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même si nous réussissons à supprimer l’épidémie, elle risque de revenir. “Pour empêcher un rebond de la transmission, les mesures doivent être maintenues jusqu’à ce qu’un large stock de vaccins soit disponible pour immuniser la population, ce qui pourrait prendre 18 mois ou plus”, expliquent les auteurs.
“Il ne faut que quelques mois pour faire baisser le nombre de cas, mais il est ensuite difficile de lever les mesures prises”, nous précise Neil Ferguson. Ainsi, si la Chine et la Corée du Sud semblent avoir endigué l’épidémie, les deux pays “adoptent actuellement une stratégie consistant à effectuer un grand nombre de tests, ainsi qu’une mise en quarantaine et une distanciation sociale plus ciblées, mais de nombreuses mesures d’urgence sont encore en place”, précise-t-il. Et rien ne dit que Pékin et Séoul ne devront pas mettre en place des mesures plus contraignantes dans les mois à venir.
En clair, si l’on voit à plus long terme, il serait nécessaire d’appliquer par intermittence pendant de longs mois ces différentes mesures, allant de l’isolation de cas à la distanciation sociale en passant par la fermeture d’écoles. Au moindre signe de retour d’un pic épidémique, des fermetures et autres confinements devraient être à nouveau mis en place pour encore une fois endiguer la progression de l’épidémie. En attendant d’avoir un vaccin pour en finir véritablement avec le nouveau coronavirus.
C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé pour la grippe pandémique de 1918, qui a touché le monde entier en trois phases, la seconde ayant été de loin la plus mortelle.
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