shadaxx a écrit :
Tu n'as toujours pas répondu en quoi l'avis d'une personne lambda est pertinent, sur la question.
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Je me répète. Ce n'est pas le sujet en démocratie. Tout le monde doit pouvoir décider. La consultation d'autres avis peut être pertinente.
shadaxx a écrit :
C'est ta définition de la démocratie, et ce n'est pas comme ça que fonctionne l'Etat (l'AN est un bon contre-exemple). C'est aussi pour ça que je te réclame ta définition de la démocratie, depuis un moment.
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Mais le RIC renforce l'idée démocratique en évitant le filtre de "sachant" largement soumise à caution.
Et si on considère les citoyens capables de voter sur la base d'un projet global (président et députés par ex), alors on devrait pouvoir considérer qu'ils sont tout autant capables sur une seule question.
shadaxx a écrit :
C'est de la branlette intellectuelle, non ?
Et je n'aurais du coup qu'une seule remarque à ta logorrhée : Et alors ?
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Dis-nous qui est pertinent pour décider sur tel ou tel sujet : le nucléaire par exemple. Et pourquoi les citoyen.nes en vote ne le serait pas.
Donnes, en pratique, ton contre-point de vue.
shadaxx a écrit :
Quel point concret ? Tu peux t'amuser à faire voter tout le monde. Et alors ? Si j'ai 70% pour la sortie du nucléaire, est-ce que ça va changer tout le reste : sont-ils au courant des profits/risques/conséquences/garanties ? Ont-ils voté en connaissance de cause ?
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Soit. J'entends tes objections. Mais avoues qu'elles s'appliquent encore plus lors d'une élection présidentielle qui prend en compte l'ensemble des sujets politiques, non ?
Sinon pourquoi ne les seraient-elles pour élire Macron mais le seraient pour voter sur l'arrêt du nucléaire ?
shadaxx a écrit :
Ah d'accord : donc ta seule motivation pour le RIC, c'est de revenir à une certaine forme de démocratie. Le fond des questions, tu t'en balec, tant que les gens peuvent voter dessus ? Et le "plus on est nombreux, plus on a raison" n'est pas un argument.
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Je ne me place pas sur le fait d'avoir raison ou pas. Ca s'est une question philosophique, scientifique, etc... On est dans cette partie du forum.
En politique, la majorité emporte la décision, pas la conviction.
shadaxx a écrit :
C'est justement l'essence de la politique : rester vague, occulter des aspects de la question, etc. Donc, tu crois naïvement qu'ils ne font pas de promesses non tenables. Okayyy, on ne va pas aller loin.
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Je ne suis pas naïf. Les GJ non plus. Et c'est pour cela que le RIC est un outil intéressant car il permet de rappeler que le foutage de gueule peut être sanctionné à mi-mandat.
Pour le 0 SDF, Macron a largement laissé filer l'interprétation, ce qui revient, politiquement, à l'accepter. Faut pas se cacher derrière son petit doigt ou l'interprétation théologique (des phrases et des virgules). Des gens ont voté pour lui parce qu'il avait dit cela. S'il ne l'avait pas dit, une partie du discours "en même temps de gauche" en prenait pour son grade.
Pour "mon ennemi la finance" notre candidat Front de Gauche rappelait qu'il s'agissait d'une arnaque pour ne pas dire d'un mensonge puisqu'il disait à la city "i'm not dangerous" en plus d'une analyse de son entourage. Toutefois, ce cri du coeur (menteur) a permis de rassurer une partie de son électorat... pour ne pas aller voter Mélenchon par exemple.
Rien n'empêche de sanctionner le menteur avant 5 ans. Et on sait qu'Hollande aurait été sanctionné au regard du fait qu'il n'ait pas osé se présenter puis du score du candidat PS.
shadaxx a écrit :
OK : donc, une idée dogmatique, et démerdez-vous pour l'appliquer. Au secours !
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Dogmatique... Tu y vas fort. Dire "on baisse les cotisations sociales des PME/PMI mais pas des boîtes du CAC40" c'est une option politique. Et tu sais très bien que sa déclinaison concrète devrait pas être compliquée à trouver. Moi je suis pas un juriste. M'enfin ça me parait pas la mer à boire.
Je peux te renvoyer la question.
C'est toi-même qui expliquait que cette taxe des produits de luxe existaient. Donc on doit pouvoir la recréer, techniquement parlant. Je suis très pragmatique pour le coup.
shadaxx a écrit :
Encore des "si". Nationaliser, c'est en faire une entreprise publique, régie par l’État. Ça ne permet toujours pas de réglementer des institutions privées. Et il y aurait des atteintes à la concurrence, et autres. Sans compter des actions en justice à l'OMC ou autre, concernant les établissements nationalisés.
Et sans même parler de la crise en elle-même.
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T'inquiète. En matière de réglementation financière, on est plutôt chaud sur le sujet. Ecoute Lordon pour te faire une idée. Je crois me rappeler qu'on proposait : cotation jour pour les actions, interdiction du grès à grès, etc... Ca s'appliquerait au public et au privé.
shadaxx a écrit :
C'est justement parce que le risque est très faible. Et des accidents nucléaires, on en a déjà eu plein, en France. Mais sans conséquences.
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Mais c'est toujours plus facile de parler d'un risque faible tant qu'il ne s'est pas produit. Mais une fois produit...
shadaxx a écrit :
Donc, on n'est pas en démocratie actuellement, vu que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne ?
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Nous sommes dans une démocratie encore largement perfectible pour ne pas dire très déficiente.
Les GJ s'en aperçoivent et le proclament via leur RIC, proposition concrète et pas incantatoire.
shadaxx a écrit :
C'est hors sujet parce que ce n'était qu'un exemple, et que tu n'as toujours pas répondu à la question : Je n'ai jamais entendu non plus d'explications de GJ sur la façon de mettre en place leurs demandes.
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Rétablir l'ISF et l'exit tax : c'est par la loi.
Augmenter le SMIC aussi (décret pour être précis).
TVA pour les produits de luxe : la loi
Bref la loi peut tout.
shadaxx a écrit :
Donc en clair, tu n'as pas lu mon commentaire précédent, celui avec plein de orange dans le texte ?
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Si. Je suis même parti de cela.
Ben oui. Quand on est minoritaire c'est pas facile d'être à l'AN.
Mais dans le peuple, la proposition du RIC je suis sûr qu'elle le serait. On se fait un référendum dessus pour vérifier ? Après tout, ça devrait logique que le peuple soit souverain pour décider de ses institutions.
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"Il faut imaginer Sisyphe heureux", Camus