Tillow a écrit :
C'est très difficile de trouver un psychiatre qui a fait l'effort de se former à la psychologie correctement en plus de s'être tapé médecine, apparemment.
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J’ai eu de la chance, j’en ai trouvé un ! À la base, j’étais allée le voir pour un questionnement très précis sur lequel je ne peux pas vraiment entrer dans les détails. Je n’avais pas vraiment prévu d’entamer une thérapie ou un quelconque accompagnement. Mais c’est lui qui me l’a proposée et entre sa personnalité, sa manière d’aborder les choses et le dispositif qu’il m’a présenté, ça m’a suffisamment convaincue pour avoir envie de tenter le truc.
Je précise que je parle d’une psychothérapie analytique, pas d’une psychanalyse. Ça s’appuie sur certains principes de la psychanalyse (l’inconscient, les mécanismes de défense, les répétitions, les conflits internes, l’histoire relationnelle) mais le cadre est différent : on est en face à face, le thérapeute est davantage dans l’échange et intervient directement. La parole et le langage y sont des outils centraux. il ne s’agit pas seulement de raconter ce qu’on vit mais aussi de regarder comment on le raconte, les mots qu’on emploie, les associations qu’on fait, les répétitions, les contradictions ou les évitements qui peuvent apparaître dans le discours. Le thérapeute peut s’appuyer là-dessus pour faire émerger des choses dont on n’avait pas forcément conscience. De mon point de vue, ça suppose quand même une certaine confiance intellectuelle dans le thérapeute. Puisqu’on lui accorde une place dans la manière dont on va interroger et interpréter ce qu’on dit, il faut que sa façon de penser, de faire des liens et de nous questionner nous paraisse suffisamment solide et intéressante pour qu’on accepte de se laisser déplacer un peu par lui.