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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°74423216
Dupiou
Posté le 20-03-2026 à 15:03:38  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Edit: Pas vu les derniers messages désolé.
Donc selon vous je l'ai dans le cul car le travail est bel et bien interdit le dimanche. Au moins c'est clair. Je vais pouvoir commencer à chercher un autre job (ou un autre pays)

Message cité 2 fois
Message édité par Dupiou le 20-03-2026 à 15:06:12
mood
Publicité
Posté le 20-03-2026 à 15:03:38  profilanswer
 

n°74423247
niju
Call me doc'
Posté le 20-03-2026 à 15:08:12  profilanswer
 

Non. Selon nous ce n'est pas à toi de régler le souci, c'est à ton manager de prendre les infos auprès de la RH, de voir ce qui est faisable ou pas, et ensuite de te donner les instructions en conséquence.


---------------
"Ce qui ne te tue pas te rend plus petit" - Mario Bros / "Ce qui ne te tue pas te rend plus pauvre" - Sonic /  "ce qui ne te tue pas te déshabille" - Arthur
n°74423361
rheo
Posté le 20-03-2026 à 15:20:19  profilanswer
 

Dupiou a écrit :


Donc selon vous je l'ai dans le cul car le travail est bel et bien interdit le dimanche. Au moins c'est clair. Je vais pouvoir commencer à chercher un autre job (ou un autre pays)


 
 [:nawker:6]  
 
Tu sais pas lire en fait.  [:multiponeyledernier:4]  


---------------
Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74423490
gugusg
Posté le 20-03-2026 à 15:38:38  profilanswer
 

après y'a "travail" régulier, et travail "occasionnel" qui pourrait être assimilé à de l'astreinte ou à des périodes de travails spécifiques.
 
Pas juriste mais écoute ce qui est écrit au dessus ... le travail le dimanche est très encadré mais pas impossible, il faut juste le faire dans les règles ...

n°74423533
rheo
Posté le 20-03-2026 à 15:44:45  profilanswer
 

niju a écrit :


 [:ashkaran:4] Et il est où le choc de productivité Monsieur Rheo? La start-up nation?


 
"996" ce n'est jamais qu'un 666 à peine voilé, tout est dit . [:megumi]  


---------------
Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74424638
Dupiou
Posté le 20-03-2026 à 19:27:24  profilanswer
 

niju a écrit :

Non. Selon nous ce n'est pas à toi de régler le souci, c'est à ton manager de prendre les infos auprès de la RH, de voir ce qui est faisable ou pas, et ensuite de te donner les instructions en conséquence.


 
Oui en effet. Sauf qu'il l'a déjà fait et la rh campe sur sa position: work on Sunday is prohibited in France (texto dans son mail à mon manager et pas de mention d'exceptions ou autre).
 
Bref, de ce que je lis ici, j'ai pas vraiment d'option que je trouve adéquate à ma situation. Arrêter de bosser le dimanche n'en est pas vraiment une vu c'est le cœur de mon poste et qu'y a de gros impératifs. Si je fais ça je peux planter de gros projets. Donc je vais faire ça en douce pendant que je réfléchis à mon avenir (pour en avoir parlé cet aprem à mon manager, je ne suis pas le seul dans ce cas).

n°74426091
tails38
Posté le 21-03-2026 à 09:33:05  profilanswer
 

J'ai pris les rennes de mon equipe durant les vacs de mon chef.
J'ai un gars qui se connectait le dimanche matin pour rattrappé son administratif.
Outre le fait d'avoir pris une soufflante car le dimanche c'est fait pour se reposer, j'ai préféré tracer par ecrit qu'il ne doit pas faire cela et qu'on ne lui demande pas non plus de le faire.

n°74426197
GAS
Wifi filaire©
Posté le 21-03-2026 à 10:08:02  profilanswer
 

Ton chef c'est le Père Noël ? [:kanterkro]


---------------
On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°74426211
FordPrefec​t
On Ilkley Moor Baht'at
Posté le 21-03-2026 à 10:11:22  profilanswer
 

tails38 a écrit :

J'ai pris les rennes de mon equipe durant les vacs de mon chef.


C'est un type en rouge avec une grande barbe et un bonnet ton chef? :D


---------------
On signale une prise d'échappatoire au ralentisseur Playstation / Dachshunds with erections can't climb stairs./Cheap Flights
n°74426920
qwazer
Merci M.arc
Posté le 21-03-2026 à 13:16:06  profilanswer
 

[:ddr555]

mood
Publicité
Posté le 21-03-2026 à 13:16:06  profilanswer
 

n°74426931
tails38
Posté le 21-03-2026 à 13:18:14  profilanswer
 

FordPrefect a écrit :


C'est un type en rouge avec une grande barbe et un bonnet ton chef? :D


La barbe oui mais elle n'est pas blanche :D
Nous sommes ses elfes :D

n°74429182
chienBlanc
Posté le 21-03-2026 à 22:06:53  profilanswer
 

Un bar refuse de vendre la bière en demi, seulement en pinte. Alors que le tarif du demi est affiché sur le mur.
Raison invoquée : "on sert seulement des pintes le WE"
 
En a t-il le droit ?
 
Indice : endroit très touristique (place du Tertre), demi à 7 €, pinte à 13 €.


---------------
J'ai un million à deux : version RAP / version Rock
n°74429284
arthas77
Posté le 21-03-2026 à 22:29:33  profilanswer
 

Pinte à 13 €, je vais ailleurs  :o

n°74429349
tinc
Posté le 21-03-2026 à 22:40:04  profilanswer
 

chienBlanc a écrit :

Un bar refuse de vendre la bière en demi, seulement en pinte. Alors que le tarif du demi est affiché sur le mur.
Raison invoquée : "on sert seulement des pintes le WE"

 

En a t-il le droit ?

 

Indice : endroit très touristique (place du Tertre), demi à 7 €, pinte à 13 €.

 

Une pinte pour deux et deux pailles, tu gagnes un euro.  [:pazou:3]

n°74429351
chienBlanc
Posté le 21-03-2026 à 22:41:35  profilanswer
 

tinc a écrit :


 
Une pinte pour deux et deux pailles, tu gagnes un euro.  [:pazou:3]


 
La deuxième personne ne boit pas de bière.  :o  
Plus sérieusement, j'aimerais une réponse, avant de balancer le dossier à la DGCCRF.  :hello:


---------------
J'ai un million à deux : version RAP / version Rock
n°74429360
qwazer
Merci M.arc
Posté le 21-03-2026 à 22:45:59  profilanswer
 

[:nawker:6]

n°74429569
tails38
Posté le 21-03-2026 à 23:26:53  profilanswer
 

chienBlanc a écrit :


 
La deuxième personne ne boit pas de bière.  :o  
Plus sérieusement, j'aimerais une réponse, avant de balancer le dossier à la DGCCRF.  :hello:


DDPP :o
Mais si le tarif est dispo. Qu’il n’y pas mention de cette restriction cela ne me semble pas legit :o

n°74429606
chienBlanc
Posté le 21-03-2026 à 23:42:13  profilanswer
 

tails38 a écrit :


DDPP :o
Mais si le tarif est dispo. Qu’il n’y pas mention de cette restriction cela ne me semble pas legit :o


Merci.  :jap:  
 
Dénoncé à la DDPP.  :jap:


---------------
J'ai un million à deux : version RAP / version Rock
n°74430440
raukoras
Posté le 22-03-2026 à 11:25:32  profilanswer
 

Dupiou a écrit :

Edit: Pas vu les derniers messages désolé.
Donc selon vous je l'ai dans le cul car le travail est bel et bien interdit le dimanche. Au moins c'est clair. Je vais pouvoir commencer à chercher un autre job (ou un autre pays)


 
Tu manques d'esprit HFR  :o  
 
Tu as posé la question, et c'est documenté, donc tu es couvert.
 
Maintenant, tu conserves une copie de ces échanges (sur une boite perso, de préférence) et de chaque demande qui t'es faite de bosser le dimanche.
 
Le jour où tu pars (volontaire ou contraint) tu ressors le dossier, assorti des mots "travail dissimulé", "rattrapage de salaire" et "rattrapage de cotisations sociales".

n°74430558
rheo
Posté le 22-03-2026 à 11:50:02  profilanswer
 

Ce n'est pas du tout sa question, ni son intention de ce que je comprends (et alors que sa hiérarchie lui a bien dit que c'était interdit), mais je chipote  [:mixag:4]


---------------
Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74430614
qwazer
Merci M.arc
Posté le 22-03-2026 à 12:00:18  profilanswer
 

Comment ça on ne peut plus débarquer sur ce topic en répondant n'importe quoi à une question pas posée ? [:breve de comptoir] :o


Message édité par qwazer le 22-03-2026 à 12:00:28
n°74449037
freeza01
Posté le 25-03-2026 à 16:51:57  profilanswer
 

Salutations ami(e)s juristes,
 
J'ai une question par rapport à comment négocier avec un créancier...  
 
Je simplifie: une personne a été condamnée à verser 10K euros de loyers impayés à un OPH . Aucune contestation.  
 
La personne a déjà remboursé 4K euros à raison de 50€ par mois sur plusieurs années...
 
Le problème... c'est que l'huissier mandaté par l'OPH applique des taux d'usurier: 10% d'intérêt en plus par mois en moyenne, ça varie.  
 
La personne qui rembourse est de bonne foi à vraiment faible revenus.  Donc, ce qu'elle rembourse est contrecarré instantanément par l'intérêt de la dette.  
 
10K€ était la somme de base à rembourser. Elle est maintenant à 15K€ qui reste malgré les 4K€ (encore une fois je simplifie pour anonymat, dyscalculie de ma part, et on a pas besoin des sommes exactes pour comprendre l'histoire). La somme possiblement versable par la personne est inférieure à l'intérêt. L'intérêt bouffe tout ce qu'elle donne, c'est un puits sans fond.
 
J'ai organisé la rencontre entre cette personne et une avocate qui nous dit qu'il faut tenter la négociation avec l'OPH, à savoir : "plutôt que vous OPH vous ne receviez que des miettes chaque année, et que cette dette ne soit jamais remboursée,  
je peux vous faire un gros versement en une ou deux fois si vous annulez les intérêts". la consultation étant gratuite, on a pas le détail. Une autre rencontre avec un autre avocat gratuit est programmée pour plus tard.
 
 
Je voulais avoir un petit peu votre avis sur la question... et surtout s'il faut cracher tout les justificatifs dès la première lettre (ex: chômage en cours sans droit, pas de RSA, titre de séjour expire dans un an avec possibilité réelle de retour au pays autant dire que c'est maintenant ou jamais...) ou simplement demander une négociation et voir au fil de l'eau...
 


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°74451162
Obtus76
Dawa.
Posté le 26-03-2026 à 07:05:08  profilanswer
 

tails38 a écrit :

J'ai pris les rennes de mon equipe durant les vacs de mon chef.
J'ai un gars qui se connectait le dimanche matin pour rattrappé son administratif.
Outre le fait d'avoir pris une soufflante car le dimanche c'est fait pour se reposer, j'ai préféré tracer par ecrit qu'il ne doit pas faire cela et qu'on ne lui demande pas non plus de le faire.

 

:pt1cable:

 

J'ai déjà fait mes notes de frais, demandes d'absence un dimanche soir, en TT (ça a duré max 20 minutes). Ce serait donc prohibé ? Faire l'administratif personnel (RH), ça devrait être toléré non ?
Edit : si l'administratif est lié au travail, ok

Message cité 1 fois
Message édité par Obtus76 le 26-03-2026 à 07:06:41

---------------
Dura lex sed lex.
n°74451446
tails38
Posté le 26-03-2026 à 08:54:13  profilanswer
 

Administratif dans le sens saisir et clore les tickets IT de la semaine.
Donc pas de l'admin simple. Ca m'arrive aussi de reserver mes hotel le week end car c'est là que les chambres se debloquent...
Et on parle a chaque fois de 2h de taff pour le collègue en question


Message édité par tails38 le 26-03-2026 à 09:05:49
n°74451460
rheo
Posté le 26-03-2026 à 08:57:20  profilanswer
 

Obtus76 a écrit :


 Ce serait donc prohibé ? Faire l'administratif personnel (RH), ça devrait être toléré non ?

 

1.Oui sauf exceptions, cf plus haut.

 

2.Nous ne sommes pas législateur.


Message édité par rheo le 26-03-2026 à 08:57:54

---------------
Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74451545
FRACTAL
Posté le 26-03-2026 à 09:21:45  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Salutations ami(e)s juristes,
 
J'ai une question par rapport à comment négocier avec un créancier...  
 
 


tu peux indiquer au créancier que tu pourrais demander au juge de l'exécution de réaménager la dette/réduire les intérêts  
et préciser que les intérêts d'un professionnel envers un consommateur se prescrivent par deux ans en théorie.

n°74454180
yoke
:)
Posté le 26-03-2026 à 16:45:13  profilanswer
 

Hello les juristes.  
J’ai un cas de conscience. J’ai commandé en magasin il y a 3 semaines un meuble (4000€), j’ai finalement annulé la commande le lendemain, il n’avait évidement pas été expédié (changement d’avis). J’ai entre temps bien reçu le remboursement.  
J’ai recu hier une notif d’expédition pour le même meuble sous une autre réf de commande comme si il s’agissait d’un remplacement du précédant avec une facture d’échange à 0€.  
Est-ce que juridiquement je peux conserver le meuble si je le reçois bien  ?

n°74461080
Ecco
Dolphin Spirit
Posté le 27-03-2026 à 22:30:01  profilanswer
 

PNJ

 

À priori non, même s'il s'agit d'une erreur du commerçant, le bien ne t'appartient pas, en revanche c'est à lui de se débrouiller pour le récupérer.


---------------
Afols, rejoignez nous sur #Lego sur irc.yozora-irc.net
n°74462830
ludo2604
kitsch' me if u can
Posté le 28-03-2026 à 14:31:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je fais appel à vos retours d'expérience pour une situation de blocage total dans notre asso:
Le contexte : Nous sommes 5 membres au total. L'un d'eux a commis des fautes "graves" envers l'asso (mise en danger financière, création d'une structure concurrente en cachette et surtout toxicité au quotidien).
Nous avons tenté de régler ça à l'amiable : nous nous sommes réunis et avons voté à 4 contre 1 pour lui demander de quitter l'association, gentillement...C'est un échec, il refuse catégoriquement de partir et reste...
Il n'y a aucun interet financier , juste pour briller dans l'asso qui a une bonne réputation.
 
Le problème : Lors de la création, nous avons naïvement rédigé nos statuts en stipulant que toutes les décisions devaient être prises à l'unanimité.
 
Sachant que nous voulons régler ça entre nous et que nous n'irons pas en justice (nous n'allons pas payer d'avocat ni saisir de tribunal pour ça), j'aurais besoin de vos conseils pratiques :
 
    L'unanimité est-elle absolue dans la pratique ? Au niveau purement administratif (pour la préfecture, la banque, etc.), peut-on acter son exclusion en considérant que la décision a été prise à l'unanimité des autres membres (4 voix sur 5), vu qu'il ne votera évidemment jamais son propre renvoi ?
 
    Quelles sont nos portes de sortie ? S'il bloque absolument tout et que l'exclusion est techniquement impossible sans sa signature, quelle est la méthode la plus propre pour s'en sortir ? Faut-il simplement voter la dissolution de l'association (mais là encore, est-ce possible à 4 contre 1 ?) pour en recréer une nouvelle sans lui juste après ?
 
Merci d'avance pour vos conseils, on a vraiment besoin d'astuces de gestion pour sortir de cette impasse !

Message cité 2 fois
Message édité par ludo2604 le 28-03-2026 à 14:32:52

---------------
Make Portraits, Not War!  
n°74462987
Morgul
Dillon, you son of a bitch!
Posté le 28-03-2026 à 15:16:06  profilanswer
 

Bonjour,
 
Petite question sur une affaire de harcélement en entreprise pour laquelle j'ai des doutes sur la légalité des faits.
 
En l'espèce un manager a été mis en cause dans un litige pour harcélement sexuel envers l'une de ses subordonnées, celle-ci a porté plainte au commissariat de proximité, jusque là ça me parait ok.
 
Sauf que quelque temps plus tard, les salariés d'une autre équipe, indépendante de celle du mis en cause mais ayant pu collaborer à quelques occasions, ont été convoquées par les RH et leur manager sur cette affaire, à l'issue de laquelle l'employeur a fait signer à chacun des convoqués une clause de confidentialité, stipulant qu'il leur était interdit d'évoquer cette affaire à postériori, aussi bien au sein de l'entreprise qu'à l'extérieur, sous peine de licenciement.
 
Autrement dit si l'affaire venait a être jugée par un tribunal, aucun des salariés ayant signé cette clause ne pourrait être invoqué comme témoin, sous peine d'être licencié.
 
Le but étant évidemment d'étouffer l'affaire afin d'éviter les retombées judiciaires et publiques pour l'entreprise, entretemps la salariée concernée a retiré sa plainte (volontairement ou sous contrainte, je ne saurais dire)
 
Est-ce que cette démarche de l'employeur vous semble juridiquement acceptable, ou bien est-ce légalement repréhensible ?


---------------
HFR got me pushin' too many pencils
n°74463619
qwazer
Merci M.arc
Posté le 28-03-2026 à 17:50:10  profilanswer
 

ludo2604 a écrit :

Bonjour à tous,
Je fais appel à vos retours d'expérience pour une situation de blocage total dans notre asso:
Le contexte : Nous sommes 5 membres au total. L'un d'eux a commis des fautes "graves" envers l'asso (mise en danger financière, création d'une structure concurrente en cachette et surtout toxicité au quotidien).
Nous avons tenté de régler ça à l'amiable : nous nous sommes réunis et avons voté à 4 contre 1 pour lui demander de quitter l'association, gentillement...C'est un échec, il refuse catégoriquement de partir et reste...
Il n'y a aucun interet financier , juste pour briller dans l'asso qui a une bonne réputation.
Le problème : Lors de la création, nous avons naïvement rédigé nos statuts en stipulant que toutes les décisions devaient être prises à l'unanimité.
Sachant que nous voulons régler ça entre nous et que nous n'irons pas en justice (nous n'allons pas payer d'avocat ni saisir de tribunal pour ça), j'aurais besoin de vos conseils pratiques :
L'unanimité est-elle absolue dans la pratique ? Au niveau purement administratif (pour la préfecture, la banque, etc.), peut-on acter son exclusion en considérant que la décision a été prise à l'unanimité des autres membres (4 voix sur 5), vu qu'il ne votera évidemment jamais son propre renvoi ?
Quelles sont nos portes de sortie ? S'il bloque absolument tout et que l'exclusion est techniquement impossible sans sa signature, quelle est la méthode la plus propre pour s'en sortir ? Faut-il simplement voter la dissolution de l'association (mais là encore, est-ce possible à 4 contre 1 ?) pour en recréer une nouvelle sans lui juste après ?
Merci d'avance pour vos conseils, on a vraiment besoin d'astuces de gestion pour sortir de cette impasse !

Ta question n'a pas de sens : l'unanimité c'est pas tous moins un
Donc sans intervention judiciaire ça va être compliqué...

n°74464118
stevetur
Posté le 28-03-2026 à 20:04:01  profilanswer
 

Morgul a écrit :

Bonjour,
 
Petite question sur une affaire de harcélement en entreprise pour laquelle j'ai des doutes sur la légalité des faits.
 
En l'espèce un manager a été mis en cause dans un litige pour harcélement sexuel envers l'une de ses subordonnées, celle-ci a porté plainte au commissariat de proximité, jusque là ça me parait ok.
 
Sauf que quelque temps plus tard, les salariés d'une autre équipe, indépendante de celle du mis en cause mais ayant pu collaborer à quelques occasions, ont été convoquées par les RH et leur manager sur cette affaire, à l'issue de laquelle l'employeur a fait signer à chacun des convoqués une clause de confidentialité, stipulant qu'il leur était interdit d'évoquer cette affaire à postériori, aussi bien au sein de l'entreprise qu'à l'extérieur, sous peine de licenciement.
 
Autrement dit si l'affaire venait a être jugée par un tribunal, aucun des salariés ayant signé cette clause ne pourrait être invoqué comme témoin, sous peine d'être licencié.
 
Le but étant évidemment d'étouffer l'affaire afin d'éviter les retombées judiciaires et publiques pour l'entreprise, entretemps la salariée concernée a retiré sa plainte (volontairement ou sous contrainte, je ne saurais dire)
 
Est-ce que cette démarche de l'employeur vous semble juridiquement acceptable, ou bien est-ce légalement repréhensible ?


 
 
Bon juriste
 
Mais en général les clauses de confidentialité intègre une levée en cas de requête judiciaire

n°74464784
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 28-03-2026 à 22:21:43  profilanswer
 

Morgul a écrit :

Bonjour,
 
Petite question sur une affaire de harcélement en entreprise pour laquelle j'ai des doutes sur la légalité des faits.
 
En l'espèce un manager a été mis en cause dans un litige pour harcélement sexuel envers l'une de ses subordonnées, celle-ci a porté plainte au commissariat de proximité, jusque là ça me parait ok.
 
Sauf que quelque temps plus tard, les salariés d'une autre équipe, indépendante de celle du mis en cause mais ayant pu collaborer à quelques occasions, ont été convoquées par les RH et leur manager sur cette affaire, à l'issue de laquelle l'employeur a fait signer à chacun des convoqués une clause de confidentialité, stipulant qu'il leur était interdit d'évoquer cette affaire à postériori, aussi bien au sein de l'entreprise qu'à l'extérieur, sous peine de licenciement.
 
Autrement dit si l'affaire venait a être jugée par un tribunal, aucun des salariés ayant signé cette clause ne pourrait être invoqué comme témoin, sous peine d'être licencié.
 
Le but étant évidemment d'étouffer l'affaire afin d'éviter les retombées judiciaires et publiques pour l'entreprise, entretemps la salariée concernée a retiré sa plainte (volontairement ou sous contrainte, je ne saurais dire)
 
Est-ce que cette démarche de l'employeur vous semble juridiquement acceptable, ou bien est-ce légalement repréhensible ?


 
 :ouch:  :ouch:  :ouch:  
On leur a remis par hasard une copie de ce qu'ils ont signé ? Encore mieux avec un beau tampon de l'employeur et la signature de remise en main propre contre décharge du RH ?
Mais même sans cela, enfin c'est juste du gros n'importe quoi, franchement. Mais vraiment du très très gros n'importe quoi.
 
D'abord, aucun texte, même signé par le salarié, ne peut prévoir valablement que telle chose commise par le salarié entraîne automatiquement licenciement. C'est au juge prud'homal de dire si le licenciement a une cause réelle et sérieuse, et à lui seul.
Ensuite, prévoir un licenciement automatique pour un témoignage en justice, faut vraiment être joueur.
 

Citation :

Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 29 octobre 2013, 12-22.447, Publié au bulletin
Vu les articles 6 et 10 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
 
Attendu qu'en raison de l'atteinte qu'il porte à la liberté fondamentale de témoigner, garantie d'une bonne justice, le licenciement prononcé en raison du contenu d'une attestation délivrée par un salarié au bénéfice d'un autre est atteint de nullité, sauf en cas de mauvaise foi de son auteur ;


 
Donc le licenciement reposant là-dessus serait automatiquement requalifié en licenciement nul, ce qui permet au salarié :
-soit de solliciter sa réintégration dans l'entreprise, avec payement de l'intégralité des salaires dont il a été privé, sans déduction des revenus de remplacement (les licenciements reposant sur la violation d'une liberté fondamentale ne prévoient pas cette déduction, voir par exemple pour un licenciement nul reposant sur une action en justice du salarié : Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 29 septembre 2021, 19-24.956 19-24.993, Inédit)
-soit solliciter une indemnité pour licenciement nul qui représente le salaire perçu sur les 6 derniers mois au minimum (aucun plafond prévu).
 
Donc si quelqu'un témoigne, sauf à être exécrablement mal conseillé et vouloir se tirer un obus dans le pied, il ne licenciera pas cette personne au motif qu'elle a témoigné malgré son "engagement".
 
Franchement, je serais le PDG, je licencierais aussi sec la RH pour faute grave vu les risques inconsidérés qu'elle fait courir à l'entreprise par ce genre d'initiative. Si une des personnes qui témoigne par exemple devient insuffisante professionnellement et qu'elle est licenciée, avec copie de l'engagement signé et / ou témoignage en justice des autres personnes concernées qu'on leur a fait signer un tel engagement, c'est avoir le risque, quand bien même l'insuffisance professionnelle serait avérée, que le licenciement soit considéré comme nul. Et si cette affaire fuite, bonjour la réputation : on ne fait rien contre le harceleur sexuel, mais on intimide et tente d'empêcher de témoigner d'autres salariés des faits. Il y a 10 ans, bon, cela n'aurait pas fait trop de vague, mais là entre Me Too et l'affaire Pélicot, ce genre de trucs ne passerait plus du tout aux yeux du public. A toute chose malheur est bon : si une des personnes concernées a un moment veut partir par une RC, cela ne devrait pas être trop difficile d'en obtenir une...

Message cité 1 fois
Message édité par ledauphinois le 29-03-2026 à 09:00:54
n°74464918
jma64
Electricien chez MOI 8-))
Posté le 28-03-2026 à 22:55:38  profilanswer
 

.
 
 :lol:  :lol:  :lol:  
 
 
II y en a qui osent !
 
 


---------------
.  c'est tout
n°74465520
Morgul
Dillon, you son of a bitch!
Posté le 29-03-2026 à 09:06:44  profilanswer
 

ledauphinois a écrit :


 
 :ouch:  :ouch:  :ouch:  
On leur a remis par hasard une copie de ce qu'ils ont signé ? Encore mieux avec un beau tampon de l'employeur et la signature de remise en main propre contre décharge du RH ?
Mais même sans cela, enfin c'est juste du gros n'importe quoi, franchement. Mais vraiment du très très gros n'importe quoi.
 
D'abord, aucun texte, même signé par le salarié, ne peut prévoir valablement que telle chose commise par le salarié entraîne automatiquement licenciement. C'est au juge prud'homal de dire si le licenciement a une cause réelle et sérieuse, et à lui seul.
Ensuite, prévoir un licenciement automatique pour un témoignage en justice, faut vraiment être joueur.
 

Citation :

Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 29 octobre 2013, 12-22.447, Publié au bulletin
Vu les articles 6 et 10 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
 
Attendu qu'en raison de l'atteinte qu'il porte à la liberté fondamentale de témoigner, garantie d'une bonne justice, le licenciement prononcé en raison du contenu d'une attestation délivrée par un salarié au bénéfice d'un autre est atteint de nullité, sauf en cas de mauvaise foi de son auteur ;


 
Donc le licenciement reposant là-dessus serait automatiquement requalifié en licenciement nul, ce qui permet au salarié :
-soit de solliciter sa réintégration dans l'entreprise, avec payement de l'intégralité des salaires dont il a été privé, sans déduction des revenus de remplacement (les licenciements reposant sur la violation d'une liberté fondamentale ne prévoient pas cette déduction, voir par exemple pour un licenciement nul reposant sur une action en justice du salarié : Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 29 septembre 2021, 19-24.956 19-24.993, Inédit)
-soit solliciter une indemnité pour licenciement nul qui représente le salaire perçu sur les 6 derniers mois au minimum (aucun plafond prévu).
 
Donc si quelqu'un témoigne, sauf à être exécrablement mal conseillé et vouloir se tirer un obus dans le pied, il ne licenciera pas cette personne au motif qu'elle a témoigné malgré son "engagement".
 
Franchement, je serais le PDG, je licencierais aussi sec la RH pour faute grave vu les risques inconsidérés qu'elle fait courir à l'entreprise par ce genre d'initiative. Si une des personnes par exemple devient insuffisante professionnellement et qu'elle est licenciée, avec copie de l'engagement signé et / ou témoignage en justice des autres personnes concernées qu'on leur a fait signer un tel engagement, c'est avoir le risque, quand bien même l'insuffisance professionnelle serait avérée, que le licenciement soit considéré comme nul. Et si cette affaire fuite, bonjour la réputation : on ne fait rien contre le harceleur sexuel, mais on intimide et tente d'empêcher de témoigner d'autres salariés des faits. Il y a 10 ans, bon, cela n'aurait pas fait trop de vague, mais là entre Me Too et l'affaire Pélicot, ce genre de trucs ne passerait plus du tout aux yeux du public. A toute chose malheur est bon : si une des personnes concernées a un moment veut partir par une RC, cela ne devrait pas être trop difficile d'en obtenir une...


 
Le document a été signé en direct devant le manager et le RH, avec je suppose un petit coup de pression vis-à-vis du salarié (autrement dit convocation directe sur les heures de travail, sans information préalable, et sans la présence des instances représentatives), et évidemment sans en avoir de copie disponible à l'issue.
 
Je n'étais pas partie prenante de ces évènements, les faits m'ont été relatés par les salariés concernés, mais ma première réaction a effectivement été une certaine perplexité eu égard à la légalité de cette situation. Et je pense que j'aurais demandé a avoir un petit délai de réflexion avant signature d'un tel document si cela avait été le cas (notamment pour m'informer des suites à donner d'un point de vue juridique :D ).
 
Malheureusement les salariés concernés sont assez peu sensibilisés aux notions de droit et tous ont signé ledit document (bien que par la suite ces faits aient malgré tout été divulgués)
 
Finalement le manager mis en cause a subi une rétrogradation disciplinaire et a perdu son statut d'encadrant, la salariée a été réintégrée à son poste et a retiré sa plainte (plus ou moins volontairement) et l'affaire a été étouffée par l'entreprise (pour le moment du moins), sachant que les faits reprochés n'ont pu être prouvés juridiquement (la seule preuve existante étant la parole de la salariée, ce qui en l'état actuel de la jurisprudence ne semble pas suffisant pour caractériser le fait délictuel, sans autres éléments de preuve corroborant)


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HFR got me pushin' too many pencils
n°74465780
tails38
Posté le 29-03-2026 à 10:46:23  profilanswer
 

De toute facon la loi supplente le NDA ?
Autant sur une audition de gendarmerie/police il n'y a pas l'obligation de parler autant en audience il me semble qu'il cette obligation de témoignage

n°74465873
rheo
Posté le 29-03-2026 à 11:11:19  profilanswer
 

Vous vous excitez bien pour pas grand chose alors que personne n'a lu la rédaction de la clause en question.

 

Les clauses de confidentialité pour éviter que des affaires internes s'ébruitent c'est ultra courant en soit, pas illégales nécessairement, par contre évidemment tant que cela n'empiète sur les droits et devoirs d'un salarié notamment en cas de volet judiciaire.

 

Comme dit par notre ami, Je pencherais plutôt sur une clause de confidentialité classique avec un petit coup de pression pendant lequel tout et n'importe quoi a pu être dit pour faire peur aux salariés

 
ledauphinois a écrit :

D'abord, aucun texte, même signé par le salarié, ne peut prévoir valablement que telle chose commise par le salarié entraîne automatiquement licenciement. C'est au juge prud'homal de dire si le licenciement a une cause réelle et sérieuse, et à lui seul


Pas du tout d'accord. Ça peut être inscrit dans un RI par exemple, et l'IT n'y trouvera rien à redire.

 

Derrière au salarié d'attaquer effectivement pour faire juger si le licenciement a une cause réelle et sérieuse. Mais ce n' est pas parce que le RI écrit telle faute = telle sanction que ça rend en soit la sanction illégale. (En règle générale, on l'écrira tout de même de manière plus subtile et moins tranchée de toutes façons)

Message cité 2 fois
Message édité par rheo le 29-03-2026 à 11:19:50

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Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74465968
Morgul
Dillon, you son of a bitch!
Posté le 29-03-2026 à 11:39:35  profilanswer
 

rheo a écrit :

Vous vous excitez bien pour pas grand chose alors que personne n'a lu la rédaction de la clause en question.
 
Les clauses de confidentialité pour éviter que des affaires internes s'ébruitent c'est ultra courant en soit, pas illégales nécessairement, par contre évidemment tant que cela n'empiète sur les droits et devoirs d'un salarié notamment en cas de volet judiciaire.
 
Comme dit par notre ami, Je pencherais plutôt sur une clause de confidentialité classique avec un petit coup de pression pendant lequel tout et n'importe quoi a pu être dit pour faire peur aux salariés
 


 

rheo a écrit :


Pas du tout d'accord. Ça peut être inscrit dans un RI par exemple, et l'IT n'y trouvera rien à redire.
 
Derrière au salarié d'attaquer effectivement pour faire juger si le licenciement a une cause réelle et sérieuse. Mais ce n' est pas parce que le RI écrit telle faute = telle sanction que ça rend en soit la sanction illégale. (En règle générale, on l'écrira tout de même de manière plus subtile et moins tranchée de toutes façons)


 
Oui un NDA pour protéger les intérêts de l'entreprise en matière commerciale ou financière notamment, je suis d'accord, mais pour protéger l'entreprise vis-à-vis de faits "potentiellement" délictuels commis en son sein, cela me semblait plus difficile à justifier (d'autant plus qu'il existe un cadre juridique concernant les lanceurs d'alerte, qui ne peut être empêché par un quelconque accord de NDA, sauf erreur de ma part).
 
Certes je n'ai pas eu le texte présenté aux salariés sous les yeux, seulement les éléments qui m'ont été rapportés, mais en l'espèce les manœuvres de l'employeur pour étouffer cette affaire me paraissaient quelque peu à la limite du respect des droits des salariés.
 
Le seul point qui joue en la faveur de l'employeur était l'impossibilité pour la salariée de prouver de façon indéniable les faits reprochés.


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HFR got me pushin' too many pencils
n°74466327
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 29-03-2026 à 13:27:02  profilanswer
 

rheo a écrit :

Vous vous excitez bien pour pas grand chose alors que personne n'a lu la rédaction de la clause en question.
 
Les clauses de confidentialité pour éviter que des affaires internes s'ébruitent c'est ultra courant en soit, pas illégales nécessairement, par contre évidemment tant que cela n'empiète sur les droits et devoirs d'un salarié notamment en cas de volet judiciaire.
 
Comme dit par notre ami, Je pencherais plutôt sur une clause de confidentialité classique avec un petit coup de pression pendant lequel tout et n'importe quoi a pu être dit pour faire peur aux salariés
 


 

rheo a écrit :


Pas du tout d'accord. Ça peut être inscrit dans un RI par exemple, et l'IT n'y trouvera rien à redire.
 
Derrière au salarié d'attaquer effectivement pour faire juger si le licenciement a une cause réelle et sérieuse. Mais ce n' est pas parce que le RI écrit telle faute = telle sanction que ça rend en soit la sanction illégale. (En règle générale, on l'écrira tout de même de manière plus subtile et moins tranchée de toutes façons)


 
 
 
 
 

Citation :

Par application de l’ article L. 1234-1 du Code du travail , l’employeur et le salarié ne peuvent renoncer par avance au droit de se prévaloir des règles relatives à la rupture du contrat de travail. Dès lors, il est acquis que l’employeur et le salarié ne peuvent pas convenir, par une clause du contrat de travail, qu’une circonstance quelconque constituera en elle-même une cause de licenciement. Une telle clause est entachée de nullité et le juge conserve alors son pouvoir d’apprécier si, compte tenu des circonstances, la situation caractérise une cause réelle et sérieuse de nature à légitimer la rupture du contrat de travail. Ainsi, la clause stipulant que les retards dans la notification à l’employeur des arrêts maladie entraînent la rupture du contrat de travail est nulle et le juge conserve son pouvoir d’appréciation lorsqu’il s’agit de déterminer si la transmission tardive constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement ( Cass. soc., 18 déc. 1975, n° 74-40.477 ).  
 
LES JUGES DU FOND ONT PU ESTIMER QUE QUELLES QUE SOIENT LES STIPULATIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE QUI NE PEUT DEROGER AUX DISPOSITIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES, LA RUPTURE INCOMBAIT A L'EMPLOYEUR QUI N'AVAIT PAS IGNORE L'ETAT DE MALADIE DE DAME Y..., PUISQUE CELLE-CI LUI AVAIT DEJA AUPARAVANT ADRESSE PLUSIEURS CERTIFICATS MEDICAUX; (Cass. soc., 18 déc. 1975, n° 74-40.477)
 
Mais attendu, d'abord, que les dispositions d'une convention collective ne peuvent lier, dans un sens défavorable, le juge dans l'appréciation de la cause réelle et sérieuse de licenciement ; que la cour d'appel a relevé que l'employeur reprochait notamment à la salariée une absence injustifiée alors qu'il était établi que, si la salariée n'avait pas envoyé immédiatement à l'employeur son certificat médical d'arrêt de travail, elle l'avait avisé téléphoniquement de son motif d'absence dès le premier jour de celle-ci ; (Cour de cassation, Chambre sociale, 6 Mai 1998 - n° 96-40.951)
 
Mais attendu que les dispositions d'une convention collective qui prévoient une cause de licenciement ne privent pas le juge des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 122-14-3 du Code du travail ; (Cour de cassation, Chambre sociale, 13 Octobre 2004 - n° 02-45.285)
 
 
Vu l' article L. 1235-1 du code du travail ;
 
Attendu que pour dire le licenciement fondé sur une cause réelle et sérieuse, l'arrêt retient que la lettre de licenciement est motivée comme suit : "conformément à l' article 10 de votre contrat de travail, qui prévoit la rupture de celui-ci en cas de retrait du permis de conduire qui vous est nécessaire pour l'exercice de votre emploi, je considère que ces faits constituent une cause réelle et sérieuse de licenciement", que les faits invoqués comme constitutifs d'une cause réelle et sérieuse de licenciement doivent non seulement être objectivement établis mais encore imputables au salarié, à titre personnel, et à raison des fonctions qui lui sont confiées, qu'en l'espèce le permis de conduire du salarié a été suspendu à la suite d'une infraction commise au volant du véhicule de l'entreprise mais durant un déplacement privé du salarié effectué le dimanche, que toutefois un fait de la vie privée peut constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement s'il est de nature à apporter un trouble objectif au fonctionnement de l'entreprise notamment parce qu'il aurait pour effet de rendre impossible l'exécution du contrat de travail aux conditions convenues, qu'il ressort des éléments du dossier que le comportement de M. X... a été à l'origine d'un trouble objectif et caractérisé au fonctionnement de l'entreprise dans la mesure où celui-ci s'est lui-même placé de par ce comportement dans l'impossibilité de poursuivre l'exécution de son contrat de travail aux conditions et suivant les modalités convenues ;
 
Attendu, cependant, d'une part, que la lettre de licenciement fixe les termes et les limites du litige, d'autre part qu'aucune clause du contrat ne peut valablement décider qu'une circonstance quelconque constituera en elle-même une cause de licenciement ;
 
Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'elle avait relevé qu'aux termes de la lettre de licenciement, le licenciement était motivé exclusivement par l' application de l'article 10 du contrat, la cour d'appel qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations, a violé le texte susvisé
; (Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 12 février 2014, 12-11.554, Publié au bulletin)
 
Attendu, cependant, qu'aucune clause du contrat de travail ne peut valablement décider qu'une circonstance quelconque constituera une cause de licenciement ; qu'il appartient au juge d'apprécier, dans le cadre des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 122-14-3 du Code du travail, si les faits invoqués par l'employeur dans la lettre de licenciement peuvent caractériser une cause réelle et sérieuse de licenciement ; (Cour de cassation, Chambre sociale, 14 Novembre 2000 - n° 98-42.371)


 
Ainsi, ni le contrat, ni la convention collective, ne peuvent lier défavorablement le juge quant à l'appréciation de la cause réelle et sérieuse du licenciement. Pas de JP sous la main pour le RI, mais je ne vois absolument pas en quoi il y aurait traitement spécifique ; si un contrat négocié ne peut prévoir valablement une telle clause, a fortiori un RI établi unilatéralement pour l'employeur ne le pourra pas non plus. A suivre ton raisonnement, l'employeur pourrait donc édicter un RI du style "vous arrivez avec une minute de retard au bureau, j'ai le droit de vous licencier pour faute lourde", licencier pour faute lourde le retardataire d'une minute, et le juge n'y verrait rien à redire ?
 
La sanction ne sera pas nécessairement illégale dans le cas général (ici, vu qu'il s'agit d'une violation d'une liberté fondamentale sur un témoignage lié au harcèlement sexuel, cela ne passera pas), tout dépend de la rédaction adoptée. Si l'employeur prévoit que tel fait entraîne automatiquement licenciement, que le salarié commet le fait en question et que l'employeur licencie, deux possibilités :
-soit l'employeur se borne à dire "conformément à l'article ... de votre contrat, je vous licencie", et donc ce sera du licenciement sans cause réelle et sérieuse a minima, si ce n'est nul
-soit l'employeur licencie en indiquant que le salarié a commis tel fait, et le juge appréciera si le fait peut justifier le licenciement, sans être lié par la clause. Je concède que le juge pourra être peut-être un peu plus "sévère" avec le salarié si celui-ci vient lui expliquer qu'il ne savait pas qu'il fallait faire la chose en question ou que pour lui c'était bénin, alors même qu'il a signé une telle clause, ce qui permet de montrer qu'il était au courant qu'il ne fallait pas le faire ET que son employeur considérait que commettre le fait en question n'était pas "anodin" puisqu'il prévoyait un licenciement. Mais pour autant, ce ne sera pas de la validation automatique.


---------------
L'ultracrépidarianisme est le fléau des fora internet. Sapiens nihil affirmat quod non probet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_(philosophie)
n°74466420
rheo
Posté le 29-03-2026 à 13:55:22  profilanswer
 

En fait tu confonds possibilités de licenciement et contrôle du juge.

 

Si je veux licencier quelqun parce que j'aime pas sa gueule je peux. (Et ce meme si le code du travail l'interdit mais le contreole du motif etant nécessairement a posteriori,  sauf cas des salariés protégés, je peux et le salarié se retrouvera bien hors des effectifs)
Évidemment si le salarié conteste (faut il encore qu'il le fasse), aucune chance que mon licenciement soit valide.

 

Si je veux écrire dans mon RI (etabli unilatéralement certes mais validé par l'IT quand même), que vol = licenciement (sans même qualifier la faute), je peux.

 

Évidemment que derrière, je ne me contenterai pas d'écrire dans le courrier, "vol = licenciement conformément au RI",  je développerai plus que cela et qualifierai la faute comme il se doit.

Message cité 1 fois
Message édité par rheo le 29-03-2026 à 13:56:15

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Topic Quizz Foot, viendez vous amuser !
n°74467535
keos92
This is the way..
Posté le 29-03-2026 à 19:41:13  profilanswer
 

Hello.

 

Lors de l'achat de mon terrain, un droit de passage était présent pour que mon voisin puisse acccéder à son terrain car il était entièrement cloturé.

 

Depuis les propriétaires du terrain ont changé et ils ont ouvert un accès sur leur terrain pour permettre de garer voiture etc. Le passage n'est donc plus utilisé.

 

Les propriétaires vendent le bien et puisqu'il y a un autre accès, je souhaite faire supprimer le droit de passage.

 

C'est possible ? Je me renseigne auprès de mon notaire ? Bref comment procéder ?

 

Merci

Message cité 1 fois
Message édité par keos92 le 29-03-2026 à 19:41:27
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Posté le   profilanswer
 

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