mootmoot | sodiumacid a écrit :
Pas faux, mais je lui en ai parlé parce qu'à la base les pds étaient demandées en rapport avec des troubles qui relèvent de sa profession.
J'irai voir un endocrino.
Je n'ai pas de fluctuation de poids, mais à la base je ne prends pas un gramme, et depuis que j'ai essayé ma première pilule il y a deux ans, j'ai pris 10kg graduellement, sans aucune raison. Et j'ai commencé à avoir des migraines ophtalmiques, etc. Bref je n'aurais jamais du essayer !
Sachant que je suis toujours très mince vu que j'étais plutôt trop mince avant, ce n'est pas tant un problème de poids mais j'aimerais bien avoir le contrôle sur ça !!
Edit : @blurp
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Spoiler car réponse un peu longue et perso
Spoiler :
Alors bon pour mes pbs hormonaux, grosso modo j'ai commencé à avoir un cycle irrégulier et des douleurs de plus en plus intenses (seins lourds et douloureux, fortes douleurs aux ovaires), et à prendre du poids... Or à l'époque, j'étais donc à tendance maigre et sportive, et je mangeais peu... J'étais suivie dès mes premières règles par une gynéco, qui quand j'ai essayé de l'alerter avec mes mots sur mes douleurs ovariennes n'a rien compris. Moi je lui ai décrit le truc en parlant d'une douleur que je sentais "au niveau du clitoris, mais à l'intérieur", en parlant bien de douleur et insistant dessus... Grosso modo elle me trouvait relou d'insister et me traitait limite de petite cochonne en me disant qu'en fait faudrait ptètre que je me masturbe un peu moins/moins fort. Bref, les mois ont passé, la situation progressait sur ce terrain, mais pas hyper vite. Je commençais de la part de la gynéco à me prendre des réflexions sur mon poids, jusqu'à un dialogue surréaliste façon : "Ah nan mais faudrait ptètre arrêter le coca ou les boissons gazeuses sucrées, hein ! " >> "Ah ben nan j'en bois pas. " ; "Ah euh ben grignoter des bonbons c'est pas bien, hein ! " >> "Oui oui, mais ça je n'en ai jamais mangé. * " >> " ? Bon, mais enfin les biscuits, les glaces, tout ça euh.... faudrait ptètre réduire ! " >> "Ben en fait j'aime pas, j'en mange pas, jamais. " ; " Oui nan mais bon je suis pas nutritionniste aussi." (ce qui l'empêchait pas de SE FOUTRE DE MA GUEULE et de m'obliger à me peser et tout, en me traitant de grosse... certains médecins ont vraiment un grain. )
Enfin à ce moment-là j'ai eu le déclic en me disant que ouais y'avait un truc qui déconnait et j'ai eu l'impulsion de trouver une nouvelle gynéco. Cette nouvelle gynéco au premier abord semblait nettement plus dynamique et tout, elle m'a dit d'emblée que ouais y'avait un petit dysfonctionnement dans le cycle, que mes ovaires étaient congestionnés au taquet et que ça créait les douleurs, tout ça... et que donc une pilule contraceptive devrait résoudre tout ça rapidement (ce que je voulais de toute manière, mais la précédente m'avait dit "vous avez un petit ami ? bon ben alors pas la peine." ).
Tout aurait été super, si au lieu de d'abord tester une pilule qui avait 9 chances/10 de ne pas me convenir car trop dosée, elle y avait été plus mollo. La première semaine de prise, je perds 2 kgs sans rien changer, je me dis "super ! ". Et ensuite, c'est tendance inverse avec coup d'accélérateur : prise d'environ 10 kgs/ mois (toujours sans RIEN changer à mes habitudes alimentaires), et douleurs insupportables, etc... Et la gynéco que je contacte plein de fois et qui chaque fois me dit : "Mais il faut encore patienter un mois, on sait jamais, parfois ça peut mettre plus longtemps avant que ça se stabilise et tout. " ... La situation donc qui empire qui empire, jusqu'à ce que mon médecin traitant, une homéopathe, me voit aller trop mal et me dise "Mais ARRÊTEZ TOUT DE SUITE car c'est évident qu'elle ne vous convient pas cette pilule, donc inutile de laisser la situation empirer encore davantage !!!", et qu'elle se lance dans un rééquilibrage de longue haleine via homéopathie...
Bref, cette homéopathe m'a guérie, et j'ai perdu de la rétention d'eau grâce à elle. Sauf que suite à ça, je n'avais pas de méthode contraceptive, et tout le poids pris, ben il ne s'est pas volatilisé comme par miracle (psychologiquement ça a été très difficile d'accepter ce poids que j'ai pris sans que ce soit par une réelle action de ma part type malbouffe, et donc je n'ai réagi que tardivement en acceptant enfin mon corps avec ce surpoids.
J'ai eu aussi du mal à retourner vers une gynéco et me faire prescrire une pilule (j'avais trop peur), mais finalement ensuite la 1ère prescription a été la bonne : la pilule Melodia m'a convenu pendant plus de 5 ans. Sauf que quand elle a commencé à ne plus me convenir, j'avais un début de règles irrégulières et de seins douloureux (ce que je n'avais plus avec la pilule depuis un moment), et selon les périodes du cycle un yoyo émotionnel digne de montagnes russes du moral avec les nerfs qui flanchent et crises de larmes, et migraines oculaires de plus en plus fréquentes, longues et intenses... C'est ce combo qui s'installait qui m'a alertée (et ouais faut toujours insister parce que les médecins que j'ai consultés trouvaient jamais rien alarmant, d'ailleurs j'ai toujours eu des problèmes de tension trop élevée, mais ça n'a jamais dérangé pour la prescription : "ah tiens, faudrait surveiller" >> dit à chaque consultation).
Ce qui n'est pas facile, c'est de faire la distinction entre tout ce qui se passe côté symptômes, les raisons possibles, et ce qui est intuitif, un ressenti... A l'époque du dysfonctionnement hormonal, ma 1ère gynéco aurait été plus à l'écoute et rigoureuse, elle aurait pu prendre le problème à temps. Je culpabilisais en pensant que je devais faire qqch de mal côté bouffe et glissais vers l'anorexie, et j'ai consulté un nutritionniste et une diététicienne (département spécialisé et reconnu d'un hôpital, où le parcours obligatoire était de consulter les deux conjointement) : le nutritionniste m'a dit que ouais j'avais le ventre un peu mou et gras et qu'il suffisait que je fasse un peu de sport mais que bon ptètre que je me la joue pas en allant parader en bikini à la piscine (ne s'était pas renseigné quant à mes activités sportives déjà existantes) , mais selon lui aucun problème hormonal (en même temps, côté médical, souvent j'ai entendu dire que "la rétention d'eau n'existe pas", et les soucis hormonaux sont résumés aux problèmes thyroïdiens, donc bon... ). La nutritionniste trouvait juste "bizarre" que ah ben tiens j'aie éliminé plein de groupes d'aliments de ma consommation, et que j'aie des nausées pendant les repas, que beaucoup d'aliments m'écoeurent complètement... Et à part ça m'avait prescris un régime que j'ai testé par acquis de conscience et vite abandonné, et qui était juste totalement inadapté : vu mon fonctionnement, je passais d'un appétit de moineau à des aliments et des rations de goinfre jamais rassasié. * (véridique, mes parents ne m'ont jamais laissé en manger, comme d'autres trucs je n'ai découvert qu'en quittant le domicile familial)
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En condensé, j'ai envie de te dire au vu de mon expérience que :
- 2 avis valent mieux qu'un... surtout quand il s'agit du corps médical. C'est chiant de changer, c'est cher, ça prend du temps et tout et tout... Mais c'est ton bien être qui est en jeu, voire ta santé... Et il y a malheureusement un plus fort ratio d'incompétents que l'inverse.
- si tu te reconnais dans certains des symptômes (prise de poids inexpliquée malgré aucun changement particulier dans ton hygiène de vie, gonflements, grosses variations de poids même au cours d'une même journée, cycles irréguliers, douleurs... tout ça malgré la prise de pilule, migraines à répétition, humeur en dents de scie et surtout ah ben tiens à certaines périodes du cycle et de manière récurrente..., etc...), je pense qu'en tous cas ça vaut le coup d'investiguer un peu.
Edit : Et ouais l'histoire de l'alimentaire n'est pas tout à fait anecdotique : le dérèglement hormonal peut jouer dans ton comportement alimentaire et dans le type d'aliments qui te tentent/dégoûtent. Faut trouver un médecin compétent et à l'écoute pour déceler des trucs qui peuvent sembler anodins... Mais c'est encore le jeu de l'apprenti sorcier, tout ce qui est gynéco... |