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Qui a écrit ?

n°11526940
boulgakov
Posté le 14-05-2007 à 12:54:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Koko90 a écrit :

Citation :

Je me tournerai vers les enfants [...]



 
Tolkien, "Essai sur les contes de fées" ? Si c'est la bonne réponse, j'avoue que je ne l'aurais jamais trouvé sans l'indice "romancier britannique".
 

mood
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Posté le 14-05-2007 à 12:54:34  profilanswer
 

n°11528898
Koko90
L'éternité plus 10%
Posté le 14-05-2007 à 16:19:38  profilanswer
 

boulgakov a écrit :

Tolkien, "Essai sur les contes de fées" ? Si c'est la bonne réponse, j'avoue que je ne l'aurais jamais trouvé sans l'indice "romancier britannique".


C'est ça (Du conte de fées) . Bravo !

n°11530968
boulgakov
Posté le 14-05-2007 à 19:38:42  profilanswer
 

Koko90 a écrit :

C'est ça (Du conte de fées) . Bravo !


 
A moi ! (punchnows, on peut en faire 2 en // ? j'ai aucune idée pour ta citation, d'ailleurs )
 
**
M. Witkowski était revenu de la guerre unijambiste certes, mais toujours debout ; pendant la guerre, il était plus qu'aujourd'hui : à savoir un bipède, entier, et membre de la SS. Dans son hobby qui ne connaît pas de limite - la photographie d'art - il déploie aujourd'hui le même acharnement qu'à l'époque où il avait choisi son métier. Ses adversaires d'alors s'étaient échappés par les cheminées et les crématoires d'Auschwitz et de Treblinka, ou recouvraient la terre slave. Les mesquines limites actuellement assignées à l'Allemagne, le père de Rainer les franchit chaque jour quand il fait des photos artistiques. Seul le petit bourgeois connaît de telles limites dans sa vie privée ; dans la photographie, les limites, ce sont les vêtements, et Witkowski père brise les barrières étroites des vêtements et de la morale. La mère avait tout de suite compris de qui Rainer (1) tenait son désir d'être artiste : du père. Le père possède un oeil d'artiste amateur. Déshabille-toi, Margarete, nous allons faire une ou deux photos de nu. Encore me déshabiller, et ça te prend toujours quand je suis en plein ménage. Qui entretient la famille, c'est moi non ? disait M. Witkowski, invalide à la retraite le jour et portier la nuit. Mon violon d'Ingres, la photo porno, c'est tout ce qui me reste avec cette infirmité. Pour les êtres mûrs, il n'existe pas de pornographie, elle n'existe que pour ceux qui ont encore besoin d'être guidés. Si mes enfants ne me suivent pas au pays de mon hobby, toi au moins tu m'y suivras, Gretel. Et maintenant que ça saute, mon appareil est impatient d'exercer ses fonctions.
**
(1) : Rainer = le fils Witkowski
 
Désolé, je me suis aperçu sur le tard que j'avais "la main", je pioche un peu au pif dans ma (très fournie) bibliothèque. Pas facile à trouver, ça nuit peut-être au côté ludique, mais j'ai bien envie de faire découvrir l'auteur à ceux qui ne connaissent pas.

n°11532128
Mine anti-​personnel
Posté le 15-05-2007 à 08:34:34  profilanswer
 

Les exclus de Elfriede Jelinek  
 
Dans ce topic, Google est ton ennemi.  
 
http://www.auteurs.net/extrait.asp [...] dG=4/idP=8  [:tinostar]

n°11532307
boulgakov
Posté le 15-05-2007 à 09:24:45  profilanswer
 

Mine anti-personnel a écrit :

Les exclus de Elfriede Jelinek  
 
Dans ce topic, Google est ton ennemi.  
 
http://www.auteurs.net/extrait.asp [...] dG=4/idP=8  [:tinostar]


 
 :D  
 
Ca valait bien le coup de recopier une page entière !  
 
Edit : Sinon, j'adore Jelinek. Jamais rien lu d'aussi cruel. A ne pas lire en phase de déprime ou de crise misanthrope. La pianiste qui a été adapté pour le film de Haneke (ils ont un grain, ces Autrichiens...) n'est pas le meilleur, AMHA. Les exclus est la bonne porte d'entrée. Je ne connais pas ses pièces de théâtre, par contre, pourtant il me semble qu'elle a eu le Nobel particulièrement pour récompenser celles-ci.
 


Message édité par boulgakov le 15-05-2007 à 09:32:56
n°11607811
Mine anti-​personnel
Posté le 23-05-2007 à 11:58:33  profilanswer
 

Citation :

Mon regard pénètre
Dans la boule de verre, et le fond transparent
Se précise ; ma main, en remuant, le rend,
Malgré ma volonté, fugitif et peu stable ;  
Il représente toute une plage de sable
Au moment animé, brillant ; le temps est beau ;  
Des clartés rares et minces courent sur l’eau
S’arrondissant suivant le hasard de la houle ;
Des promeneurs et des enfants forment la foule
Presque totalement oisive ; il fait du vent
Si l’on en croit certains fronts penchés en avant ;
On voit même un chapeau de paille qui s’envole,
Car son propriétaire, un peu trop bénévole,
N’a pas compté sur la brise et sur sa fraîcheur.
 
Au loin, perdu parmi les vagues, un pêcheur
Est tout seul dans sa barque ; à son mât une voile
Flotte, abîmée et sans éclat, en grosse toile ;
Certains endroits ayant soufferts sont rapiécés,
Et des morceaux de tous genres sont espacés ;
Un d’eux mieux défini fait un mince triangle,
La pointe se tournant vers le bas ; il s’étrangle
Et se serre sur un court espace au milieu ;  
Le bateau toujours en mouvement penche un peu,
L’arrière se trouvant soulevé par la crête
D’une vague déjà fugace , déjà prête
A suivre sans obstacle et sans bruit son chemin.
Le pêcheur, immobile et calme, a dans la main
L’extrémité rigide, obliquante et tendue
D’une ligne de fond cachée et descendue
Dans l’eau, profondément peut-être. L’homme est vieux,
Il a de gros sourcils épais couvrant des yeux
Encore illuminés, vifs ; sa barbe est inculte ;
Son apparence rude et rustique résulte
De son teint foncé, brun, hâlé par le soleil
Et par l’air ; son sourcil gauche n’est pas pareil
Au droit ; il est plus noir, plus important, plus dense
Et plus embroussaillé dans sa grande abondance.
Le pêcheur a les traits marqués ; son nez est fort ;
Son chapeau mou n’a plus grande forme, son bord
Est rabattu pour lui protéger le visage ;
Ce pêcheur a la mine imposante d’un sage ;
C’est un vieux matelot solide, un loup de mer
Aux membres vigoureux, à la santé de fer,
Qui vivra cent ans et plus, tant il est robuste.
Son habit, aux poignets étriqués, est trop juste ;
Il le gêne sous les bras, il est presque étroit ;
En l’air l’unique mât du bateau n’est pas droit,
Il s’incline beaucoup vers la gauche et se penche,
Entraînant avec lui la grosse voile blanche
Qui s’abandonne molle et flasque ; la raison
De cette obliquité franche est l’inclinaison
Que la vague puissante et maîtresse qui passe
Donne inconsciemment au bateau, quoique basse ;
A l’arrière, émergeant à peine, un gouvernail
Reste dans un complet abandon, sans travail.


n°11696661
Lampedusa
Posté le 01-06-2007 à 02:15:50  profilanswer
 

Alors là...
A tout hasard je dirais Raymond Roussel?

n°11697147
Mine anti-​personnel
Posté le 01-06-2007 à 08:59:43  profilanswer
 

Lampedusa a écrit :

Alors là...
A tout hasard je dirais Raymond Roussel?


Oui, c'est Roussel (t'as mis le temps cette fois!)

n°11704615
Lampedusa
Posté le 01-06-2007 à 22:56:21  profilanswer
 

Mine anti-personnel a écrit :

Oui, c'est Roussel (t'as mis le temps cette fois!)


Oui, j'ai pris mon temps... je circonviens la bête machine à mon rythme très dédaigneux de sa vitesse d'exécution.
Mais he, t'as vu, je ne l'ai pas lu, ça, c'était vraiment au pif, et pan dans le mille!
Ce doit être "La vue"...

n°11704900
Mine anti-​personnel
Posté le 01-06-2007 à 23:20:30  profilanswer
 

Lampedusa a écrit :

Ce doit être "La vue"...


Oui.  :jap:  

mood
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Posté le 01-06-2007 à 23:20:30  profilanswer
 

n°11705074
Lampedusa
Posté le 01-06-2007 à 23:33:03  profilanswer
 

Livraison du prochain extrait in progress...

n°11716334
Lampedusa
Posté le 03-06-2007 à 19:47:47  profilanswer
 

Citation :

Me revoilà en plein océan!
Elle papotait, papotait sans pitié. Ses copines lui criaient: Mais coupe-toi donc la langue! Et tout à coup ça l'a blessée!
Elle a pris les ciseaux et crac. Regardez, méchantes copines, ma langue est par terre et j'ai la bouche pleine de sang.
Dans un bar, au coin de la rue. Un ouvrier de dix-sept ans parle avec sa fiancée...
... Hôpital. La jambe droite cassée, la gauche meurtrie et menacée de gangrène...??? Un hasard!
Un concours de circonstances... Juste au moment où il téléphonait, le péroniste Moya, militant et terroriste, passait à côté du bar avec une bombe sous le bras. Soudain le mécanisme de la bombe s'est enclenché. Effrayé, Moya a jeté la bombe n'importe où dans le bar, et...
Plus de jambes. Plus de langue. Je le lis dans le journal.
J'étais seul, assis sur le canapé, le journal à la main.
Devant moi, au milieu de la pièce, deux tables encombrées de papiers, le dossier d'une chaise, une housse de machine à écrire, et plus loin une armoire.
Et moi, loin, très loin, perdu en plein océan. Que faire? La pitié? A quoi bon m'apitoyer ici tandis qu'eux, là-bas... L'amour? A quoi bon aimer ici tandis qu'eux, là-bas... Si au moins nos routes se rejoignaient... Un vent fort, des masses d'eau noire qui s'élancent et se rabattent dans un bouillonnement indomptable, croulent les unes sur les autres, une étendue d'eau déchiquetée, agitée d'un mouvement jamais apaisé, sans un continent, sans un phare, rien que là-bas, tout là-bas,  cette main que j'ai choisie... A quoi me sert-elle?
J'ai terriblement peur du Diable. Etrange aveu sur les lèvres d'un incrédule. Je ne peux me libérer de l'idée du Diable... Cette horreur qui vagabonde tout près de moi... A quoi bon la police, les lois, toutes les assurances et mesures de sécurité si le Monstre se promène librement parmi nous et que rien ne nous protège de lui, rien, absolument rien, aucune barrière entre lui et nous. Sa main libre au milieu de nous, absolument libre! Qu'est-ce qui sépare l'univers serein d'un promeneur du souterrain où retentit le cri des damnés? Quoi? Rien, absolument rien, un espace vide...
Cette terre sur laquelle nous marchons est toute couverte de douleur, nous y pataugeons jusqu'aux genoux, c'est la douleur d'aujourd'hui, d'hier, d'avant-hier, d'il y a des millénaires. Car il ne faut pas s'y tromper: la douleur ne se dissout pas dans le temps et le cri d'un enfant d'il y a trente siècles est aussi fort en tant que cri que celui qui a retenti il y a trois jours. C'est la douleur de toutes les générations et de tous les êtres, pas seulement des hommes. Jusqu'au jour... mais qui vous dit que la mort, en vous libérant de ce monde, vous apporte la paix? «Et si « là-bas »il n'y avait que des araignées?» S'il y régnait une douleur qui dépasse infiniment tout ce qu'on peut imaginer?
Vous ne tremblez guère devant ce seuil car vous vous abandonnez à la certitude illusoire que derrière ce mur vous ne pourrez rien rencontrer qui soit absolument inhumain. Mais qu'est-ce qui fonde cette certitude? Qu'est-ce qui vous y autorise? Notre monde lui-même ne contient-il pas en son sein un principe infernal, inaccessible à l'homme, impossible à embrasser par l'entendement ou par le sentiment humain? Qu'est qui vous garantit que cet autre monde est plus humain?
Peut-être est-il l'inhumanité même, la négation totale de notre nature?
Point. Je veux croire que là-bas, il n'y a rien qui dépasse la banalité la plu banale; je n'ai d'ailleurs aucun élément qui étaye une autre supposition... Mais l'existence du mal rend mon existence tellement hasardeuse... tellement inquiétante... tellement susceptible de diablerie... qu'il me serait vraiment difficile de me livrer à une certitude quelconque; surtout dans ce cas où le manque de données a justement la même signification que leur abondance.


Message édité par Lampedusa le 03-06-2007 à 19:50:09
n°11721021
angoulafre
Posté le 04-06-2007 à 13:32:30  profilanswer
 

Veronika décide de mourir

n°11726204
Lampedusa
Posté le 04-06-2007 à 21:35:58  profilanswer
 

angoulafre a écrit :

Veronika décide de mourir


Non.

n°11756514
angoulafre
Posté le 07-06-2007 à 21:12:22  profilanswer
 

Me revoilà en plein océan!
Gerard d'Aboville

n°11758744
Lampedusa
Posté le 08-06-2007 à 00:58:29  profilanswer
 

angoulafre a écrit :

Me revoilà en plein océan!
Gerard d'Aboville


C'est un écrivain?
En tout cas non.
 
Il s'agit d'un écrivain considéré comme l'un des grands auteurs du xxème.  
Pratiqua une sorte de "déconstruction" bien avant les chantres officiels de cette pratique fétichiste.
 

n°11758836
Mine anti-​personnel
Posté le 08-06-2007 à 01:11:11  profilanswer
 

Déconstruction me fait penser à cut-up; donc à tout hasard: Burroughs ?

n°11758885
Lampedusa
Posté le 08-06-2007 à 01:24:38  profilanswer
 

Mine anti-personnel a écrit :

Déconstruction me fait penser à cut-up; donc à tout hasard: Burroughs ?


Non pas du tout.
Très Européen, mais lui-même originaire de la périphérie. Très exilé.


Message édité par Lampedusa le 08-06-2007 à 01:25:06
n°11766044
angoulafre
Posté le 08-06-2007 à 20:33:16  profilanswer
 

Je dirais Gombrowicz, ça semble coller avec la description

n°11766414
Lampedusa
Posté le 08-06-2007 à 21:10:27  profilanswer
 

angoulafre a écrit :

Je dirais Gombrowicz, ça semble coller avec la description


C'est Gombrowicz, bravo.
Il reste à trouver le titre du livre...

n°11766891
angoulafre
Posté le 08-06-2007 à 21:52:35  profilanswer
 

Trans-atlantique  [:autobot]

n°11772864
Lampedusa
Posté le 09-06-2007 à 20:28:17  profilanswer
 

angoulafre a écrit :

Trans-atlantique  [:autobot]


Non. C'était trop évident ça...

mood
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