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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°22694828
Profil sup​primé
Posté le 24-05-2010 à 12:33:56  answer
 

Reprise du message précédent :

Jack'o'Lantern a écrit :

Les appeler et leur demander pourquoi serait déjà une bonne idée !


My point, precisely [:cosmoschtroumpf]
 

mood
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Posté le 24-05-2010 à 12:33:56  profilanswer
 

n°22696249
flounche
Belichickachicachic aïe aïe aï
Posté le 24-05-2010 à 15:05:33  profilanswer
 

J'ai une question, est ce qu'en France les assurances peuvent recolter et utiliser les donnees médicales des patients comme ça se fait aux Etats unis ? ou est ce qu'en France il y'a une loi qui interdit ça ?


---------------
S'amuser avec son cerveau ça peut etre , tres tres dangereux.....
n°22696505
roger21
Posté le 24-05-2010 à 15:34:36  profilanswer
 

salut, comment je fais appliqué un jugement rendu en ma faveur pour une question de tune, je vais voir un huissier ? ça coute des sous ? et y se passe quoi après ?

Message cité 1 fois
Message édité par roger21 le 24-05-2010 à 15:35:53
n°22696533
wlitw
Posté le 24-05-2010 à 15:37:50  profilanswer
 

roger21 a écrit :

salut, comment je fais appliqué un jugement rendu en ma faveur pour une question de tune, je vais voir un huissier ? ça coute des sous ? et y se passe quoi après ?


 
Jugement pénal ou civil ? Si pénal, personne condamnée à te verser des dommages et intérêts suite à une agression physique ? ou des biens ? Tout peut varier en fonction des réponses :D
 

n°22696580
roger21
Posté le 24-05-2010 à 15:42:50  profilanswer
 

hum c'est un truc civile je crois (que de la tune quoi) ... y'a marqué "conformément [...] code de la procédure civile" dans le jugement ...

n°22696848
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 16:10:22  profilanswer
 

Les cafés qui refusent de servir des... cafés après 18hr, je peux les poursuivre ? :D
Non sans déconner, c'est relou, je peux les "obliger" à me servir un café ?
Parce que y'a 2 3 cafés qui font ça et c'est relou..  
Tu te retrouve avec ton demi dégueu supra cher au lieu d'un café(clope) tranquilou au soleil.....
 
XaT


---------------
Proxytaf ? non rien
n°22696857
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 16:11:01  profilanswer
 


Rah merde, fin bon c'était une question comme ça [:ddr555]
:jap:
 
XaT


---------------
Proxytaf ? non rien
n°22696865
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 16:11:40  profilanswer
 

wlitw a écrit :


 
Jugement pénal ou civil ? Si pénal, personne condamnée à te verser des dommages et intérêts suite à une agression physique ? ou des biens ? Tout peut varier en fonction des réponses :D
 


Y'a pas un truc qui file les thunes à la place du mec si il est insolvable et après ils se démerdent avec lui ? J'ai déjà lu ça ici :o
 
XaT


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Proxytaf ? non rien
n°22697558
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 17:02:01  profilanswer
 

Réponse refusée :o

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_critique

Citation :

Éviter le « j'y crois donc c'est vrai »

 

XaT


Message édité par XaTriX le 24-05-2010 à 17:02:06

---------------
Proxytaf ? non rien
n°22697744
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 17:16:36  profilanswer
 

Est avisé ? Un écrito ? Si je ne le vois pas je les poursuit :fou:
Non ouais je débarque un peu tard.  
 
XaT


---------------
Proxytaf ? non rien
mood
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Posté le 24-05-2010 à 17:16:36  profilanswer
 

n°22697788
wlitw
Posté le 24-05-2010 à 17:19:00  profilanswer
 

roger21 a écrit :

hum c'est un truc civile je crois (que de la tune quoi) ... y'a marqué "conformément [...] code de la procédure civile" dans le jugement ...


 
Dans ce cas il te faut le jugement revêtu de la formule exécutoire (dans le jargon des tribunaux : "la grosse" ). Il te suffit d'aller au greffe la chercher si on ne te l'a pas envoyé (et si les délais d'appel sont passés, 1 mois en matière civile). Ensuite, tu peux aller voir un huissier qui lui récupèrera les sous et te les adressera via un chèque. Tu peux aussi simplement demander à la personne condamnée de bien vouloir te donner les sous.

n°22697810
wlitw
Posté le 24-05-2010 à 17:20:28  profilanswer
 

XaTriX a écrit :


Y'a pas un truc qui file les thunes à la place du mec si il est insolvable et après ils se démerdent avec lui ? J'ai déjà lu ça ici :o
XaT


Ca n'existe que dans le cadre d'une condamnation pénale. Les organismes concernés sont la CIVI, le SARVI et le JUDEVI. Peu importe qu'il soit solvable ou pas, mais la saisine de ces organismes est soumis à certaines conditions chez le demandeur.

n°22697966
XaTriX
Posté le 24-05-2010 à 17:31:24  profilanswer
 

Ouais des trucs relou quoi, je vais plutôt aller emmerder les cafés, je reviens :o
 
XaT


---------------
Proxytaf ? non rien
n°22698782
roger21
Posté le 24-05-2010 à 18:24:08  profilanswer
 

wlitw a écrit :

[…] Ensuite, tu peux aller voir un huissier qui lui récupèrera les sous et te les adressera via un chèque. […]


c'est payant ? et il vaut mieux que j'attende que soit passé le mois de recours ?

Message cité 1 fois
Message édité par roger21 le 24-05-2010 à 18:25:01
n°22699714
Profil sup​primé
Posté le 24-05-2010 à 19:15:14  answer
 

roger21 a écrit :


c'est payant ? et il vaut mieux que j'attende que soit passé le mois de recours ?


Non, c'est dans l'autre sens:
-oui, c'est payant
-le mois de recours ne part qu'après que l'huissier ait été voir la personne. Donc tant que tu attends, le mois ne part pas.

n°22700086
roger21
Posté le 24-05-2010 à 19:45:16  profilanswer
 

combien ça coute ?

n°22702727
wlitw
Posté le 24-05-2010 à 23:27:01  profilanswer
 

Je suppute que ton adversaire a été condamné aux dépens ? Du coup, la signification du jugement sera "gratuite". Je met les guillemets parce qu'en fait l'huissier te demandera de toute façon d'avancer une certaine somme (pour couvrir le risque que le condamné soit insolvable).
 
Pour le prix ca peut varier. Les huissiers ont certains actes à coût réglementé par le code procédure civile (je ne sais pas si la signification de jugement en fait partie, à voir). Si ton adversaire habite dans le même ressort d'huissier que toi, ca coûtera moins cher. Le mieux est de toute façon que tu appelles l'étude d'huissier de ton ressort et que tu leur demandes directement.


Message édité par wlitw le 24-05-2010 à 23:28:45
n°22703168
roger21
Posté le 25-05-2010 à 00:31:11  profilanswer
 

ok, merci

n°22704128
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 25-05-2010 à 07:57:38  profilanswer
 

wlitw a écrit :


 
Dans ce cas il te faut le jugement revêtu de la formule exécutoire (dans le jargon des tribunaux : "la grosse" ). Il te suffit d'aller au greffe la chercher si on ne te l'a pas envoyé (et si les délais d'appel sont passés, 1 mois en matière civile). Ensuite, tu peux aller voir un huissier qui lui récupèrera les sous et te les adressera via un chèque. Tu peux aussi simplement demander à la personne condamnée de bien vouloir te donner les sous.


 
 
 
Tiens, d'ailleurs, je me demandais. La grosse se suffit-elle à elle-même ou est-il nécessaire de demander le certificat de non appel (par ex, pour la saisine du SARVI) ?


---------------
I'm real when it's usefull !
n°22704131
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 25-05-2010 à 07:59:07  profilanswer
 

roger21 a écrit :

combien ça coute ?


 
http://www.legifrance.gouv.fr/affi [...] ieLien=cid


---------------
I'm real when it's usefull !
n°22706350
roger21
Posté le 25-05-2010 à 12:18:02  profilanswer
 


 
:jap: merci mais je sais pas si je vais trouver la motivation de déchiffrer tout ça [:tinostar]

n°22709302
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 16:07:48  answer
 


 
Euh nominalement les salaires ou il s'agit de moyenne ?

n°22709676
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 16:30:44  answer
 


 
Enfoiré  [:dark]  
 
Et pour précision, vous êtes tous payé la même chose en fonction de l'indice ?

n°22709842
FRACTAL
Posté le 25-05-2010 à 16:40:19  profilanswer
 

vieux souvenirs en deux mots : affichage syndical fortement reglementé (c'est le premier mot)
 
délit d'entrave (c'est le 2° mot)  
 
et je me souviens d'un arret ou un mec a mis plein de plantes carnivores (peut etre pas carnivores) devant les panneaux syndicaux

n°22710318
FRACTAL
Posté le 25-05-2010 à 17:04:30  profilanswer
 


 
 
 
 
 
un début de réponse peut etre alors : d'un coté liberté d'expression / de l'autre liberté syndicale : qui gagne?
 
je serai toi je ferai un référé pour avoir ta réponse :)

n°22710604
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 17:23:55  answer
 

Je savais que j'aurais du payer ma cotisation chez les francs-maçons pour cet été.

n°22710827
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 17:42:11  answer
 

FRACTAL a écrit :


 
un début de réponse peut etre alors : d'un coté liberté d'expression / de l'autre liberté syndicale : qui gagne?
 
je serai toi je ferai un référé pour avoir ta réponse :)


Jacques Calvet a essayé, il a eu des problèmes :d
 

Citation :


Affaire Fressoz et Roire du Canard enchaîné
 
La France a été condamnée dans l'affaire Fressoz et Roire le 21 janvier 1999 (CEDH, 21 janvier 1999, Fressoz et Roire c/ France).
Le sieur Fressoz, a l'époque des faits, est le directeur du Canard enchaîné et le sieur Roire un journaliste au sus-dit journal.
En septembre 1989 le Canard enchaîné publie un article concernant le directeur de Peugeot, M. Jacques Calvet, qui vient de refuser d'augmenter les salaires de son personnel, article qui a pour titre "Calvet met un turbo sur son salaire" et pour sous-titre "Ses feuilles d'impôt sont plus bavardes que lui. Le patron de Peugeot s'est accordé 45,9% de mieux en deux ans". L'article est accompagné de la photocopie d'extraits de ses trois dernières feuilles d'impôts.
M. Calvet porte plainte pour détournements d'actes ou de titres par fonctionnaire public, violation du secret professionnel, vol de documents et recel à la suite d'une infraction. L'enquête prouve qu'il y a eu photocopie des originaux.
Mais les requérants sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris le 17 juin 1992 au motif qu'il est impossible d'identifier les auteurs de l'infraction.
M. Calvet fait appel et la Cour d'appel de Paris condamnent MM. Fressoz et Roire, le 10 mars 1993, à une amende de 10 000 et 5 000 frs et solidairement à des dommages et intérêts de 10 001 francs (1 franc pour le préjudice moral et 10 000 francs pour les frais irrépétibles exposés à l'occasion de la procédure). Ils se pourvoient en cassation mais leur pourvoi est rejeté le 3 avril 1995.
Les requérants saisissent alors la Commission européenne des droits de l'homme le 3 août 1995 en invoquant l'article 10 de la Convention de 1950 : la condamnation prononcée par la Cour d'appel de Paris porterait atteinte à leur droit à la liberté d'expression.
La Commission donne à la Cour EDH son avis le 13 janvier 1998 que celle-ci va suivre dans son arrêt du 21 janvier 1999.
La Cour EDH nous dit qu'il y a eu violation de l'article 10, en précisant que la liberté journalistique "comprend aussi le recours possible à une certaine dose d'exagération, voire même de provocation", et que si cette liberté peut être restreinte, lorsqu'il existe un "un besoin social impérieux", il est de l'intérêt d'une société démocratique d'assurer et de maintenir la liberté de la presse, la restriction devant être toujours proportionnée au but légitime poursuivi.
L'Etat français est condamnée à verser aux requérants 10 001 francs pour dommages matériels et 60 000 francs pour frais et dépens.


 
La publication d'éléments du patrimoine ne constitue pas une violation de la vie privée.

n°22710946
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 17:52:23  answer
 

Uniquement dans le cadre de la liberté de la presse non ?  [:dks]  
/noob

n°22711016
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 17:57:53  answer
 


Je vois pas trop pourquoi. La liberté d'expression s'applique à tout le monde, pas uniquement aux journalistes.

n°22711090
nhemles
Mort aux assistés
Posté le 25-05-2010 à 18:02:43  profilanswer
 


La cour EDH cite explicitement la liberté de la presse quand même.
De plus, je doute qu'il y ait un "besoin social impérieux" pour justifier la divulgation du salaire d'austrogoth [:transparency]

n°22711123
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:05:00  answer
 


 
Oui, mais BPP n'est pas le patron d'EDF et il ne mène pas une vie publique (quoique...  [:transparency] )
 
 

Citation :

49.  Au vu de ces arguments, il y a lieu de rechercher s’il existait des raisons pertinentes et suffisantes aux fins du paragraphe 2 de l’article 10 pour justifier la condamnation des requérants.
 
50.  La Cour ne trouve pas convaincante la thèse du Gouvernement selon laquelle l’information litigieuse ne soulevait pas de question d’intérêt général. La publication incriminée intervenait dans le cadre d’un conflit social, largement évoqué par la presse, au sein d’une des principales firmes automobiles françaises : les salariés revendiquaient des augmentations de salaires que la direction refusait. L’article démontrait que le dirigeant avait bénéficié d’importantes augmentations de salaires à l’époque, alors que parallèlement il s’opposait aux demandes d’augmentation de ses salariés. En opérant cette comparaison dans un tel contexte, l’écrit litigieux apportait une contribution à un débat public relatif à une question d’intérêt général ; son but n’était pas de porter préjudice à la réputation de M. Calvet, mais  plus largement de débattre d’une question d’actualité intéressant le public (par exemple, arrêt Thorgeir Thorgeirson c. Islande du 25 juin 1992, série A n° 239, p. 28, § 66).
 
Selon la Cour de cassation, les questions patrimoniales concernant une personne menant une vie publique, tel un dirigeant d’une grande entreprise, ne relèvent pas du domaine de la vie privée. Le Gouvernement ne l’a pas contesté.
 
51.  A la fonction de la presse qui consiste à diffuser des informations et des idées sur des questions d’intérêt public, s’ajoute le droit, pour le public, d’en recevoir (voir, parmi d’autres, les arrêts Observer et Guardian c. Royaume-Uni du 26 novembre 1991, série A n° 216, p. 30, § 59 ; Jersild précité, p. 23, § 31, et De Haes et Gijsels précité, p. 234, § 39). Il en allait tout particulièrement ainsi en l’espèce, eu égard au fait que les problèmes de l’emploi et de la rémunération suscitent généralement beaucoup d’attention. Partant, une ingérence dans l’exercice de la liberté de la presse ne saurait se concilier avec l’article 10 de la Convention que si elle se justifie par un impératif prépondérant d’intérêt public (arrêt Goodwin précité, p. 500, § 39).
 
52.  Certes, quiconque, y compris un journaliste, exerce sa liberté d’expression assume des « devoirs et responsabilités » dont l’étendue dépend de sa situation et du procédé technique utilisé (voir, mutatis mutandis, arrêt Handyside précité, p. 23, § 49 in fine). En l’occurrence, la cour d’appel a considéré que, compte tenu de la nature des documents et des vérifications auxquelles M. Roire a déclaré avoir procédé, ce dernier ne pouvait ignorer que lesdits documents provenaient du dossier fiscal (paragraphe 22 ci-dessus) et étaient couverts par le secret fiscal. Tout en reconnaissant le rôle essentiel qui revient à la presse dans une société démocratique, la Cour souligne que les journalistes ne sauraient en principe être déliés par la protection que leur offre l’article 10 de leur devoir de respecter les lois pénales de droit commun. Le paragraphe 2 de l’article 10 pose d’ailleurs les limites de l’exercice de la liberté d’expression. Il échet de déterminer si, dans les circonstances particulières de l’affaire, l’intérêt d’informer le public l’emportait sur les « devoirs et responsabilités » pesant sur les requérants en raison de l’origine douteuse des documents qui leur avaient été adressés.
 
53. La Cour doit plus particulièrement déterminer si l’objectif de préservation du secret fiscal, légitime en lui-même, offrait une justification pertinente et suffisante à l’ingérence. A cet égard, il faut relever que si la condamnation des requérants reposait uniquement sur la reproduction dans Le Canard enchaîné des documents détenus par les services fiscaux et considérés comme communiqués à MM. Fressoz et Roire en violation du  
secret professionnel, elle touchait inévitablement la révélation d’informations. On peut toutefois se demander si l’intérêt de garder secrètes des informations dont le contenu avait déjà été rendu public (arrêts Weber c. Suisse du 22 mai 1990, série A n° 177, p. 23, § 51, et Vereniging Weekblad Bluf ! c. Pays-Bas du 9 février 1995, série A n° 306-A, p. 15, § 41) et était susceptible d’être déjà connu par un grand nombre de personnes subsistait. Comme le Gouvernement l’a admis, une certaine transparence existe quant à la connaissance des salaires et à leur augmentation. Les contribuables communaux peuvent ainsi consulter la liste des personnes assujetties à l’impôt dans leur commune, liste faisant mention du revenu imposable et du montant de l’impôt pour chaque contribuable (paragraphes 26 et 48 ci-dessus). Les informations en question, même si elles ne peuvent être diffusées, sont ainsi rendues accessibles à un grand nombre de personnes qui peuvent à leur tour les communiquer à d’autres. Si la publication des avis d’imposition était en l’espèce prohibée, les informations qu’ils véhiculaient n’étaient plus secrètes. D’ailleurs, les salaires des dirigeants des grandes entreprises, tels que M. Calvet, sont régulièrement publiés dans des revues financières, et le second requérant a affirmé, sans être contesté, s’être référé à ce type d’informations pour vérifier l’ordre de grandeur des salaires de l’intéressé (paragraphe 19 ci-dessus). Dès lors, la protection des informations en tant que confidentielles ne constituait pas un impératif prépondérant.
 
54.  Si, comme le Gouvernement l’admet, les informations sur le montant des revenus annuels de M. Calvet étaient licites et leur divulgation autorisée, la condamnation des requérants pour en avoir simplement publié le support, à savoir les avis d’imposition, ne saurait être justifiée au regard de l’article 10. Cet article, par essence, laisse aux journalistes le soin de décider s’il est nécessaire ou non de reproduire le support de leurs informations pour en asseoir la crédibilité. Il protège le droit des journalistes de communiquer des informations sur des questions d’intérêt général dès lors qu’ils s’expriment de bonne foi, sur la base de faits exacts et fournissent des informations « fiables et précises » dans le respect de l’éthique journalistique (voir notamment les arrêts Goodwin, précité, p. 500, § 39, Schwabe c. Autriche du 28 août 1992, série A n° 242-B, p. 34, § 34, et, pour une application en sens contraire, Prager et Oberschlick, précité, p. 18, § 37).
 
55.  En l’espèce, la Cour constate que ni la matérialité des faits relatés ni la bonne foi de MM. Fressoz et Roire n’ont été mises en cause. Le second, qui a vérifié l’authenticité des avis d’imposition, a agi dans le respect des règles de la profession journalistique. L’extrait de chaque document visait à  
corroborer les termes de l’article en question. La publication contestée servait ainsi non seulement l’objet mais aussi la crédibilité des informations communiquées.  
 
56.  En conclusion, la condamnation des journalistes ne représentait pas un moyen raisonnablement proportionné à la poursuite des buts légitimes visés compte tenu de l’intérêt de la société démocratique à assurer et à maintenir la liberté de la presse. Il y a donc eu violation de l’article 10 de la Convention.


n°22711223
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:12:42  answer
 


J'ai tendance à penser que mutate mutandis (:o), ca passe ici: on parle ici d'afficher (et non publier à tous les vents) une info à caractère patrimonial et non personnel pour la porter à la connaissance des autres salariés dans un but d'information et non pour nuire, ce qui semble être un but légitime et justifie que la liberté d'expression/d'information l'emporte sur le droit à la vie privée.

n°22711306
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:19:13  answer
 


Informer les salariés de la structure des salaires dans l'entreprise, ok.
 
Informer nominativement du salaire de X et Y (indice x valeur du point d'indice), c'est quoi le but légitime ? L'obliger à payer son coup au resto d'entreprise ? :o

n°22711313
Toum
Section du Contentieux
Posté le 25-05-2010 à 18:19:43  profilanswer
 

ça me fait penser à ça :http://curia.europa.eu/fr/actu/communiques/cp03/aff/cp0341fr.htm
 


---------------
Given that the responsibility of the state, (...), is subject to special rules which vary depending on the exigencies of the public service and the need to reconcile the rights of the state with the rights of private persons;
n°22711355
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:24:39  answer
 


Pour peu qu'il soit cadre et chargé de répartir des primes, ca peut être considéré comme légitime de savoir qu'il a la plus grosse.

n°22711363
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:25:39  answer
 


Y'a pas les primes, juste le nb de points d'indice :o

n°22711391
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:28:15  answer
 

Fais pas ton obtus, t'as très bien compris mon exemple :d

n°22711479
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 18:35:09  answer
 


Je fais mon obtus si je veux, d'abord  [:thalis]  
 
 
 
Ensuite, tu devrais en parler à ta femme
       /
 [:pandaman2]

mood
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Posté le   profilanswer
 

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