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Auteur Sujet :

Yasser Arafat, sa mort officielle et ses conséquences

n°4187689
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 18:52:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

FonkyMax a écrit :

Y'a une variable que tu n'as pas pris en compte. Ca fait 4 ans que la seconde intifada a débuté, avec tous les ravages que Tsahal a fait dans les territoires, tu voudrais que la population sois calmen, sereine, posée ? Et c'est exactement la même chose du côté israëlien. Il y a 33% des israëliens qui désirent une déportation des arabes israeliens. Ce n'est que conjoncturel.


 
 
Je voudrais avoir senti, ne serait-ce qu'UNE SEULE FOIS, au cours de ces 14 dernières années, que la population palestinienne aspirait autant à la paix que la population israélienne. Or ça n'a JAMAIS été le cas. On n'a jamais vu de manif pour la paix dans les territoires. Une manif dans les territoires, c'est rythmé inévitablement par les kalach.  
 
A chaque opération de Tsahal, il y a eu des pacifistes israéliens pour soutenir les palestiniens. Combien de pacifistes palestiniens sont venus soutenir les israéliens lors d'attentats suicides ?


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mood
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Posté le 14-11-2004 à 18:52:57  profilanswer
 

n°4187695
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 18:53:53  profilanswer
 

Paul Benjamin a écrit :

Attends, rappelle-moi... Rabin, le gars qui s'est fait assassiner par un israélien ? ([:albator])
 
Mais alors, c'est un israélien qui a empêché la paix !  [:totoz]


 
En quoi ça remet en cause le fait que Rabin ait négocié ?  :heink:


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n°4187698
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 18:54:15  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

C'est ça ouais [:dawa] Ces 10 dernières années, Israël a pas négocié  [:krytine]  
 
Maintenant, si on considère qu'il n'y a nul besoin de négocier, ça va être vite réglé [:itm]


 
imposer quelque chose en étant en position de force par rapport à celui ci n'est pas de la négociation
 
je te rappel que pour négocier il faut traiter d'égal à égal
 
 

mikestewart a écrit :

Il y a eu vote à l'ONU (les pays qui ont voté "oui" n'ont rien à faire dans la région mais bon). Et tout peuple a le droit à un Etat, juif ou palestinien.


 
 
vu le stade de la décolonisation à cette époque on peut douter de la représentativité des pays présents à l'onu

n°4187699
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 18:54:24  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Je voudrais avoir senti, ne serait-ce qu'UNE SEULE FOIS, au cours de ces 14 dernières années, que la population palestinienne aspirait autant à la paix que la population israélienne. Or ça n'a JAMAIS été le cas. On n'a jamais vu de manif pour la paix dans les territoires. Une manif dans les territoires, c'est rythmé inévitablement par les kalach.  
 
A chaque opération de Tsahal, il y a eu des pacifistes israéliens pour soutenir les palestiniens. Combien de pacifistes palestiniens sont venus soutenir les israéliens lors d'attentats suicides ?


 
si la population israelienne asipirait à la paix,pourquoi tant de colonies en 15 ans alors pourquoi?
 
paix de dupe oui.


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187715
Agent_Muld​er
La vérité est ailleurs
Posté le 14-11-2004 à 18:56:18  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

En quoi ça remet en cause le fait que Rabin ait négocié ?  :heink:


Pourquoi personne n'a continué sur la lancée de Rabin apres sa mort ?


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La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous.
n°4187716
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 18:56:21  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

tant fait pas votre sort sera réglé un jour ou l'autre,qi séme le vent récolte la tempéte,toujours....


 
[:totoz]
 
Des promesses, des promesse :o Ca fait 56 ans que nos voisins nous promettent la mort et la destruction d'israël, alors tes menaces hein  [:krytine]


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n°4187721
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 18:56:48  profilanswer
 

Marc a écrit :

Ca met en colère beaucoup de monde ou peu de monde qui sait se faire remarquer ? :whistle:


 
 
on verra lors des résultats des elections du 9 janvier :)
 
 

Dworkin a écrit :

Je voudrais avoir senti, ne serait-ce qu'UNE SEULE FOIS, au cours de ces 14 dernières années, que la population palestinienne aspirait autant à la paix que la population israélienne. Or ça n'a JAMAIS été le cas. On n'a jamais vu de manif pour la paix dans les territoires. Une manif dans les territoires, c'est rythmé inévitablement par les kalach.  
 
A chaque opération de Tsahal, il y a eu des pacifistes israéliens pour soutenir les palestiniens. Combien de pacifistes palestiniens sont venus soutenir les israéliens lors d'attentats suicides ?


 
 
c'est vrai que l'impact du conflit sur les 2 populations est comparable  :sarcastic:

n°4187723
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 18:56:53  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

[:totoz]
 
Des promesses, des promesse :o Ca fait 56 ans que nos voisins nous promettent la mort et la destruction d'israël, alors tes menaces hein  [:krytine]


 
démographie héhé :sol:


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187730
Profil sup​primé
Posté le 14-11-2004 à 18:58:07  answer
 

FonkyMax a écrit :

Il est préférable maintenant de se concentrer sur le reglement politique du conflit qui concerne la cisjordanie et la bande de gaza. C'est stérile (a part pour un débat historique) de regarder si loin.


 
Si l'on se concentre sur les prochaines évènements politiques, je crains que le discours de Dworkin n'ait le vent en poupe. Il se trouvera toujours un bon prétexte à sortir de son chapeau histoire de refuser concessions, négociations ou même dialogue, que ce soit envers Barghouti (pour son passé... le nouveau gvt palestinien aurait intérêt à lui donner un statut d'officiel), Quoreï (pour sa potentielle impuissance en cas de non-plébiscite), voire n'importe quel élu palestinien (élu par la rue, donc par 74% de terroristes :D).
 
(Ou alors, il faudra attendre la venue d'un guignol qui ait une légitimité aux yeux des Palestiniens et une même légitimité aux yeux du Gvt. Isr... mais comment serait-ce concevable, surtout si le pouvoir palestinien s'efforce d'être à l'écoute des 74% de la rue ? :D)
Ouille.
 
Tous ces chiffres qui font braire les ânes... alors que leur variation au fil des jours et des années est autrement plus instructive (comme disait FonkyMax, l'hostilité apparaît conjoncturelle, à chaque Négociation, à chaque Evacuation, à chaque Bouclage...)

n°4187732
mikestewar​t
Air Roll Spinnin'
Posté le 14-11-2004 à 18:58:16  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

si la population israelienne asipirait à la paix,pourquoi tant de colonies en 15 ans alors pourquoi?
 
paix de dupe oui.


 
On connait l'objectif des colonies, et avec le mur c'est très clair. Les négociations Israël s'en fout. La paix ça va être : "ok on arrête l'occupation, mais on annexe les colonies entourées par notre mur". Et le palestinien qui réponds : "oui mais il reste rien pour nous alors...".


Message édité par mikestewart le 14-11-2004 à 18:59:02
mood
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Posté le 14-11-2004 à 18:58:16  profilanswer
 

n°4187752
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:00:11  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

imposer quelque chose en étant en position de force par rapport à celui ci n'est pas de la négociation
 
je te rappel que pour négocier il faut traiter d'égal à égal
 
 
 
 
 
vu le stade de la décolonisation à cette époque on peut douter de la représentativité des pays présents à l'onu


 
Je te signale que Shamir (un dur du likoud), en allant s'asseoir devant des représentants de l'OLP à Madrid en 90, s'est mis de facto d'égal à égal avec l'OLP, abandonnant le principe de base de tout pays de ne pas négocier avec le terrorisme. Je parle même pas de rabin par la suite ...
 
Soyons clairs : si vous considérez qu'Israël n'a pas négocié ces 14 dernières années, alors mettez vous dans le crâne qu'il n'y aura jamais de solution politique à ce conflit. Si vous remettez en cause la démarche de Rabin, il n'y a AUCUNE solution à l'horizon


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n°4187755
show
Posté le 14-11-2004 à 19:00:23  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

toi oui peut étre car tu ne sembles pas connaitre grand chose à ce sujet!
 
A la base israel n'est pas,c'est qu'une terre appelé palestine avec des arabes chretiens et musulmans et des juifs,seulement une faction a piqué les 3/4 de cette terre et la plus fertile.Qui est en tort dans l'histoire?


pfff ca c'est la vision d'un gosse de ce2
quand on evoque le conflit israelo palestinien on ne peut pas passer à côté des tristes faits ayant marqués le peuple juif... des faits qui ont rendu necessaire la creation de l'etat d'israel
 
le partage du territoire entre juifs et arabes peut etre remis en question mais a la base, rien ne permet d'accabler les juifs
 
ca m'ecoeure que des gens puissent être nazes au point de ne pas admettre qu'un peuple a le droit d'avoir un territoire
 
heureusement que les gens du proche orient sont moins debiles que certains de ceux qui interviennent sur ce forum; c'est en se montrant comprehensifs et intelligents que les juifs et les arabes finiront par s'entendre
 
ca enerve d'entendre des pauvres mecs bien planqués derriere le pc deballer leurs messages de haine; ils jouent aux revolutionnaires qu'ils auraient rêvés d'être et pendant ce temps des bombes eclatent... mais ca ils s'en fichent

n°4187761
Profil sup​primé
Posté le 14-11-2004 à 19:01:10  answer
 

Dworkin a écrit :


Combien de pacifistes palestiniens sont venus soutenir les israéliens lors d'attentats suicides ?


Comment 'les soutenir' ? en aidant à ramasser les restes de macchabées ? [:wam]

n°4187762
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:01:17  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

si la population israelienne asipirait à la paix,pourquoi tant de colonies en 15 ans alors pourquoi?
 
paix de dupe oui.


 
si la population palestinienne asipirait à la paix,pourquoi tant d'attentats et de coups fourrés en 15 ans ? pourquoi n'avoir jamais manifesté cette aspiration à la paix ?
 
paix de dupe oui.


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n°4187772
FonkyMax
Comme ciii, Comme çaa
Posté le 14-11-2004 à 19:02:02  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Je voudrais avoir senti, ne serait-ce qu'UNE SEULE FOIS, au cours de ces 14 dernières années, que la population palestinienne aspirait autant à la paix que la population israélienne. Or ça n'a JAMAIS été le cas. On n'a jamais vu de manif pour la paix dans les territoires. Une manif dans les territoires, c'est rythmé inévitablement par les kalach.  
 
A chaque opération de Tsahal, il y a eu des pacifistes israéliens pour soutenir les palestiniens. Combien de pacifistes palestiniens sont venus soutenir les israéliens lors d'attentats suicides ?


 
Cela ne concerne que ta propre personne. A part si tu es un dieu omniscient :whistle:  
 
Bref, je connais la rengaine, les israëliens sont dignes et les palestiniens ne sont que des vieilles brutes incompatible avec le mot paix, en plus ces barbares se baladent avec des armes. Nan vraiment pas moyen de faire la paix avec eux.  
Quand je viens ici discuter, j'éspère autre chose qu'une ambiance café du commerce.


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Tout cela ne vaut pas le poison qui découle, de tes yeux, de tes yeux verts, lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...  
n°4187774
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 19:02:15  profilanswer
 

show a écrit :

pfff ca c'est la vision d'un gosse de ce2
quand on evoque le conflit israelo palestinien on ne peut pas passer à côté des tristes faits ayant marqués le peuple juif... des faits qui ont rendu necessaire la creation de l'etat d'israel
 
le partage du territoire entre juifs et arabes peut etre remis en question mais a la base, rien ne permet d'accabler les juifs
 
ca m'ecoeure que des gens puissent être nazes au point de ne pas admettre qu'un peuple a le droit d'avoir un territoire
 
heureusement que les gens du proche orient sont moins debiles que certains de ceux qui interviennent sur ce forum; c'est en se montrant comprehensifs et intelligents que les juifs et les arabes finiront par s'entendre
 
ca enerve d'entendre des pauvres mecs bien planqués derriere le pc deballer leurs messages de haine; ils jouent aux revolutionnaires qu'ils auraient rêvés d'être et pendant ce temps des bombes eclatent... mais ca ils s'en fichent


 
ok j'ai pas de maison je suis SDF,demain je viens chez toi car j'ai le droit à une terre,si tu as 3 piéces j'en prends deux car tu comprendras que j'ai beaucoup souffert et pas toi...


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187776
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:02:30  profilanswer
 

agent_mulder a écrit :

Pourquoi personne n'a continué sur la lancée de Rabin apres sa mort ?


 
Parce que les attentats ont refroidi la population israélienne. Barak a voulu continuer, et même aller plus loin que rabin en proposant Jérusalem est comme capitale, mais l'intifada 2.0 a définitivement radicalisé la population israélienne.


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n°4187786
mikestewar​t
Air Roll Spinnin'
Posté le 14-11-2004 à 19:03:38  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

si la population palestinienne asipirait à la paix,pourquoi tant d'attentats et de coups fourrés en 15 ans ? pourquoi n'avoir jamais manifesté cette aspiration à la paix ?
 
paix de dupe oui.


 
Relis les sondages au lieu de te barricader dans ta pensée.

n°4187787
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 19:03:48  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

si la population palestinienne asipirait à la paix,pourquoi tant d'attentats et de coups fourrés en 15 ans ? pourquoi n'avoir jamais manifesté cette aspiration à la paix ?
 
paix de dupe oui.


 
avant la 2éme intifada ,il y a eu aucun attenttat en deux ans,ça n'a pas empéché israel de voler encore des terres,allez tu nous fais rire pauv israelien,rentres chez toi et profites bien du jour présent,car demain est un autre jour.


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187788
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 19:04:02  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Je te signale que Shamir (un dur du likoud), en allant s'asseoir devant des représentants de l'OLP à Madrid en 90, s'est mis de facto d'égal à égal avec l'OLP, abandonnant le principe de base de tout pays de ne pas négocier avec le terrorisme. Je parle même pas de rabin par la suite ...
 
Soyons clairs : si vous considérez qu'Israël n'a pas négocié ces 14 dernières années, alors mettez vous dans le crâne qu'il n'y aura jamais de solution politique à ce conflit. Si vous remettez en cause la démarche de Rabin, il n'y a AUCUNE solution à l'horizon


 
et peux tu me rappeler pourquoi il s'est mis à négocier avec l'olp:
 
parce que les manifestations pacifiques palestiniennes ont eu un impact?
parce qu'il voulait l'arret de l'occupation?
parce qu'il voulait instaurer la justice dans cette partie du monde?
 
 
ou simplement parce que bush père a fait un chantage à 10 milliards de dollars?
 
la réponse est très simple je t'assure
 

n°4187789
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:04:12  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :


 
 
 
 
 
c'est vrai que l'impact du conflit sur les 2 populations est comparable  :sarcastic:


 
Que sais-tu de l'impact du conflit sur les israéliens ?


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n°4187795
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 19:05:19  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Parce que les attentats ont refroidi la population israélienne. Barak a voulu continuer, et même aller plus loin que rabin en proposant Jérusalem est comme capitale, mais l'intifada 2.0 a définitivement radicalisé la population israélienne.


 
mais oui la légende des "conscessions généreuses" de barak ont la vie dure

n°4187798
mikestewar​t
Air Roll Spinnin'
Posté le 14-11-2004 à 19:05:38  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Que sais-tu de l'impact du conflit sur les israéliens ?


 
C'est certainement pas comparable...

n°4187814
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:07:07  profilanswer
 

mikestewart a écrit :

On connait l'objectif des colonies, et avec le mur c'est très clair. Les négociations Israël s'en fout. La paix ça va être : "ok on arrête l'occupation, mais on annexe les colonies entourées par notre mur". Et le palestinien qui réponds : "oui mais il reste rien pour nous alors...".


 
Si la paix avait été signée en 2000, y'aurait jamais eu de mur ... Un calme absolu aurait alors donné toute légitimité à Barak pour dégager les colonies. Les israéliens s'en foutaient comme d'une guigne des colonies. La plupart affirmait que si il fallait ça pour la paix, alors ils iraient déloger les colons par la peau du cul.


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n°4187815
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 19:07:07  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Que sais-tu de l'impact du conflit sur les israéliens ?


 
je ne le connais pas parfaitement c'est vrai
 
mais par contre je connais l'impact sur la société palestinienne.
 
 
ose me dire que depuis l'an 2000 tu préfererais vivre au sein des palestiniens qu'au sein des israeliens (en dehors de toute considération politique)

n°4187816
FonkyMax
Comme ciii, Comme çaa
Posté le 14-11-2004 à 19:07:13  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Parce que les attentats ont refroidi la population israélienne. Barak a voulu continuer, et même aller plus loin que rabin en proposant Jérusalem est comme capitale, mais l'intifada 2.0 a définitivement radicalisé la population israélienne.


 
Les colonies sont aux palestiniens ce que sont les attentats aux civils israëliens. A une différence près, les colonies sont stables et se développent de façon exponentielle, et leur impact sur la population palestienienne est largement sous-estimé. Si on ne comprend pas ça, on peut encore rester dix ans a dire "c'est eux les mechants" "c'est eux qui ont commencé".


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Tout cela ne vaut pas le poison qui découle, de tes yeux, de tes yeux verts, lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...  
n°4187820
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:07:45  profilanswer
 

Paul Benjamin a écrit :

Comment 'les soutenir' ? en aidant à ramasser les restes de macchabées ? [:wam]


 
Comment les pacifistes israéliens soutiennent les palestiniens après une opération de tsahal ?


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n°4187824
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 19:08:18  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Si la paix avait été signée en 2000, y'aurait jamais eu de mur ... Un calme absolu aurait alors donné toute légitimité à Barak pour dégager les colonies. Les israéliens s'en foutaient comme d'une guigne des colonies. La plupart affirmait que si il fallait ça pour la paix, alors ils iraient déloger les colons par la peau du cul.


 
tu parles du camp david qui était innacceptable ou de taba dont barak a arreté les négociations à cause des élections toutes proches?

n°4187830
mikestewar​t
Air Roll Spinnin'
Posté le 14-11-2004 à 19:09:05  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Si la paix avait été signée en 2000, y'aurait jamais eu de mur ... Un calme absolu aurait alors donné toute légitimité à Barak pour dégager les colonies. Les israéliens s'en foutaient comme d'une guigne des colonies. La plupart affirmait que si il fallait ça pour la paix, alors ils iraient déloger les colons par la peau du cul.


 
Tu parles de Camp David ou de Taba ? Parce que Camp David dans la série j'annexe un maximum de colonies et je vous laisse une mini-Palestine coupée en 4 c'est fantastique.

n°4187837
FonkyMax
Comme ciii, Comme çaa
Posté le 14-11-2004 à 19:10:02  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Si la paix avait été signée en 2000, y'aurait jamais eu de mur ... Un calme absolu aurait alors donné toute légitimité à Barak pour dégager les colonies. Les israéliens s'en foutaient comme d'une guigne des colonies. La plupart affirmait que si il fallait ça pour la paix, alors ils iraient déloger les colons par la peau du cul.


 
Camp David n'était pas un bon accord, et Taba était un accord mort-né.


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Tout cela ne vaut pas le poison qui découle, de tes yeux, de tes yeux verts, lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...  
n°4187843
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 19:10:34  profilanswer
 

mikestewart a écrit :

Tu parles de Camp David ou de Taba ? Parce que Camp David dans la série j'annexe un maximum de colonies et je vous laisse une mini-Palestine coupée en 4 c'est fantastique.


 
ouais en plus ils donnaient 3% du desert du neguev ,sont franchement cool ces israeliens non?


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187848
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:11:38  profilanswer
 

FonkyMax a écrit :

Cela ne concerne que ta propre personne. A part si tu es un dieu omniscient :whistle:  
 
Bref, je connais la rengaine, les israëliens sont dignes et les palestiniens ne sont que des vieilles brutes incompatible avec le mot paix, en plus ces barbares se baladent avec des armes. Nan vraiment pas moyen de faire la paix avec eux.  
Quand je viens ici discuter, j'éspère autre chose qu'une ambiance café du commerce.


 
Il n'est pas nécessaire d'être omniscient pour constater que les places de Tel Aviv résonnaient régulièrement de chansons pacifistes, et que rien de tel ne s'est jamais produit dans les territoires.
 
Libre à toi après de considérer que ces faits, car ce sont des faits, je n'y peux rien, ne sont que des fantasmes.  
 
Cite moi le nom d'une organisation pacifiste strictement palestinienne.  
 
Goush Shalom ? Créé par Uri Avnery, un israélien
Shalom Arshav ? Idem
B'tselem ? Itou
Machsom Watch ? pareil
 
Je n'y peux rien hein [:spamafote] C'est pas de ma faute si la chanson de la paix (shir lashalom) n'a jamais eu d'écho dans les territoires ...


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n°4187849
vrossi1
Posté le 14-11-2004 à 19:11:46  profilanswer
 

Citation :

Ce qui s'est vraiment passé à Camp David et à Taba
 
Comment la paix a été perdue
 
Les Palestiniens ont-ils vraiment repoussé, à Camp David, des propositions israéliennes qui pouvaient conduire à un accord de paix ? Pourquoi les pourparlers de Taba en janvier dernier ont-ils été interrompus malgré des progrès inespérés ? Sur Jérusalem, les frontières, les réfugiés, les colonies, des compromis sont-ils encore possibles alors que les partisans de la paix sont de moins en moins nombreux, en Israël comme en Palestine. Enquête de René Backmann.
 
 
 
Pourquoi les deux dernières négociations entre Israéliens et Palestiniens ­ le sommet de Camp David en juillet 2000 et les pourparlers de Taba, en janvier dernier ­ ont-elles échoué, livrant la région à une guerre qui ne dit pas son nom et qui a déjà fait près de 700 morts, dont 540 Palestiniens et 128 Israéliens ?
 
Dix mois après l'explosion de la « deuxième Intifada », le brouillard de polémiques et de propagande qui enveloppait ces deux négociations commence à se dissiper. Face à la dégradation de la situation sur le terrain, des négociateurs, désespérés de voir leurs efforts voler en éclats, sont sortis de leur silence. Plusieurs sont en train de rédiger des livres qui devraient paraître avant la fin de l'année. Quelques-uns ont confié leurs témoignages ­ parfois en réclamant la protection de l'anonymat ­ au « Nouvel Observateur ». L'ancien ministre des Affaires étrangères israélien, Shlomo Ben Ami, et le président du Conseil législatif palestinien, Ahmed Qorei (Abou Ala), ont livré le mois dernier leurs versions des faits au magazine israélien « Jerusalem Report ». Le conseiller spécial de Bill Clinton pour les affaires arabo-israéliennes, Robert Malley, qui appartenait à la délégation américaine à Camp David, vient de signer avec Hussein Agha, chercheur à l'Institut d'Etudes palestiniennes à Londres, un long article dans la « New York Review of Books » où il analyse, sous le titre « La tragédie des erreurs », l'échec du sommet américano-israélo-palestinien. Quelques documents ­ notes de travail, schémas, cartes ­ sont désormais accessibles.
 
Il est possible, enfin, de faire le tri entre le déroulement des négociations, tel qu'il peut être reconstitué aujourd'hui, et l'écho qui en a été livré par la presse ou les appareils de propagande des deux camps.
 
Sur l'interruption sans accord des pourparlers de Taba, le 27 janvier 2001, après six jours de négociations intenses, les versions des deux parties concordent : malgré des progrès très substantiels et un bon climat de travail, c'est Shlomo Ben Ami, ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation israélienne, qui a mis un terme aux discussions à la demande expresse d'Ehoud Barak.
 
A dix jours des élections, le Premier ministre estimait ne plus disposer de la légitimité indispensable, à la Knesset et dans l'opinion publique, pour signer même un simple compte rendu des discussions. « La décision, selon un négociateur israélien, n'a pas été facile à prendre. Les Palestiniens, qui avaient déjà obtenu beaucoup, étaient prêts à des pourparlers non-stop pour arriver à un accord avant les élections du 6 février. Au sein de notre délégation, le ministre de la Justice, Yossi Beilin, et le ministre du Tourisme, l'ancien général Amnon Lipkin-Shahak, plaidaient aussi pour la poursuite des discussions. Mais la pression de l'état-major sur Barak a été décisive. Les militaires estimaient que les concessions obtenues par les Palestiniens étaient politiquement invendables à l'opinion publique et, surtout, dangereuses pour la sécurité d'Israël car elles semblaient légitimer l'Intifada. Et Barak, une fois de plus, a écouté les militaires. »
 
Six mois plus tôt, après l'échec du sommet de Camp David, les deux délégations s'étaient déjà séparées sans signer le moindre texte commun. Avec des moyens et des résultats inégaux, chaque partie s'était efforcée de rejeter sur l'autre la responsabilité de la rupture. Une fois de plus, expliquaient ­ avec un réel succès diplomatique et médiatique ­ Israéliens et Américains, Arafat a été incapable, au dernier moment, de faire le « saut de la paix » et de se conduire en homme d'Etat en répondant aux propositions inespérées de Barak par un « oui » historique. Visiblement furieux de voir son mandat s'achever sur le fiasco de Camp David, Bill Clinton, violant un engagement pris à la Maison-Blanche devant plusieurs témoins, a cautionné cette thèse en désignant Arafat comme unique responsable de l'échec. A ces accusations, Yasser Arafat et son entourage répondaient en dénonçant l'attitude de Barak, venu, selon eux, à Camp David avec l'intention d'imposer aux Palestiniens « une paix à 100% israélienne, à prendre ou à laisser ». En réalité, expliquaient-ils, Barak n'a fait aucune proposition nouvelle à Camp David. Dans ces conditions, nous n'avions pas d'autre choix que de refuser ce que nous avions déjà jugé inacceptable.
 
« Certaines propositions israéliennes qui étaient présentées par la presse comme des concessions historiques ­ par exemple sur le partage de Jérusalem-Est ­ étaient intéressantes, parfois même audacieuses, se souvient Abou Ala, qui accompagnait Yasser Arafat à Camp David. Le problème, c'est qu'elles n'ont jamais été avancées lors de nos réunions de travail. Au contraire, nous avons vu surgir des propositions, notamment sur les frontières et le contrôle de l'esplanade des Mosquées, en net recul par rapport à nos rencontres précédentes. Les concessions historiques, les décisions douloureuses, c'était à nous et à nous seuls qu'elles étaient réclamées. Ce n'est pas ainsi qu'on négocie. »
 
Sur le déroulement du sommet et les causes de son échec, il était d'autant plus difficile de se faire une idée précise qu'il n'existait aucune synthèse officielle des travaux résumant les positions des uns et des autres. Les membres de la délégation israélienne avaient reçu de Barak la consigne de ne pas rédiger de compte rendu des discussions, « pour éviter, explique l'un d'eux, que des fuites puissent être utilisées par le camp d'en face ». Un premier témoignage avait cependant été rendu public, quelques jours après le retour au Proche-Orient des négociateurs, par le journaliste Akram Haniyye. Membre de la délégation palestinienne et directeur du quotidien de Ramallah « Al Ayyam », Haniyye avait publié dans son journal, en sept épisodes, un récit très détaillé fondé sur les notes prises lors des sessions de travail. Jugée ­ en privé ­ « assez complète » par un négociateur israélien, sa version était accablante pour Barak et sa délégation, accusés de s'être comportés avec une telle arrogance que l'échec était inévitable. Sur aucun des dossiers en négociation ­ les réfugiés, les frontières, la terre, la sécurité, Jérusalem ­, les Israéliens n'avaient fait de véritable proposition, expliquait le journaliste palestinien. Rédigé par un témoin engagé, réputé proche de Yasser Arafat, le récit d'Akram Haniyye, qui restait silencieux, par exemple, sur les désaccords au sein de sa propre délégation, admis par d'autres négociateurs palestiniens, n'était sans doute pas d'une parfaite impartialité. Mais l'explication qu'il livrait de l'échec de Camp David, imputable avant tout à l'attitude de la délégation israélienne, ne relevait pas du simple militantisme. C'est ce que confirment aujourd'hui les informations recueillies par « le Nouvel Observateur » ainsi que les témoignages de Shlomo Ben Ami, Abou Ala, et Robert Malley. Ce dernier rapporte même que le comportement de Barak provoqua un jour un violent accrochage avec Bill Clinton qui jugeait les propositions du Premier ministre israélien « invendables, pas sérieuses ».
 
« Barak a réussi à convaincre les faiseurs d'opinion en Israël et à Washington qu'Arafat avait détruit le processus de paix en rejetant les offres généreuses d'Israël, écrivait il y a deux semaines l'un des éditorialistes de "Haaretz". C'est seulement maintenant qu'une autre version émerge selon laquelle Israël n'a fait aucune concession et s'est borné à tenter de contraindre Arafat ­ avec l'aide de Clinton ­ à un humiliant traité de capitulation. »
 
Quelle était, à la lumière des révélations récentes et des confidences des participants, la véritable nature des propositions israéliennes à Camp David et des réponses palestiniennes ?
 
Territoire et frontières. Partant du principe que 80% des 200 000 colons juifs installés en Cisjordanie devaient rester sous souveraineté israélienne, Barak a d'abord proposé d'annexer trois « blocs » de colonies représentant environ 10,5% de la Cisjordanie et de louer avec un bail de cent ans une bande représentant 8,5 à 12% du territoire, le long du Jourdain et de la mer Morte (voir carte), pour y maintenir des bases et des stations d'alerte avancées. Ensuite, il a proposé de réduire la superficie de l'étendue annexée à 9%, tout en maintenant bases et stations d'alerte, mais en offrant, en échange, aux Palestiniens 1% de terres au sud de Gaza. « Un arpent de sable contre 9% de terres cultivables, contenant des réserves d'eau : lorsque j'ai vu la carte de Barak, je me suis carrément mis en colère, se souvient Abou Ala.
 
Ben Ami m'a alors demandé si j'avais une autre carte à lui proposer et j'ai répondu que la carte des frontières de 1967 me semblait très bien. Les Israéliens semblaient avoir oublié qu'en acceptant de créer notre Etat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ce qui représente 22% de la Palestine mandataire, nous avions fait à Oslo une concession historique. Ils ne nous donnaient pas une terre, ils nous la rendaient. Nous n'étions pas hostiles à des annexions ­ limitées ­ pour résoudre la questions des colonies, mais dans le cadre d'échanges territoriaux sur une base d'égalité en superficie et en valeur : 1% pour 1%. Nous proposions par exemple d'échanger un corridor, assurant la continuité territoriale de l'Etat de Palestine entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, contre une enclave israélienne en Cisjordanie. » Les Palestiniens reprochaient aussi aux Israéliens de leur restituer une Cisjordanie pratiquement coupée en trois par les annexions et morcelée par les routes qui reliaient les blocs de colonies, ce qui rendait impossible la création d'un Etat viable. D'autant que les frontières du futur Etat et tous ses points d'accès demeuraient sous contrôle israélien.
 
Jérusalem-Est. Israël proposait aux Palestiniens d'établir leur souveraineté sur plusieurs faubourgs, à l'extérieur des limites municipales et de disposer d'un « contrôle administratif » ou d'une « autonomie fonctionnelle » sur quelques quartiers du centre, notamment sur les secteurs arabe et chrétien de la Vieille Ville. En échange, ils exigeaient le maintien de leur souveraineté sur les quartiers juifs de Jérusalem-Est (un tiers de la superficie de la ville), que les Palestiniens considèrent comme des colonies et où vivent 200 000 Israéliens. Ils entendaient aussi exercer seuls la souveraineté sur le mont du Temple/esplanade des Mosquées, où ils proposaient de construire une synagogue, mais ils offraient aux Palestiniens un « carré de souveraineté » dans la Vieille Ville et un accès aux lieux saints musulmans. « J'ai lu dans la presse que nous avions proposé en vain aux Palestiniens la souveraineté sur tous les quartiers arabes de Jérusalem-Est. C'est faux, affirme un négociateur israélien. Nous n'avons jamais reçu le mandat de faire une telle offre. » Aux yeux des Palestiniens, Jérusalem-Est, partie intégrante de la Cisjordanie occupée, devait passer sous leur souveraineté et devenir la capitale de leur Etat. L'« annexion » des colonies juives de la périphérie ­ Maale Adoumim, Givat Zeev, Ramot Allon, Gilo ­ à Jérusalem-Ouest était négociable, à condition que leur superficie soit réduite et qu'elles ne constituent pas un obstacle à la « continuité territoriale » des quartiers arabes. Mais pour Arafat et les siens, la souveraineté palestinienne sur l'esplanade des Mosquées, « lieu saint pour tous les musulmans de la planète », n'était pas négociable. Les propositions de « tutelle souveraine » pour les Israéliens et de « souveraineté restante » pour les Palestiniens ou de « souveraineté stratifiée » avancées par les négociateurs américains ou israéliens furent également rejetées.
 
Les réfugiés. Ce fut, à Camp David, la négociation la plus décevante. La délégation de Yasser Arafat souhaitait obtenir d'Israël la reconnaissance de sa responsabilité historique dans l'expulsion et l'exil de centaines de milliers de Palestiniens. En échange, elle se déclarait prête à admettre que « les intérêts démographiques et sécuritaires d'Israël devaient être garantis », c'est-à-dire à négocier les modalités d'application du « droit au retour » qu'elle réclamait pour les réfugiés. Elle proposait de leur offrir quatre options :
 
    1) réinstallation dans le futur Etat de Palestine ;
 
    2) réinstallation dans un pays tiers ;
 
    3) normalisation de leur statut dans le pays qui les accueillait ;
 
    4) retour d'un nombre très limité de réfugiés en Israël, selon des critères à négocier entre les deux parties.  
 
La position israélienne tenait, sur cette question sensible, en quelques lignes. Il était question de trouver une « solution satisfaisante » et d'accepter « le retour, étalé sur dix ans, de quelques milliers de Palestiniens, en vertu du regroupement familial ». Mais certainement pas d'accepter le principe d'un « droit au retour » des Palestiniens ou d'admettre une responsabilité d'Israël dans leur expulsion. La délégation israélienne se bornait, dans son texte, à « exprimer ses regrets pour ce qui était arrivé aux Palestiniens du fait de la guerre israélo-arabe de 1948 ».
 
« Les discussions se passaient d'une manière très étrange, confie un membre de la délégation palestinienne. Ce n'était pas Barak mais Clinton qui nous présentait les propositions israéliennes. D'ailleurs, pendant les deux semaines qu'a duré le sommet, Barak n'a eu que deux véritables tête-à-tête avec Arafat. Sur le fond, les Israéliens ne cessaient de parler des concessions qu'ils nous proposaient alors que c'était à nous qu'ils en demandaient. » C'est aussi l'avis de Robert Malley et Hussein Agha, même s'ils reprochent aux Palestiniens, paralysés par la méfiance à l'égard de Barak, mais aussi de Clinton, de n'avoir pas présenté de véritables contre-propositions et d'avoir cherché à « minimiser les pertes au lieu de maximiser les gains ».
 
Malgré ce fiasco diplomatique, les conversations entre Israéliens et Palestiniens ne se sont pas interrompues après Camp David. « Au cours des deux mois qui ont suivi, nous avons eu au moins cinquante rencontres, raconte un négociateur israélien. Nous cherchions à trouver des terrains de compromis à partir des travaux de Camp David. Les Américains étaient tenus au courant au jour le jour. » Certaines rencontres avaient lieu dans une suite de l'hôtel King David, à Jérusalem, d'autres dans des lieux plus discrets. A la mi-septembre, les progrès semblaient assez substantiels, pour justifier un nouveau sommet Arafat-Barak. Le Premier ministre israélien décida d'inviter le président de l'Autorité palestinienne à dîner chez lui, à Kochav Yaïr, un village résidentiel où vivent de nombreux officiers supérieurs, au nord de Tel-Aviv. Le dîner eut lieu le 23 septembre. Ce soir-là, rapportent plusieurs convives, le climat était excellent. Pour une fois du même avis, Barak et Arafat semblaient penser qu'un accord était à portée de la main « d'ici à quelques semaines ». Arafat avait cependant insisté sur un point : il souhaitait que Barak interdise la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées, prévue pour le 28. Compte tenu de la tension qui régnait en Cisjordanie et à Gaza, cette visite serait vécue comme une provocation par beaucoup de Palestiniens, plaida-t-il. En vain. On connaît la suite : sept morts et plus de deux cents blessés palestiniens en quelques heures, l'explosion de l'« Intifada el-Aqsa », le retour du terrorisme, la mobilisation des chars et des hélicoptères de combat.
 
Les « avancées » de Taba. Pourtant, un peu moins de quatre mois plus tard, alors que l'Intifada et sa répression par l'armée israélienne avaient déjà fait près de quatre cents morts ­ dont 80% de Palestiniens ­, les négociateurs des deux camps se retrouvaient dans la station balnéaire égyptienne de Taba, près d'Eilat. Entre temps, le Premier ministre israélien avait annoncé sa démission, George Bush avait succédé à Clinton, et les sondages en vue de l'élection du 6 février donnaient Sharon largement vainqueur contre Barak.
 
Pour cette négociation de la dernière chance, les délégations avaient été réduites au strict minimum, les mandats des négociateurs étaient très clairs, et leurs relations personnelles avec les deux « patrons », Arafat et Barak, assez étroites pour leur permettre d'avancer sans appeler à chaque instant Gaza ou Jérusalem. Dirigée par Shlomo Ben Ami, la délégation israélienne comprenait l'ancien général Amnon Lipkin-Shahak, ministre du Tourisme, le ministre de la Justice, Yossi Beilin, le leader du Meretz, Yossi Sarid, et l'émissaire personnel du Premier ministre, Gilad Sher. La délégation palestinienne, qui était dirigée par Abou Ala, comprenait le ministre du Plan, Nabil Shaath, le ministre de l'Administration locale, Saeb Erakat, le ministre de la Culture, Yasser Abed Rabbo, le chef de la Sécurité préventive à Gaza, Mohammed Dahlan, et le ministre d'Etat Hassan Asfour. « Il n'y avait là, des deux côtés, que des gens engagés depuis longtemps dans la recherche de la paix, dit un négociateur palestinien. Nous nous connaissions tous. Nous nous sommes divisés en commissions, selon les dossiers à traiter, et mis au travail tout de suite. »
 
Les bases de la discussion reposaient en grande partie sur les « paramètres » proposés par Bill Clinton le 23 décembre et acceptés ­ avec des réserves ­ par les deux parties. « Cette fois, raconte Abou Ala, les Israéliens sont arrivés avec une carte sur laquelle on pouvait discuter. » Les Palestiniens aussi avaient apporté une carte. Un document historique, selon les négociateurs israéliens. « Pour la première fois, dit l'un d'eux, ils mettaient sur la table une carte montrant qu'ils acceptaient des annexions. » A partir des données proposées par Clinton ­ 94 à 96% de la Cisjordanie restitués aux Palestiniens ­, les experts des deux camps s'étaient mis au travail. Les Palestiniens voulaient réduire au strict minimum le nombre de villages de Cisjordanie inclus dans les « blocs de colonies » que les Israéliens entendaient annexer. Selon les cartes discutées à Camp David, plus de 70 000 villageois palestiniens étaient concernés. A lui seul, le bloc d'Ariel englobait 28 villages palestiniens. Les Israéliens, eux, voulaient qu'au moins 80% des colons restent sous souveraineté israélienne. «
 
Nous avons réussi à concilier ces deux impératifs en substituant aux "blocs de colonies" un nouveau concept : les "grappes de colonies", beaucoup moins étendues, explique un négociateur israélien. En annexant 5% de la Cisjordanie, nous conservions 65% des colons et nous limitions le nombre de villageois concernés à 20 000. En affinant, nous pouvions même tomber au-dessous de 2 000. » « A Taba, constate un expert de la délégation palestinienne, les Israéliens ont accepté enfin de séparer les revendications territoriales des exigences de sécurité. C'est pourquoi ils ont renoncé aux blocs de colonies et à l'annexion-location de la vallée du Jourdain. De notre côté, nous acceptions l'implantation près de Ramallah et au sud de la Cisjordanie de deux "stations d'alerte avancées" ainsi que la présence en Cisjordanie d'une force américano-européenne. En échange des 5% annexés par Israël nous demandions un corridor routier entre Gaza et la Cisjordanie ainsi qu'une cinquantaine de kilomètres carrés de terres agricoles au sud de la Cisjordanie. C'était une négociation ardue mais productive. L'accord était à portée de la main. »
 
Sur le dossier de Jérusalem, les positions s'étaient rapprochées, à partir du principe de base énoncé par Clinton : les secteurs arabes aux Palestiniens, les secteurs juifs aux Israéliens. Au nord et l'est de la ville, les Israéliens avaient accepté de réduire la superficie des colonies qu'ils entendaient annexer, répondant enfin au souhait des Palestiniens de disposer d'un territoire viable et cohérent. Armés d'un jeu de cartes et de photos aériennes, les experts des deux camps avaient entrepris de définir les limites des quartiers intéressés et d'esquisser le tracé des routes et l'emplacement des échangeurs à construire. Mais sur la question de l'esplanade des Mosquées, la négociation avait peu progressé, malgré de nouvelles propositions, dont l'une prévoyait une « internationalisation » des Lieux saints.
 
Sur la question des réfugiés, enfin, des progrès semblaient également se dessiner. Les Israéliens, qui jugeaient « positif » le principe des quatre options proposées par les Palestiniens à Camp David, avaient accepté d'inscrire dans un accord la résolution 194, qui prévoit le droit au retour des réfugiés, à condition que ce droit réponde à des « raisons humanitaires » et soit accordé à un « nombre limité » de Palestiniens. « Il restait beaucoup à faire, c'est vrai, mais nous avions parcouru un chemin inespéré, constatait quelques semaines plus tard Abou Ala.
 
Cette fois, les Israéliens étaient réellement arrivés avec des propositions nouvelles, ce qui montrait au passage qu'à Camp David ils nous avaient menti en prétendant que leurs offres étaient à prendre ou à laisser parce qu'ils ne pouvaient politiquement pas aller plus loin. Si nous reprenons un jour les négociations à partir des résultats de Taba, vous verrez qu'il ne faudra pas longtemps pour arriver à un accord. »
 
Aujourd'hui encore, plus de six mois après ces pourparlers avortés, alors que les cessez-le-feu sans effet succèdent aux raids israéliens et aux attentats palestiniens dans un engrenage sanglant, c'est sur les conclusions de Taba que les Palestiniens entendent fonder une négociation. S'il y en a une un jour. Mais Sharon a d'autres idées. Négocier n'est pas à son programme. Accepter un Etat palestinien non plus. Selon ses stratèges, un assemblage de « bantoustans » étroitement surveillés sur 43% de la Cisjordanie et 70% de Gaza serait largement suffisant pour répondre aux aspirations d'Arafat et de son peuple...
RENE BACKMANN

n°4187856
mikestewar​t
Air Roll Spinnin'
Posté le 14-11-2004 à 19:13:15  profilanswer
 

Dworkin tenace dans sa thèse "Les Palestiniens ne veulent pas la paix"...

n°4187857
Profil sup​primé
Posté le 14-11-2004 à 19:13:21  answer
 

Dworkin a écrit :

Comment les pacifistes israéliens soutiennent les palestiniens après une opération de tsahal ?


 
En allant manifester en Palestine ? :whistle:

n°4187858
FonkyMax
Comme ciii, Comme çaa
Posté le 14-11-2004 à 19:13:27  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Il n'est pas nécessaire d'être omniscient pour constater que les places de Tel Aviv résonnaient régulièrement de chansons pacifistes, et que rien de tel ne s'est jamais produit dans les territoires.
 
Libre à toi après de considérer que ces faits, car ce sont des faits, je n'y peux rien, ne sont que des fantasmes.  
 
Cite moi le nom d'une organisation pacifiste strictement palestinienne.  
 
Goush Shalom ? Créé par Uri Avnery, un israélien
Shalom Arshav ? Idem
B'tselem ? Itou
Machsom Watch ? pareil
 
Je n'y peux rien hein [:spamafote] C'est pas de ma faute si la chanson de la paix (shir lashalom) n'a jamais eu d'écho dans les territoires ...


 
T'es en train de m'expliquer que les palestiniens n'ont jamais voulu la paix parce qu'ils ne chantent pas de chanson pacifiste ?
 
[:spamafote]


---------------
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle, de tes yeux, de tes yeux verts, lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...  
n°4187859
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:13:29  profilanswer
 

mikestewart a écrit :

Relis les sondages au lieu de te barricader dans ta pensée.


 
Ouaip je les ai relus et j'arrive à la même conclusion.
 
Et t'es pas moins barricadé que moi marcel ...


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°4187863
gogol1er
Posté le 14-11-2004 à 19:13:53  profilanswer
 

Dworkin a écrit :

Il n'est pas nécessaire d'être omniscient pour constater que les places de Tel Aviv résonnaient régulièrement de chansons pacifistes, et que rien de tel ne s'est jamais produit dans les territoires.
 
Libre à toi après de considérer que ces faits, car ce sont des faits, je n'y peux rien, ne sont que des fantasmes.  
 
Cite moi le nom d'une organisation pacifiste strictement palestinienne.  
 
Goush Shalom ? Créé par Uri Avnery, un israélien
Shalom Arshav ? Idem
B'tselem ? Itou
Machsom Watch ? pareil
 
Je n'y peux rien hein [:spamafote] C'est pas de ma faute si la chanson de la paix (shir lashalom) n'a jamais eu d'écho dans les territoires ...


 
forcemment c'est vous les agresseurs,tu crois que les resisr=tants français souhaitaient la paix avec les SS?


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"Mince est la frontière qui sépare le fou du sain d'esprit" Heyer.
n°4187868
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:14:42  profilanswer
 

gogol1er a écrit :

avant la 2éme intifada ,il y a eu aucun attenttat en deux ans

,
 
C'est faux.  
 

gogol1er a écrit :


allez tu nous fais rire pauv israelien,rentres chez toi et profites bien du jour présent,car demain est un autre jour.


 
Il est mignon  [:krytine]


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Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°4187871
Agent_Muld​er
La vérité est ailleurs
Posté le 14-11-2004 à 19:15:06  profilanswer
 

Je viens de deterrer des trucs :
ANNÉE 1994
25 février
 
Au moins 53 palestiniens ont péri dans un massacre à Hébron perpétré par un ou des colons juifs au Tombeau des patriaches
 
- dix autres ont péri dans l'explosion de violence consécutive à Hébron même, Naplouse et Jérusalem, tués par l'armée, la police ou des colons
 
- la thèse officielle israélienne fait état d'un seul tireur isolé, Baruch Goldstein, 35 ans, armé d'un fusil d'assaut capable de tirer 750 balles à la minute
 
- Goldstein se serait donner la mort après la tuerie
 
Apres ca on va accuser les attentats d'avoir fait foiré la paix de Rabin et Arafat :D


---------------
La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous.
n°4187875
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 14-11-2004 à 19:15:25  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

et peux tu me rappeler pourquoi il s'est mis à négocier avec l'olp:
 
parce que les manifestations pacifiques palestiniennes ont eu un impact?
parce qu'il voulait l'arret de l'occupation?
parce qu'il voulait instaurer la justice dans cette partie du monde?
 
 
ou simplement parce que bush père a fait un chantage à 10 milliards de dollars?
 
la réponse est très simple je t'assure


 
Oui et alors ???  :??: Ca change quoi ???? Il a entamé les négociations ou pas ?


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Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
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