radio comptoir a écrit :
c'est une question de justice avant même d'être une question de gain. Ensuite ce que ça rapporte bah on en sait rien. A partir du moment où tu taxes fort, peut être que les sociétés donneront des salaires plus homogènes. genre tu taxes 100% au-dessus de 50000 euros par mois, ça fait de la masse à redistribuer
De "justice" ? Jusqu'à un certain point, je suppose. Ensuite, tu ne parles pas des inconvénients (fuite éventuelle de capitaux) ou de la faisabilité (aspect confiscatoire de l'impôt, qui pourrait se faire retoquer par le CC, salaires sous une autre forme, à l'étranger, règles européennes ou de l'OMC, etc).
J'ai lu quelque part que le nombre d'agents chargé de la lutte contre l'évasion fiscale était en baisse. En fait plus tu mets de système de lutte contre la fraude, plus tu en récupères. Accessoirement, tu peux prévoir des peines de prison, ça fera réfléchir. Quand je vois un mec qui va en taule pour avoir voler une voiture alors que le mec qui s'est fait choper à frauder n'a pas passer une nuit en taule (cahuzac), je me dis que ça ne va pas. Là aussi il est question fondamentalement et avant tout de justice.
Là, je suis tout à fait d'accord. Mais ma remarque portait plus sur le "comment on fait" : avant même de parler de sanctions, il faudrait déjà être en mesure d'identifier correctement cette fraude.
Le ric
Le RIC, je suis contre, mais je développe ça plus bas. Ma remarque portait plutôt sur le "comment faire voter quelque chose par des élus, qui vont y perdre des choses ?". On le voit bien avec des cas passés, sur les salaires de l'AN ou du Sénat. Il faudrait au moins que ce ne soit pas eux qui décident de cela.
ça se dicsute. Mais par exemple, une promesse de campagne style glyphosate il devrait il y avoir une sanction. Le mensonge permanent des élus, c'est insupportable.
Je ne suis pas non plus d'accord (je suis également plutôt pro-glyphosate, vu la faiblesse des "preuves" scientifiques apportées à sa dangerosité, mais c'est un autre débat).
Déjà, les "promesses" faites par un candidat sont multiples, c'est ce qu'on retrouve dans son programme. Ensuite, pour plein de raisons, ces promesses peuvent se révéler impossible à tenir (budget, impossibilité dans la loi, la Constitution ou les traités, irréalisable, etc). Et là, je préfère un président qui renoncerait pour une bonne raison, qu'un président qui ferait tout pour tenir ses promesses envers et contre tout.
Enfin, on peut parfaitement soutenir un candidat, tout en n'étant pas à 100% sur tout ce qu'il propose.
voir plus haut un exemple. J'ai déjà dit en long en large et entravers pouruqoi je le trouvais utile et des pistes de mise en oeuvre. Mais encore une fois tout ça ça se discute si et seulement le si le président veut s'en donner la peine. La de base il l'a exclu du grand débat.
Les gros problèmes du RIC :
- la complexité du sujet : sur plein de domaines (scientifiques, juridiques, économiques, etc), la personne lambda n'a pas la connaissance du sujet, et n'est donc pas pertinente pour se prononcer dessus.
- la simplification nécessaire : si le sujet est complexe, pour un référendum il faut que la question posée aux gens soit relativement simple (sans ambiguïté), et du coup, on perd du sens au sujet initial.
- le glissement de sens politique : en France, un référendum, quel que soit le sujet, va tout de suite se transformer en pour ou contre le gouvernement. Si le gouvernement est plus en faveur d'un choix, ses adversaires politiques vont se placer de l'autre côté. Et ce sera sans fin, sur n'importe quoi.
- la manipulation : comme le Brexit en a été un malheureux exemple, il serait très facile de verser dans le mensonge, le mytho, l'omission volontaire ou encore les fausses promesses. Et comme on l'a vu, une partie significative de la population y serait réceptive. On se retrouverait donc avec un référendum où ce sont les meilleurs en communication qui gagnent. - la démagogie triomphante : ce RIC permettrait de se prononcer sur des sujets totalement irréalistes (un peu comme certaines revendications des GJ, qui ressemblent à une liste de Noël), en mode "on veut ça, yolo, vous vous démerdez pour le faire".
- la tyrannie de la minorité : pareil : cela permettrait à une minorité d'imposer ses choix, y compris sur une autre minorité. Par exemple, une destitution d'élus : avec une multitude de camps engagés, au final, celui élu n'est soutenu que par son camp, ce qui signifie qu'il y a tous les autres contre. De quoi éjecter n'importe qui, malgré une élection tout à fait légale. Idem pour les lois (exemple-type : le mariage pour tous). C'est d'ailleurs pour ça que le champ des questions du référendum classique est aussi restreint.
Et j'en oublie sans doute d'autres.
la pratique des scrutins qui fait qu'on en arrive à considérer que des députés de la même majorité que le président en désaccord avec lui sont qualifié des frondeurs. Mais on est où là ? L'assemblée nationale est devenue une chambre d'enregistrement et c'est de pire en pire (quinquennat, calendrier électoral) On peut ajouter le fonctionnement des institutions avec un calendrier législatif maîtrisé par l'exécutif.
Parce que le suffrage universel direct, surtout avec l'élection un mois plus tard des députés, c'est l'assurance de concentrer le pouvoir au main d'un seul. Quoi à la place ? Rien. Un premier ministre élu par les députés par exemple
Les deux dernières remarques sont liées :
- le regroupement des deux élections date du quinquennat, et c'est volontaire, pour que le président élu puisse appliquer son programme. Sans une AN alignée avec le PR, il serait impossible de passer la moindre loi (quand on voit aussi à quel point l'AN est polarisée : pro-gouv c'est pour, et con-gouv, c'est contre, peu importe la loi).
Là, ce serait tout le mécanisme de l'AN (et un peu moins du Sénat) et des partis à revoir : le système des groupes parlementaires, les seuils et autres. Quant au fait d'exclure quelqu'un ayant voté contre, cela relève du choix du parti. Et c'est compréhensible, vu qu'ils ne voudraient pas garder un type ne votant pas comme le reste (et la qualification de frondeur concerne tous les députés ne suivant pas leur groupe).
Ce qui serait bien, je pense, pour dégager tout ça (et donc ne pas avoir à craindre des rétorsions du parti), ce serait de limiter les mandats de député à un unique mandat. Pas de clientélisme, pas de carriérisme, pas de magouilles pour la réélection, pas de craintes de rétorsion, etc.
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