Paru en italien dans la revue Query, Le parole del negazionismo, traduit en français par Sandrine R. et Bernard M.)
Les mots du négationnisme
Antonio MOSCA
Le négationnisme est aujourd’hui au centre de débats divers, historiques et politiques, et le mot même est désormais employé aujourd’hui en Italie dans des champs discursifs (mafia, faits divers) objectivement éloignés du sens premier du terme, qui possède une nature juridique technique et précise, et qui s’applique précisément, en tant que délit, à ceux qui nient (plus précisément, qui contestent, ou qui même seulement, selon la législation européenne la plus récente, “banalisent”) un évènement historique ayant un caractère de crime contre l’humanité.
Négations, allusions et thèses cachées.
On ne peut donc réduire le négationnisme à la pure et simple négation d’un “fait” historique unique, tel que, par exemple l’existence des chambres à gaz dans les camps
d’extermination nazis. Mais surtout, c’est l’idée même de “négation”, sous-jacente au terme, qui s’avère, contre toute attente, problématique.
Il faut se souvenir que le discours négationniste “nie” de manière en réalité très subtile et allusive, et surtout, que derrière les “négations” (qui en réalité sont toujours présentées sous forme de “doutes”, le plus souvent ponctuels et factuels) se cachent toujours, implicitement, des thèse positives, qui restent, évidemment, non dites. Il s’agit là aussi d’un fait linguistique bien établi : chaque affirmation nie implicitement (les linguistes diraient : illocutoirement), et chaque négation, chaque réfutation, affirme - toujours implicitement. C’est finalement sur l’explicitation de ce qu’on veut démontrer positivement que les “négationnistes” font, scientifiquement parlant, les innocents : le pseudo-historien Faurisson et les faurissoniens ne “nient” pas les chambres à gaz pour les nier, ni, habituellement, pour nier qu’il y ait eu un génocide des Juifs : leurs “doutes” factuels et de détail sont là pour ouvrir une brèche dans laquelle faire passer, sous-entendue et donc cachée, une thèse alternative sur le sens même du génocide organisé par les nazis. Cette thèse alternative, pour le lecteur “idéal” de Faurisson, n’est presque jamais, sinon dans des cas extrêmes, la négation du “fait” de la persécution ou de l’extermination des Juifs par les nazis, mais il s’agit plutôt de l’idée que le “problème juif”, indépendamment des “bonnes” ou des “mauvaises” solutions adoptées, existait (et existe, encore aujourd’hui) vraiment. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour sur les groupes Facebook antisémites (“antisionistes”), ou de discuter avec un antisémite (“antisioniste”) moderne : ce que le négationniste considère possiblement comme des “mensonges officiels”, ou comme des faits sur lesquels il a, modestement, “des doutes” (le nombre exact de morts, l’utilisation réelle des chambres à gaz, etc.), prouve selon lui qu’il y a d’autres “vérités” que l’on veut cacher - et comme par hasard, ces “vérités” cachent un monopole juif (“sioniste”) sur les banques et sur les médias, la domination des Rothschild, et plus généralement tout ce qui constitue le vieux “problème juif”, aujourd’hui rebaptisé improprement “sionisme”. Les plus extrémistes, non seulement ne nient pas la Shoah, mais ils pensent carrément qu’il s’agit d’un produit même du “sionisme”... Il faut admettre que le vieux terme de “révisionnisme”, quoique critiquable, était peut-être bien plus pertinent, afin de représenter leurs intentions, que le terme “négationnisme” qui l’a ensuite remplacé.
La thèse cachée : le complot juif.
En bref, les doutes des négationnistes sur les "faits officiels" ne sont là que pour faire allusion à un doute plus fondamental sur la véracité du sens officiel qui a été donné à ces événements - un "doute" qui prend pour cible, ni plus ni moins que l'innocence même des victimes du génocide. Derrière la négation (implicite) se tient une affirmation (également implicite) de la mère de toutes les théories du complot : le complot juif. Théorie du complot, celle-ci, qui se reproduit et s'alimente de dynamiques et de stratégies linguistiques bien précises et bien huilées. La partie "destruens" du discours négationniste s'accompagne donc d'une partie "construens" tout autant allusive, faite de références pas tant à des discours explicitement antisémites qu'à leurs sources directes ou présumées telles, souvent citées de manière à en cacher l'origine tendancieuse, et traitées comme des "faits bruts" qui parleraient "d'eux-mêmes". Le but est avant tout, pour le complotiste antisémite, de réfuter l'étiquette "formelle" d'antisémite : d'abord il réfutera la pertinence du mot "antisémite" (parce que, par exemple, les arabes aussi seraient des "sémites" ), et se dira ainsi, plutôt, antisioniste - après avoir retiré du mot "sionisme" son vrai sens, très circonscrit et précis, pour lui attribuer à la place le sens lié autrefois au mot "juiverie", ce qu’on appelle aussi complot juif. Il faut rappeler que le terme "sionisme" affirme simplement le droit pour toutes les personnes d'origine juive d'avoir une terre sur laquelle elles seraient accueillies et où elles pourraient vivre. Dans ce sens, le terme "antisionisme" a deux significations différentes, avant et après la création de l'État d'Israël en 1948 : avant cet évènement, il avait le sens originel de "mouvement opposé à l'institution de l'État d'Israël", alors qu’après il a acquis dans la vie politique israélienne celui d’ "opposition au droit de toutes les personnes d'origine juive à retourner en Israël et acquérir la nationalité israélienne" ; on peut donc, dans ce sens, être sioniste de gauche, pro-palestinien, et antisioniste de droite, anti-palestinien, comme cela est parfois le cas, justement, en Israël.
Antijudaïsme, antisémitisme et antisionisme : les paroles s'envolent, les écrits restent.
Ici aussi, l'analyse historico-linguistique se révèle nécessaire et fondamentale : on oublie que l'antisémitisme, en tant que terme, a été inventé et revendiqué par les antisémites à la fin du XIXe siècle afin de ne pas être accusés d'être contre les Juifs pour de "vieilles" raisons religieuses. Le terme venait remplacer, en fait, l'ancien mot, religieusement connoté, d' "anti-judaïsme". En se disant "antisémites", les antisémites prétendaient être contre un ennemi, le «sémitisme», qui n'avait rien à voir avec la religion juive, et donc avec les Juifs, mais qui s'identifiait avec une conspiration générale et "laïque", qui se trouvait (comme par hasard) avoir à sa tête des personnes d'origine juive (un complot simplement "sémite", donc) - et ce, qui sait, peut-être pour des raisons "historiques" et "culturelles", liées aux longues et "peut-être injustes" persécutions, à une "rancune" qui aurait produit au cours des siècles un
Talmud tout aussi rancunier (pas le vrai Talmud, bien sûr, mais celui qui a été "démasqué" par des "experts" antisémites comme le lituanien Pranaitis, dont je parlerai un peu plus
loin) ; ou pour des raisons peut-être, pourquoi pas, biologiques - mais pour les antisémites c'était, après tout, relatif. Finalement, la toute récente opération de fausse monnaie
sémantique, à des fins complotistes, du terme "anti-sionisme", tout en voulant démarquer ce dernier de l'ancien "anti-sémitisme", voire justement par le fait de s’en démarquer, emprunte
de nouveau aujourd'hui, mutatis mutandis, le chemin exact parcouru à l'époque par le terme "antisémitisme" : comme le phénix, la vieille idée renaît de ses cendres linguistiques.
La théorie de la conspiration juive: une hydre à deux têtes qui renaissent.
Mais revenons à la théorie de la conspiration juive. Cette "théorie" est alimentée aujourd'hui, comme le savent les experts, toujours des vieux, très vieux, arguments, hélas, inconnus,
scandaleusement inconnus de la plupart des gens : dans une époque mémorielle où tous les enfants "étudient" à l'école la Shoah, où les classes vont à Auschwitz dans les trains de
la mémoire, il y a une ignorance complète des arguments (évidemment faux) de l'antisémitisme des XIXème et XXème siècles, et à plus forte raison des origines religieuses - chrétiennes - de tels arguments. Arguments véhiculées par des "documents" qui devraient pourtant être bien connus, dont les premiers d'entre eux, les tristement célèbres "Protocoles des Sages de Sion" et le "Talmud démasqué" du tout aussi tristement célèbre prêtre lituanien Pranaitis : faux manifeste du complot juif mondial pour le premier, faux extraits du Talmud (dans le but de "prouver" la machiavélique perfidie innée de la culture juive) pour le second. Ces matériaux reviennent de manière récurrente, souvent linguistiquement modifiés, et sous un autre nom ; faites le test : la quasi-totalité des "citations du Talmud" qui circulent sur les réseaux sociaux sont en fait des contrefaçons issues du recueil de Pranaitis. Mais la part du lion est surtout détenue par les Protocoles des Sages de Sion, qui reviennent sous des formes très différentes (la dernière : les soi-disant "Protocoles de Toronto" ), et souvent sans que soit spécifié "qui" sont les "méchants" en question, ou en les identifiant à d'autres entités (les Illuminati, les francs-maçons, la mafia, des groupes secrets multinationaux, les reptiliens, le Nouvel Ordre Mondial...). La nature de ces documents, malheureusement omniprésents, est inconnue de la plupart précisément à cause de l'approche mémorielle, qui de facto associe à l'obligation de mémoire - mieux : de commémoration - l'interdiction de lecture ou de vision scolaire des documents antisémites, qui seules permettraient pourtant de comprendre scientifiquement le phénomène historique de l'antisémitisme : dans les faits, la quasi totalité des élèves du secondaire (et de la population) ignorent aujourd’hui les arguments et les documents qui ont alimenté (et alimentent) les convictions antisémites. L'antisémitisme, tant évoqué par des films, des commémorations et des lois est peut-être aujourd'hui, paradoxalement, le sujet historique le plus ignoré, traité comme si c’était une catastrophe naturelle tombée bibliquement du ciel sur la tête des Juifs et de l'humanité. C'est justement dans ce vide, là où manque complètement le sens qui devrait être apporté par la recherche historique et par l'enseignement, que s'insinuent les négationnistes et antisémites. Et ils le font encore plus facilement dans ces pays, comme la France, où sont en vigueur les lois mémorielles qui punissent les opinions ouvertement antisémites. Avec l'introduction de ces lois, les allusions et le fait de ne pas dire explicitement quelle est la thèse (antisémite) que l'on veut défendre, ne représentent plus seulement une possible stratégie rhétorique "lâche" et rentable, typiquement charlatanesque, mais sont devenus pour les antisémites une tactique discursive obligée, car la loi leur interdit de se déclarer, explicitement, antisémites.
Comment “réfuter” l’antisémitisme ? Un cas paradoxal.
Je prends un exemple récent. Il y a quelques temps, sur le groupe Facebook sceptique de langue française le plus important (Zététique), il s’est trouvé qu’un utilisateur, qui n’était là officiellement qu’en tant que “complotiste”, et qui était occupé à exposer ses bons “doutes” sur les “théories officielles” relatives à l’incendie et à l’écroulement des tours du World Trade Center qui s’en est suivi durant les attaques du 11 septembre, s’est mis à consteller ses commentaires de termes et concepts “juifs” visant à expliquer, selon lui, les actions ou les attitudes “suspectes” de certains protagonistes du 11 septembre. Ces protagonistes, c’est moi qui l’ajoute, avaient tous, bien évidemment par pur hasard, un nom de famille juif ; il était question, plus précisément, d’un certain Silverstein, propriétaire du WTC7, accusé par l’utilisateur “complotiste” d’appliquer la “chutzpah”, qu’il décrivait doctement comme une sorte de version juive de l’omertà. Les concepts "juifs" en question étaient manifestement mentionnés de manière tendancieuse, et pour plusieurs utilisateurs, ils apparaissaient immédiatement antisémites. Le problème est que les modérateurs, qui ne sont ni dupes, ni antisémites, n'en défendent pas moins, en bons sceptiques, le droit de l'utilisateur en question de s'exprimer, de sorte qu'on puisse le "critiquer" dans ses convictions, et le défendent surtout de l' "accusation" d'antisémitisme, qui, si "avérée" et "prouvée", signifierait son expulsion du groupe, ainsi qu’une jolie plainte pénale. L'utilisateur en question dit évidemment ne pas être antisémite (plus loin il se dira "anti-sioniste" ), que “quant aux accusations d'antisémitisme”, on a affaire “à un réflexe de type pavlovien bien ancré par des années de matraquage cathodique", qu'il ne s’en prend pas aux Juifs "en tant que tels", et que ces concepts et préceptes qu'il cite (par exemple, la prétendue équivalence entre "goys" - c'est à dire non-juifs - et animaux, ou bien le droit de mentir aux goys) "sont dans le Talmud". On essaie d'expliquer aux modérateurs sceptiques que ces (faux) concepts et ces (fausses) citations, inexistantes dans le Talmud, sont justement la clé de voûte de toute l'idéologie antisémite du début du XXe siècle : hélas, pour eux l'utilisateur ne peut pas être accusé d'antisémitisme parce qu'il n'a pas porté de jugements explicitement "discriminatoires" contre les Juifs (comme si les discours antisémites étaient faits ainsi !). Ils me disent (d'un ton ferme de modérateurs) qu'au mieux je peux, en bon sceptique, critiquer ses citations du Talmud, et montrer qu'elles sont factuellement fausses. Ce qu’on fait minutieusement (notamment le membre A.F), montrant que les citations sont fausses, et que l'utilisateur en question les a prises dans des recueils tout faits circulant sur l'Internet dans "certains sites", qui à leur tour ne font que recycler le fameux "Talmud démasqué" de Pranaitis, grand moteur de l'antisémitisme de la fin du XIXe siècle. Mais cela ne suffit pas pour les modérateurs pour "prouver" mes "accusations d'antisémitisme" : nous avons critiqué les citations en question, en montrant qu'elles étaient fausses, et dorénavant notre ami complotiste, espérons-le, en fera moins usage - mais le fait qu'il "utilise" du matériel "utilisé par les antisémites", qu'il soit vrai ou faux, n'est pas une "preuve" selon eux qu'il soit antisémite. On leur répète qu'il n'y a pas d'autres utilisations discursives de ces fausses citations en dehors d'un discours antisémite, visant à prouver l'existence d'un complot juif, mais rien. Au final, la seule preuve possible d'antisémitisme aurait été, pour les modérateurs en question, que le membre en question dise "je suis antisémite", ou qu’il invoque explicitement l'utilisation de chambres à gaz pour les Juifs. Enfin, une véritable confusion entre les causes et les effets, entre ce qui relève du domaine de la définition et de la nécessité, et ce qui au contraire demeure du domaine de la contingence, et historiquement et linguistiquement. Comme si l'antisémitisme n'était pas une idée, mais un pur crime de parole, comme une insulte ou un blasphème, et comme si l'antisémitisme se définissait par le nazisme et les chambres à gaz, alors qu'au contraire l'antisémitisme nazi, et son recours génocidaire aux chambres à gaz, n'ont été qu'une des nombreuses, des très nombreuses incarnations historiques de l'antisémitisme. Ce qui est pire est qu'à l'ignorance du fonctionnement des discours antisémites - causée par l’approche mémorielle - s'ajoute l'effet pervers de la loi française sur l'antisémitisme : comme une opinion antisémite est devenue en soi un délit, elle ne sera plus formulée explicitement par ses partisans, ce qui l’ôtera définitivement du champ des opinions ouvertement critiquables. En somme, on ne peut plus critiquer l'antisémitisme d'un antisémite (avec donc la possibilité de le réfuter, et de le faire changer d'avis) : on peut seulement, tout au plus, l’accuser d'antisémitisme.
Combattre l’antisémitisme : il ne suffit pas de réfuter la vérité des affirmations.
“On peut pourtant critiquer, et réfuter ses arguments ! Vous avez justement réfuté ses fausses citations du Talmud !”. Mais c’est bien là que le bât blesse : s‘il y a une chose que l’antisémitisme du début du XXe siècle a enseigné, c’est bien que pour le combattre, il ne suffit pas de réfuter la simple vérité des affirmations. Que Les Protocoles des Sages de Sion soient faux, cela a été démontré assez vite, et définitivement, au début du XXe siècle. Pranaitis lui-même a été démasqué et discrédité publiquement dès 1912, au cours du procès au cours duquel il avait été nommé expert de l’accusation contre le Juif russe Beilis, accusé de meurtre “rituel” d’un enfant chrétien et finalement innocenté. À cette occasion, Pranaitis, interrogé par les experts de la défense dans une scène qui semblait tirée du Conseil d’Égypte de Leonardo Sciascia, a déclenché l’hilarité du jury en montrant qu’il ne connaissait pas un seul mot d’hébreu ni d’araméen, et qu’il ignorait totalement les titres des chapitres principaux du Talmud, y compris ceux que n’importe quel enfant juif religieux connaît ne fût-ce que par ouï-dire. De telles réfutations, publiques et définitives, n’ont pas empêché que l’idée d’un complot juif ait survécu et soit restée forte, voire très forte : parce que ces documents, quoi que faux, étaient considérés par les antisémites comme vraisemblables, et ce parce qu’ils se fondaient sur une conviction profonde du complot comme clé épistémologique d’explication, et sur une conviction profonde concernant la nature “du Juif”, religieux ou non, intégré ou pas ; et de telles convictions ne se fondaient pas sur ces faux documents, mais au contraire, c’était elles qui avaient conduits à les produire. Et du reste, la majeure partie des documents qui alimentaient les convictions antisémites étaient évidemment, et par définition, “faux”, étant donné qu’il s’agissait dans la majorité des cas “d’oeuvres de fiction” : romans, films, pièces de théâtre, dessins satiriques, dont la nature “fictive” était objectivement et évidemment connue par tous ceux qui en usaient… Ces convictions ne se fondaient donc pas sur de vrais “faits” ou “documents” (ils ne l’auraient pas pu), mais sur des schémas de discours et de raisonnement préexistants, très vieux et toujours fertiles, reproposés de manière toujours nouvelle et même, littéralement, créative.
Des schémas qui, à droite, identifiaient les Juifs aux communistes internationalistes, matérialistes, francs-maçons et mangeurs d’enfants, et qui, à gauche, identifiaient les Juifs à
la mafia, les multinationales, les financiers et les capitalistes, marionnettistes sans scrupules des médias, tous des avatars des usuriers séculaires, de perfides Shylock suceurs de sang
d’innocents enfants chrétiens, à leur tour héritiers perpétuellement errants de Judas, de Caiphas, des scribes et des pharisiens. Ces mêmes schémas qui poussent les
“antisionistes” à affirmer que l’État d’Israël est le “nouveau nazisme”, le “Mal absolu”, et que la bande de Gaza est “l’Auschwitz contemporain”. Ce n’est pas par hasard que l’utilisateur
du forum sceptique en question, après que nous avons dénoncé ses faux “faits” talmudiques, m’a tout de suite étiqueté, sans que je n’aie jamais parlé du Moyen-Orient,
comme “sioniste” et “défenseur aveugle d’Israël” - ce qui est ironique puisque je ne suis ni “juif”, ni même sioniste, dans le vrai sens du mot, et il se trouve même que je suis contre la
politique de l’actuel gouvernement israélien de droite et favorable à la coexistence de deux états en Palestine.
Bref, c’est là qu’est l’os, hélas. Le véritable problème - à la fois politique et idéologique -avait émergé. Tant mieux car les bons instruments scientifiques - linguistiques, historiques,
philosophiques - sont à utiliser pour résoudre les problèmes, et non pas pour les nier.
L’auteur souhaite remercier A.F, qui enseigne l’arabe et l’hébreu dans le cadre de l’association Parler en Paix, pour la très précieuse aide historique et linguistique.