Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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dwarfy | LooKooM a écrit :
Jamais je n'ai conseillé les cryptomonnaies pour de l'épargne patrimoniale - simplement je sais que notamment chez les jeunes, le bitcoin revet cette image de hedge contre la folie des banques centrales, au même titre que l'or chez beaucoup. Le bitcoin est d'une volatilité immense, cela demeure difficile à acheter sans risque (les exchanges sont régulièrement hackés...) et l'organe de contrôle qui décide des split etc... est d'une opacité qui me semble importante même si je ne prétends pas être expert à ce sujet.
Je pense que dans ton cas, il faut continuer à faire le ménage, que ce soit des fonds actifs ultra risqués, des cryptomonnaies et t'en tenir à des instruments patrimoniaux sains à long terme sans besoin de surveillance continue. Et je me mets dans le même sac 
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Ah mais j'ai pas dit que tu les avais conseillé
Ménage fait me concernant: me restent (et resteront) 0.35€ de bitcoins (je n'ai rien perdu sur les crypto, mais je n'ai jamais vraiment rien mis dessus non plus ...) et une ligne H20MB en cours d'arbitrage sur une AV, si ça passe. Je serai alors à 20% d'actions sur le mobilier, soit un truc qui me va bien (les baisses de Février m'ont permis de me tester vraiment pour la première fois, les secousses d'il y a trois ans, je crois, même période n'avaient pas été aussi fortes).
Plus qu'à se concentrer sur le prochain objectif: 40ans dans un an, faudra investir dans du concret, du solide, un truc non volatile. Et qui en plus donne l'heure. Et pour panacher un peu avec un actif bac à sable plus risqué, je pense (mais c'est de moins en moins sur, l'âge me rend raisonnable, trop ...) aussi investir dans quatre roues venues d'Angleterre. Sans toit. Ni portes. Ni pare-brise. La vraie vie. |
Aardpeer Transmuteur grognon de Bluxte | LooKooM a écrit :
C'est une remontada très contrastée que les indices masquent en grande partie.
Ce qui augmente de façon très rapide actuellement ce sont principalement les entreprises dans le secteur Tech, eCommerce, qui bénéficient à plein du changement de consommation très rapide liés à la pandémie.
Ces grands groupes font partie des indices américains et tirent fortement la cote vers le haut quasiment à eux seuls. Les secteurs non Tech sont davantage à la peine mais se stabilisent voire même montent un peu en raison de la qualité du rebond économique en Chine, aux US et même en Europe post-confinement. Et ce malgré l'augmentation drastique du chômage, les classes aisées et riches ont repris une forte consommation. Or la majorité de la consommation mondiale est tirée pour simplifier par le top 15/20% de la population en termes de revenus/patrimoine.
La raison pour laquelle cette consommation reprend si fort est évidemment liée aux aides étatiques massives en Europe et aux US ainsi qu'à l'aide aux entreprises via des taux très bas et des programmes de rachat d'actifs obligataire, donc l'illustration au dessus est très vraie aussi, c'est tout à fait central.
Néanmoins on observe tout de même des signes un peu plus inquietants : le fait que l'or et le bitcoin réaugmentent fort, signe qu'une partie de la population est très inquiete quant à la valeur des monnaies étant donné la quantité d'aide publique injectée dans l'économie. Le fait que la volatilité des marchés est a des niveaux élevés... et dans le même temps, l'EUR s'apprecie face à l'USD, historiquement signe que les investisseurs sont plutôt confiants (l'USD sert de devise refuge), les taux d'emprunt à 10 ans aux US et en Europe sont très très bas, signe que les investisseurs institutionnels continuent d'avoir confiance en la capacité de rembourser les emprunts gouvernementaux. Bref c'est assez illisible et quelqu'un de naturellement pessimiste y verra les signes d'une catastrophe prochaine, les optimistes au contraire dorment sur leurs deux oreilles.
Enfin, on ne peut pas enlever la sensation d'euphorie un peu irrationnelle sur certains titres qui sont montés en flèche sans nouvelles particulières, sans tendance de marché tangible qui le justifierait. Ces tendances sont presque exclusivement tirées de la spéculation des petits porteurs américains qui spéculent sur certains titres spécifiques - il faut s'attendre à des retour sur terre un peu douloureux dans le futur, c'est plutôt logique. Mais ça ne declenchera pas forcement une baisse généralisée des marchés au dela de quelques % de correction.
Voila en quelques mots simples la lecture actuelle des marchés.
Est-ce que cela me fait changer mon approche d'épargne long terme ? Absolument pas. J'investis et j'équilibre de façon trimestrielle, je l'ai fait le 24 février en tout début de chute des marchés, je l'ai fait le 24 mai et je l'ai refait le 24 août dernier : la forte baisse entre février et mai a naturellement orienté mon effort d'épargne fortement vers les actions afin de combler la baisse d'exposition de mon portefeuille due à la baisse des marchés. Au contraire la forte hausse entre mai et août s'est traduite par un limage leger de mon exposition action qui avait crue au dela de mon budet de risque. Ma prochaine injection sera le 24 novembre, quelques semaines après les elections américaines et bien malin celui/celle qui pourra prévoir la direction des marchés d'ici là
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C'est très clair, j'ajouterai tout de même le point de vue de Bloomberg de ce matin avec un graph très parlant : Citation :
U.S. equities rose alongside European stocks, but with a twist as tech shares underperformed. The S&P 500 jumped the most in almost two months to an all-time high. Utilities and financial stocks, two of the three worst performing sectors in 2020, each rose more than 1.4%. The Stoxx Europe 600 Index added the most in three weeks.
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LittleFinger22 Rabat-joie | kimmeria a écrit :
Sauf que moi je réponds à la question posée. Donc "depuis quelques années ?". Non
Toi tu réponds à sa parenthèse "(ou depuis sa création ?)".
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LooKooM a écrit :
Oui c'est un souci de communication entre vous et de vocabulaire plus ou moins précis.
La conclusion est cela demeure un bon fonds actif diversifié mondialement, toutefois il est parvenu à battre son indice en raison d'un risque plus elevé en surpondérant biotechnologie, technologie et consommation discretionnaire. Un retournement économique violent ferait probablement chuter ce fonds davantage que l'indice. Malgré cela, je concois parfaitement qu'en l'absence de solution indicielle/etf, ce fonds fasse l'affaire pour sa portion Actions
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Ah peut-être, j'avais l'impression que c'était plus une différence dans la méthode de constatation d'une surperformance.
Pour moi c'est vraiment légitime sur un horizon d'investissement, mais la variation sur une durée plus faible (même année calendaire) l'est moins.
Si investi depuis 1991, Comgest Monde a une surperformance (significative, au global, pas chaque année calendaire on est d'accord)
Depuis 20 ans, Comgest Monde a une surperformance (significative)
Depuis 10, 9, 8 ans, Comgest Monde a une surperformance (mais clairement moins bonne)
Depuis 7, 6, 5, 4 et 3 ans, Comgest Monde a une surperformance (qui est redevenue plus significative) Et même depuis 2 ans et 1 an, si on veut regarder un horizon qui commence à me paraître un peu court.
Je ne dis pas que ça va continuer, je n'en ai pas la moindre idée, ni qu'il faut liquider l'Amundi MSCI WORLD ETF pour all-in sur Comgest Monde C, ni que les fonds actifs ne présentent pas d'inconvénients...
Mais je trouve la position de kimmeria assez injuste. |
MightyEyeball | Miles_Teg91 a écrit :
Je suis un peu sec sur le sujet, pardon. Je vois trop ce qui est fait du côté "corporate" et la légéreté des labels ne me remplit pas de joie.
Je crois que c'est plus vertueux de discuter quelles sont ces boites vertueuses, plutôt que de confier cela à des intermédiaires à faible valeur ajoutée, sans compter les conflits d'intérêts. Je me contente de prendre un faible % sur du solidaire (en faisant un premier filtre de sérieux avec le label finansol, pour assurer un minimum de visilbilité et liquidité et second filtre, ma lecture des boites/causes).
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Je pense juste que le mieux est l'ennemi du bien. Notre économie de marché présente certaines réalités difficilement reconciliables avec les enjeux, environnementaux notamment, auxquels nous faisons face. Est-ce que ça veut dire que le combat est perdu d'avance et que ça ne sert à rien d'essayer pour autant ? Je ne pense pas justement. Je pense qu'il vaut mieux faire, en sachant que ça ne suffira probablement pas que d'abandonner sans essayer. La finance, par le simple fait de son rôle dans l'allocation des financements, a son rôle à jouer.
Le fait qu'un gros volet de le RSE soit de la communication ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'avancées tangibles sous jacentes. Cela reviendrait à dire que si une boîte fait de la pub pour ses produits, ça veut forcément dire que le produit n'a aucun mérite intrinsèque. Non, tu fais de la pub pour vanter les mérites intrinsèques, et éventuellement les enjoliver. Beaucoup de boîtes aujourd'hui travaillent à réduire leur empreinte carbone, transformer leurs emballages, offsetter les impacts négatifs de leurs activités, etc. On peut juger ça timide, ou pas sincère, cela reste mieux que de ne rien faire.
Par ailleurs, baucoup des travers que tu décris sont les travers de la gestion collective active en général, et pas spécialement de l'ISR en particulier. Certes l'ISR est une des planches de salut de la gestion active, en mal de raison d'être face à la montée en puissance de la gestion indicielle, pour autant 1) la gestion ISR n'est pas forcément active, et 2) les travers de la gestion active ne sont pas intrinsèquement ceux de l'ISR. Tu trouves que demander 2% par an pour une politique d'exclusion bidon c'est trop ? Ok, mais quid d'un ETF basé sur un indice esg de msci à 0,30% de frais courants ? Et en quoi est-ce différent d'un fonds actif non ISR qui réclame 2% par an pour suivre grosso modo son benchmark ? Et deuxième point, encore une fois l'investissement solidaire n'a rien à voir avec l'investissement socialement responsable et l'ESG.
Bref, pour moi s'il y a débat, c'est sur l'objectivation de ce qui rend une boîte "socialement responsable", avec à la fois des cahiers des charges à préciser et clarifier sous forme de label, et un grand ménage à faire sur les notations et évaluations ESG, pour qu'on y comprenne enfin quelque chose. Pour le reste, tes critiques, quoique pas infondées, semblent plutôt dirigées vers la gestion active en général. |