La fabuleuse histoire d'une GPZ qui a pas de chance.
Acte 1
un GPZ, au cheveux doux et soyeux, est percuté frontalement par un gars sans assurance. La moto perd quelques pétales, mais finalement, est indemnisé 9 mois plus tard, non sans avoir perdu la possibilité d'être réimmatriculé (procédure VEI).
Acte 2
2 ans plus tard, la GPZ est toujours utilisée, peu de frais ont été engagé dessus, si ce n'est de nouveau pneux. Elle dort peinard dans un parking 2-roues lorsqu'elle est percutée par un 4x4 mercos benzbenzbenz. Elle est ausculté le lendemain lorsqu'elle est découverte, gisant sur le trottoir dans son huile de fourche, abandonnée sous les yeux d'une foule anonyme et indifférente. Elle sera ensuite déposé chez Yam pour être expertisée. Le choc est rude : elle a ses carénages tout cassés (et le reste est moche, en plus d'être vieux et mort).
Acte 3
C'est 3 mois plus tard, après l'indmnisation par son assurance, qu'on signale à son maître que la GPZ ne peut pas être revendu à la casse car en procédure VEI. Elle doit être récupérée par son propriétaire, à 5000 50km de là, à Limay, dans le trou du cul de la RP. Le proprio a beau se débattre au téléphone avec la casse pour qu'on achève cette pauvre moto :
"Non, impossible, il faut d'abord la repasser aux mines, monsieur.
- Pour pouvoir détruire le véhicule, je dois le réparer ? vous vous rendez compte de votre connerie là ?
- Oui mais nous, on est une fourrière agréée par la préfecture, on ne peut pas faire n'importe quoi...
- ..."
Acte 4
GPZ est récupérée. Elle est encore plus moche qu'avant, avec un peu plus de poussière, un puzzle en tant que carénage, pas de batterie et des pneux qui font la gueule. Elle est poussée jusqu'au trottoir, tout près de la casse, et le proprio se casse à son boulot. Un proche doit venir la récupérer avec un camion, celui-là même qui l'avait emmené il y a 3 ans quand elle changeait de famille. Il est prévu de la faire détruire dans une fourrière ailleurs, là où les gens sont moins cons.
Acte 5
3 heures après, la GPZ a disparue.