Ben non, mon Panda, la situation est lien d'être aussi idyllique que ça : aussi bien pour les US que pour la France, "c'est fait" ou "c'est dans les tuyaux" pour l'administration politique ne veut en rien dire qu'un problème a été réglé, mais simplement qu'une commission a été montée à grands frais pour constater qu'effectivement le problème existait et qu'il fallait le régler. Naturellement ces commissions ne règlent jamais le moindre problème, elles se contentent de constater qu'il existe toujours, leur raison d'être n'est que de donner l'illusion que le gouvernement fait quelque chose. Manifestement l'administration Obama fonctionne exactement comme l'administration Française, pas seulement sur ce point.
Non seulement rien n'est fait ou ne sera fait puisqu'Obama ne sera jamais assez stupide pour contrarier la très timide reprise économique actuelle par des normes environnementales aussi draconiennes que leur justification est douteuse (http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175, http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175), mais en plus ce qu'il a fait avec le "cap & trade" il serait certainement contraint de le défaire très vite maintenant qu'il est avéré que le "réchauffement climatique global" n'est qu'une gigantesque fraude pseudo-scientifique destinée à extorquer des fonds publics à des intérêts privés et politiquement très orientés (http://www.claudereichman.com/arti [...] tegate.htm, http://www.iedm.org/main/show_edit [...] als_id=777, http://www.antagoniste.net/2009/11 [...] imategate/, http://www.antagoniste.net/2009/11 [...] -mensonge/, http://www.antagoniste.net/2009/11 [...] lhistoire/). Obama a donc intérêt à annuler vite les augmentations impôts correspondantes (15% d'après mes chiffres) avant qu'on se rende compte que beaucoup de ses copains démocrates dont son Czar science et Al Gore sont personnellement impliqués ou financièrement très intéressés dans cette escroquerie à l'échelle mondiale. Donc rien n'est fait et tout est à défaire.
Obama n'a rien fait pour l'Irak, juste entériner l'accord que W. Bush avait déjà conclu avec le gouvernement Irakien.
Pour l'Afghanistan rien n'est fait non plus, il ne suffit pas d'envoyer quelques troupes (la moitié de ce dont les militaires ont besoin sur le terrain, http://www.investors.com/NewsAndAn [...] ?id=514448) ou de décréter qu'on va en sortir à telle date (dictée juste par les élections à venir), ça ne résout rien, on attend toujours de savoir avec quelle stratégie, et manifestement Obama n'en a aucune idée (http://www.nytimes.com/2009/11/26/ [...] fghan.html). Soit on paie pour que les chefs de tribus, qui sont le vrai pouvoir en Afghanistan, se battent à la place des occidentaux mais alors l'Afghanistan restera au moyen âge politique, inacceptable pour l'opinion publique, soit on laisse le "gouvernement Afghan" actuel, qui n'a aucun pouvoir hors de Kaboul, se débrouiller et alors les talibans auront récupéré le pays un mois après.
D'ailleurs, ce n'est pas Obama qui décidera de l'évacuation des troupes mais les circonstances militaires du terrain ("Obama's rhetoric was skilled enough that many of his listeners Tuesday thought they heard him promise that the buildup of forces in Afghanistan he has ordered will be suspended as early as 2011. But Defense Secretary Robert Gates, who is incapable of dissembling, quickly made it clear that the withdrawal will begin — not end — that year and only if battlefield conditions permit.", http://www.investors.com/NewsAndAn [...] 14358&Ntt=).
Et bien entendu c'était une grosse connerie, pour l'automobile comme pour le logement aux USA les aides publiques anti-crise vont en fait l'aggraver : http://www.objectifliberte.fr/2009 [...] ement.html. D'ailleurs pour l'automobile il semble bien que les constructeurs se soient foutus de la gueule du monde en mentant sur leurs programmes industriels juste pour empocher l'argent public (http://content.usatoday.com/commun [...] 20001133/1).
Pour les banques c'est encore bien pire, les démocrates ont probablement fait ce qu'il fallait, recapitaliser les banques, mais en s'y prenant vraiment comme des billes en donnant sans conditions du fric aux banksters sans contrainte sur la manière de l'utiliser, les banquiers ont donc réagi à leur manière en injectant ce fric dans leurs fonds propres et en octroyant de nouvelles énormes primes à leurs dirigeants pour fêter cette manne inespérée, plutôt que de l'utiliser pour soulager le crédit comme les autorités le souhaitaient mais ne l'avaient pas requis. Résultat le public est fou-furieux et vaut la peau des banksters comme des démocrates qui ont sauvé leur cul aux frais des contribuables ("La relance keynésienne de l’administration Obama n’a profité qu’à Wall Street et aux dix-neuf grandes banques américaines, jugées « too big to fail » selon l’adage des interventionnistes. J’ai senti, dans la population rurale, une haine implacable à l’égard du sauvetage injustifié des nantis de Wall Street. Les Français sont des veaux à qui les politiciens peuvent raconter n’importe quoi mais pas les Américains... Les élections de 2010 au Congrès s’annoncent passionnantes. ", http://www.droite-conservatrice.co [...] -leau.html).
Et bien sûr ça n'a pas marché (http://www.antagoniste.net/2009/11 [...] n-cravate/), comme toutes les interventions de l'état pour "corriger" le marché, ce que Joe Bidden a admis sur MSNBC (http://scaredmonkeys.com/2009/06/1 [...] ryone-joe/). D'ailleurs même Paul Krugman en personne admet que le stimulus n'a pas marché (http://www.nytimes.com/2009/07/10/ [...] yt&emc=rss) même si naturellement dans son esprit de gaucho s'il a échoué c'est parce qu'il n'était pas assez important.
Nouvelle défaite d'Obama, comme d'hab, l'option publique ne fait pas partie du nouveau compromis du sénat : http://www.dailymail.co.uk/news/wo [...] eform.html. A la place ce serait une... association à but non lucratif (http://fr.news.yahoo.com/4/2009120 [...] e06_3.html). Naturellement Obama a salué le compromis, il n'avait pas le choix, mais il ne reste plus rien de l'option publique qui est l'essence du programme démocrate pour lequel ils ont été élus.
Le dilemme des démocrates est cornélien, il faut absolument dans un projet de réforme du healthcare une option publique sinon la chambre des représentants dominées par les gauchos va la jeter, et en même temps il n'en fut surtout pas au sénat dominé par les modérés qui ne veulent surtout pas en entendre parler, les deux positions étant totalement inconciliables. Les démocrates sont donc en train de chercher des vocables pour un système qui puisse suffisamment évoquer le principe l'option publique pour plaire à la chambre sans pour autant irriter le sénat, pour l'instant ils en sont au stade de l'association à but non lucratif, géré par les assureurs privés mais administré par un organisme public. On attendait la sécu, mais ça donne les restos du cœur. C'est ce que Laurent Gerra appelle "tortiller du cul pour mieux chier droit".
Naturellement la réforme du healthcare démocrate, en admettant qu'ils arrivent à se mettre d'accord un jour sur quelque chose, coûtera de toutes façons la peau du cul, entre 0,8 et 2,6 trillions ce qui fera encore plus exploser la dette US jugée déjà insupportable puisqu'elle représente 1,24 trillions de dollars pour 2009 (http://www.cbsnews.com/blogs/2009/ [...] 6644.shtml), voire hors de contrôle (http://www.antagoniste.net/2009/11 [...] -controle/), et concernera peu de monde (environ 6 millions de personnes soit 2% de la population US seulement, http://blogs.wsj.com/health/2009/1 [...] substance/), alors que de toutes façons une majorité d'Américains ne veulent pas d'une option publique (http://www.politico.com/blogs/glen [...] _bill.html) et qu'une écrasante majorité de 2 sur 3 resterait dans le privé (http://www.antagoniste.net/2009/11/19/hope-change/).
Le chômage aux US n'atteindra son pic que vers 2011 avant de commencer à redescendre (http://abcnews.go.com/Business/wireStory?id=8594380). Les énormes dépenses publiques des démocrates entretiennent le chômage en période de récession (http://online.wsj.com/article/SB12 [...] 65913.html).
Keynes, qui a été toujours trahi par les gauchos, lorsqu'il parlait d'intervention de l'état en période de crise économique, insistait bien pourtant sur 2 conditions essentielles : 1) que l'état utilise ses réserves financières, surtout pas l'impôt (ou alors c'est reprendre d'une main ce qu'il donne de l'autre, aucun effet), et 2) que cette intervention soit limitée dans le temps. Or l'administration Obama n'a surtout pas respecté ces règles (pas plus que tous ceux qui font du keynesianisme), elle a massivement emprunté sur le marché du crédit international privé, ce qui était bien sûr une grosse connerie après une récession : pour que la reprise aie lieu il faut que les gens puissent réemprunter dans des conditions raisonnables, ce qui n'est plus possible puisque l'état s'étant gavé donc les capitaux disponibles sont plus rares donc plus chers, les gens sont donc contraints d'épargner pour avoir les moyens financiers de repartir, donc la crise se prolonge faute de crédit abordable disponible.
En 2010 comme en 2012, le chômage devrait rester nettement au dessus de 8%, ce qui garantit que les chiffres de l'emploi seront encore très mauvais en 2010 (http://www.investors.com/NewsAndAn [...] 13836&Ntt=), niveau que les démocrates ont été assez idiots pour le qualifier publiquement de catastrophique (ça l'est peut être, mais si ce taux était susceptible de se maintenir jusqu'en 2010 et même 2012 alors il ne fallait SURTOUT PAS le dire, c'est le meilleur moyen de passer pour des incapables en référence à leurs propres déclarations, donner le bâton pour se faire battre comme on dit). Donc les midtems s'annoncent désastreux pour les démocrates, ce qu'on a vu récemment quand ils ont perdu 3 élections partielles sur 4 (et encore ils ont évité de perdre le dernier sur NY-23 uniquement sur une triangulaire provoquée par une RINO), surtout le New Jersey pourtant bastion démocrate (Obama l'avait gagné de 16%, il a été perdu de 4% donc 20% de pertes de voix démocrates, une bérézina).
Magicpanda a écrit :
si il perd 2010 c'est le dawa et le contenu du health care va être décisif pour ca
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Les démocrates ne seront probablement pas parvenus à en accord en 2010 sur le healthcare, mais c'est certainement l'emploi qui va décider du sort des midterms.
Message édité par bugbreeder le 11-12-2009 à 02:30:49