stanzeflasche | mikestewart a écrit :
L'idéal serait de revenir comme au début des années 50, avant que les US et anglais placent Pahlavi au pouvoir. Evidemment, un dictateur aligné avec les US/Israël en arrangera certains, alors que c'est l'intérêt du peuple iranien qui devrait primer.
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Beaucoup d'inexactitudes et d'imprecisions dans ton narratif, comme souvent. D'une part, Pahlavi était roi dès 1941, il n'a pas eu besoin que les US et anglais le placent au pouvoir. C'est le contraire en fait, ils auraient bien voulu le déposer mais n'ont pas réussi.
Citation :
Mohammad Reza devient Chāhanchāh d'Iran le 16 septembre 1941. À 15h30, il quitte le Parlement et est acclamé par la foule, qui sent que quelque chose de terrible vient d'être évité. À 16h, à peine Foroughi et Mohammad Reza Chah ont quitté le Parlement que les troupes alliées investissent Téhéran ; il est trop tard pour elles : les Alliés ne prendront pas le risque de déposer le nouveau chah, au risque de s'aliéner la population[A 11]
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Il a toujours été proche des Américains, mais c'est lui qui tente de pousser Mossadegh à la démission, en promulguant un décret, comme il en avait le droit selon la Constitution de 1906. Cette initiative lui a été néanmoins soufflée par la CIA, c'est le fameux plan Ajax. Ce plan soit-disant machiavélique consistait simplement à demander au Shah de virer le premier ministre.
Citation :
Le plan de la CIA et du SIS, qui avaient pressenti le référendum, prend le nom de « plan AJAX » et consiste à faire renvoyer Mossadegh en utilisant pour cela une lettre (firman) du chah, qui utiliserait son pouvoir pour nommer à la place un autre homme, en l’occurrence le chef de l’opposition déclarée, le général Zahedi, choix approuvé par les Américains mais désapprouvé par les Britanniques[A 33
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Citation :
Le 15 août 1953, le Shah signe le décret par lequel il rejette Mossadegh en tant que Premier ministre et le remplace par Fazlollah Zahedi.
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Citation :
Dans le cadre de la Guerre Froide, on a souvent dit que les États-Unis avaient restauré le pouvoir absolu au chah dans le cadre de l’opération Ajax, ce qui est faux.
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Les US avaient tenté de négocier avec Mossadegh, mais celui-ci s'était révélé inflexible, et il menaçait de vendre son pétrole à l'URSS.
Citation :
Début 1953, Dwight D. Eisenhower, devenu président des États-Unis le 20 janvier 1953, se pose en nouveau médiateur sur le litige britannique : il offre à Mossadegh de faire reconnaître la nationalisation à l’AIOC, contre dédommagement de la compagnie britannique, et de renflouer ensuite les caisses de l’état iranien, qui en ont grandement besoin[61]. Mais Mossadegh exige un prêt à ses conditions et louvoie sur le reste. À Washington, des rumeurs naissent qu'il aurait décidé de se tourner vers l'Union soviétique pour vendre le pétrole
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Mossadegh refuse de démissionner, c'est donc lui qui est en rupture avec la loi, il fait même arrêter le porteur du message. C'est un putsch, et cela fait fuir le Shah à l'étranger dès le lendemain.
Citation :
Mais Mossadegh, qui reçoit la lettre en pleine nuit, refuse sa démission et fait arrêter le colonel Nematollah Nassiri, l'officier porteur du message[N 15
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Finalement ce sont les autorités religieuses qui décident de prendre parti pour le Shah, et celui-ci revient en vainqueur. Mossadegh est arrêté, et purgera une peine légère.
Citation :
Finalement, le grand ayatollah Boroudjerdi, autorité suprême du chiisme, ainsi que les ayatollahs Behbahani[N 16],[72] et Kachani, finissent par indiquer à leurs partisans de se rallier à Zahedi et au Chah. L’armée déserte en masse pour aller rejoindre les mêmes forces, en même temps que la situation échappe au gouvernement.
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Citation :
Mohammad Mossadegh est ainsi « condamné » à trois ans de prison[N 18] puis à l’assignation à résidence. Il ira ainsi vivre en exil sur ses terres de Ahmad Abad, où il résidera jusqu’à sa mort, le 7 mars 1967.
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Ces troubles renforcent le pouvoir du Shah, qui nommera lui-même le Premier Ministre, sans consultation parlementaire, à partir de 1954.
Citation :
Après la démission de Zahedi, Hossein Ala’ redevient Premier ministre. Il est le premier des Premiers ministres nommés par le roi sans la consultation parlementaire[N 21].
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C'est dans les années qui suivirent que le chah commence à déraper. Le Premier ministre qu'il a nommé crée le SAVAK, une police politique de sinistre mémoire, qui commence à constituer un état dans l'état.
Citation :
Sous sa direction, son organisation tourne très vite à la traque de tous les opposants, réels ou supposés, au régime. Une fois attrapés, les suspects sont souvent interrogés, voire torturés et victimes de mauvais traitements[76].
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Mais le Shah vire Teymiour Bakhtiar, chef du SAVAK, en 1961, et le remplace par Hassan Pakravan, beaucoup moins violent.
Citation :
Il est remplacé par Hassan Pakravan, figure beaucoup plus aimable qui, rompant avec l'image effrayante donnée par Bakhtiar, interdit toute torture et humiliation des détenus[88]
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En 1962, le nouveau Premier Ministre redistribue les terres agricoles.
Citation :
En janvier 1962, il demande à son ministre de l'Agriculture Hasan Arsanjani (en) de réviser la loi sur la réforme agraire de 1960, à la suite de quoi les propriétaires terriens ne pouvaient posséder qu'un seul village au maximum. Le reste de leurs terres sont rachetées par l'état, qui les revend ensuite à un prix nettement inférieur aux paysans sans terre. En outre, l'État reconnaît aux agriculteurs un prêt favorable pour leur permettre de former des coopératives agricoles[92].
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Puis c'est la révolution blanche.
Citation :
Ce programme de réforme globale, annoncé en 1962, n'étant possible que s'il était soutenu par la grande majorité de la population iranienne, les citoyens iraniens devraient voter lors d'un référendum s'ils soutenaient ou rejetaient les réformes du Chah. Il fut prévu pour janvier 1963. La révolution blanche concerne une série de mesures destinées à moderniser le pays, comme une grande réforme agraire, la constitution du corps de Sepah-e Danech (l'armée du savoir) pour alphabétiser les populations, la relève du suffrage universel, y compris pour les femmes, la mise en place d'un examen professionnel pour les aspirants théologiens islamiques (les mollahs) et ce en rupture avec les vieilles traditions religieuses.
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Citation :
En octobre 1962, une loi autorise n'importe qui (même une femme) à être élu(e) aux conseils départementaux, et même un non-musulman, qui peut prêter serment sur son livre saint, pas forcément le Coran.
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Citation :
Les six premiers points de la révolution blanche incluent[95] :
l'abolition du système féodal et la répartition des terres agricoles des grands propriétaires fonciers aux paysans ;
la nationalisation de toutes les forêts et les pâturages ;
la privatisation des entreprises industrielles de l'État pour financer le versement d'une indemnité aux propriétaires ;
le partage des bénéfices pour les travailleurs et les employés des entreprises ;
l'octroi du suffrage universel, même pour les femmes, qui y gagnent aussi l'éligibilité ;
la lutte contre l'analphabétisme en construisant un corps enseignant suppléant (Armée de la connaissance).
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Je trouve que ce programme est très à gauche, libéral, et ne ressemble en rien à celui d'un dictateur. D'ailleurs ce programme a été soumis à référendum et a été plébiscité massivement par le peuple. Malheureusement, les autorités religieuses (premier propriétaire foncier du pays) sont très en colère, et c'est là que l'ayatollah Khomeini commence à être entendu.
Dans l'ensemble, le Shah est populaire surtout parce qu'il a modernisé l'Iran.
Citation :
Depuis quelques années, Mohammad Reza Pahlavi s’est effectivement lancé dans une politique dite de big push, aussi impressionnante sinon plus que les miracles économiques allemand et japonais au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette politique vise à moderniser l’Iran en l’espace d’une seule génération grâce aux vastes revenus pétroliers. Par le biais de plans quinquennaux, il fait injecter des milliards de dollars dans une économie largement dépourvue d’infrastructures afin de générer des emplois productifs pour les millions de ruraux déracinés et illettrés qui s’entassent inexorablement dans les faubourgs des grandes villes, et à Téhéran tout particulièrement. Ainsi, en une quinzaine d’années, le revenu annuel par habitant est passé de 140 dollars au début des années 1960 à 2 000 dollars au milieu des années 1970.
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Mais, en 1975, les difficultés économiques se font jour suite à la baisse du dollar, et en 1977, la baisse du prix du pétrole est encore pire.
Citation :
En six mois Mohammad Reza Pahlavi assiste à une situation incontrôlable : dès l’été 1977, l’inflation avoisine les 40 % tandis que la production industrielle chute de 50 %. Corollaire de ces indicateurs économiques passés au rouge, les déracinés de la campagne envahissent les rues des grandes agglomérations, cherchant en vain un emploi. La situation sociale, particulièrement dans les grandes villes, est alors décrite comme prérévolutionnaire mais Mohammad Reza Pahlavi ne semble pas accorder du crédit aux rapports alarmants
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On connaît la suite... 400 morts dans le cinéma Rex incendié, attentat qu'on a à l'époque attribué au SAVAK, mais qui était l'oeuvre des islamistes, et puis le Vendredi Noir, où une manifestation a dégénéré en fusillade qui a fait 138 morts, dont la moitié de policiers. Les islamistes ont parlé de 15 000 morts, et beaucoup y ont cru. Enfin, le Shah, soucieux d'apaisement, nomme un premier ministre libéral, Chapour Bakhtiar, à la fin 1978, et celui-ci nomme des membres du Front National iranien au gouvernement. Et c'est ce Front National qui exige l'abdication du Shah. Aux USA, Carter décide de ne plus le soutenir. D'après certaines sources, ils ont même soutenu Khomeini financièrement. Tout ça pour expliquer pourquoi le Shah est encore très aimé du peuple malgré ses dérives autoritaires, voire mégalomanes, et il n'y a que chez les Occidentaux de gauche qu'on le voyait comme un suppôt des Américains, qu'il n'aimait pas trop. Le Shah était noitoirement philosémite et allié d'Israël, et cette opinion perdure chez le peuple iranien, malgré des décennies de propagande antisémite de la part des ayatollahs. Enfin, Reza Pahlavi, le fils du Shah, est partisan d'une transition démocratique. Ce qui fait de lui une bien meilleure référénce que Mossadegh, auteur d'un putsch en 1953, et proche des Soviétiques.
Citation :
Il est également partisan de l’organisation d’un référendum libre en Iran afin de permettre au peuple de décider de la nature du futur régime.
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Citation :
Pahlavi milite pour que l’Iran devienne un allié du monde occidental et de l’Union européenne.
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Citation :
En juin 2018, il déclare : « Je pense que l’Iran doit devenir une démocratie parlementaire et laïque. La forme finale doit être déterminée par le peuple. »[25
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Citation :
Ses soutiens ne sont pas nécessairement des partisans de la monarchie, mais en faveur d'une vision pragmatique qui considère que le mouvement a besoin d'un leader pour s'organiser.
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Citation :
il affirme que « la laïcité est une condition préalable à la démocratie » et dénonce l’échec des régimes islamiques à garantir la liberté religieuse. Il réclame le rétablissement de l’accès à Internet pour faciliter la coordination entre les mouvements dissidents, tout en plaidant pour des méthodes non violentes.
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Citation :
Interviewé en 2024 par le podcasteur Patrick Bet-David (en), il a néanmoins affirmé que sa vie sociale et ses engagements personnels à Los Angeles l'empêcheraient d'être un roi à plein temps en Iran, si jamais il venait à reconquérir le trône[33
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Citation :
Dans une interview accordée à la BBC, il a affirmé personnellement préférer que l’Iran devienne une république, qu’il considère comme un système plus méritocratique[51]
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