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Auteur Sujet :

Parti Socialiste: François Hollande Premier Ministre

n°28076615
Archinaz
Posté le 14-10-2011 à 19:32:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

nakata a écrit :

J'aime pas trop lepost, mais là c'est assez juste :  
http://www.lepost.fr/article/2011/ [...] lande.html


Je me disais bien que "Arnaud" ça sonne un peu comme "arnaque" [:urd]

mood
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Posté le 14-10-2011 à 19:32:14  profilanswer
 

n°28076647
Innolis_Je​vede
70
Posté le 14-10-2011 à 19:36:01  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :


Dans ce genre de pays, les banques sont responsables et ne font pas faillite : Hong Kong, Singapour, Australie, Nouvelle-Zélande, Suisse, Canada.
 
.


 
..On ne les a donc pas "laissé couler"... :sleep:


---------------
7666
n°28076674
New-Cocovi​tsch
Best by Test
Posté le 14-10-2011 à 19:39:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est agréable de discuter avec des gens cultivés, qui, même en désaccord, n'en profitent pas pour se limiter au sarcasme gratuit.
 
La notion de forts/faibles est déjà une construction idéologique. En l'employant, tu montres déjà que tu fais tien le cadre marxiste de lutte des classes, au sens large (çàd dans sa version édulcorée, celle de Bourdieu : les dominants/les dominés).
 
Je ne suis pas sûr que cette distinction soit pertinente, ni même qu'elle donne de bons résultats pour expliquer le réel.
 
Le fait est que le capitalisme (çàd l'accumulation de capital) a sorti le monde la pauvreté depuis trois siècles (l'Europe d'abord) : or cet enrichissement n'est possible que parce que du capital est accumulé, çàd que toutes les ressources créées chaque année n'ont pas été consommées mais ont été en partie épargnées. Or, ce sont les plus hauts revenus qui épargnent, et donc permettent la croissance à long terme des revenus de tous. Vérité pas très rock and roll, mais bon...
 
 


 
 
Je ne sais pas si la distinction dominants/dominés est une construction idéologique...Il me semble que c'est une distinction "fantasmée" qui se traduit à la fois dans la conscience collective et dans les diverses psychologies individuelles...
Cela me rappelle l'idée que la définition la plus universelle (et sans doute la plus juste) de la différence entre la Gauche et la Droite est le clivage "identification aux dominés/identification aux dominants"...L'important n'est pas le contenu que l'on met sur les mots "dominants" et "dominés" (qui peut être non seulement économique mais aussi social, culturel, ethnique, sexuel etc...) mais l'accent mis sur "l'identification" qui est un processus subjectif, mouvant et incomplet...ça explique amplement que des ouvriers puissent voter à droite par projection ou des bobo voter à gauche par acquis de conscience...
Il est difficile de croire qu'une perspective historiciste à la Marx puisse encore servir de grille de lecture pertinente dans le monde d'aujourd'hui, Keynes est trop souvent vu sous le prisme d'un dogmatisme économique et, en ce qui concerne  Bourdieu, ses clichés bien souvent lapidaires n'ont eu que la conséquence amusante d’être la principale source d'inspiration de l'imaginaire politique Bobo...
il est aussi possible de se sentir de gauche sans icones ni incantations mais simplement en acceptant le ressenti d'une nécessaire empathie à l'égard de l'Autre (celui auquel on ne veut pas forcément ressembler mais dont on souhaite respecter la dignité fondamentale)...
Michea est certes à la mode mais pourquoi veut il forcément donner au discours de Gauche un aspect normatif ? ce Discours peut être simplement un élan empathique parfois flou, souvent modéré ou même frileux mais sincère...Il y eu aussi en France des chrétiens de Gauche ou des Sociaux-démocrates animés par cet esprit peu dogmatique...

Message cité 2 fois
Message édité par New-Cocovitsch le 14-10-2011 à 19:42:07

---------------
Le mépris à tout prix...
n°28076692
chatoo
syrienne réfugiée fiscale
Posté le 14-10-2011 à 19:41:44  profilanswer
 


elle en serait presque bandante la mère Aubry  [:gggl]


---------------
En route pour 30 000 conneries - Travolta c'est moi \0/- Chatoo 2018 - https://www.youtube.com/watch?v=Kj97RqoObHs \0/ https://www.youtube.com/watch?v=tnjt6ybi2pE
n°28076705
moonboots
Posté le 14-10-2011 à 19:44:16  profilanswer
 

New-Cocovitsch a écrit :


 
 
Je ne sais pas si la distinction dominants/dominés est une construction idéologique...Il me semble que c'est une distinction "fantasmée" qui se traduit à la fois dans la conscience collective et dans les diverses psychologies individuelles...


est-ce que ça nécessite une hospitalisation ?    [:abakuk:3]

n°28076735
Dantiste
Posté le 14-10-2011 à 19:49:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est réservé à la vraie gauche qui vote Mélenchon/Montebourg, ou qui éventuellement vote Hollande par stratégie de vote utile (mais n'adhère pas aux idées de cette pseudo-gauche molle).  
 
Ceux qui votent avec enthousiasme pour Aubry, Hollande, Valls sont la fausse gauche, la gauche de droite, les renégats, les vendus au néo-libéralisme, les européistes mondialistes... :o  
 
Plus sérieusement, ceux qui s'intéressent à la distinction gauche-droite, surtout ceux qui portent "la vraie gauche en bandoulière" et distribuent les Label rouge "Appellation Gauche contrôlée", devraient lire par exemple le dernier Michéa : http://bibliobs.nouvelobs.com/essa [...] ateur.html
 
Je dirais plutôt qu'elle (la gauche) est redevenue ce qu'elle était avant l'affaire Dreyfus. Jusqu'à cette époque, la gauche - nom sous lequel on regroupait alors les différents courants libéraux et républicains - avait toujours combattu sur deux fronts. D'un côté, contre le «péril clérical et monarchiste» - incarné par les «blancs» de la droite conservatrice et réactionnaire - de l'autre, contre le «danger collectiviste» - symbolisé par les «rouges» du camp socialiste fermement attachés, quant à eux, à l'indépendance politique du prolétariat (c'est pourquoi on ne trouvera jamais un seul texte de Marx où il se réclamerait de la gauche ou, a fortiori, de son union).
 
Ce n'est qu'en 1899 - face à l'imminence d'un coup d'Etat de la droite d'Ancien Régime et de ses nouveaux alliés «nationalistes» - que la gauche moderne va véritablement prendre naissance, sur la base d'un compromis - au départ purement défensif - entre les «bleus» de la gauche originelle et les «rouges» du mouvement ouvrier (et cela malgré l'opposition farouche des anarcho-syndicalistes).

 
Histoire de comprendre qu'on peut être de gauche sans être socialiste/communiste.

Tu ne cites pas Jaurès, pourtant chef de file des anticléricaux et des pourfendeurs des restaurateurs de la maison de Bourbon à ses débuts en politique. Parce que tu ne l'as pas lu ? C'est pourtant un incontournable pour se revendiquer socialiste. Mais encore faut-il le comprendre, et au delà perpétuer son engagement...
 
Marx ne risquait pas de se déclarer de gauche, puisque ce vocable se rattachait à la seule position géographique dans l'hémicycle, tous idéaux socialistes et solidaires confondus....  
 
J'ai l'impression que tu es socialiste comme d'autres deviseraient en terrasse des réussites de Sarkozy en sirotant un Petrus, et c'est très "casse noisettes". Tu seras sans doute radical, mais commence d'abord par savoir décrypter et replacer dans son contexte le "J'accuse..." de Zola, ainsi que l'esprit conspirationniste des boulangistes, par ailleurs fortement protectionnistes parce que bourgeois enrichis, qui se sont échoués sur l'affaire Dreyfus   :sleep:  
 
 


---------------
Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°28076815
Dantiste
Posté le 14-10-2011 à 19:59:25  profilanswer
 

New-Cocovitsch a écrit :


 
 
Je ne sais pas si la distinction dominants/dominés est une construction idéologique...Il me semble que c'est une distinction "fantasmée" qui se traduit à la fois dans la conscience collective et dans les diverses psychologies individuelles.......

Tu vas un peu vite, amha...
 
Etre socialiste au sens non galvaudé du terme selon sa construction et ses fondamentaux, c'est vouloir justement détruire la notion dominants/dominés, en prenant le contrepied de la notion possesseurs/dépossédés (des fruits de leur travail). Aux lois républicaines de réguler la distribution des biens et diffuser les idées adéquates pour éradiquer l'accumulation paralysante de capitaux, donc le capitalisme...
 


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Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°28076981
Profil sup​primé
Posté le 14-10-2011 à 20:19:27  answer
 

moonboots a écrit :


c'est bien joli de faire du name dropping mais tu as bien lu ce qu'il dit ?

Citation :

Or, à partir du moment où toutes les formes existantes de catégorisation philosophique commencent à être perçues comme de pures constructions arbitraires et discriminantes (et le libéralisme culturel conduit tôt ou tard à cette conclusion postmoderne), le système libéral devient nécessairement incapable de définir par lui-même ses propres limites. Et de même qu'une croissance économique illimitée est condamnée à épuiser progressivement les ressources naturelles qui la rendent possible, de même l'extension illimitée du droit de chacun à satisfaire ses moindres lubies personnelles ne peut conduire, à terme, qu'à saper tous les fondements symboliques de la vie en commun.
 
A l'image du roi Midas, mort de pouvoir tout transformer en or, il semble donc que les élites globales du libéralisme moderne soient désormais philosophiquement prêtes, pour satisfaire leur cupidité, à détruire jusqu'aux conditions même de leur propre survie.


accessoirement il se réclame d'Orwell qui était anti-capitaliste   :hello:


 
Bien vu  :D  
 
Effectivement, Michéa s'oppose vigoureusement à cette gauche dite "progressiste" et à sa "religion du Progrès", qui finit par lui faire faire le lit du libéralisme économique (en instaurant le libéralisme politique, les deux étant inséparables sur le long terme). Car le libéralisme, lui d'être un conservatisme ou une réaction, est l'une des religions engendrée par la désacralisation du monde moderne (par "moderne", entendre depuis les Lumières jusqu'aujourd'hui), avec le communisme et le fascisme.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-10-2011 à 20:22:03
n°28077538
darkremy
Posté le 14-10-2011 à 21:07:57  profilanswer
 

alors montebourg rejoint hollande  GG   :D  
 
et aubrie elle racle vraiment le fond du caniveau, j'espere qu'elle prendra sa retraite apès tout cela. elle n'a plus aucune diginité.

n°28077764
Profil sup​primé
Posté le 14-10-2011 à 21:18:00  answer
 


 
Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire comme conneries: le libéralisme politique c'est cette immonde doctrine qui prône le système qui te garantit des droits fondamentaux, dont très notablement le droit d'expression dont tu uses pour lui cracher dessus.
 
Quant au libéralisme économique en terme historique, c'est le droit à la propriété, le droit au libre choix de l'activité, le droit à la libre association économique etc., toute chose qu'il convient de renier.
 
Quelle pitié.

mood
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Posté le 14-10-2011 à 21:18:00  profilanswer
 

n°28078296
darkremy
Posté le 14-10-2011 à 21:39:57  profilanswer
 

enfin il ne faut pas confondre la théorie libérale et l'anarchie-gouvernemento-lobbyiste-libérale que nous avons à ce jour.. un vrai système libéral serait redoutablement efficace pour garantir le bonheur de la population, mais cela suppose une maitrise parfaite de la productivité..(de la même manière qu'un système communiste parfais)

n°28079507
darkremy
Posté le 14-10-2011 à 22:54:58  profilanswer
 

ah la réthorique des droiteux (pour justifier qu'on ne taxe pas les riches) sur France 5:
 
"c'est normal qu'il y ait des riches, ce qui est anormal c'est qu'il y ait des pauvres"   :o

n°28079549
Wunderlich
Posté le 14-10-2011 à 22:58:36  profilanswer
 

darkremy a écrit :

ah la réthorique des droiteux (pour justifier qu'on ne taxe pas les riches) sur France 5:
 
"c'est normal qu'il y ait des riches, ce qui est anormal c'est qu'il y ait des pauvres"   :o


 
exactement, il faut faire voter une proposition de loi pour erradiquer les pauvres, c'est une honte en 2011 :fou:


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The bell will ring tomorrow and everything will be fine.
n°28079657
Dantiste
Posté le 14-10-2011 à 23:07:15  profilanswer
 

old_nick a écrit :


 
Un ex lieutenant de Royal, équivalent d'une Pécresse

Et accessoirement docteur en philosophie.
 
Tu as besoin de cours ?  
 
:D
 
 


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Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°28079708
old_nick
Posté le 14-10-2011 à 23:11:41  profilanswer
 

darkremy a écrit :

ah la réthorique des droiteux (pour justifier qu'on ne taxe pas les riches) sur France 5:
 
"c'est normal qu'il y ait des riches, ce qui est anormal c'est qu'il y ait des pauvres"   :o


 
Il y aura toujours des riches et des pauvres, les humains sont programmés comme ça, il faut une classe basse pour motiver la classe moyenne sinon ça se traîne.

n°28079983
Dantiste
Posté le 14-10-2011 à 23:40:23  profilanswer
 

old_nick a écrit :


 
Il y aura toujours des riches et des pauvres, les humains sont programmés comme ça


 
Tu prendras bien une assiette d'Héraclite ? Juste celui-ci parce qu'il riait souvent  :lol:  
 
 


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Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°28080000
Gros Boule​t
Born to troll
Posté le 14-10-2011 à 23:41:45  profilanswer
 

The_Declaration a écrit :

Evidemment, sauf que ce serait interprété comme un désaveu de sa propre politique. Si Sarko ne se présentait pas 90% des Français penseraient "il a peur de perdre, il sait qu'il a fait de la merde." Sachant que pendant 5 ans ses lieutenants se sont épanchés sur la formidable action du Gouvernement, sur le leadership hallucinant du grand patron, un retrait serait une gifle monumentale pour tout son camp.
Très mauvaise stratégie amha.


La différence est qu'aujourd'hui, Sarkozy a encore l'âge d'être à nouveau président. Ne pas se présenter à nouveau et y envoyer le premier ministre, ça serait de la continuité.
 

Jambier a écrit :

:jap:   Surtout que Sarkozy avait dit avant même l'affaire DSK que le candidat que l' UMP "craignait" le plus était Hollande, du fait de son rassemblement au centre, qu'il ne froisse personne, et qu'il n'a aucuns dossiers contre lui ( contrairement a DSK / AUbry)


Et tu crois vraiment que Sarkozy était sincère, quand il s'épanchait comme ça dans les médias? :sarcastic:
 

Yagmoth a écrit :

Entièrement d'accord. D'ailleurs dans des écoles primaires anglaise, les élèves sont divisés en groupe de niveau par discipline (et aucune mention de hiérarchie n'est fait, tu as des groupes du genre "tulipes","paquerette" :D).
 
D'après mes anciens collègue qui en avaient visité lors d'un stage de l'IUFM, l'équipe enseignante est bien plus soudée, et plus à même de répondre aux difficultés des gamins.
 
Mais bon, on est en France, où l'école est élitiste, et où les dirigeant ont tout intérêt à maintenir leur caste en place.


C'est plutôt un conservatisme. Car les "bons" éléments sont également défavorisés par le système actuel qui nivelle par la médiocrité, sauf à le contourner. Les débats actuels me semblent plutôt tristes quant à l'éducation, j'ai bien l'impression qu'on est en train de repasser les vieilles approches sans vraiment tenter du neuf.
 
En 2008, j'avais lu ça dans une des motions: "Face à la diversité des élèves, l’individualisation des parcours scolaires, et donc des pratiques pédagogiques, est le seul moyen de placer les enfants à égalité et de recréer un sentiment d’appartenance à une communauté éducative au service de tous. Chaque enfant a son histoire, son rythme d’acquisition qu’il faut respecter pour bâtir, avec lui, son parcours vers la réussite. Il faut repérer les problèmes et épauler les élèves dès que les difficultés apparaissent, sortir ceux qui sont momentanément plus lents ou, au contraire, plus rapides que les autres, du carcan de l’emploi du temps préétabli dès la rentrée et du groupe figé de la classe. Les enseignants sont parfaitement capables de faire preuve d’imagination et d’autonomie, afin que chaque élève soit mis la bonne voie, avec les bonnes méthodes, le bon accompagnement. L’Ecole de la République doit être l’école de tous, pas l’école d’un élève idéal !".
 
Hélas, ces pistes de réflexion semblent avoir disparu du débat actuel, alors que c'était la motion d'un des candidats à la primaire. J'ose encore espérer que cette approache puisse ressortir des cartons.
 
 
 
Il n'a pas trop de choix. Soutenir Aubry, en cas de victoire de Hollande, ça revient à se tirer une balle dans le pied. Soutenir encore plus ouvertement Hollande, c'est se couper d'une large partie de ses électeurs. Au niveau stratégique, Hollande est plutôt dégarni sur son aile gauche (à part Royal, d'un certain point de vue), alors qu'Aubry a déjà des soutiens (Hamon, Emmanuelli notamment). Soutenir Hollande "à titre personnel" rapporte plus... mais c'est effectivement un calcul politicien, qui n'a pas manqué d'être déjà souligné. D'où la nécessité de ne le dire qu'à "titre personnel".
 
Cela dit, les reports de voix sont loin d'être automatiques. En 2008, alors qu'il s'agissait de militants, Aubry n'est passée que ric-rac alors qu'elle avait eu le soutien des autres motions puis de Hamon.
 
 

limonaire a écrit :

Ca ne déçoit que les newbies en politique qui sont persuadés que Aubry est "plus à gauche "que Hollande, et que dès lors, Montebourg devait se rallier à elle. En fait, Aubry et Hollande, c'est le même contenu. Seule la forme change.
 
C'est d'ailleurs pourquoi je ne sais toujours pas avec certitude pour qui je vais voter dimanche. Sans doute Hollande, quand même, mais Aubry ne serait pas un choix déshonorant.


La forme, et donc la personalité aussi.
 
Le paradoxe serait qu'on pourrait voir Hollande l'emporter en 2012, en partie grâce au bon travail mené au PS, alors que lui-même était aux commandes d'un PS malade et inefficace qui a mené à la défaite de 2007.
 
Pour ma part, l'avantage de Hollande, c'est qu'il n'est pas du genre à imposer brutalement ses idées - il consultera d'abord, et essaiera d'avoir un consensus. L'inconvénient de Hollande, c'est qu'il sera moins enclin à trancher dans le vif et prendre des mesures éventuellement impopulaires, ce qui fait craindre qu'il sera plus réticent à lancer des réformes ambitieuses mais pourtant nécessaires. Ca revient à dire la même chose, certes. :o On l'a en tout cas vu au PS, avec un Hollande maître dans l'art de négocier des synthèses improbables, mais beaucoup moins doué pour mettre le parti en ordre de marcher ou gagner une bataille idéologique.
 

gaymer's a écrit :

Y a quand même ne partie qui bouge en fonction du vent des sondages ou des alliances.
Moi je préfère Aubry a Hollande perso.
 
J'ai peur que si Hollande gagne il ne divise trop la gauche, ça me fait penser a son bilan de 10 années en tant que secrétaire général du PS.


Hollande est en train de rassembler le PS. Mais il est loin d'avoir rassemblé la gauche, d'autant que certaines de ses positions restent à mieux clarifier, et que ses relations avec d'autres responsables me paraissent moins cordiales que celles d'Aubry. Rassembler au centre? Cela ne pourrait concerner que Bayrou... situation dans laquelle Aubry peut facilement faire valoir qu'elle dirige Lille avec le MoDem. En fait, Hollande ne rassemblerait la gauche que parce qu'il faut battre Sarkozy - ce pour quoi il me semble très adapté. C'est pour la suite que davantage de questions se poseront.
 

cyd125 a écrit :

Il faut voter pour Hollande et éviter le 51-49%.
 
De plus le parti soutient Hollande, votez pour Aubry serait faire la même erreur qu'en 2007 avec Ségolène.


Ce sont surtout les personalités en vue qui se sont positionnées derrière Hollande, et d'abord parce qu'il semble le mieux placé. C'est un positionnement avant tout opportuniste, et non idéologique. Alors qu'avec Royal, là, oui, c'était idéologique (et méthodologique). Aubry est quand même la première secrétaire, l'appareil roulera pour elle sans aucun problème.
 

cyd125 a écrit :

Vous voulez tous que Sarko gagne ou quoi ? :/
 
Même Montebourg le dit, l'important c'est que la droite soit battue et que la gauche l'emporte. Pour cela il faut voter pour Hollande en masse. Vous les voyez les électeurs de centre-droit voter pour Aubry ? non


Je ne les vois pas non plus voter Sarkozy, dont la personalité exaspère, et dont la dialectique faisant un appel de pied à l'extrême-droite (grâce au sympathique Patrick Buisson) a éloigné une part du centre républicain.
 
[quotemsg=28072365,139386,856846[...]
Montebourg aurait très bien pu rallier Melenchon et ne pas respecter le principe des primaires qui veux que le vainqueur rassemble toute cette famille.
Mais non, il ne l'a pas fait, c'est tout à son honneur.[/quotemsg]
Ca, non. Ca voudrait dire quitter le PS et rejoindre le FdG, ce qu'il n'est pas du tout prêt à faire.

n°28080057
Gros Boule​t
Born to troll
Posté le 14-10-2011 à 23:48:04  profilanswer
 

SFO a écrit :

Aubry c'est le gros de la nomenklatur social-chrétienne, dans le maelström des dirigeants qui se satisfont de l'Europe libérale
 
Hollande, c'est le PS post-congrès de Rennes, mais qui tergiverse moins avec la droite sur le dos de l'électorat républicain
 
Assez surpris finalement de ce rassemblement, Valls compris, autour de son nom. Je pense que c'est dû à son approche très en hauteur de la fonction présidentielle qui fait gravement défaut à Aubry, dont le discours ambigü rappelle trop le niveau où Sarkozy s'est rangé pour mieux piétiner et galvauder les institutions.
 
Impossible d'imaginer Hollande passant par dessus un référendum pour signer le traité de Lisbonne. Aubry l'a fait, elle a disparu de l'opposition à Lisbonne comme elle est restée muette sur Guérini face aux hurlements de Montebourg
 
:non:


Traité voté en février 2008, avec les voix du PS, et alors que le premier secrétaire du parti était un certain... François Hollande. Martine Aubry, qui n'était ni députée ni sénatrice, n'a pas pris part à ce vote. CQFD?

n°28080123
Profil sup​primé
Posté le 14-10-2011 à 23:55:24  answer
 

old_nick a écrit :


 
Il y aura toujours des riches et des pauvres, les humains sont programmés comme ça, il faut une classe basse pour motiver la classe moyenne sinon ça se traîne.


En fait tes posts étaient mieux quand tu te contentais de dire que t'aimes pas Aubry.

n°28080993
asmomo
Posté le 15-10-2011 à 01:06:35  profilanswer
 


 
Donc il faut quoi comme système politique ? Monarchie, dictature, tyrannie, technocratie peut-être ?


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°28081408
spacex
Space commando is in da place
Posté le 15-10-2011 à 07:12:57  profilanswer
 

Je vois bien Aubry premier ministre d'Hollande :-p

Message cité 1 fois
Message édité par spacex le 15-10-2011 à 07:16:17
n°28081424
Profil sup​primé
Posté le 15-10-2011 à 07:48:08  answer
 


 
 
La connerie n'est pas forcément là où tu crois. Associer le non-libéralisme politique à une forme de dictature est une preuve d'ignorance flagrante. Le vice originel du libéralisme politique (et du libéralisme tout corps), c'est qu'il ne conçoit pas la personne comme organe lié au corps social, mais comme un individu-atome totalement indépendant et isolé, seulement mû par son intérêt égoïste : une forme de particule, en sorte. Partant de là, le rôle de l'Etat libéral n'est plus d'assurer le bien commun, l'intérêt général, mais d'arbitrer, par le Droit, entre les droits particuliers de chacun. Le problème est qu'un tel système privatise la morale (puisque chaque individu-atome n'a plus à se réferer aux traditions ancestrales du groupe pour trancher entre le bien et le mal, chacun fait sa tambouille morale comme ça l'arrange) et fait le lit de la subjectivité, et l'Etat n'a pas de morale commune (Michéa, dans la lignée d'Orwell, parle de common decency). Sans un étalon moral, comment trancher sainement entre les droits de chacun ? S'ensuit la "guerre de tous contre tous" devant les tribunaux, la judiciarisation de la société et l'éclatement de la cohésion nationale par la peste individualiste.  
 
Or, le rôle de l'Etat, doit être l'intérêt général. Pour cela, l'Etat doit se faire le garant d'une morale commune et d'un corpus de normes sociales (ce qui est totalement anti-libéral), hérités de la tradition. Ce qui n'est pas contradictoire avec la liberté d'expression, et la liberté de ne pas respecter totalement ces normes sociales. Pour illustrer cette liberté, je vais reprendre l'exemple de Michéa : il explique ne pas avoir d'enfant et ne pas en vouloir, mais trouve normal que la "norme sociale établie" soit d'en avoir et que l'Etat l'encourage, car c'est ce qui est meilleur pour la société. Il ne se sent nullement aggressé par cette norme.  
 
Le problème est que l'individualisme libéral a bâti des individus narcissiques à l'ego surdimensionné. Petit exemple : va sur le topic Childfree, tu y verras une pelletés d'individus aigris qui se sentent agressées par le fait que la norme sociale soit d'avoir des enfants (alors qu'aucune loi ne l'impose, ils se montent une paranoïa touts seuls), et pensent, en bons individus libéraux, que l'Etat et la société ne devraient pas avoir de norme sociale sur la question et penser que tout les choix de vie (avec ou sans gosses) sont moralement égaux.
 
 
Ca marche comme ça avec tout, et c'est pour cela que Michéa pourfend la société libérale (notamment défendue par le PS). Prenons un autre exemple :
 
- le fait que la société soit hétéro-centrée et que le couple hétéro soit le modèle validé par la norme n'empêche pas les homos de vivre différemment (aucune loi ne l'interdit, nous ne sommes plus au Moyen-Âge. On est là dans la doctrine Michéenne). Il y a cependant des homos à l'ego narcissique pour réclamer la fin de cette norme jugée méchante et proclamer qu'au fond toutes les sexualités se valent. On entre là dans la doctrine libérale : tout se vaux et la société n'a pas à privilégier de modèle.
 
 
Bref, le problème du libéralisme politique, c'est qu'il abouti inévitablement à l'atomisation (dans le sens : division totale) de la société, en déconstruisant toutes les normes et valeurs (car tout se vaux et chaque individu a sa propre morale, dixit la vulgate libérale), et fini par jeter les individus les uns contre les autres en brisant la cohésion du groupe.
 

asmomo a écrit :


 
Donc il faut quoi comme système politique ? Monarchie, dictature, tyrannie, technocratie peut-être ?


 
Ou démocratie non-libérale ?
 
Non-libérale politiquement  : structurée par des normes sociales et une morale commune héritée de nos traditions, pour assurer une cohésion nationale maximum (cer qui n'est, je le répète, nullement contradictoire avec le choix individuel de vivre différemment, du moment qu'on ne prétend pas qu'au fond touts les choix se valent bien, etc)
 
Non-libérale économiquement, bien entendu.

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-10-2011 à 07:53:30
n°28081430
Innolis_Je​vede
70
Posté le 15-10-2011 à 07:55:50  profilanswer
 

 

C'est un paradoxe, mais c'est rarement décrit en tant que tel, spécialement par ceux qui veulent instaurer un libéralisme économique et qui s'en servent comme faire valoir de leur système. Digne de la propagande stalinienne.
Le "libéralisme des lumières", comme aiment souvent à nous le rappeler nos amis, dans la pratique, c'est dans le socialisme qu'on le retrouve, spécifiquement dans le socialisme "sale", celui qui défend la démocratie et qui a enfin intégré que l'économie est, dans le libéralisme économique contemporain, plus une entrave qu'une liberté pour la plupart des gens, et qu'il y a un paradoxe vu qu'il faille "protéger", "organiser" la liberté en restreignant la capacité des uns à avoir une action, un effet,  via une construction du système économique, sur la liberté du plus grand nombre...
 

Message cité 1 fois
Message édité par Innolis_Jevede le 15-10-2011 à 07:56:29

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7666
n°28081437
Profil sup​primé
Posté le 15-10-2011 à 08:08:49  answer
 

Innolis_Jevede a écrit :


 
C'est un paradoxe, mais c'est rarement décrit en tant que tel, spécialement par ceux qui veulent instaurer un libéralisme économique et qui s'en servent comme faire valoir de leur système. Digne de la propagande stalinienne.  
Le "libéralisme des lumières", comme aiment souvent à nous le rappeler nos amis, dans la pratique, c'est dans le socialisme qu'on le retrouve, spécifiquement dans le socialisme "sale", celui qui défend la démocratie et qui a enfin intégré que l'économie est, dans le libéralisme économique contemporain, plus une entrave qu'une liberté pour la plupart des gens, et qu'il y a un paradoxe vu qu'il faille "protéger", "organiser" la liberté en restreignant la capacité des uns à avoir une action, un effet,  via une construction du système économique, sur la liberté du plus grand nombre...  
 


 
 
le problème est que ces "deux libéralismes" ne forment qu'un sur le long terme
 
Le présupposé philosophique du libéralisme, c'est que l'homme est une sorte de particule élémentaire, indépendante, seulement mise en mouvement par son intérêt égoïste, qui ne doit rien à personne et surtout pas au groupe (pour le libérale, la société, le groupe, cela n'existe pas, il n'y a que de simples sommes d'individus).  
 
Politiquement, ça implique le règne de la subjectivité, la privatisation totale de la morale et la déconstruction des valeurs et traditions.
Economiquement, c'est limpide...  
 
 
Cependant, sur le long terme, dissocier les libéralisme ne tient pas. Si l'individu est une particule isolée sur le champs politique, pourquoi cela ne serait pas vraie économiquement ? (phénomène que connait la France depuis les années 60 : le libéralisme politique entraine peu à peu le libéralisme économique).
 
Si l'individu est une particule isolée sur le champs économique, pourquoi cela ne serait pas vraie politiquement ? ((glissement du libéralisme éco au libéralisme politique, ce qui condamne à mort les dictatures libérales sur le long terme)


Message édité par Profil supprimé le 15-10-2011 à 08:11:20
n°28081545
ph75
Posté le 15-10-2011 à 09:14:04  profilanswer
 

Gros Boulet a écrit :

Hollande est en train de rassembler le PS. Mais il est loin d'avoir rassemblé la gauche, d'autant que certaines de ses positions restent à mieux clarifier, et que ses relations avec d'autres responsables me paraissent moins cordiales que celles d'Aubry. Rassembler au centre? Cela ne pourrait concerner que Bayrou... situation dans laquelle Aubry peut facilement faire valoir qu'elle dirige Lille avec le MoDem. En fait, Hollande ne rassemblerait la gauche que parce qu'il faut battre Sarkozy - ce pour quoi il me semble très adapté.

Comme tu le rappelle en parlant du modem à Lille, il n'y a aucune différence de fond entre les 2 candidats, c'est la même génération, la même formation, les mêmes idées politiques au début de leur carrière (Delors pour les 2, Hollande était le président du club de Delors), ce sont 2 représentants des idées libéralo-européennes en vogue il y a 20 ans avec le traité de Maastricht ...
Tout le reste ce n'est qu'une question d'image, Aubry passe pour plus à gauche peut être parce que maire de Lille bastion de la gauche, peut être à cause des 35h aujourd'hui critiquées par la droite ... qui les a la première mise en place avec les lois Robien de 96 ...

n°28081618
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 15-10-2011 à 09:43:00  profilanswer
 

old_nick a écrit :


 
lol la veste de Montebourg doit être bien usée ça se tourne souvent à ce que je vois


 
Entre Hollande et sarko, il choisi Hollande. Tu vas le lui reprocher ?


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"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°28081749
Gustav43
Posté le 15-10-2011 à 10:11:06  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Comme tu le rappelle en parlant du modem à Lille, il n'y a aucune différence de fond entre les 2 candidats, c'est la même génération, la même formation, les mêmes idées politiques au début de leur carrière (Delors pour les 2, Hollande était le président du club de Delors), ce sont 2 représentants des idées libéralo-européennes en vogue il y a 20 ans avec le traité de Maastricht ...
Tout le reste ce n'est qu'une question d'image, Aubry passe pour plus à gauche peut être parce que maire de Lille bastion de la gauche, peut être à cause des 35h aujourd'hui critiquées par la droite ... qui les a la première mise en place avec les lois Robien de 96 ...


 
Les 35H ne sont à l'époque qu'un prolongement dans l'air du temps, très bien de le rappeler. On parlait aussi de la semaine de quatre jours.
C'est la dissolution de 97 qui a sans doute stoppée le processus.

n°28082142
gaymer's
Modayrateur
Posté le 15-10-2011 à 10:55:33  profilanswer
 

spacex a écrit :

Je vois bien Aubry premier ministre d'Hollande :-p


 
Je pense pas, ce sont les ralliement du début qui seront les mieux lotis si la gauche gagne.
Moscovici par exemple a bien joué.

n°28082339
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-10-2011 à 11:18:29  profilanswer
 


 
 
 
CE qui est marrant, c'est que les exemples que tu donnes portent tous sur des sujets sociétaux...
 
Ce que tu dis toi (en reprenant en partie Michéa) n'est pas faux (la judiciarisation de la société : c'est ce qu'il explique dans son livre précédent). Mais Michéa a tendance à caricaturer un peu. Deux objections :
 
- les libéraux admettent l'idée d'une morale commune, d'une norme sociale commune. Seulement, au lieu d'être imposée par l'Etat ou l'Eglise, elle émerge spontanément. C'est ce qu'on appelle un ordre spontané. C'est un ordre car il aboutit à des normes partagées par une large majorité. C'est spontané car cela émerge de décisions, essais, erreurs, tâtonnements, de millions d'individus. Par exemple, le langage, les normes de politesse : il existe des règles du bon usage qui si tu ne les respectes pas te valent l'opprobre ou l'exclusion (c'est donc bien un ordre) mais cet ordre évolue avec le temps de façon spontanée : la façon de parler n'est pas la même aujourd'hui qu'en 1950 et pas la même à Neuilly qu'à Sarcelles. Il n'est donc pas vrai de dire que le libéralisme aboutit à une atomisation qui entraînerait des millions de visions de la vie différentes et concurrentes, pouvant déboucher sur des conflits. Dans la pratique, quelques bonnes pratiques émergent, car elles ont plus d'avantages que d'inconvénients. La société libérale est donc pluraliste par essence (chacun vit comme il veut) mais n'aboutit pas à des milliers de mode de vie différents. C'est la même chose qu'en économie : si la production de monnaie était libre, il y aurait potentiellement des milliers de producteurs de monnaie. Dans la pratique il n'en subsisterait au niveau mondial que deux, trois ou quatre, vraisemblablement. Idem pour les façons de vivre.
 
- quand l'Etat défend la tradition commune, il peut aussi devenir un conservatisme. Comment distinguer ce qui est une norme sociale acceptée par tous, d'une simple tradition qui commencerait à être rejetée de plus en plus ? l'ordre libéral (qui est bien un ordre et non la guerre de tous contre tous) est aussi une forme de tradition : les gens ne changent pas de règles sociales du jour au lendemain. Car si une tradition s'est imposée librement au cours du temps, (çàd indépendamment de l'Etat ou de l'Eglise), c'est  qu'elle avait plus d'avantages que d'inconvénients. Par exemple, la règle selon laquelle on se dit bonjour (même si la façon de le dire évolue de façon spontanée). Et certaines traditions sont abandonnées : il est aujourd'hui couramment accepté que l'on ait des enfants avant de se marier, ce qui n'empêche pas certains d'attendre le mariage pour procréer. La norme existe, dans le sens "usage majoritaire", sans empêcher cependant d'autres pratiques (pour les intégristes catholiques par exemple). Le risque avec l'intrusion de l'Etat, c'est qu'il devienne un ordre moral, çàd qu'il édicte des règles valables pour tous, sur la seule base d'un courant majoritaire.  
 
 

n°28082960
Innolis_Je​vede
70
Posté le 15-10-2011 à 11:54:53  profilanswer
 

circonvolutions, torsions, enchevêtrement verbeux du "pourvu qu'on ait du libéralisme économique" sans avoir l'air d'y toucher.  
Génuflexions logiques du dissolvant humains instillé dans l'idéologie du dictat unicitaire, celui des gentils bobos libérales qui expriment leurs valeurs par l'originalité des vêtements.  A l'instar de Mitterrand le jeune qui porte des chaussettes rouges, il faut être assez bien habilement élevé pour les montrer sans le vouloir.
 
L'ordre libéral est celui de l'économie avant toute chose.
 
 
Le reste est une paires de chaussette, son choix est affaire de gout.


---------------
7666
n°28083155
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-10-2011 à 12:12:52  profilanswer
 


Il est vrai qu'à droite, on ne porte pas toujours les services publics dans son coeur. Mais pour nuancer et faire avancer les choses :

 

1- La gauche aujourd'hui est parfois prisonnière d'une idéologie du service public. Or, ces services publics défendent-ils les pauvres ou profitent-ils d'abord à la classe moyenne ? ne servent-ils pas d'abord dans certains cas les emplois publics plutôt que le public des usagers ? C'est criant dans l'Education nationale : le Nouvel Observateur montre qu'aujourd'hui les inégalités scolaires sont plus grandes chez les étudiants, çàd des individus qui ont 20 ans et qui ont subi non pas 4 ans de politique éducative sarkozyste, mais 15 ans de politiques éducatives ineptes. Voir un post que j'avais fait sur ce topic il y a quelques jours. Le naufrage de l'Education nationale (c'en est un) ne date donc pas de Sarkozy : il remonte à plus loin.  Tout ça pour dire que nos services publics (l'Educ nat par exemple) profitent actuellement surtout aux classes moyennes et fonctionnent depuis 20 ou 30 ans au détriment des prolos/immigrés. Ce n'est qu'un exemple... On ne peut donc pas défendre le service public en tant que tel, parce qu'il est le service public. Si le service public, c'est l'école façon Allègre-Meirieu,, je n'en veux pas non plus. On doit donc défendre le service public quand il répond à des objectifs précis : augmenter le niveau éducatif de tous, réduire les inégalités ou la pauvreté, etc. Et s'il n'y répond pas en l'état, on doit le réformer.

 

2- la droite a maintenu dans l'ensemble services publics, dépenses publiques et nombre de fonctionnaires, quoi qu'on en dise : car elle est aussi dépendante d'un électorat qui le demande. Il est vrai cependant que les réductions d'effectifs, là où elles ont eu lieu, ont été menées en dépit du bon sens. Depuis 4 ans, c'est vraiment n'importe quoi : la droite est vraiment mauvaise gestionnaire, et il faut le rappeler jour après jour.

 

3- la droite, c'est surtout la défense des gros intérêts privés, des grandes banques et de la grande entreprise.


Message édité par limonaire le 15-10-2011 à 12:13:58
n°28083216
Innolis_Je​vede
70
Posté le 15-10-2011 à 12:19:38  profilanswer
 

L’intérêt général ne se résumant pas au service public, quelque par, il y a des intérêts qui vont à l'encontre de l’intérêt général.
C'est ce que défend en substance la gauche. Comme quoi, il y a bien une dualité gauche droite, et que tous les paillassons et objets divers ne rentrent pas automatiquement dans le concept de la gauche.

Message cité 1 fois
Message édité par Innolis_Jevede le 15-10-2011 à 12:20:09

---------------
7666
n°28083230
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 15-10-2011 à 12:21:01  profilanswer
 

Innolis_Jevede a écrit :

L’intérêt général ne se résumant pas au service public, quelque par, il y a des intérêts qui vont à l'encontre de l’intérêt général.
C'est ce que défend en substance la gauche. Comme quoi, il y a bien une dualité gauche droite, et que tous les paillassons et objets divers ne rentrent pas automatiquement dans le concept de la gauche.


Un exemple criant : la libéralisation des jeux d'argent, avec toutes les tentations que ça occasionne et l'explosion des faillites personnelles pour excès de jeu.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°28083317
korrigan73
Membré
Posté le 15-10-2011 à 12:29:27  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


Un exemple criant : la libéralisation des jeux d'argent, avec toutes les tentations que ça occasionne et l'explosion des faillites personnelles pour excès de jeu.


y'a surtout des jeux qu'on devrai interdire, par exemple le rapido...
c'est pas la liberalisation des jeux d'argent qui pose probleme en fait, on ne pouvait rien y faire deja, vu que ca se passe principalement sur le net et que loi ou pas, sur le net on s'en fout...  :sarcastic:


---------------
El predicator du topic foot
n°28083389
chrissud
Posté le 15-10-2011 à 12:37:18  profilanswer
 

J'espère que l'on embauche pas dans la fonction publique en raison de son opinion politique.....    D'ailleurs il y a quelques temps j'avais répondu et convoqué pour être embauché, le directeur financier à aucun moment a évoqué  la politique.
 
Donc à priori dans la fonction publique il doit y avoir  des personnes qui se disent de gauche comme de droite.
 
Par ailleurs je connais des assistants sociaux,  qui pestent contre certain service public  qui les empêchent ou répondent avec des délais excessivement long.
 
 
Ces dernières années les effectifs de la fonction publique a augmenté,  parmi lesquels l'EN  en autre,  alors que ceux de l'armée à fondu au soleil.
Tout à un coût ! tout à un prix !  
Aujourd'hui on emprunte pour payer les fonctionnaires.....  ce qui conduit récemment à ce que les intérêts sont devenus la première dépenses de l'état Français.
 
C'est comme celui qui fonce dans un mur tout en klaxonnant.
 
Reprenons l'EN, le plus gros des effectifs qui ont été supprimés ce sont du personnel qui ne se trouve pas devant les élèves.
D'ailleurs le PS,  disent qu'ils arrêteront la perte de poste dans l'EN  mais sans l'augmenter pour autant.
Hollande avec ses 60 000 créés  seront compensés par l'économie de  poste en réduisant les redoublements.
 
 
3 - C'est faux ce que tu dis, la moitié des Français gagnes moins de 1600€ par mois,  par ailleurs 80% des français ont moins de 2000€ par mois
 
par conséquent dans l'électorat de la droite il y a beaucoup plus d'ouvriers des employés et de classe moyenne que de riches.
sans quoi, ils auraient jamais la majorité.
 
 
D'ailleurs,  si la gauche supprime la défiscalisation des heures supplémentaires,  elle baisserait alors le pouvoir d'achat, d'ouvriers, employé ou emploi intermédiaire
 
 
Je suis pour la suppression totale de la défiscalisation des HS, mais cela va conduire à baisser les salaires de ceux qui la touche.
 

Message cité 4 fois
Message édité par chrissud le 15-10-2011 à 12:40:27
n°28083413
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-10-2011 à 12:39:53  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


y'a surtout des jeux qu'on devrai interdire, par exemple le rapido...
c'est pas la liberalisation des jeux d'argent qui pose probleme en fait, on ne pouvait rien y faire deja, vu que ca se passe principalement sur le net et que loi ou pas, sur le net on s'en fout...  :sarcastic:


 
Les jeux sont un bon exemple de notre débat, car ils ont un caractère addictif qui peut plonger des gens dans la misère. On peut alors être tenté d'interdire/réglementer. Pourquoi pas.
 
Mais si on libéralise, il faut garder à l'esprit deux choses :
1- il n'y a pas de liberté sans éducation de façon générale et d'éducation à la liberté plus précisément
2- la publicité est peut-être sous certaine forme une manipulation mentale, qui prive de responsabilité l'individu. Il faut peut-être alors réduire la publicité.
 
 

n°28083428
pik3
Posté le 15-10-2011 à 12:41:28  profilanswer
 

chrissud a écrit :

J'espère que l'on embauche pas dans la fonction publique en raison de son opinion politique.....    D'ailleurs il y a quelques temps j'avais répondu et convoqué pour être embauché, le directeur financier à aucun moment a évoqué  la politique.
 
Donc à priori dans la fonction publique il doit y avoir  des personnes qui se disent de gauche comme de droite.
 
Par ailleurs je connais des assistants sociaux,  qui pestent contre certain service public  qui les empêchent ou répondent avec des délais excessivement long.
 
 
Ces dernières années les effectifs de la fonction publique a augmenté,  parmi lesquels l'EN  en autre,  alors que ceux de l'armée à fondu au soleil.
Tout à un coût ! tout à un prix !  
Aujourd'hui on emprunte pour payer les fonctionnaires.....  ce qui conduit récemment à ce que les intérêts sont devenus la première dépenses de l'état Français.
 
C'est comme celui qui fonce dans un mur tout en klaxonnant.
 
Reprenons l'EN, le plus gros des effectifs qui ont été supprimés ce sont du personnel qui ne se trouve pas devant les élèves.
D'ailleurs le PS,  disent qu'ils arrêteront la perte de poste dans l'EN  mais sans l'augmenter pour autant.
Hollande avec ses 60 000 créés  seront compensés par l'économie de  poste en réduisant les redoublements.
 
 
3 - C'est faux ce que tu dis, la moitié des Français gagnes moins de 1600€ par mois,  par ailleurs 80% des français ont moins de 2000€ par mois
 
par conséquent dans l'électorat de la droite il y a beaucoup plus d'ouvriers des employés et de classe moyenne que de riches.
sans quoi, ils auraient jamais la majorité.
 
 
D'ailleurs,  si la gauche supprime la défiscalisation des heures supplémentaires,  elle baisserait alors le pouvoir d'achat, d'ouvriers, employé ou emploi intermédiaire
 


 
Source ?
J'avais l'impression que cela aboutissait à des fermetures de classes. Mais ça doit être une mauvaise impression.  :o  

n°28083447
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-10-2011 à 12:44:21  profilanswer
 

old_nick a écrit :


 
Il y aura toujours des riches et des pauvres, les humains sont programmés comme ça, il faut une classe basse pour motiver la classe moyenne sinon ça se traîne.


 
comme il y a toujours des gens avec une pensée simpliste ...


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°28083496
Profil sup​primé
Posté le 15-10-2011 à 12:50:05  answer
 


 
Ah tiens, comme c'est surprenant, le retour de la morale unifiée. Un des plus gros prétextes dont usait l'ancien régime pour justifier l'absence de droits pour les individus, puisque dès lors qu'ils ont des droits garantis ils peuvent modifier les termes du contrat social, notamment par l'action politique, de sorte qu'une morale parfaitement unifiée ne peut pas exister. La pérennisation d'une morale unifiée implique la dictature politique, il n'y a pas de choix démocratique à exercer sur un socle social parfaitement intangible. Ou alors dans une parodie démocratique qu'ont en commun à peu près toutes les dictatures, indépendamment de leur doctrine.
 
Et comment l'économie s'organiserait-elle ? Qui possède ? Qui organise les activités ? Qui décide de les lancer ? Quels critères de redistribution ?

n°28083555
korrigan73
Membré
Posté le 15-10-2011 à 12:59:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les jeux sont un bon exemple de notre débat, car ils ont un caractère addictif qui peut plonger des gens dans la misère. On peut alors être tenté d'interdire/réglementer. Pourquoi pas.
 
Mais si on libéralise, il faut garder à l'esprit deux choses :
1- il n'y a pas de liberté sans éducation de façon générale et d'éducation à la liberté plus précisément
2- la publicité est peut-être sous certaine forme une manipulation mentale, qui prive de responsabilité l'individu. Il faut peut-être alors réduire la publicité.
 
 


tout a fait.
la liberalisation des jeux ne me pose pas probleme personnellement.
des addict au jeux y'en aura toujours, reste a savoir quelles sont les solutions ise en place pour en sortir de cette dependance, et quels sont les facteurs qui menent vers la dependance. et travailler la dessus.
la publicité pour les jeux d'argent devrai etre limité voir interdite a mon sens...
et developper plus fortement des systemes d'ecoute et de traitement de l'addiction. on pourrai par exemple forcer les sites en ligne a mettre constamment un bandeau cliquable pour tomber sur un site web central de lutte contre la dependance. on sait faire techniquement et ca coute queue d'alle un simple lien a mettre en place.
etc etc...


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