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Auteur Sujet :

AMSUD/CENTRALE - Argentine : Massacre à la tronçonneuse ?

n°23561450
Jean920
Posté le 08-08-2010 à 15:40:41  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Comme j'étais absent depuis plusieurs mois, j'ai relu tout ce qui a été écrit pendant mon absence.
J'ai vraiment été étonné que personne n'ai parlé du limogeage de quatre juges et d'un magistrat au Honduras parce qu'ils avaient condamné le coup d'état et pris des décisions juridiques visant à protéger le droit des personnes arrêtées pendant les manifestations contre le coup d'état
 
L''info est passée complétement inaperçue dans les médias français.
 
 

Citation :

« Aucune des décisions ayant mené au limogeage de ces juges ne repose sur une base légale, justifiant que leur conduite ait été qualifiée de grave lors de la procédure disciplinaire menée à leur encontre », souligne dans un communiqué rendu public à Genève, le groupe d'expert composé de la Rapporteuse spéciale sur l'indépendance des juges et des avocats, Gabriela Carina Knaul, de la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des Droits de l'homme, Margaret Sekaggya, et du rapporteur spécial pour la liberté d'opinion et d'expression, Frank La Rue.


 

Citation :

Les experts estiment qu'en réalité, ces juges ont été renvoyés pour leurs prises de position contre le coup d'Etat du 28 juin 2009 au cours duquel l'armée, soutenue par la Cour suprême et le Congrès, a arrêté et expulsé le Président en exercice, Manuel Zelaya.
 
« Les juges ne peuvent être renvoyés que sur la base de sérieuses fautes de conduite ou d'incompétence. Accepter une invitation à donner un discours, écrire un article, participer à une manifestation ne semblent pas relever de ces critères », soulignent-ils.


 
http://www.un.org/apps/newsFr/stor [...] duras&Cr1=
 
 

Citation :

Tirza del Carmen Flores Lanza, magistrate, Ramón Enrique Barrios, juge, Luis Alonzo Chevez de la Rocha, juge, Guillermo López Lone, juge et Osmán Fajardo Morel, avocat général ont été relevés de leurs fonctions, décision qui suscite l’inquiétude en raison des soupçons de motivations à caractère politique qui pèsent sur ces départs. Les cinq magistrats, qui avaient désapprouvé le coup d’état de 2009 et participé à des manifestations pacifiques contre ce coup d’état, avaient exprimé leurs inquiétudes par écrit dans les mois qui avaient immédiatement suivi le renversement du gouvernement. Les juges et officiers de justice ayant pris part à des manifestations en faveur du coup d’état au cours de la même période n’ont pas eu à faire face à la même procédure.


 
http://www.amnestyinternational.be [...] 16161.html

mood
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Posté le 08-08-2010 à 15:40:41  profilanswer
 

n°23573390
Madadayo
Posté le 09-08-2010 à 18:39:23  profilanswer
 

Dites, je viens de voir l'édifiant documentaire "The Revolution will not be televised" revenant sur la tentative de coup d'Etat de 2002. Docu très instructif, mais en 1h, ça me laisse avec quelques interrogations. J'ai surtout du mal à comprendre le revirement de l'armée et la facilité avec laquelle la situation a rebasculé en faveur des Chavistes.
J'ai du mal à croire que les militaires aient finalement changé d'avis grâce aux manifs et à quelques révoltes de simples soldats, surtout si ce coup d'Etat a été appuyé par les US.  
D'un côté, on a des coup-d'étatistes qui vont jusqu'à planifier une confrontation entre manifestants opposés dans le but d'accuser Chavez de massacres d'innocents dans leurs médias. De l'autre, ils ne pensent pas à organiser leur propre sécurité à Miraflores avec des hommes de confiance, se font déposséder du pouvoir et rendent Chavez en moins de deux. Quelque chose m'échappe sûrement, mais quoi ?  :)  

n°23573751
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 09-08-2010 à 19:22:54  profilanswer
 

Madadayo a écrit :

Dites, je viens de voir l'édifiant documentaire "The Revolution will not be televised" revenant sur la tentative de coup d'Etat de 2002. Docu très instructif, mais en 1h, ça me laisse avec quelques interrogations. J'ai surtout du mal à comprendre le revirement de l'armée et la facilité avec laquelle la situation a rebasculé en faveur des Chavistes.
J'ai du mal à croire que les militaires aient finalement changé d'avis grâce aux manifs et à quelques révoltes de simples soldats, surtout si ce coup d'Etat a été appuyé par les US.  
D'un côté, on a des coup-d'étatistes qui vont jusqu'à planifier une confrontation entre manifestants opposés dans le but d'accuser Chavez de massacres d'innocents dans leurs médias. De l'autre, ils ne pensent pas à organiser leur propre sécurité à Miraflores avec des hommes de confiance, se font déposséder du pouvoir et rendent Chavez en moins de deux. Quelque chose m'échappe sûrement, mais quoi ?  :)  


 
Ce putsch était basé sur l'image et la télé, mais heureusement les nantis n'étaient pas les seuls à disposer de caméras, et les images qui étaient censées faire tomber Chavez, on fini par lui donner le pouvoir d'un martyr quand on s'est rendu compte que les manifestations étaient bidonnées et que les coups de feu ne venaient pas du camp bolivarien.
 
Et le soulèvement à Caracas était énorme, les émeutes et pillages auraient fini par atteindre les quartiers riches, avec le bain de sang qui aurait accompagné ça.
 
Et il faut savoir aussi que la popularité de Chavez au Venezuela avait déjà obligé la droite à le relacher quand lui avait tenté un putsch.
 
 

n°23576130
Jean920
Posté le 09-08-2010 à 22:09:13  profilanswer
 

Madadayo a écrit :


J'ai du mal à croire que les militaires aient finalement changé d'avis grâce aux manifs et à quelques révoltes de simples soldats, surtout si ce coup d'Etat a été appuyé par les US.  
D'un côté, on a des coup-d'étatistes qui vont jusqu'à planifier une confrontation entre manifestants opposés dans le but d'accuser Chavez de massacres d'innocents dans leurs médias. De l'autre, ils ne pensent pas à organiser leur propre sécurité à Miraflores avec des hommes de confiance, se font déposséder du pouvoir et rendent Chavez en moins de deux. Quelque chose m'échappe sûrement, mais quoi ?  :)  


 
Les hommes de confiance des putschistes étaient là dès le départ autour des tanks qui sont arrivés à Miraflores. Les putschistes comptaient surtout sur la Police de Caracas dirigée par un maire favorable au Putsch.
 
Cependant, ces militaires ont été évacués dans la nuit du 12 au 13 avril, lorsque les putschistes ont commencé à voir qu'il leur était impossible de contrôler le pays. D'ailleurs on voit même sur les images des manifestations du 13 avril, qu'il n'y a pratiquement plus de forces de police dans les rues. Donc tout a dû se jouer dans la nuit du 12 au 13 avril.
Ils ont sans doute été surpris de voir à quelle vitesse (sans doute grâce aux messageries internet) l'information qui démentait la démission de Chavez s'est répandue malgré le black out total dans les médias .
 
 
A partir de là, je suppose que dans les casernes militaires, les soldats du rang, voir des hauts gradés se sont vite rendus compte qu'ils avaient été roulé dans la farine par un habile passe passe médiatique. Ils sont donc redevenu fidèle au président élu, ou en tout cas, ils n'ont pas accepté de faire mouvement vers telle ou telle cible ordonnée par les putschistes.
 
Je parle même pas des forces de police. Le Venezuela compte plusieurs types de polices : municipales, régionales et d'Etat. Le police de Caracas était favorable aux putschistes, mais il était impossible pour les putschistes de s'assurer du soutien de toutes les polices dans un laps de temps aussi court.
 
Les manifestations demandant le rétablissement de Chavez sont arrivés en trop grande nombre et trop vite, en tout cas bien avant que les putschistes n'aient pu s'assurer que toutes les forces de sécurité étaient sous leur contrôle.
Les putschistes ont dû très vite se rendre compte qu'il leur était impossible de les contrôler et que la seule chose qu'ils allaient gagné c'était une bonne grosse guerre civile.
 
 
 
D'ailleurs on le voit bien dans les images du documentaire, Miraflores est déjà complétement désert lorsque la garde présidentielle restée fidèle à Chavez investi les lieux. Donc la décision de quitter le navire avait été prise par les putschistes plusieurs heures avant cette prise d'assaut qui n'est au final que symbolique.
 
 
 
 
 
 
 

Serpico7 a écrit :


mais heureusement les nantis n'étaient pas les seuls à disposer de caméras, et les images qui étaient censées faire tomber Chavez, on fini par lui donner le pouvoir d'un martyr quand on s'est rendu compte que les manifestations étaient bidonnées et que les coups de feu ne venaient pas du camp bolivarien.


 
Durant tout le coup d'état, les radios communautaires et les stations de télévision défavorables à ce qui se passait ont été investies par l'armée et interdit d'émettre. Une seule petite radio catholique a continué à tenir au courant la population  
Donc les vénézueliens ne savaient pas que les images des tirs entre manifestants avaient été bidonnées et que les tirs au hasard provenaient des tireurs d'élite de la police de Caracas.
 
C'est le démenti de la démission de Chavez qui a été propagée par le bouche à oreille.


Message édité par Jean920 le 09-08-2010 à 22:24:34
n°23576173
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 09-08-2010 à 22:10:36  profilanswer
 

Merci je ne savais pas pour le blocus médiatique, auquel on peut ajouter la traque mortelle au bolivarien lancée immédiatement par les putschistes.

n°23582467
zyx
NCC - 1701
Posté le 10-08-2010 à 14:14:55  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Oui c'est bien pour ça que je t'ai demandé de te renseigner sur Menard...
 
 
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Repor [...] Otto_Reich
 
 

Citation :

RWB has denied that its campaigning on Cuba are related to payments it has received from anti-Castro organisations. In 2004, it received $50,000 from the Miami based exile group, the Center for a Free Cuba, which was personally signed by the US State Department's Special Envoy to the Western Hemisphere, Otto Reich.[30] RWB has also received extensive funding from other institutions long critical of Fidel Castro's government, including the International Republican Institute


 
Menard a donc accepté des fonds direct de l'association mise en cause dans les détournements de fonds par le rapport du GAO. Je t'ai cité hier l'article où Menard reconnait les fonds du NEd, et les fonds du CFC sont confirmés par d'autres membres de RSF comme souligné plus bas.
 
De plus Menard a toujours couvert les activités douteuses d'Otto Reich...dont je te laisse découvrir la bio....normal c'est lui qui signait l'accord pour les cheques...
 

Citation :

Otto Reich
 
Lucie Morillon, RWB's Washington representative, confirmed in an interview on 29 April 2005 that the organization has a contract with US State Department's Special Envoy to the Western Hemisphere, Otto Reich, who signed it in his capacity as a trustee for the Center for a Free Cuba, to inform Europeans about the repression of journalists in Cuba.[29]
 
Critics of RWB, such as CounterPunch, have cited Reich's involvement with the group as a source of controversy: when Reich headed the Reagan administration's Office of Public Diplomacy in the 1980s, the body partook in what its officials termed "White Propaganda" – covert dissemination of information to influence domestic opinion regarding US backing for military campaigns against Left-wing governments in Latin America.[30][31] An investigation into the Office’s activities by the US Comptroller-General found that under Otto Reich it was engaged in "prohibited, covert propaganda activities ... beyond the range of acceptable agency public information activities".[32]
 
In 2002, Reich was appointed to the visiting board of the Western Hemisphere Institute for Security Cooperation,[33] which was formerly known as the School for the Americas, and described in 2004 by the LA Weekly as a “torture-teaching institution”.[34] According to Amnesty International, the School in the past has produced training manuals which advocated torture, blackmail, beatings and executions.[35]
 
Reacting to Otto Reich’s appointment to the visiting board, School of the Americas Watch said, “Reich on a board charged with monitoring the human rights integrity of an institution as notorious as this one is like the fox guarding the henhouse. His appointment to this position exposes the rubber-stamp character and hypocritical function of such a board…The underlying objective of both the school and Mr. Reich is to continue to control the economic and political systems of Latin America by training and arming Latin American militaries.”[36]
 
According to critics, Reich has a “Stalinist-type contempt for press freedom”.[37] In the 1980s it is alleged that he conducted sex smears against journalists critical of the Contra rebel group in Nicaragua.[37] Reich himself has joked about his attitude to criticism – in 2002 in mock indignation he joked that opponents had "said that I can't make rational decisions because of my ideology. Well, they are not saying that anymore, because I had them all arrested this morning.


 
Une vision très particulière de la liberté de la presse et des droits de l'homme ce "Reich"...
 
Et bien sur on le retrouve dans le putsch contre Chavez, mouillé jusqu'au cou !
 
Certains avaient de l'espoir de changements après l'élection d'Obama puisque Sixto, Reich etc...faisaient partie du comité de soutien de John McCain...mais pour le moment quasiment rien.
 
Otto Reich et le coup d'état : http://en.wikipedia.org/wiki/Otto_Reich
 

Citation :

2002 Venezuelan coup
 
Reich held the post of Assistant Secretary of State for Western Hemisphere Affairs at the time of the 2002 Venezuelan coup d'état attempt on April 11, 2002 against Hugo Chávez. On the day Pedro Carmona was installed as president, Otto Reich summoned ambassadors from Latin America and the Caribbean to his office to express their support and that of the US administration for the new government.[3]
 
Administration officials acknowledged that U.S. officials, including officials at the Embassy in Caracas, met with opposition leaders throughout this period. Meanwhile, the U.S. government denied encouraging the coup, saying they insisted any change in government must take place through constitutional means. [3] Because of these allegations, Sen. Christopher Dodd requested a review of US activities leading up to and during the coup attempt. The OIG report found no wrongdoing by US officials either in the State Department or in the US Embassy.[4]
 
According to a report in The New York Times, Reich warned Congressional aides there was more at stake in Venezuela than simply the success or failure of Hugo Chávez. He accused Chávez of meddling with the historically independent state oil company, providing haven to Colombian guerrillas and bailing out Cuba with preferential rates on oil. He also said the administration had received reports that "foreign paramilitary forces" were involved in the bloody suppression of anti-Chávez demonstrators, in which at least fourteen people were killed.[5]
 
The United States, which had acknowledged the de facto government, did not condemn the coup until Chávez had already been restored to power by the Venezuelan military, acting on behalf of a massive popular movement. [6] The majority of Latin American presidents, meeting at a conference in Central America, refused to recognize coup leaders' chosen replacement, Pedro Carmona, pressuring them to promptly undo the coup and reinstate elected president Hugo Chavez to Venezuela's presidential palace, Miraflores - on live TV.


 
 
Quant à dire que les médias ne s'intéressent pas à cette région c'est absolument faux puisque dès que Chavez ou Castro font un pet de travers y a toujours une campagne monstre derrière et donc, comme prouvé au dessus, par des gens pas nets du tout.  
 
Par contre on voit bien que quand les forces libérales imposent une dictature suivie d'une campagne d'assassinats au honduras, là ouais t'as raison, on en entend que très peu parler ici...
 
Bref, RSF est complètement décrédibilisée et c'est tant mieux, tout à fait honteux de les trouver sur le premier post sur le topic Cuba depuis le "Take Over" du topic à Pompono (pour reprendre les termes enjoués de 214...). Surtout si ce topic lui a été pris sous le prétexte qu'il était trop partisan.  
 
(link : http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] w=0&nojs=0).
 


 
je viens de lire, y compris la page wikipedia. Problème : les sources de cette pages sont pour la plupart mortes et l'un des sites, peu connu est mort lui aussi.  
 
Le problème ici est vraiment un manque cruel de source fiable. Pour commencer, on n'a toujours pas de lien RSF-CIA, tout juste un lien entre un cubain opposant à Castro et RSF. L'autre problème est vraiment le manque de sources, entre sites qui n'existe plus, erreurs 404 ...  
 
Si on suit votre logique jusqu'au bout, une organisation comme la CIA peut par elle même payer une ou plusieurs organisations pour faire une campagne de désinformation. Maintenant, si on considère qu'il faut relativement peu de moyen pour ouvrir quelques sites, tenir 2 ou 3 blogs attenant et modifier une page wiki et utilisant comme source des sites spécialement créés pour l'occasion, que des journaliste d'autres sites/papiers risquent fort de reprendre l'information il est très facile d'inverser les rôles : et si c'est RSF qui était victime d'une désinformation ?
 
En réalité, je me fout complètement de RSF (on peut toujours consulter d'autres organisations comme Amnesty), mais j'utilise ce cas comme "étude de cas". A chaque fois que je gratte un peu le sujet de "RSF payé par la CIA", les sources semblent se défiler, je tombe sur du vide. Une manière comme une autre d'évaluer la fiabilité de certains sites "indépendant"

n°23582818
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 10-08-2010 à 14:38:47  profilanswer
 

Le lien RSF/CIA se fait par l'intermédiaire du statut du NED ou de l'USAID...qui remplissent aujourd'hui le role de propagande et de soutien à la littérature et communication vraie ou fausse destinée à déstabiliser les pays considérés comme ennemis.

 

Robert Menard comme d'autres membres de RSF ont explicitement reconnu ces financements et ont été récompensé par ces organisme pour leur travail.

 

Autre exemples en plus de la participation au putsch contre Chavez et au financement d'organisation de désinformation anti-castriste comme TV et Radio Marti, leur financement de groupes séparatistes anti-Morales en Bolivie : http://www.humanite.fr/Bolivie-ref [...] eparatiste

 
Citation :

Groupes fascistes et mercenaires

 

Ulcérée par les changements progressifs mis en œuvre par le gouvernement Morales, mais forte du soutien affiché des U.S.A., l’oligarchie raciste s’arme en vue d’un conflit. Manfred Reis, ex-militaire à l’époque de la dictature de Hugo Banzer et autonomiste influent à Cochabamba, a mis sur pied des groupes de jeunes fascistes responsables de violents affrontements qui ont provoqué des morts et des blessés. Il est aujourd’hui réfugié à Santa Cruz. En novembre 2006, l’agence de presse Erbol a révélé qu’un groupe de patrons est parti en Espagne pour recruter des mercenaires. Des propriétaires d’entreprises de “sécurité” ont confirmé ce juteux marché. L’un d’eux a même précisé avoir fourni 650 “combattants, anciens membres des “unités d’élite”, qui sont déjà en action dans les zones limitrophes de la Bolivie”.

 

Les putschistes peuvent aussi compter sur le riche soutien financier de l’Usaid et de la NED, organismes des U.S.A. qui financent des organisations non-gouvernementales d’opposition à MORALES. Les services de renseignement gouvernementaux ont récemment établi que des millions de dollars avaient été versés aux leaders séparatistes, à des organisations estudiantines ainsi qu’à des journalistes lors de la campagne contre l’Assemblée Constituante. Ce sont ces financements qui ont alimenté les “opérations civiques de ville morte” et les violents blocus sur les routes. En 2007, le consulat du Venezuela et la résidence d’un médecin cubain ont été la cible d’attentats et une fonctionnaire de l’ambassade des U.S.A. a été arrêtée en possession d’armes et de munitions. Dans ce processus, “les média constituent des soutiens majeurs de la contre-insurrection, appelant à l’affrontement intérieur et à l’intervention extérieure”, dénonce Calloni.

  

L'autre pendant est la nature des informateurs/amis de Menard à son époque, et de son réseau d'information, comme otto Reich par exemple et Sixto par exemple.

 

Le GAO a demander de relever le niveau de la propagande de TV et Radio Marti par exmple qui diffusent souvent des informations éronées, ce qui donne lieu parfois à des drames pour les populations cubaines par exemple.

 

Amnesty est une source bien plus fiable effectivement :jap:

 

Tout est très bien expliqué dans cet article http://www.monde-diplomatique.fr/2 [...] PINA/14910

 

Et celui ci plus spécifiquement sur le NED : http://www.monde-diplomatique.fr/2 [...] PINA/14911

 

Ospina est un journaliste respectable et reconnu.

 

D'autres part ces informations peuvent etre vérifiées sur le site du NED lui meme : http://www.ned.org/where-we-work/l [...] -caribbean

 

Que penses tu de leur interprétation des évènements au Honduras par exemple :

 
Citation :

During 2009, the most dramatic political event in the region was the Honduras political crisis, which led to the ousting of elected President Zelaya and the installation of a de facto government headed by former President of Congress Micheleti. This crisis generated strong reactions throughout the region, mobilized the Organization of Americas States, attracted international concern, and exposed the hemisphere’s deep polarization.

 

Human rights violations and institutional distortions were reported by domestic and international organizations. While the crisis was not completely resolved, elections in late November 2009 paved the way for political recovery.

 

Two countries in the hemisphere stand out for their democratic deficits: Cuba and Haiti. Cuba is the only remaining dictatorship in the Western hemisphere, and during 2009 its ancient leadership did not show any willingness to embrace freedom or political and economic pluralism. Haiti remained haunted by tragic natural disasters, acute dependency on international aid, and multifaceted institutional weaknesses

 

Totale abstraction de tous les meurtres et évictions politiques au Honduras depuis les peudos élections qui ont suivi le putsch...l'unique problème pour eux était l'élection de Zelaya....tu peux voir aussi le lein avec l'article cité par Jean plus haut.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_Zelaya

 

Objectivité ? Ingérence ? Personnellement ça me semble clair.

   


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 10-08-2010 à 14:39:26
n°23583296
zyx
NCC - 1701
Posté le 10-08-2010 à 15:08:03  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Le lien RSF/CIA se fait par l'intermédiaire du statut du NED ou de l'USAID...qui remplissent aujourd'hui le role de propagande et de soutien à la littérature et communication vraie ou fausse destinée à déstabiliser les pays considérés comme ennemis.
 
Robert Menard comme d'autres membres de RSF ont explicitement reconnu ces financements et ont été récompensé par ces organisme pour leur travail.
 
Autre exemples en plus de la participation au putsch contre Chavez et au financement d'organisation de désinformation anti-castriste comme TV et Radio Marti, leur financement de groupes séparatistes anti-Morales en Bolivie : http://www.humanite.fr/Bolivie-ref [...] eparatiste
 

Citation :

Groupes fascistes et mercenaires
 
Ulcérée par les changements progressifs mis en œuvre par le gouvernement Morales, mais forte du soutien affiché des U.S.A., l’oligarchie raciste s’arme en vue d’un conflit. Manfred Reis, ex-militaire à l’époque de la dictature de Hugo Banzer et autonomiste influent à Cochabamba, a mis sur pied des groupes de jeunes fascistes responsables de violents affrontements qui ont provoqué des morts et des blessés. Il est aujourd’hui réfugié à Santa Cruz. En novembre 2006, l’agence de presse Erbol a révélé qu’un groupe de patrons est parti en Espagne pour recruter des mercenaires. Des propriétaires d’entreprises de “sécurité” ont confirmé ce juteux marché. L’un d’eux a même précisé avoir fourni 650 “combattants, anciens membres des “unités d’élite”, qui sont déjà en action dans les zones limitrophes de la Bolivie”.
 
Les putschistes peuvent aussi compter sur le riche soutien financier de l’Usaid et de la NED, organismes des U.S.A. qui financent des organisations non-gouvernementales d’opposition à MORALES. Les services de renseignement gouvernementaux ont récemment établi que des millions de dollars avaient été versés aux leaders séparatistes, à des organisations estudiantines ainsi qu’à des journalistes lors de la campagne contre l’Assemblée Constituante. Ce sont ces financements qui ont alimenté les “opérations civiques de ville morte” et les violents blocus sur les routes. En 2007, le consulat du Venezuela et la résidence d’un médecin cubain ont été la cible d’attentats et une fonctionnaire de l’ambassade des U.S.A. a été arrêtée en possession d’armes et de munitions. Dans ce processus, “les média constituent des soutiens majeurs de la contre-insurrection, appelant à l’affrontement intérieur et à l’intervention extérieure”, dénonce Calloni.


 
 
 
L'autre pendant est la nature des informateurs/amis de Menard à son époque, et de son réseau d'information, comme otto Reich par exemple et Sixto par exemple.
 
Le GAO a demander de relever le niveau de la propagande de TV et Radio Marti par exmple qui diffusent souvent des informations éronées, ce qui donne lieu parfois à des drames pour les populations cubaines par exemple.
 
Amnesty est une source bien plus fiable effectivement :jap:
 
Tout est très bien expliqué dans cet article http://www.monde-diplomatique.fr/2 [...] PINA/14910
 
Et celui ci plus spécifiquement sur le NED : http://www.monde-diplomatique.fr/2 [...] PINA/14911
 
Ospina est un journaliste respectable et reconnu.
 
D'autres part ces informations peuvent etre vérifiées sur le site du NED lui meme : http://www.ned.org/where-we-work/l [...] -caribbean
 
Que penses tu de leur interprétation des évènements au Honduras par exemple :
 

Citation :

During 2009, the most dramatic political event in the region was the Honduras political crisis, which led to the ousting of elected President Zelaya and the installation of a de facto government headed by former President of Congress Micheleti. This crisis generated strong reactions throughout the region, mobilized the Organization of Americas States, attracted international concern, and exposed the hemisphere’s deep polarization.
 
Human rights violations and institutional distortions were reported by domestic and international organizations. While the crisis was not completely resolved, elections in late November 2009 paved the way for political recovery.
 
Two countries in the hemisphere stand out for their democratic deficits: Cuba and Haiti. Cuba is the only remaining dictatorship in the Western hemisphere, and during 2009 its ancient leadership did not show any willingness to embrace freedom or political and economic pluralism. Haiti remained haunted by tragic natural disasters, acute dependency on international aid, and multifaceted institutional weaknesses


 
Totale abstraction de tous les meurtres et évictions politiques au Honduras depuis les peudos élections qui ont suivi le putsch...l'unique problème pour eux était l'élection de Zelaya....tu peux voir aussi le lein avec l'article cité par Jean plus haut.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_Zelaya
 
Objectivité ? Ingérence ? Personnellement ça me semble clair.
 
 


 
Enfin des sources qui tiennent un peu mieux la route .... Par contre, de suite, ça devient moins sexy ...
 
On remarquera qu'on peut avoir de sérieux doutes sur l'efficacité de la NED à exposrter leur vission américaine du mode  :D.
 
Plus sérieusement, dans le cas de RSF, le contenu de leur rapport en varie pas énormément de celui d'Amnesty, nous avons là une organisation pour grossir le trait là où ça fait mal. Maintenant pour le Honduras, il me semble que Obama lui même était presque d'accord avec la position de Chavez ....
 
http://www.lemonde.fr/ameriques/ar [...] _3222.html
 

Citation :

La condamnation rapide [d'Obama] offre un contraste saisissant avec la façon de faire de l'administration Bush


n°23583554
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 10-08-2010 à 15:25:47  profilanswer
 

Pour donner mon avis personnel, donc pas sur le meme registre que mes posts précédents plus formels :
 
 
Je pense qu'il y a une crise assez reconnue des agences journalistiques et du journalisme d'investigation aujourd'hui qui fait qu'une connerie sortie par RSF pourra etre reprise texto par l'AFP dont l'article sera repris par Amnesty...et ça tourne et ça tourne...ce qui fait qu'il est important de dénoncer des organismes de propagande comme RSF amha...
 
D'ailleurs toi qui me demandes de clarifier mes sources saurais tu remonter le flux des sources des dépêches dont tu parles commune à RSF et Amnesty sur cuba par exemple ?
 
Attention je ne prétends surement pas que l'AFP et amnesty doivent pour autant etre constamment remis en cause, loin de là, mais cela n'empeche pas que comme tu te méfies de mes sources,  je me méfie des dépêches qui se ressemblent trop....et j'essaye autant que possible d'aller chercher l'information un peu plus loin ....
 
Pour moi RSF est l'incarnation de la doctrine qui veut qu'à force de répéter de la merde ça devient vrai....
 
 
Pour Obama le fait qu'il condamne le putsch du bout des lèvres, mais qu'il ne dise rien pour le refus d'un retour de Zelaya et le fait que les putschistes gagnent les élections, je trouve ça honteux....surtout que dans le meme temps il négociait pour l'installation de 7 bases militaires américaines en Amérique Latine.......


Message édité par Serpico7 le 10-08-2010 à 15:34:45
n°23584757
zyx
NCC - 1701
Posté le 10-08-2010 à 17:01:29  profilanswer
 

Pour Amnesty, les sources sont directes, c'est leur propre travail de terrain qui sert de source. On s'aperçoit d'ailleur que leurs articles sont nettement plus détaillés que ceux de Reuter ou de l'AFP.

mood
Publicité
Posté le 10-08-2010 à 17:01:29  profilanswer
 

n°23586257
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 10-08-2010 à 19:38:33  profilanswer
 

zyx a écrit :

Pour Amnesty, les sources sont directes, c'est leur propre travail de terrain qui sert de source. On s'aperçoit d'ailleur que leurs articles sont nettement plus détaillés que ceux de Reuter ou de l'AFP.

 

ça m'étonnerait pour les sources directes, Amnesty est interdite de visite à Cuba depuis 1990, Les cubains jugeant le point de vue de l'organisation trop tendre avec les ricains...

 


Pour leur défense eux au moins dénoncent aussi les conditions de détention des 5 de cuba aux USA (tu connais ?) mais c'est carrément les condamnations de ces 5 là qui devraient etre dénoncées à mon avis.

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Message édité par Serpico7 le 10-08-2010 à 19:48:05
n°23589604
Jean920
Posté le 11-08-2010 à 01:05:08  profilanswer
 

Ci-dessous, un article du New York Times relatif aux meurtres de journalistes, aux enlèvements, aux détentions arbitraires, aux viols et aux perquisitions illégales sur les personnes et les familles des personnes qui ont participé à la résistance au coup d'état au Honduras.
 
Honduras Faces Criticism Over Journalist Killings After a Coup
 
L'article revient sur le meurtre de Nahúm Palacios Arteaga, directeur de l’information de la chaîne de télévision Canal 5 del Aguán et opposant ouvertement déclaré au coup d'état. Il animait également une émission sur Radio Tocoa. Du fait de ses émissions contre le coup d'état, en juin 2009, il avait été détenu par l'armée avec sa famille pendant plusieurs heures. Les militaires l'avaient menacé de mort. La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) avait officiellement ordonné au gouvernement hondurien qu'il mette tout en œuvre pour protéger la vie de ce journaliste. Mais le gouvernement a refusé de mettre en place une protection de ce journaliste. Le Honduras est pourtant tenu, par les traités qu'il a signé, de suivre les ordonnances de protection émises par la CIDH.
 
 
Le 14 mars 2010, sa voiture a été criblée d'une quarantaine d’impacts de balles. Sa petite amie qui se trouvait à ses côtés a été grièvement atteinte, elle est décédée deux semaines plus tard. Son cousin caméraman, passagé sur le siège arrière est sorti légèrement blessé.
 
Dans les mois précédent sa mort, Nahúm Palacios Arteaga avait pris parti pour plusieurs milliers de paysans qui ont été expulsés de leurs terres par quelques grands propriétaires terriens. Ces paysans ont tenté de reprendre une partie de leurs terres, mais ils ont été tiré comme des lapins par les forces de sécurité privées des grands propriétaires terriens et par la police locale. Par la suite, une partie des meneurs de la lutte de ces paysans ont été enlevés, d'autres ont disparu.
 
La mort de Montesinos Meza David  est également abordée. David Meza était le journaliste radio le plus reconnu de la ville de La Ceiba. Il a été tué le 11 mars devant sa maison. Dans ses émissions, il venait en aide aux personnes qui étaient maltraitées par le gouvernement ou par leurs employeurs. Comme Nahúm Palacios Arteaga, il passait pour un porte parole des gens pauvres. Durant les 2 mois qui ont précédé sa mort, il s'était concentré sur la critique de la corruption et l'incompétence de la police locale.
 
Un autre article sur le même sujet du Houston Chronicle :
 
http://www.chron.com/disp/story.mp [...] 45121.html
 
En 2010, le Honduras est le pays du monde le plus dangereux pour les journalistes derrière le Pakistan.  
 
Le ministre de l'intérieur du Honduras, Óscar Álvarez, est resté muet pendant plusieurs semaines sur cette série de meurtre de journalistes. Le 3 mai, il a juste déclaré au journal "La Tribuna" que ces meurtres étaient de simples crimes de rue. Mais biensur, il n'a apporté aucune preuve pour prouver ses affirmations, et personne n'a été à ce jour arrêté pour ces meurtres.
 
Le rapport du Comité pour la Protection des Journalistes est à voir à cette adresse
http://cpj.org/reports/2010/07/jou [...] rnment.php
 
Il y a par exemple le cas de Luis Arturo Mondragón, propriétaire et directeur de l’information de Canal 19. Il traitait essentiellement des informations locales, relatives notamment à la corruption gouvernementale et aux questions d’environnement (la surexploitation forestière).  D'après son fils, il avait également reçu des menaces de mort qui s'étaient intensifiées peu de temps avant sa mort.


Message édité par Jean920 le 11-08-2010 à 01:10:06
n°23589740
zyx
NCC - 1701
Posté le 11-08-2010 à 01:20:03  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
ça m'étonnerait pour les sources directes, Amnesty est interdite de visite à Cuba depuis 1990, Les cubains jugeant le point de vue de l'organisation trop tendre avec les ricains...
 
 
Pour leur défense eux au moins dénoncent aussi les conditions de détention des 5 de cuba aux USA (tu connais ?) mais c'est carrément les condamnations de ces 5 là qui devraient etre dénoncées à mon avis.


 
et ? de la même manière, les articles de l'Huma ou du monde diplomatique on pu être intoxiqué, de la même manière que toi tu soupçonne Amnesty, d'être intoxiqué, par des organe de tel ou tel régime ...
 
Lorsque tu lis les rapport de Amnesty, tu t'apperçois qu'ils ont réussi à se débrouiller pour avoir des contacts avec les personnes concernés, de plus, les chefs d'inculpations qu'ils cites sont donné directement par les organes officiels cubains. Après, tu peux toujours dire qu'un avocat va de toute manière défendre son client, mais c'est le cas partout et c'est son rôle. Toujours est il qu'ils ont vu le contenu des dossiers en eux même (les audiences étant, il me semble, publiques, ça n'a pas du être trop dur)

n°23589861
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 01:36:29  profilanswer
 

zyx a écrit :

 

et ? de la même manière, les articles de l'Huma ou du monde diplomatique on pu être intoxiqué, de la même manière que toi tu soupçonne Amnesty, d'être intoxiqué, par des organe de tel ou tel régime ...

 

Lorsque tu lis les rapport de Amnesty, tu t'apperçois qu'ils ont réussi à se débrouiller pour avoir des contacts avec les personnes concernés, de plus, les chefs d'inculpations qu'ils cites sont donné directement par les organes officiels cubains. Après, tu peux toujours dire qu'un avocat va de toute manière défendre son client, mais c'est le cas partout et c'est son rôle. Toujours est il qu'ils ont vu le contenu des dossiers en eux même (les audiences étant, il me semble, publiques, ça n'a pas du être trop dur)

 

Et quoi ?

 

Les dossiers et les "personnes concernées" m'intéressent aussi si tu as des sources sous le coude, hésite pas à faire tourner.

 


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 11-08-2010 à 01:36:59
n°23590927
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 09:39:44  profilanswer
 

Là bas si j'y suis spécial Honduras : http://www.primitivi.org/spip.php?article263
 
Plusieurs émissions suivant l'évolution des conditions sociales à partir du coup d'état soutenu par les USA.
 

Citation :


Accueil > infos > Honduras : les émissions de Là-Bas Si J’y (...)
Honduras : les émissions de Là-Bas Si J’y Suis
 
jeudi 11 mars 2010, par Primitivi
 
Voici un relais des différentes émissions de Là-Bas Si J’y Suis sur le coup dÉtat au Honduras. N’ayant pas reçu encore de réponse du site la-bas.org sur notre demande de relais il est possible que cet article disparaisse du jour au lendemain,... ou pas.
 
Honduras, coup d’Etat : une résistance héroïque I/VI
Le mercredi 24 février 2010
 
« Le capitalisme est en train de dévorer les êtres humains » Manuel Zelaya, septembre 2007
 
Manuel Zelaya, homme libéral et ancien patron de l’équivalent du Medef, est élu en novembre 2005 à la Présidence du Honduras. Là - surprise ! - il se met à faire une politique sociale. Et cela fonctionne, l’opinion le suit. Ses adversaires politiques, amis de classe, s’inquiètent ... La solution ? Un coup d’État. C’est ce qui arrive le 28 juin 2009, lorsque des militaires viennent chercher Zelaya. Cinq mois plus tard, l’élection présidentielle se déroule à la date prévue. Porfirio Lobo en est déclaré vainqueur. Et le jour de son investiture, le 28 janvier dernier, Manuel Zelaya sort de l’Ambassade du Brésil où il était assigné à résidence et s’envole, devant ses partisans, pour la République Dominicaine. Un reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao


 

Citation :

« Le nouveau président du Honduras  est en train de mener le pays dans une direction correcte. »
 
Ce sont les paroles d’Hillary Clinton. à propos de Porfirio Lobo, président du Honduras élu, le 29 novembre dernier, à la suite d’un coup d’État. Car la démocracie a ses limites et l’on a craint Manuel Zelaya comme Allende a fait peur à Nixon. Avec les conséquences que nous connaissons... Au Honduras, pendant ses 214 jours et loin du bureau d’Hillary Clinton, peuple et opposants sont réprimés, arrêtés, blessés, tués.


 
 
Mermet et Antoine Chao sont les seuls à avoir suivi honnêtement la situation au Honduras.
 
Premier épisode magnifique démonstration de propagande néo-libérale à l'intronisation du président putschiste, un beau panel de mensonges et défilé de militaires tatoués.

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 11-08-2010 à 10:00:04
n°23591156
LooSHA
D'abord !
Posté le 11-08-2010 à 10:09:14  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Mermet et Antoine Chao sont les seuls à avoir suivi honnêtement la situation au Honduras.


lol ?


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°23591583
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 10:47:43  profilanswer
 


 
La première fois que France 2 a parlé du Honduras c'était suite à une bourde en voulant trop en faire sur l'Iran    
 
http://teleobs.nouvelobs.com/rubri [...] tor=RSS-17
 
On peut remarquer comment il évite de s'attarder sur le Honduras...énorme.
 
"LoL !"  

n°23591679
LooSHA
D'abord !
Posté le 11-08-2010 à 10:55:47  profilanswer
 

Tu peux revenir sur ton "les seuls" s'il te plaît ? Avec quelques bouts de Lemoine et de Lambert dedans ? Je ne parle pas des autres médias, ils ne sont pas honnêtes, forcément :sarcastic:
 
LOL.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°23591981
zyx
NCC - 1701
Posté le 11-08-2010 à 11:20:51  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Et quoi ?
 
Les dossiers et les "personnes concernées" m'intéressent aussi si tu as des sources sous le coude, hésite pas à faire tourner.
 
 


 
si tu lis les articles sur le site de Amnesty, tu remarquera qu'ils mettent en évidence ce qui doit être la Version Officielle cubaine et l'avis de la défense :
http://www.amnesty.org/fr/for-medi [...] sed-2010-0
 
Maintenant, compte tenu du climat local (58 journaliste mis en prison), il n'est pas très étonnant qu'une organisation comme Amnesty protège ses sources. Si un gars assiste au procès pour leur retransmettre ensuite ce qui s'y est dit, je ne pense pas qu'ils vont le balancer.  
 
D'ailleurs, si la liberté d'expression y était réelle, pourquoi interdire Amnesty ?
 
Maintenant, l'argument du "et si Amnesty ne faisait que reprendre l'AFP", lorsqu'on lit les document d'Amnesty ne tient pas, lorsqu'on lit leur rapport, on ne peut que constater qu'ils utilise leur propres sources. Par contre, cet argument vaut très bien pour l'Huma ou le Monde Diplo qui ne disposent pas de personnes physiquement présentes si ce n'est de personnes sympathisant avec le pouvoir en place.  

n°23592223
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 11:38:26  profilanswer
 

zyx a écrit :


 
si tu lis les articles sur le site de Amnesty, tu remarquera qu'ils mettent en évidence ce qui doit être la Version Officielle cubaine et l'avis de la défense :
http://www.amnesty.org/fr/for-medi [...] sed-2010-0
 
Maintenant, compte tenu du climat local (58 journaliste mis en prison), il n'est pas très étonnant qu'une organisation comme Amnesty protège ses sources. Si un gars assiste au procès pour leur retransmettre ensuite ce qui s'y est dit, je ne pense pas qu'ils vont le balancer.  
 
D'ailleurs, si la liberté d'expression y était réelle, pourquoi interdire Amnesty ?
 
Maintenant, l'argument du "et si Amnesty ne faisait que reprendre l'AFP", lorsqu'on lit les document d'Amnesty ne tient pas, lorsqu'on lit leur rapport, on ne peut que constater qu'ils utilise leur propres sources. Par contre, cet argument vaut très bien pour l'Huma ou le Monde Diplo qui ne disposent pas de personnes physiquement présentes si ce n'est de personnes sympathisant avec le pouvoir en place.  


 
Ah mais je trouve aussi qu'interdire Amnesty est une connerie, au moins si ils y étaient on pourrait savoir clairement d'où viennent les infos.
 
Je n'ai pas dit non plus qu'Amnesty reprenait les sources AFP, mais qu'on retrouvait souvent les meme formulation...tiens au fait ça veut dire quoi "adopter un prisonnier d'opinion" ? Ce qui pour Zapata était faux d'ailleurs, celui ci a été inculpé pour avoir forcé l'entrée de l'ambassade mexicaine suite à de fausses information de Radio Marti....c'est un peu plus qu'une opinion.
 
L'argument De l'huma et du Monde diplo....bof...ce n'est pas parce qu'on souligne la malhonnêteté de certains qu'on soutient celle des autres...en tout cas pour Ospina c'est totalement faux puisqu'il ne critique que les "dissidents" qui sont traités ici comme des "produits", et qui ne sont pas les meilleurs dans leur action là bas...
 
Donc mon interet n'est pas de défendre la main de fer (et encore, on a aucune disparition, aucun meurtre, etc...ce qui pour l'Amérique Latine est tout de meme notable) mais d'apporter un contre-poids à la propagande soutenue à coups de millions de dollars contre un état socialiste qui a subit de plein fouet le chute de l'URSS et qui résiste.
 
Le très bon site d'Ospina : http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article223
 
Son entretien avec Mélenchon : http://www.forumdesalternatives.or [...] m_id=23309
 

Citation :

HCO : Vous ne trouvez pas qu’il existe en France, et en Europe en général parmi certains intellectuels et de nombreux médias, une sorte de hargne contre ces dirigeants ?
 
J-LM : Le néolibéralisme a engendré un niveau incroyable de destruction et de régression dans les sociétés latino-américaines. Il a œuvré pour la destruction du rôle de l’Etat, sous prétexte que c’était un système collectif inefficace et bureaucratique qu’il fallait donc supprimer et remplacer par les entreprises privées. Aujourd’hui le rôle de l’Etat a presque complètement disparu, et les services rendus sont mauvais et chers. Je pense qu’au Venezuela, en Bolivie, en Uruguay, en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, on prend la bonne direction pour sortir de ce schéma-là.
 
Beaucoup d’entre ceux qui se disent intellectuels, une grande partie de la presse, et j’inclus de nombreux secteurs de gauche, sont hostiles à Chavez et Morales, surtout. Pour eux il ne suffit pas qu’ils soient arrivés au gouvernement par la voie démocratique, ou qu’ils fassent baisser le taux de pauvreté en un temps record, ou qu’ils alphabétisent, ou bien qu’ils permettent aux pauvres l’accès à la santé. D’ailleurs ils l’ignorent. Ces aspects si essentiels sont perçus comme secondaires.
 
L’argument de toujours : dans ces pays, « on manque de libertés ». On exige d’eux une liberté de presse inconcevable même en Europe. Ici on ne peut ni insulter ni calomnier le président ou le roi ni aucune autorité de l’Etat, et c’est pourtant bien ce que fait la presse d’opposition dans ces pays. Ils disent que Chavez est un dictateur, mais ils éludent qu’il a gagné douze processus électoraux tout à fait ouverts.
 
Ces gens-là reprochent à Morales, à Chavez ou à Correa d’avoir « confisqué » le pétrole et le gaz aux multinationales. Mais ils oublient de dire que c’est pour les rendre aux peuples. J’applaudis leur décision ! Car, en France et en Europe, on nous a aussi raconté qu’en privatisant tout, ça améliorerait notre vie. C’est tellement faux ! Tout est cher et marche plus mal depuis. Les élites craignent que le peuple français et les peuples européens voient comment des pays qui se trouvent aux portes de l’empire étasunien résistent et avancent grâce à un autre type de logique - je ne dis pas de modèle, je dis de logique -, en essayant de construire un autre type d’organisation sociale pour le bien de la grande majorité, c’est-à-dire les pauvres. Les attaques contre Chavez, Morales, Correa ou Mujica naissent de la mauvaise conscience à propos de ce qui se passe ici. Ils veulent cacher le fait que tandis que, là-bas, ils sont en train de réduire la pauvreté, ici la misère augmente.

n°23592295
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 11:43:02  profilanswer
 

LooSHA a écrit :

Tu peux revenir sur ton "les seuls" s'il te plaît ? Avec quelques bouts de Lemoine et de Lambert dedans ? Je ne parle pas des autres médias, ils ne sont pas honnêtes, forcément :sarcastic:
 
LOL.


 
Oh, ok, si bien sur  :jap: , plus on est de fou....j'aurais du préciser les "seuls" du PAF à s'etre autant impliqué, ce qui contraste avec le reste du paysage audiovisuel français official qui regardait nettement ailleurs.
 

n°23592836
zyx
NCC - 1701
Posté le 11-08-2010 à 12:24:17  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Ah mais je trouve aussi qu'interdire Amnesty est une connerie, au moins si ils y étaient on pourrait savoir clairement d'où viennent les infos.
 
Je n'ai pas dit non plus qu'Amnesty reprenait les sources AFP, mais qu'on retrouvait souvent les meme formulation...tiens au fait ça veut dire quoi "adopter un prisonnier d'opinion" ? Ce qui pour Zapata était faux d'ailleurs, celui ci a été inculpé pour avoir forcé l'entrée de l'ambassade mexicaine suite à de fausses information de Radio Marti....c'est un peu plus qu'une opinion.
 
L'argument De l'huma et du Monde diplo....bof...ce n'est pas parce qu'on souligne la malhonnêteté de certains qu'on soutient celle des autres...en tout cas pour Ospina c'est totalement faux puisqu'il ne critique que les "dissidents" qui sont traités ici comme des "produits", et qui ne sont pas les meilleurs dans leur action là bas...
 
Donc mon interet n'est pas de défendre la main de fer (et encore, on a aucune disparition, aucun meurtre, etc...ce qui pour l'Amérique Latine est tout de meme notable) mais d'apporter un contre-poids à la propagande soutenue à coups de millions de dollars contre un état socialiste qui a subit de plein fouet le chute de l'URSS et qui résiste.
 
Le très bon site d'Ospina : http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article223
 
Son entretien avec Mélenchon : http://www.forumdesalternatives.or [...] m_id=23309
 

Citation :

HCO : Vous ne trouvez pas qu’il existe en France, et en Europe en général parmi certains intellectuels et de nombreux médias, une sorte de hargne contre ces dirigeants ?
 
J-LM : Le néolibéralisme a engendré un niveau incroyable de destruction et de régression dans les sociétés latino-américaines. Il a œuvré pour la destruction du rôle de l’Etat, sous prétexte que c’était un système collectif inefficace et bureaucratique qu’il fallait donc supprimer et remplacer par les entreprises privées. Aujourd’hui le rôle de l’Etat a presque complètement disparu, et les services rendus sont mauvais et chers. Je pense qu’au Venezuela, en Bolivie, en Uruguay, en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, on prend la bonne direction pour sortir de ce schéma-là.
 
Beaucoup d’entre ceux qui se disent intellectuels, une grande partie de la presse, et j’inclus de nombreux secteurs de gauche, sont hostiles à Chavez et Morales, surtout. Pour eux il ne suffit pas qu’ils soient arrivés au gouvernement par la voie démocratique, ou qu’ils fassent baisser le taux de pauvreté en un temps record, ou qu’ils alphabétisent, ou bien qu’ils permettent aux pauvres l’accès à la santé. D’ailleurs ils l’ignorent. Ces aspects si essentiels sont perçus comme secondaires.
 
L’argument de toujours : dans ces pays, « on manque de libertés ». On exige d’eux une liberté de presse inconcevable même en Europe. Ici on ne peut ni insulter ni calomnier le président ou le roi ni aucune autorité de l’Etat, et c’est pourtant bien ce que fait la presse d’opposition dans ces pays. Ils disent que Chavez est un dictateur, mais ils éludent qu’il a gagné douze processus électoraux tout à fait ouverts.
 
Ces gens-là reprochent à Morales, à Chavez ou à Correa d’avoir « confisqué » le pétrole et le gaz aux multinationales. Mais ils oublient de dire que c’est pour les rendre aux peuples. J’applaudis leur décision ! Car, en France et en Europe, on nous a aussi raconté qu’en privatisant tout, ça améliorerait notre vie. C’est tellement faux ! Tout est cher et marche plus mal depuis. Les élites craignent que le peuple français et les peuples européens voient comment des pays qui se trouvent aux portes de l’empire étasunien résistent et avancent grâce à un autre type de logique - je ne dis pas de modèle, je dis de logique -, en essayant de construire un autre type d’organisation sociale pour le bien de la grande majorité, c’est-à-dire les pauvres. Les attaques contre Chavez, Morales, Correa ou Mujica naissent de la mauvaise conscience à propos de ce qui se passe ici. Ils veulent cacher le fait que tandis que, là-bas, ils sont en train de réduire la pauvreté, ici la misère augmente.



 
oulala, tu n'as pas tout à fait compris...
 
Ce que je veux dire, c'est qu'à un certain moment, tu peux toujours demander plus de sources, il faut plus ou moins être dans un juste millieux. Amnesty, par exemple, a:
- un bon niveau d'indépendance
- des moyens relativement importants
- de l'expérience  
 
à l'inverse, nombre de média "citoyen" ou "du peuple" ou autre peuvent être pas trop fiable.
 
par exemple, lorsque tu dis :

Citation :

Ce qui pour Zapata était faux d'ailleurs, celui ci a été inculpé pour avoir forcé l'entrée de l'ambassade mexicaine suite à de fausses information de Radio Marti....c'est un peu plus qu'une opinion.


 
d'où tient tu cette source, es tu sur que cette source n'est pas "intoxiquée" par une officine ou des partisans mal intentionnée ?
 
Es tu sûr que tu n'utilises pas comme source pour dire qu'Amnesty n'est pas si fiable une source qui ne l'est justement pas ?  
 
Maintenant, la formulation. Dans le cas où Amnesty fait un rapport issue des informations qu'elle a elle même remonté.
- Soit un média indépendant mais n'ayant pas les moyen d'avoir du personnel sur place : il va reprendre les formulations du rapport d'Amnesty en se contenant de dire "selon Amnesty ..."
- Soit un média ultra-partisan et instrumentalisé, il va ... lui aussi reprendre les formulation d'Amnesty, il vau juste ensuite grossir le trait et certainement oublié d'autres infos d'Amnesty sur d'autres domaines.
 
En conclusion, le fait de retrouver les mêmes formulation n'apportent pas grand chose dans l'affaire, ce sont surtout les éventuels ajouts et/ou oublis qui peuvent être intéressant.

n°23592913
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 11-08-2010 à 12:34:32  profilanswer
 

Tout à fait, j'ai rien de particulier contre Amnesty hein, au contraire, ce qui m'agace c'est un certain coté orienté idéologiquement de l'unanimisme humanitaire.
 
Mais comme tu dis on ne refait pas le monde et chacun s'exprime selon ses convictions, en en rajoutant là où ça peut faire mal, et souvent la réaction à l'autre l'emporte sur l'objectivité.
 
On peut se demander où se situent nos médias quand on constate la différence de traitement entre le cas du Honduras ou de la Colombie et le cas de Cuba. C'est ça qui me semble grave.
 
Sinon pour la source principale de l'AFP et d'Amnesty c'est Elizardo Sanchez de la Commission pour les Droits de l'Homme et la Réconciliation nationale.
 
Personnage toléré par le régime, très controversé, certains allant meme jusqu'à dire que c'est un agent double cubain :D
 
Mais en tout cas ça a l'air déjà mieux qu'un Sixto du Center For a Free Cuba en collusion avec la mafia de Miami. ;)


Message édité par Serpico7 le 11-08-2010 à 13:01:36
n°23593337
Jean920
Posté le 11-08-2010 à 13:30:44  profilanswer
 

Washington accuse le Guatemala de violer un accord commercial
 
http://www.lesechos.fr/info/inter/ [...] ercial.htm
 

Citation :

Les Etats-Unis ont accusé vendredi le Guatemala de violer des dispositions sur la protection des travailleurs contenues dans un accord de libre échange qui les lie.
Le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, a déclaré que Washington engagerait une action qui pourrait déboucher sur des sanctions commerciales.
Cette annonce intervient alors que le président Barack Obama se heurte à une forte résistance des démocrates, en particulier dans des Etats tels que la Pennsylvanie et l'Ohio où les syndicats sont puissants, à son projet de conclure des accords de libre échange avec la Corée du Sud, la Colombie et Panama.
Un récent rapport de la Confédération internationale des syndicats citait la Colombie comme le pays le plus dangereux pour les travailleurs, avec 48 meurtres en 2009, dont 22 dirigeants syndicaux. Le Guatemala venait immédiatement après, avec 16 morts, suivi du Honduras, avec 12 morts.
Ces deux pays appartiennent à l'accord de libre échange en question, Etats-Unis-République dominicaine-Amérique centrale (Cafta). Cet accord est celui qui a été le plus controversé sous la présidence de George W. Bush, et il n'a été que récemment approuvé par le Congrès.


 
Le rapport 2010 de la Confédération internationale des syndicats est accessible ici :
 
- Colombie
 

Citation :

La violence historique et structurelle à l’encontre du mouvement syndical persiste et se traduit par une politique systématique de violation des droits humains et des libertés syndicales. Depuis 23 ans, environ tous les trois jours un travailleur ou une travailleuse syndiqué(e) est assassiné(e) en Colombie. En 2009, 48 meurtres de syndicalistes ont été commis, les secteurs les plus affectés étant l’agroalimentaire et l’enseignement. Il faut ajouter aux assassinats au moins 400 cas d’agressions qui sont autant d’atteintes à la vie, la liberté et l’intégrité de syndicalistes et comprennent des tentatives d’assassinat et trois disparitions. Les mesures adoptées par l’État se révèlent inefficaces et insuffisantes, d’où la persistance des meurtres, disparitions et menaces. Les efforts déployés pour enquêter sur les crimes sont partiaux et ne portent pas sur tous les cas dénoncés par les organisations syndicales. Malgré la récente introduction de certaines améliorations, il reste des restrictions aux droits syndicaux dans la législation.


 
- Honduras
 

Citation :

Le 28 juin, un coup d’État a rompu la stabilité juridique et sociale du pays. La période de violence qui a suivi le coup d’État a provoqué la mort d’au moins 12 syndicalistes, les plus touchés étant les membres du Front national de résistance contre le coup d’État, dont font partie les centrales syndicales et de nombreuses organisations de la société civile, associations de femmes et de jeunes.


 
- Guatemala
 

Citation :

En 2009, 16 dirigeants syndicaux ont été assassinés, dont 14 faisaient partie du Mouvement syndical, indigène et paysan guatémaltèque (sigle espagnol : MSICG). Les mêmes procédés illicites pour éviter que les travailleurs/euses jouissent de leurs droits syndicaux continuent à être utilisés : assassinats, enlèvements, torture, intimidations, répression et menaces. Il est particulièrement alarmant que subsistent encore les processus de noyautage ou de création de syndicats parallèles destinés à diviser le mouvement syndical et à créer un mouvement proche du gouvernement, au détriment des authentiques besoins et intérêts des travailleurs/euses du Guatemala. Par ailleurs, les actes de violence qui semblent spécifiquement s’adresser à des membres et des dirigeants du MSICG se poursuivent. La mission de l’OIT qui a visité le Guatemala en février a signalé avec préoccupation le manque général d’indépendance du pouvoir judiciaire et des organismes gouvernementaux en matière de droit du travail. Des conditions numériques excessives pour les effectifs syndicaux entravent les activités syndicales.


 
 
Pour approfondir sur la situation des travailleurs en Colombie, voir les articles suivants :
 
Assassinats de deux syndicalistes supplémentaires en Colombie 8 juillet 2010  
 
 
La CSI répond au communiqué de presse émis par le ministère de l’Intérieur de la Colombie concernant son Rapport
 

Citation :


La CSI tient à rappeler au gouvernement colombien que d’après nos chiffres, la Colombie est l’endroit le plus dangereux du monde pour l’exercice de la liberté d’association. De fait, c’est en Colombie qu’ont été commis 63,12% des assassinats de syndicalistes survenus dans le monde durant la dernière décennie. Du premier janvier 1986 au 30 avril 2010, pas moins de 10.887 voies de fait ont été commises contre des syndicalistes, dont 2.832 homicides. Durant le mandat du gouvernement du président Uribe, 557 syndicalistes ont été assassinés. Au moins 48 homicides ont au lieu en 2009 et 29 syndicalistes ont été assassinés rien que depuis le début de 2010.
 
(...)
 
Les assassinats de syndicalistes se poursuivent sans trêve et l’impunité l’emporte dans 97% des cas.


 
 
Colombie : Encore un syndicaliste assassiné 10 juin 2010
 
Colombie : Pas de changement dans la routine de menaces et d’assassinats de syndicalistes 4 juin 2010
 
Un scandale d’espionnage souligne la nécessité de suspendre l’accord Colombie-UE 19 mai 2010
 

Citation :

À la lumière des inquiétudes grandissantes suscitées par la participation de l’agence colombienne de renseignements DAS à des opérations clandestines menées en Colombie mais aussi en Union européenne, les organisations syndicales européennes et internationales ont lancé un nouvel appel à la suspension de l’accord de libre échange UE-Colombie-Pérou, dont la signature est prévue ce mercredi 19 mai.


 
Colombie : Les enseignants victimes d’assassinats et de menaces permanents 11 mai 2010
 

Citation :

La violence atteint son paroxysme en Colombie. Depuis le 28 janvier de cette année, pas moins de 4 enseignants affiliés à l’Association des instituteurs du Département de Cordoba (ADEMACOR) ont été assassinés.
 
Rien qu’au cours du mois d’avril de l’année en cours, l’ADIDA a eu à dénoncer l’assassinat de deux de ses membres, un attentat contre le président du syndicat, des menaces systématiques contre 59 enseignants et des manœuvres d’intimidation durant la marche du 15 avril, où un fonctionnaire de la Section des investigations criminelles (SIJIN) a enregistré l’intervention d’Over Dorado.


 
Colombie : 195 enseignants assassinés et aucun coupable 9 décembre 2009
 

Citation :

Des chiffres accablants : 195 enseignants assassinés et aucun inculpé à ce jour ; 35 syndicalistes assassinés depuis le début de l’année. Une situation inacceptable qui suscite une profonde préoccupation au sein du mouvement syndical.

Message cité 1 fois
Message édité par Jean920 le 11-08-2010 à 13:42:59
n°23597922
Profil sup​primé
Posté le 11-08-2010 à 20:38:56  answer
 

Jean920 a écrit :

Washington accuse le Guatemala de violer un accord commercial


 
T'as pas compris !!!! C'est Chavez le diable, pas les gentils colombiens qui font tout pour satisfaire les désirs de l'oncle Sam  :o

n°23608573
Jean920
Posté le 12-08-2010 à 19:51:52  profilanswer
 

Et pendant ce temps là, voyons ce qui se passe dans le pays du milliardaire Sebastián Piñera où l'ombre de Pinochet risque de faire un retour remarqué.
 
 
Chili: faible possibilité de retrouver vivants 33 mineurs bloqués
 

Citation :

SANTIAGO - Les possibilités de retrouver vivants 33 mineurs bloqués depuis une semaine au fond d'une mine d'or et de cuivre du nord du Chili sont "faibles", a reconnu jeudi le ministre des Mines, Laurence Golborne.
 
(...)
 
La sécurité à San José, considérée comme une mine "moyenne" avec 150 mineurs mais qui a plus d'un siècle d'existence, a été remise en cause ces derniers jours par des anciens mineurs, des syndicalistes et des experts.
 
Selon un ex-directeur de la Sernageomin, la mine n'aurait "jamais dû rouvrir" après un accident en 2007, qui avait provoqué la mort d'un mineur.


 
 
Les prisonniers indigènes en grève de la faim pour protester contre une loi anti-terroriste
 

Citation :

Arrêtés au motif de la loi anti-terroriste de l’ère Pinochet, 14 indigènes Mapuche du Chili sont en grève de la faim dans le sud du pays depuis le 12 juillet. Au total, ils sont 31 détenus dans les prisons de Concepción, Angol, Temuco et Valdivia.


 

Citation :

Juana Reiman est la mère de José Huenuche, un des manifestants en grève de la faim à Concepción.
 
Mon fils a été arrêté il y a 15 mois à cause de la loi antiterroriste et n’a toujours pas été inculpé. C’est pourquoi les prisonniers ont décidé de se mettre en grève de la faim. Cette loi est injuste. Nous ne voulons pas seulement le retrait de la loi, nous voulons aussi mettre fin à l’impunité avec laquelle la police agit. Les forces de l'ordre cherchent l'affrontement, c’est pour cette raison que mon fils est en prison bien qu’il n’ait rien fait de mal.


 
 
Les prisonniers politiques inconnus du Chili
 

Citation :

Depuis un mois au Chili, 31 prisonniers politiques d'origine mapuche font une grève de la faim derrière les barreaux. Une journée internationale d'appui a été désignée ce mercredi 11 août pour faire entendre leur cause.
 
Il existe en ce moment 58 personnes, mapuches ou sympathisants de leur lutte, accusées de terrorisme par la justice chilienne. De celles-ci, 5 sont condamnées, 42 sont en prison préventive et les autres, en liberté sous caution. Elles sont considérées prisonniers politiques par plusieurs organisations internationales. La trentaine de grévistes de la faim sont dans l'attente de procès injustes; injustes, car la loi antiterroriste permet les témoignages anonymes, la culpabilité par association et la dissimulation de la preuve.
 
(...)
 
Après l'indépendance et la création de la République du Chili, dont on fête les 200 ans cette année, les terres des autochtones ont été progressivement confisquées à la faveur de colons européens. Aujourd'hui, les statistiques font apparaître les mapuches au premier échelon de l'extrême pauvreté au Chili. Les divers programmes d'intervention n'ont que peu d'effet sur la situation économique des communautés.
 
À la pauvreté s'ajoutent l'occupation policière et les atteintes aux droits de la personne. Le sud du Chili est le théâtre d'affrontements incessants entre la police militarisée et les communautés mapuches résistant aux compagnies forestières, minières et hydroélectriques qui saccagent les ressources de leur territoire ancestral.
 
En réponse aux occupations de terres et aux barrages routiers, l'État chilien a décidé de traduire en justice les militants autochtones sous la loi antiterroriste. Cette loi, établie sous la dictature de Pinochet, a seulement été appliquée contre le peuple mapuche après le retour à la démocratie.


Message édité par Jean920 le 12-08-2010 à 21:20:40
n°23609460
petitebrun​ette1
Posté le 12-08-2010 à 21:29:19  profilanswer
 

:jap:  
 
 Il y a 2 ou 3 mois, quelques habitants de l'île de Pâques, qui avaient des révendications, ont investi l'aéroport de Santiago. Ils ont tout de suite obtenu satisfaction.  
Cela m'a fait penser aux mMpuches, par association d'idées, car la différence de traitement par le gouvernement est flagrante. L'île de Pâques, bien sûr, représente un intérêt économique évident. Il n'y a donc aucun problème.Dès que les autochtones ont des révendications (légitimes, je ne le discute pas  [:cosmoschtroumpf] ), ils sont écoutés.
Les Mapuches, en revanche, sont persécutés, chassés de leurs terres, méprisés et maltraités.  
 De quel droit?

Message cité 2 fois
Message édité par petitebrunette1 le 12-08-2010 à 21:31:41

---------------
Reviens,bgx  
n°23610006
Dkiller
Posté le 12-08-2010 à 22:39:34  profilanswer
 

T'as vu leur gueule ? [:prodigy]

n°23611739
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 13-08-2010 à 08:21:13  profilanswer
 

petitebrunette1 a écrit :

:jap:  
 
 Il y a 2 ou 3 mois, quelques habitants de l'île de Pâques, qui avaient des révendications, ont investi l'aéroport de Santiago. Ils ont tout de suite obtenu satisfaction.  
Cela m'a fait penser aux mMpuches, par association d'idées, car la différence de traitement par le gouvernement est flagrante. L'île de Pâques, bien sûr, représente un intérêt économique évident. Il n'y a donc aucun problème.Dès que les autochtones ont des révendications (légitimes, je ne le discute pas  [:cosmoschtroumpf] ), ils sont écoutés.
Les Mapuches, en revanche, sont persécutés, chassés de leurs terres, méprisés et maltraités.  
 De quel droit?


 
Je pense que le Chili est le pire pays au niveau ségrégration raciale de l'amérique du sud, c'est à dire que la nation chilienne se voit uniquement comme étant celle des conquistadores, de l'homme blanc et de sa "civilisation".  
 
Les langues indiennes ne sont jamais pratiqué par ceux qui ne le sont pas et on à un peu près autant de chance de voir un président mapuche au Chili qu'un gazaoui à la tête de l'état hebreu.  
 
Pour te dire un peu la mentalité, avoir des origines mapuches là bas, c'est vu comme être homosexuel. Et je te raconte pas comment les homos sont perçus là bas...


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°23660822
zyx
NCC - 1701
Posté le 18-08-2010 à 13:22:41  profilanswer
 

pompono a écrit :


 
Je pense que le Chili est le pire pays au niveau ségrégration raciale de l'amérique du sud, c'est à dire que la nation chilienne se voit uniquement comme étant celle des conquistadores, de l'homme blanc et de sa "civilisation".  
 
Les langues indiennes ne sont jamais pratiqué par ceux qui ne le sont pas et on à un peu près autant de chance de voir un président mapuche au Chili qu'un gazaoui à la tête de l'état hebreu.  
 
Pour te dire un peu la mentalité, avoir des origines mapuches là bas, c'est vu comme être homosexuel. Et je te raconte pas comment les homos sont perçus là bas...


 
juste pour cette partie, il me semble que les français ont une facheuse tendance à ne pas pratiquer les langues régionnales des régions où ils s'installent  :D. Peut être voulais tu dire autre chose ...
 
Pour en revenir à Chavez, je vai peut être en surprendre, mais ce gars semble partager certaines idées avec notre Sarko national. On peut parler de sa relation aux média, mais il partage aussi son point de vue au sujet des juges ...
 
http://www.maitre-eolas.fr/post/20 [...] -dictature
 

Citation :


C’est en effet la triste mésaventure qui est arrivée à la juge Maria Lourdes Afiuni, qui a ordonné la libération sous surveillance d’un prévenu qui attendait son jugement depuis trois ans en détention provisoire (en conformité avec la loi, est-il besoin de le préciser). La magistrate était interpellée le 10 décembre 2009, quelques heures après sa décision, en lien semble-t-il avec les déclarations présidentielles, dans sa propre émission télévisée, où le conducator de la chaîne orientale des Andes avait insulté la juge et demandé qu’elle soit condamnée à 30 ans de prison pour corruption, semblant regretter au passage le bon temps où les pelotons d’exécution réglaient les problèmes de manière bien plus rapide


 
avec ce délicieux petit détail :
 

Citation :


Humiliation suprême, la “justice” vénézuelienne a incarcéré la juge Afiuni au sein de l’établissement de son tribunal, la mettant ainsi en contact avec les détenues qu’elle avait elle-même incarcérées. Les tentatives de représailles n’ont bien sûr pas tardé.


 
 
 
 

n°23660919
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 18-08-2010 à 13:33:47  profilanswer
 

Old news is old, ça a été déjà traité dans le topic :p


---------------
Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°23660944
LooSHA
D'abord !
Posté le 18-08-2010 à 13:36:04  profilanswer
 

En plus Maître Eolas est un affreux bayrouiste libéral :/


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°23661613
zyx
NCC - 1701
Posté le 18-08-2010 à 14:26:39  profilanswer
 

240-185 a écrit :

Old news is old, ça a été déjà traité dans le topic :p


 
ah, ok ....

n°23661623
zyx
NCC - 1701
Posté le 18-08-2010 à 14:27:13  profilanswer
 

LooSHA a écrit :

En plus Maître Eolas est un affreux bayrouiste libéral :/


 
le billet n'est pas de lui, il héberge des billets de collègues ....

n°23661652
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 18-08-2010 à 14:28:48  profilanswer
 

J'ai raté la discussion aussi...

n°23663018
Jean920
Posté le 18-08-2010 à 16:06:35  profilanswer
 

petitebrunette1 a écrit :

:jap:  
 
 Il y a 2 ou 3 mois, quelques habitants de l'île de Pâques, qui avaient des révendications, ont investi l'aéroport de Santiago. Ils ont tout de suite obtenu satisfaction.  
Cela m'a fait penser aux mMpuches, par association d'idées, car la différence de traitement par le gouvernement est flagrante. L'île de Pâques, bien sûr, représente un intérêt économique évident. Il n'y a donc aucun problème.Dès que les autochtones ont des révendications (légitimes, je ne le discute pas  [:cosmoschtroumpf] ), ils sont écoutés.
Les Mapuches, en revanche, sont persécutés, chassés de leurs terres, méprisés et maltraités.  
 De quel droit?


 
D'après moi, il y a plusieurs raisons pour expliquer la différence de traitement entre les Rapa Nui et les Mapuches
 
A part élever quelques troupeaux de moutons, il n'y aucune richesse naturelle à exploiter sur l'île de Pâque. La seule richesse, c'est le tourisme. Pour faire venir les touristes mieux vaut avoir une population autochtone docile que l'on ne qualifie pas de terroriste toutes les 5 minutes.
Au contraire des territoires Mapuches qui sont une mine d'or à ciel ouvert pour les grands propriétaires terriens et les multinationales : agriculture OGM intensive, exploitation forestière, hydroélectricité, exploitation minière,...
Une surexploitation en totale contradiction avec le profond respect de la nature lié aux croyances Mapuches.
 
 
Ensuite, il y a la raison historique, les Mapuches n'ont jamais accepté de se soumettre et c'est sans doute l'un des peuples qui a donné le plus de fil à retordre aux conquistadors espagnols. Donc c'est quelque chose qui joue beaucoup dans le racisme d'une partie de la population chilienne, avec en quelque sorte la satisfaction pour les électeurs de la droite chilienne de se venger de l'affront des siècles passés.
Les habitants de l'île de Pâque n'ont pas eu trop le choix, la géographie de leur territoire ne permettait aucune résistance. Ils ont vite été déportés et mis en esclavage à tel point qu'il ne restait pratiquement plus que 100 habitants à la fin du XIXème siècle soit moins de 1% de la population de l'île deux siècles plus tôt.
 
 
Et puis, pour un gouvernement de droite, c'est toujours facile de faire croire qu'il y a d'un côté les bons peuples avec qui on peut négocier et de l'autre côté les peuples terroristes qui ne mérite qu'une répression policière féroce.
 
 
D'ailleurs, nouvelle étape dans la criminalisation du peuple Mapuches. Pinera annonce sans avancer la moindre preuve que les Mapuches et le Parti Communiste Chilien sont reliés aux FARCs.
 
http://www.rnw.nl/espanol/article/ [...] n-las-farc
http://www.cooperativa.cl/teillier [...] 43158.html
 
Maintenant c'est devenu tellement facile pour la droite en Amérique Latine d'emprisonner des opposants pendant plusieurs années sans jugement, on les accuse sans preuve d'être des terroristes liés aux FARC. Les ficelles ne sont pas nouvelles, c'est du maccarthisme pur sucre. Et on en arrive à la situation actuelle, une cinquantaine de prisonniers politiques au Chili et pas une seule ligne dans la presse française.
 
Tout ça avec la bénédiction du gouvernement Colombien qui utilise les soit disantes informations contenues dans l'ordinateur de Reyes pour éliminer et discréditer toutes les forces politiques de gauche en Amérique Latine.


Message édité par Jean920 le 18-08-2010 à 16:25:47
n°23663406
Jean920
Posté le 18-08-2010 à 16:38:52  profilanswer
 

L'Equateur va renégocier 33 contrats avec les multinationales pétrolières
 

Citation :

QUITO - Le gouvernement équatorien va renégocier à partir 23 août 33 contrats le liant aux multinationales pétrolières, en commençant par la compagnie hispano-argentine Repsol-YPF et la chilienne Enap, a-t-il annoncé mardi.
 
"Nous démarrerons avec Repsol et Sipec (d'Enap, ndlr) pour la négociation du premier groupe", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre des Ressources non renouvelables (dont le pétrole) Wilson Pástor.
 
Le ministre a précisé que 33 contrats seraient renégociés, dans le but de les transformer en contrats de prestation de services.
 
Auparavant les compagnies étrangères avaient des contrats d'extraction, et étaient à ce titre propriétaires du brut extrait.
 
Selon le responsable les 33 nouveaux contrats, dont des versions préliminaires ont été transmises aux entreprises début août, feront l'objet de 13 négociations qui devront être achevées entre le 23 novembre - pour les plus importants - et le 23 janvier 2011.
 
Le 26 juillet le gouvernement du socialiste Rafael Correa a signé l'entrée en vigueur d'une réforme législative en vertu de laquelle l'Etat est propriétaire de 100% de la production de brut dans le pays, qui atteint actuellement 472.000 barils par jour, réduisant aussi les dividendes des compagnies.
 
Les contrats de prestation de services seront assortis d'une tarification fixe, le but étant pour Quito de "sauver entre 85 et 90% de la rente pétrolière", c'est-à-dire de la diférence entres la somme tirée de la vente du brut à un cours international et les coûts de production.
 
Actuellement, a précisé le ministre, l'Etat perçoit 65% de cette rente, tandis qu'avant l'arrivée au pouvoir de Rafael Correa, l'Etat gardait 18% de la production de brut, indépendamment du niveau des cours.


 
 
Selon un récent sondage de l'institut Cedatos-Gallup, près de 3 ans et demi après sa prise de fonction, Correa obtient 53% d'opinions favorables.
Les  Équatoriens jugent positivement son action dans les domaines de la santé, de la construction des infrastructures du pays, de l'éducation, du logement et les programmes pour les couches les plus pauvres de la population :
http://www.telesurtv.net/noticias/ [...] e-mandato/
 
L'opposition tente de recueillir la signature de 15% des électeurs inscrits (~ 1,5 millions de signatures) afin d'organiser un référendum révocatoire (nouveau droit donné par la constitution de 2008 et qui permet, une fois par mandat, de s'exprimer pour ou contre la révocation de n'importe quel élu)


Message édité par Jean920 le 18-08-2010 à 17:25:32
n°23668629
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 19-08-2010 à 07:53:14  profilanswer
 

zyx a écrit :


 
juste pour cette partie, il me semble que les français ont une facheuse tendance à ne pas pratiquer les langues régionnales des régions où ils s'installent  :D. Peut être voulais tu dire autre chose ...
 
 
 


 
Aucun rapport, dans pas mal de pays devenus indépendant, les culture "indienne" (langues,coutumes,croyances) ont été intégré dans l "identité nationale" du pays, comme la bolivie qui est un pays pluri-national et multi-culturelle.
 
Le fait de rejeter la langue indienne dans tous les aspects du pays à une signification très particulière en amérique latine...
 
Ensuite pour comparer les conquistadores et les parisiens installer sur la côte d'azur...  :sleep:
 
 
Edit : Jean  :jap:  :jap:  :jap:  18 % de la rente pétrolière pour l'Etat  :ouch:  On est pas loin du Congo-brazaville...


Message édité par pompono le 19-08-2010 à 07:55:28

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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°23697663
Profil sup​primé
Posté le 22-08-2010 à 04:48:07  answer
 

Citation :


The anti-Venezuela election campaign
 
Venezuela's election is not until September, but the international campaign to delegitimise the government has already begun
 
Venezuela has an election for its national assembly in September, and the campaign has begun in earnest. I am referring to the international campaign. This is carried out largely through the international media, although some will spill over into the Venezuelan media. It involves many public officials, especially in the US. The goal will be to generate as much bad press as possible about Venezuela, to discredit the government, and to delegitimise the September elections – in case the opposition should choose to boycott, as they did in the last legislative elections, or refuse to recognise the results if they lose.
 
There's no need for conspiracy, since the principal actors all know what to do. Occasionally some will be off-message due to lack of co-ordination. A fascinating example of this occurred last week when Senator John McCain tried to get General Doug Fraser of the US Southern Command to back his accusations that Venezuela supports terrorist activities. Testifying before the Senate armed services committee on March 11, General Fraser contradicted McCain:
 
    "We have continued to watch very closely … We have not seen any connections specifically that I can verify that there has been a direct government-to-terrorist connection."
 
Oops! Apparently Fraser didn't get the memo that the Obama team, not just McCain, is in full campaign mode against Venezuela. The next day, he issued a statement recanting his testimony:
 
    "Assistant Secretary Valenzuela [the state department's top Latin America official] and I spoke this morning on the topic of linkages between the government of Venezuela and the Farc. There is zero daylight between our two positions and we are in complete agreement.
 
    "There is indeed clear and documented historical and ongoing evidence of the linkages between the government of Venezuela and the Farc … we are in direct alignment with our partners at the state department and the intelligence community."
 
Well it's good to know that the United States still has civilian control over the military, at least in the western hemisphere. On the other hand, it would be even better if the truth counted for anything in these Congressional hearings or in Washington foreign policy circles generally. The general's awkward and seemingly forced reversal went unnoticed by the media.

 
The "documented and historical and ongoing evidence" mentioned by General Fraser refers to material alleged to come from laptops and hard drives allegedly found by the Colombian military in a cross-border raid into Ecuador in 2008. Never mind that this is the same military that has been found to have killed hundreds of innocent teenagers and dressed them up in guerrilla clothing. These laptops and hard drives will continue to be tapped for previously undisclosed "evidence", which will then be deployed in the campaign against the Venezuelan government. We will be asked to assume that the "captured documents" are authentic, and most of the media will do so.
 
US secretary of state Hillary Clinton's attacks on Venezuela during her trip to South America were one of the opening salvos of this campaign. Most of what will follow is predictable. There will be hate-filled editorials in the major newspapers, led by the neocon editorial board of the Washington Post (aka Fox on 15th Street). Chávez will be accused of repressing the media, even though most of the Venezuelan media – as measured by audience – is still controlled by the opposition. In fact, the media in Venezuela is still far more in opposition to the government than is our own media in the United States, or for that matter in most of the world. But the international press will be trying to convey the image that Venezuela is Burma or North Korea.
 
In Washington DC, if I try to broadcast on an FM radio frequency without a legal broadcast licence, I will be shut down. When this happens in Venezuela, it is reported as censorship. No one here will bother to look at the legalities or the details, least of all the pundits and editorial writers, or even many of the reporters.
 
The Venezuelan economy was in recession in 2009, but will likely begin to grow again this year. The business press will ignore the economic growth and hype the inflation, as they have done for the past six years, when the country's record economic growth cut the poverty rate by half and extreme poverty by 70% (which was also ignored). Resolutions will be introduced into the US Congress condemning Venezuela for whatever.
 
The US government will continue to pour millions of dollars into Venezuela through USAid, and will refuse to disclose the recipients. This is the non-covert part of their funding for the campaign inside Venezuela.
 
The only part of this story that is not predictable is what the ultimate result of the international campaign will be. In Venezuela's last legislative elections of 2005, the opposition boycotted the national elections, with at least tacit support from the Bush administration. In an attempt to delegitimise the government, they gave up winning probably at least 30% of the legislature.
 
At the time, most of the media – and also the Organisation of American States – rejected the idea that the election was illegitimate simply because the opposition boycotted. But that was under the Bush administration, which had lost some credibility on Venezuela due to its support for the 2002 coup, and for other reasons. It could be different under an Obama administration.
 
That is why it is so ominous to see this administration mounting an unprovoked, transparently obvious campaign to delegitimise the Venezuelan government prior to a national election. This looks like a signal to the opposition: "We will support you if you decide to return to an insurrectionary strategy," either before or after the election.
 
The US state department is playing an ugly and dangerous game.


http://www.guardian.co.uk/commenti [...] a-election

n°23767565
Jean920
Posté le 28-08-2010 à 13:36:46  profilanswer
 

Une interview intéressante de la réalisatrice Elena Varela sur Rue89 :

Chili : les indiens mapuches sont vus « comme des sauvages »

 
 
ça permet de comprendre avec quelle facilitée la police chilienne peut inculper n'importe quel soutien des Mapuche sur la base de témoignages anonymes complétement bidons, grâce à la loi antiterroriste issue de la dictature militaire  
 

Citation :

Détenue en préventive pendant quatre mois dans une prison de haute sécurité, soupçonnée -sur témoignage sans preuves d'une femme qui n'est jamais venue au procès et a fini par disparaître- d'avoir commandité deux attaques à main armée en 2004 et 2005, le ministère public voulait la voir à l'ombre pendant quinze ans. Mais en prouvant que toutes ces accusations étaient fausses, Elena Varela a pu être libérée le 22 avril 2010.
 
(...)
 
"Un jour, le 7 mai 2008, environ 50 hommes ont entouré ma maison, vers 8h30. On m'a mis dans une voiture aux vitres fumées, j'attendais. Les policiers vêtus d'habits des professionnels du MOP, le ministère des Œuvres publiques (ponts et chaussées) étaient partout, moi j'attendais."
 
(...)
 
"J'ai passé quatre longs mois en prison. Mon matériel m'a été complètement confisqué, et les cassettes qui m'ont été rendues n'étaient souvent plus lisibles. Mais au lieu de m'accuser de filmer les Mapuches -ce qu'ils ne pouvaient pas faire sans s'attirer les foudres des organismes de défense de droits de l'homme- ils ont inventé une histoire de braquage de banque et ont dit que j'étais la leader du MIR [Mouvement de la gauche révolutionnaire, qui a cessé d'exister en 1988, ndlr]."


 
 
 
Très peu d'articles francophone cette semaine pour parler de la grève de la faim des 32 détenus Mapuches :

Chili : des prisonniers mapuches en grève de la faim depuis 45 jours
- RFI
 
 

Citation :

L’état de santé des 31 mapuches en grève de la faim est très préoccupant.
 
(...)
 
Eric Millan est le porte-parole des détenus de la prison située à Temuco. Son frère fait partie des grévistes. Il affirme  que : « Leur état de santé est très détérioré. Ils souffrent de crampes, d’évanouissements, de pertes d’équilibre, et le plus préocuppant sont ces évanouissements qui se produisent quotidiennement à n’importe quel moment. Nos familles sont très préocuppées. Ils ont perdu énormément de poids, entre 9 et 12 kg. Pourvu qu’il ne se passe rien de regrettable. »
 
(...)
 
La loi antiterroriste empêche la défense de connaître les détails de l’instruction et l’identité des témoins de l’accusation. La détention provisoire dure au maximum six mois au Chili. Avec cette loi, elle dure deux ans. Née sous la dictature d’Augusto Pinochet, elle est régulièrement dénoncée par l’ONU. Les mapuches réclament aussi que cesse la double peine.
 
Fernando Lira est président de l’association chilienne de défense des droits de l’homme Liberar : « En plus de la loi antiterroriste, il y a une autre législation arbitraire, insolite, dans la justice chilienne qui est la double peine. La plupart de ces mapuches sont jugés deux fois : par la justice militaire et par la justice civile. Ainsi, si un mapuche est déclaré coupable par la justice militaire, il peut aussi faire l'objet d'une seconde peine,  prononcée cette fois par la justice civile».


 
 
32 Mapuches font la grève de la faim - cyberpresse.ca
 
 

Citation :

Après 45 jours de grève de la faim, les 32 autochtones mapuches en détention provisoire ont perdu en moyenne 12 kilos. «Ils souffrent de crampes, de vomissements, d'évanouissements, de pertes d'équilibre», explique Eric Millan, pour sa part porte-parole des Mapuches de la ville de Concepcion, la deuxième ville du pays.
 
Une situation critique dont pratiquement personne ne parle au Chili. Les grévistes ne réclament pourtant pas leur libération, mais bien une justice impartiale.
 
«Lamentablement, ce pays qui parle d'égalité ment, insiste Gladys, qui a vu son fils arrêté par les forces spéciales de police il y a 14 mois. Il existe une persécution politique et raciste de la justice chilienne à l'égard des Mapuches, afin de mettre derrière les barreaux les dirigeants de notre peuple.»
 
(...)
 
«L'application de cette loi, souligne Jorge Huenchullan, porte-parole des grévistes de la ville de Temuco, est disproportionnée. Nous n'avons jamais commis d'assassinats!» Trois Mapuches sont morts, en revanche, tués par des policiers, depuis le début du conflit territorial qui a commencé à la fin des années 90.
 
La double peine est également dénoncée par les ONG internationales de défense des droits humains.

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Message édité par Jean920 le 28-08-2010 à 13:56:21
n°23919651
Jean920
Posté le 11-09-2010 à 15:49:00  profilanswer
 

Encore un exemple de diktat exercé par les multinationales sur les démocraties d'Amérique Latine.
 
Tabac: l'Uruguay va au bras-de-fer avec Philip Morris
 
 

Citation :

Le 1er mars 2006, l'Uruguay était devenu le premier pays latino-américain et le cinquième au monde à interdire le tabac dans les lieux publics, sous l'impulsion du président de l'époque Tabaré Vazquez, cancérologue de profession.
 
Le gouvernement avait en outre proscrit la publicité sur les cigarettes, augmenté les taxes sur le tabac, interdit aux cigarettiers de vendre plusieurs produits de la même marque et imposé l'impression de messages antitabac couvrant 80% de la taille des paquets de cigarettes.
 
Ce sont ces deux dernières mesures que conteste Philip Morris international.
 
Le cigarettier, installé en Suisse, estime qu'elles ne respectent pas les termes du traité de promotion et de protection des investissements conclus entre les deux pays.
 
Il a donc déposé une plainte contre l'Uruguay le 26 mars devant le Centre international de règlement des différends relatifs à l'investissement (Cirdri) de la Banque mondiale.
 
L'actuel chef de l'Etat José Mujica a lui-même déclaré en juillet que son pays devait "se battre avec des monstres qui ont plus de ressources que l'Etat uruguayen".


Message édité par Jean920 le 11-09-2010 à 15:49:59
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