me dévaloriser aura eu tout l'effet inverse : elle a trouvé ça honnête et touchant, et au lieu de la détourner de moi, ça l'a attirée (si je n'avais pas mis le holà, elle aurait trompé son copain dès notre 2ème rencontre).
Puis, il y a eu l'après. Elle m'appelait régulièrement au téléphone. J'ai pris la peine et la patience de répondre à toutes ses questions et tout lui expliquer en détail à chaque fois, bien que le soir de la rupture, je lui avait dit qu'on ne devrait plus se voir ni s'appeler, même en temps qu'amis, me sentant trop mal de lui avoir fait ça.
Ce que je n'aurais pas imaginé, c'est qu'elle se soit mise dans la tête que j'avais rencontré une fille (sa "rivale" virtuelle, ou une autre) durant mon déplacement (pas avant notre rencontre, car même si elle avait des doutes, une "fouille" minutieuse de mon appart' avait fini par la rassurer sur ce point - oui, c'est une jalouse. Son mec aussi paraît-il -). Trop honnête pour lui mentir, je n'ai pas pu lui dire autre chose que j'étais toujours célibataire...
Puis elle m'a demandé que l'on se revoit, et m'a promi-juré au téléphone de ne rien tenter, juste de passer du temps ensemble, en amis. J'ai fini par accepter qu'elle passe un soir chez moi, j'avais prévu de se faire une soirée DVD. J'ai refait mon Joel et elle sa Clémentine. Je n'ai même pas eu le temps de mettre le DVD dans le lecteur qu'elle s'était mise à califourchon sur mes cuisses. Voyant que je restais toujours impassible, elle m'a dit : "je crois qu'il vaut mieux que je m'en aille". Elle a fait un dernier tour du propriétaire dans mon appart', m'a enlacé, puis est partie.
Quelques temps plus tard, nouveaux coups de fils : elle souhaite encore me revoir, et cette fois-ci elle se tiendrait à carreaux. J'ai refusé. On n'avait plus rien à se dire de toute façon. Je suis parti 3 semaines en congés, elle n'avait aucun moyen de me joindre, et là je pense qu'elle a laissé tomber.
Aussitôt l'avoir larguée, passé sa porte, j'en menais pas large. Surtout avec ses larmes sur mon T-shirt. Mais ma conviction d'avoir bien fait m'a vite fait reprendre le dessus (au bout d'1 semaine en gros, avec quelques rechutes dues à ses coups de fils). Autant les circonstances m'ont fait croire que j'étais juste un sex-friend de circonstance, autant ses coups de fils m'ont miné le moral en me faisant penser le contraire...
Voilà, voilà. J'espère que tu ne feras pas une indigestion de ce post.