Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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Flemmard_Curieux |
Ok pour la dernière phrase... mais du coup les deux premières phrases c'était du premier ou second degré ?
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crashray a écrit :
Bonjour, la fonction XIRR sur Google Sheets, cela donne un taux de rendement. C'est comme le TIR (Taux interne de rentabilité) ?
Ce n'est pas correlé au YTD. Mais peut-on trouver son YTD avec la fonction XIRR ? Et comment se comparer "proprement" à un EWLD par exemple.
Pour mon YTD 2019, j'ai pris ma valeur au 31/12/2019. (que j'ai effacé sur la capture).
Deuxième question, comment faire un XIRR de l'addition du PEA et PEA-PME ? Il faut que je synthétise les apports dans un seul tableau et que je met la somme des deux valeurs à la fin ? https://i.imgur.com/GLj7BeM.png
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TRI = Taux de rendement interne
XIRR = Internal rate of return
Yep, même chose. Pour se comparer proprement à un EWLD (tu fais du stock picking?), il faudrait que tu calcules aussi le TRI de l'EWLD a côté en fonction des cash-flow qui t'était disponible et a quel moment (si jamais tu fais du market timing, il faut que tu te compares au benchmark comme si tu n'avais pas fais de market timing). En gros tu te compares a une stratégie qui consistait a investir passivement en EWLD à la place de ce que tu as fais.
Pour le YTD. Soit tu prends la valeur 31/12 et compare. Sauf si tu as eu des cash-flow entre temps. Là tu calcules le TRI depuis le 31/12.
Pour l'addition de deux supports (Pea-Pea PME?) Oui tu as raisons il faut prendre en compte les deux types de cash flow et àdditioner la valeur valeurs à la fin.
kimmeria a écrit :
Et cela à un lien direct avec l'épargne long terme, car la fameuse "réussite à long terme du capitalisme via un ETF World passif" dépend en grande partie de la croissance infinie de l'économie, via un accès infinie à l'énergie.
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Alors je n'ai pas suivi toute la discussion, mais j'ai tiqué sur ce passage.
Hum, pourquoi ça? Je ne suis pas sûr que l'évolution d'un etf World soit capé si l'économie stagne. Les entreprises produiront tjrs quelque chose, auront tjrs des cash-flow, tu auras tjrs un retour sur ton investissement à LT. Alors certe oui ça a bien plus de potentiel de croissance dans une économie en croissance, mais ça ne veut pas dire pour autant que ça tuerait la rentabilité d'un investissement en actions.
C'est un peu comme si tu avais un parc immo, et te disait "on est foutu, l'économie et les salaires stagnent, le prix du m2 n'augmentera plus". Ouais enfin il y aura tjrs les loyers qui tombent, ton "asset" même si sa valeur stagne, produira tjrs quelque chose. (Enfin à Paris IM ils ont un peu perdu de vue ça )
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Coucousalutin | Flemmard_Curieux a écrit :
Tout à fait. Mais ce a quoi tu fais référence c'est un phénomène transitoire. Tu te prendrais de la moins value car tu aurais acheté trop cher, pour des cash-flow futurs surdimensionnés. L'hypothèse où on tends vers une stabilisation économique (i.e. growth nulle), tu achètes les cash-flow future sans hypothèse de croissance globale. En ne comptant que la croissance de l'entreprise (et sa position dans son cycle de vie) mais sans hypothèse de croissance globale. (Soit une somme des cash-flow qui n'augmenterait pas).
Pour revenir à ta formulation. Oui la bourse price les rendements attendus (sous hypothèse d'efficience de marché). Dans le cas où les cash-flow futurs n'augmentent pas, l'évaluation n'augmenterait pas non plus effectivement (pas vraie pour une entreprise unique, mais vraie sur la somme). Et Il est possible que les indice "Price" , si lissés suffisamment, stagnent. Mais ca ne veut pas dire pour autant qu'il ne rapporteront rien Net ou brut. Pour le démontrer par l'absurde: si ce n'est plus rentable d'investir en actions car l'eco stagne. Le coût en capital explose?
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Oui je suis d'accord avec ce que tu dis (ou je pense l'etre si ce que je comprends de ce que tu dis est bien ce que tu voulais exprimer).
1) On prend comme hypothese une croissance de 3% annuel (chiffre random), ce qui nous donne un niveau de valo X
2) En fait l'hypothese de la croissance passe a 0% annuel, ce qui nous donne une valo Y<X
3) Si la croissance n'est pas modifiee ("stabilisation economique" ) effectivement on achete les CF futurs sans hypothese de croissance (et effectivement on parle a priori ici de CF globaux a l'echelle du marche: ca n'exclut pas que des entreprises croissent)
3 bis) Mais du coup si on n'a plus de croissance au niveau du marche, ca voudrait dire que la bourse resterait stable non ? A un niveau de valo qui fluctue autour de Y. (La c'est une question que je me pose).
Ce sont des interrogations que j'ai depuis quelques temps, mais je suis encore un peu dans le flou a propos des implications sur les marches financiers...
Des personnes que j'estime competentes estiment que notre modele de croissance perpetuelle ne peut pas fonctionner a l'infini, et qu'il arrive meme a son terme dans les prochaines decennies (ou devrait arriver a son terme si l'on souhaite limiter les changements environnementaux irremediables qu'on provoque).
Si c'est le cas, en faisant l'hypothese d'une stabilisation de la croissance (une decroissance change les chiffre mais pas le raisonnement) vs une augmentation de la croissance avant aurait donc l'effet de faire baisser les marches financiers, avant de se stabiliser. Mais du coup on ne pourrait pas esperer a priori de remontee des marches ?
C'est un peu le scenario de crise qui m'effraie le plus. Pour d'autres scenarios (bulle immo, defauts massifs d'emrprunts aux US notamment etudiants) je suis beaucoup plus confiant sur le fait que les marches ne subiraient qu'une baisse temporaire.
Mais je me questionne beaucoup plus sur ce scenario de "crise" (ou baisse) economique car arret de la croissance, sans vraiment arriver a une reponse que je trouve satisfaisante. Apres, meme si je trouve ca un peu deprimant je le juge assez improbable. Je pense qu'on continuera d'user tout ce qu'on peut autant qu'on peut et qu'on peut donc continuer comme ca un certain temps (avec eventuellement une croissance qui ralentit mais je considere comme tres improbable un monde dans lequel la majorite des nations s'entendraient pour volontairement stopper la croissance voire entammer une decroissance).
Bref. Ca ne m'empeche pas d'etre expose aux actions a 70% de mon patrimoine. |
kimmeria | Messij a écrit :
This. Les réalités physiques sur l'accés à l'énergie et son lien intime avec croissance économique sont complètement absents de tout travail académique, c'est franchement dommage. Je ne suis pas assez armé pour participer de façon constructive à ce débat (sauf pour faire du copier/coller de Jancovidieu ), cependant il faut tout de même noter la fabuleuse irrationalité des marchés qui ne sont en aucun cas corrélés avec ce qui se passe de façon réelle sur cette terre.
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Oui c'est très dommage pour le travail académique. Rare sont les physiciens qui s'intéressent à l'économie, ou les économistes qui s'intéressent à la physique. Jancovici s'en plaint dans ses conférence d'ailleurs. Mais pour le moment je n'ai pas vu de contradicteur sérieux. Les économistes font l’hypothèse que l'on n'a pas besoin de s'intéresser aux ressources physiques car elles sont infinies. Pour eux, les seuls éléments importants sont le travail et le capital . Forcément, un jour, la réalité du monde physique va rencontrer cette hypothèse et fera exploser la plupart des concepts économiques. Flemmard_Curieux a écrit :
Alors je n'ai pas suivi toute la discussion, mais j'ai tiqué sur ce passage. Hum, pourquoi ça? Je ne suis pas sûr que l'évolution d'un etf World soit capé si l'économie stagne. Les entreprises produiront tjrs quelque chose, auront tjrs des cash-flow, tu auras tjrs un retour sur ton investissement à LT. Alors certe oui ça a bien plus de potentiel de croissance dans une économie en croissance, mais ça ne veut pas dire pour autant que ça tuerait la rentabilité d'un investissement en actions. C'est un peu comme si tu avais un parc immo, et te disait "on est foutu, l'économie et les salaires stagnent, le prix du m2 n'augmentera plus". Ouais enfin il y aura tjrs les loyers qui tombent, ton "asset" même si sa valeur stagne, produira tjrs quelque chose. (Enfin à Paris IM ils ont un peu perdu de vue ça )
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Le capitalisme fonctionne bien dans un monde en croissance. Cela créé des inégalités certes, mais même les plus pauvres voient leur niveau de vie augmenter, donc c'est accepté par la société. Dans un monde en contraction énergétique, et donc en contraction économique, le niveau de vie baisse pour tout le monde, et particulièrement pour les plus pauvres et les classes moyennes, qui représentent la majeur partie de la population. Cela peut générer des troubles sociaux au point, peut-être, de remettre en cause le capitalisme en tant que système d'organisation de nos sociétés. Evidemment que les entreprises existeront toujours et produiront toujours, mais la part de valeur qui reviendra aux actionnaires pourrait être très fortement réduite.
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