Chou Andy Would you know my nem | Allez hop, CR du trail du Ponant à Belle-Île-en-Mer. C'est en deux parties, vendredi (my life) et samedi (la course)
Vendredi (my life)
Spoiler :
Départ de chez moi à 7h, j'arrive à l'aéroport et dans l'avion ez pz, au passage merci à HOP de ne pas suivre leurs confrères d'Air France. On décolle, je suis fatigué de ma semaine (manque de sommeil) donc après avoir feuilleté les Echos je roupille un coup. Au réveil, on approche de l'atterrissage, et là mon cœur se fait bien lourd, je commence à avoir de bonnes suées, je connais ces symptômes : c'est un malaise vagal. J'ai l'habitude, même si le dernier remonte à 6 ans (en amphi d'info ). Pas d'hypoglycémie, mais les causes sont à chercher dans le cocktail fatigue/atmosphère confiné/lourdeur du climat (+ stress ?). J'essaye de prendre de grandes inspirations, je n'ai pas grand chose d'autre à faire coincé sur mon siège, mais ça ne suffit pas, je perds le fil un court instant et ma voisine, une très aimable MILF, est penchée sur moi et me demande si ça va. Je lui demande ce qu'il s'est passé, même si je le sais déjà, elle me dit que je me suis effondré en avant en poussant un petit cri.
J'ai repris mes esprits mais je dois avoir une sale mine, on me donne de l'eau sucrée, des petits gâteaux à manger, des serviettes en papier pour m'éponger, et on atterrit. Je me compose un peu de consistance, sors de l'avion et remercie tout le monde. Bon faut pas que je le dise à ma mère, elle me laissera jamais courir 45km juste après un malaise vagal. J'ai une heure avant mon covoiturage à l'aéroport de Nantes, le temps de prendre l'air, m'hydrater, m'allonger les jambes en hauteur (je dois avoir l'air d'un clochard sur mon banc, mais bon tant pis). Le trajet est encore long. Je suis encore un peu patraque mais ça ira, le covoiturage est très sympa, puis c'est pause crêperie à Vannes, puis bus jusqu'à Auray, et changement de bus jusqu'à Quiberon. Ce dernier est bondé de coureurs, j'en déduis qu'ils sortent d'un TGV parisien. L'ambiance commence à monter un peu, chacun échange à propos de ses expériences sur des 100km ou des ultras célèbres.
Arrivé au port de Quiberon, il y a des coureurs partout, des couleurs flashy, de belles chaussures, du textile de qualité (toutes les grandes marques y passent), des jambes musclées, des corps affûtés, bref du runner qui a fière allure ! Tout le monde me parait très fort. Il est 14h50, je fais la queue pour retirer mon billet pour le bateau de 15h30... mais la caissière me demande mon numéro de réservation, que je n'ai pas sur moi. Je donne mon nom, mais elle ne me retrouve pas dans les listings. J'ai pas internet sur mon téléphone à 20€, du coup j'appelle des copains, puis ma mère, pour essayer de retrouver ce satané numéro dans ma boîte de réception, mais personne ne répond (ces cons qui travaillent un vendredi !) ou bien ça capte super mal. J'en viens à demander à des gens dans la foule, des gens qui ont l'air gentils, de me prêter leur smartphone 2 minutes. Sur une dizaine de personnes, pas une n'avait de smartphone ! Vous y croyez, vous ? Je dois avoir une tête de terroriste (pourtant d'habitude j'inspire confiance et je plais aux mères de famille ).
Le temps passe, le bateau part, on vérifie une dernière fois avec une autre caissière (plus dégourdie que la précédente), mais je suis toujours introuvable sur leurs listes, du coup j'en viens à me dire que j'ai foiré ma réservation sur internet. J'achète un billet pour le prochain bateau, 16h50. J'ai le droit à une réduction en tant que coureur, que je n'avais pas sur internet. Au final cette opération foireuse m'aura fait économiser 20€ et "contraint" à bouquiner pendant 1h sur la plage de Quiberon, au soleil et au chaud (trop chaud même, mais on ne va pas chipoter). J'en profite pour appeler une énième fois mon contact à Belle-île, chez qui je suis censé passer la nuit. C'est un jeune homme que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, mais nos mères ont été collègues et très bonnes amies dans un lointain passé. Je l'avais eu au téléphone trois semaines avant, et il avait été très chaleureux, "Mais pas de problème, tu viens quand tu veux, tu peux ramener des copains si tu veux, vous aurez une petite dépendance rien que pour vous...". En milieu de semaine je le recontacte comme prévu pour lui dire par quel bateau j'arrive, mais je n'ai pas de réponse à mes messages. Bref je débarque sur l'île sans adresse et avec un contact quelque peu fantomatique . C'est pas grave, maintenant que je suis là je ne vais pas faire demi-tour, et je ne vais pas prévenir ma mère sinon elle va se faire du souci
Sur le bateau, tout le monde veut monter sur le pont supérieur, moi aussi, et je me trouve une place à côté d'un aimable père de famille. Celui-ci commence tout de suite à me faire la conversation, il vient de Chartres, il est avec sa femme et sa fille qui est en stage à Auray. Ça doit être à peu près les seuls non-coureurs du bateau. On papote pas mal, je raconte ma vie, la fille a l'air assez curieuse, mais la discussion n'est pas facile parce qu'entre nous deux il y a ses parents et un peu de vent. Elle me demande ce qu'il y a de sympa à voir dans la région, bon je suis pas un expert mais je la baratine correctement. J'aime bien les poils blonds sur ses bras, ainsi que son haut en mailles qui, quand elle se penche en avant, laisse passer le soleil et deviner pas mal de charme
On arrive sur l'île, la famille me souhaite bonne chance et je saute à terre. Toujours pas de nouvelles de mon "hôte", j'en viens à regretter de ne pas avoir pris les coordonnées de mes Chartrains pour m'incruster chez eux si nécessaire, voire occuper la fille pendant que les parents jouent au scrabble. Tant pis je pars récupérer mon dossard, et il y a plein de choses sympas dans le panier cadeau : bière de l'île, chocolat bien corsé, trucs divers au caramel au beurre salé. Miam . A ce moment-là, je retrouve laurette et compagnie (un pote coureur à lui, que nous appellerons F., ainsi que leurs dames non coureuses mais ferventes supportrices). Le courant passe bien, on se pose au soleil, et quand je leur explique ma situation précaire pour le soir, ils me proposent de squatter dans la maison qu'ils ont louée si jamais je suis toujours dans la panade. C'est un peu inespéré et extrêmement gentil
Plat de lasagnes en ville, toujours aucune nouvelle donc je pars me balader à la nuit tombante vers chez laurette. L'occasion de découvrir le sentier côtier (fin du parcours de 83), en jean + sac à dos sous la chaleur encore étouffante, je suis rapidement en nage. Effectivement ça monte et ça descend, c'est parfois technique. Sur une petite pointe, j'admire la vue crépusculaire avec des éclairs qui s'abattent ça et là sur le continent. Puis je rejoins le laurette crew, qui m'aura épargné une soirée particulièrement foireuse  |
Samedi (la course)
Spoiler :
J'ai passé une super nuit, on se lève deux bonnes heures avant le départ, petit déj de sportifs (tartines à la confiture pour moi, Gatosport pour laurette ). Tout le monde se prépare, je bourre mon sac de bouffe (environ 5 fois plus que nécessaire), je remplis à fond ma poche de 3L, et je suis paré. On est à 2km du départ, ça va donc faire office d'échauffement. Je galère un peu avec mon sac à dos (au passage, merci à F. de s'être trimballé mon Camelback sur le ventre ). Je mets mon sac dans la consigne (en fait, une fourgonnette ouverte en catastrophe pour l'occasion, l'organisation ayant été un peu légère) et on se retrouve dans le sas de départ. Il n'est pas 10h, le ciel est couvert mais il fait déjà chaud et lourd - le speaker annonce que les coureurs du 83, partis à 7h, sont un peu en galère et parlent de conditions "tropicales" - je suis en nage, un peu incertain sur mes sensations. J'ai peur de faire un malaise à nouveau, mais pas de signes avant-coureurs à l'horizon. Le speaker est un peu relou (je fais une ola si je veux, non mais oh ).
Le Palais (km 0) - Locmaria (km 17)
Le départ est donné, les coureurs s'élancent paisiblement dans les rues de Le Palais. Laurette, F. et moi courons ensemble, ayant grosso modo le même objectif (5h). Après quelques centaines de mètres on quitte le bitume pour du gazon puis un sous-bois sympathique. Pas de single en vue, pas de bouchons, le peloton s'étire comme il faut, bref un départ très agréable. On arrive sur la côte, c'est tout de suite très joli, on court tranquillement vers 5'30, sans s'enflammer. J'ai aucune idée sur la manière dont je vais encaisser la course, ne l'ayant pas préparée spécifiquement, notamment en terme de sortie longue. Je compte entièrement sur ma semaine UCPA à Chamonix pour tenir le coup. J'ai quand même peur de la longueur, mes plus longues courses ayant duré 3h30, 3h12, 3h07, 2h33... Après quelques kilomètres je n'ai toujours pas de certitude sur ma condition et je bois déjà beaucoup. Plutôt prudemment, je me traîne en queue du groupe de 3. Plusieurs coureurs commencent à nous doubler, certains s'intercalent, et au bout de 5km laurette a pris un peu d'avance. F. me dit que ça y est, laurette s'envole devant et que si je veux le suivre j'ai intérêt à le rattraper maintenant. Ni une ni deux, j'accélère à coups de "Gauche ! Gauche !", et dans mon élan je passe même devant lui. Sans trop le vouloir, je prends un peu d'avance. Dans les virages je vois que les deux gaillards ne sont pas bien loin, mais je suis dans un bon rythme et les distance peu à peu, finalement c'est moi qui me suis "envolé" et je ne reverrai pas mes deux camarades avant l'arrivée.
On passe dans une longue portion en sable, c'est marrant de voir les coureurs chercher la meilleure trace. Passage éprouvant pour les mollets. La course serpente le long de la côte, ça enchaîne les petites montées et petites descentes. Ça fait longtemps que personne ne court dans les montées, d'ailleurs. On sent une prudence générale. Au dixième kilomètre j'avale une barre au chocolat, tout en continuant de boire énormément, et là commence une période d'euphorie, la meilleure de la course. Les descentes comme les montées passent très bien, je double les gens devant moi, je rattrape un groupe, je le double. C'est assez grisant, je cours assez légèrement les petits coups de cul et relance bien, là où les autres marchent péniblement. Je rejoins un nouveau groupe dont je double également les éléments un par un. Au 17ème je double un groupe mené par la 3ème féminine (qui courait avec son mari, celui-ci en tongs ). Là je sais que je suis bien, parce que généralement dans les courses de cette envergure je me situe un peu plus loin que le podium féminin. Bon, ça vaut ce que ça vaut, on a les repères approximatifs qu'on mérite. Au ravito de Locmaria, les girls de laurette de et F. m'encouragent vivement, merci à elles . Juste devant moi se trouve la deuxième féminine, mais je m'attarde un tout petit plus à ingérer mon gel anti-oxydant et elle repart 50m devant. Au passage je calcule que je suis sur les bases de 4h30, ce qui est pas mal du tout, surtout si on considère que les 8 derniers kilomètres sont "super roulants", dixit laurette.
Locmaria (km 17) - Bangor (km 37)
C'est dur de repartir après Locmaria. Quelques montées/descentes qui passent correctement, puis on attaque une portion plus roulante qui, paradoxalement, me fait plus mal aux jambes et au moral. Les jambes se ressentent des efforts consentis dans l'insouciance quelques minutes plus tôt. Je vois la deuxième féminine s'éloigner, et à partir de ce moment-là je vais courir tout seul, parfois sans personne en visuel. Je commence à m'inventer des tricks pour m'occuper. D'abord, je m'autorise un ravitaillement perso au km 27, à mi-chemin du prochain ravitaillement officiel (20 km entre deux ravitos, c'est assez énorme). Du coup je me fixe comme objectif le km 22, qui représente à la fois la moitié entre Locmaria et mon ravito perso, et la moitié de la course (vous suivez ?). Mais même avec ces objectifs rapprochés, j'accuse sérieusement le coup. La pointe sud-est relativement roulante m'épuise et laisse place à une côte sud plus déchiquetée, où se succèdent des "creux" presque vertigineux qu'il faut descendre et remonter, le long de la falaise. Ça m'a l'air trois fois plus haut que lors de la première partie de course. Certains passages en terre sont franchement raides, j'en viens à me demander de quelle manière poser le pied pour me soulever sans me claquer le mollet. Les mains sont assez utiles. Au km 22 je suis encore plus ou moins sur les bases de 4h30 mais j'ai déjà perdu tout espoir en cet objectif, je suis trop mal. Je marche très souvent, j'ai du mal à me motiver pour relancer sur le plat, et je cours à la limite des crampes du mollet. Je fais l'élastique avec 3-4 concurrents que je double, ils ont l'air au fond du gouffre, mais 3km ils me repassent devant, je me dis que je ne dois pas être super bien moi non plus... Je recroise les supportrices vers le km 25 , ça fait bien plaisir sachant que globalement c'est le désert, très peu de coureurs et encore moins de supporteurs ou de passants (vu la géographie de l'île ce n'est pas très étonnant). Finalement je ne fais pas de vraie grosse pause au km 27, mais plusieurs épisodes de marche tranquille, y compris sur le plat, pour me prendre une pâte de fruit ou une barre, ou simplement boire. D'ailleurs ma poche est presque vide, ce qui m'inquiète car il reste pas mal de bornes avant Bangor et j'ai toujours aussi chaud. Même comme ça je rattrape quelques coureurs, certains sont vraiment dans le dur, à l'arrêt. Au km 30, au niveau d'un petit hameau dans les terres, super surprise : quelques vieilles dames ont monté un ravitaillement liquide sauvage (sans doute dépêchées en urgence par l'orga). Elles me remettent dans les 2L dans la poche, ouf . Bon vous le dites à personne, je ne voudrais pas être déclassé.
Les kilomètres jusqu'à Bangor sont absolument interminables, on longe encore pas mal de falaises, et quand enfin on s'enfonce dans la terre c'est pour se prendre du dénivelé dans un sous-bois étouffant. Niveau objectif je me rabats mollement vers 4h45 voire 5h, en fait je suis un peu paumé. Malgré tout je trouve un second souffle, je suis pas si mal et je double encore quelques coureurs qui ont l'air épuisés. Au ravito de Bangor, je retrouve les supportrices ainsi que ma mère , venue avec une amie. Je fais le kakou, j'ai la patate, je m'arrête un peu manger des fruits et poser pour les photos, et je repars le cœur léger. Il parait que la fin est super roulante.
Bangor (km 37) - Le Palais (km 45)
Mouais, après le panneau indiquant la séparation entre le 45 et le 83, on plonge dans un nouveau sous-bois sur un single terreux ultra étroit, griffé par les ronces d'un côté et les orties de l'autre. Il y a encore un peu de dénivelé, j'ai déjà vu plus roulant
(Bon en vrai sur le profil GPS le dénivelé a l'air ridicule à cet endroit, mais je vous assure que sur le moment ça m'a paru colossal )
On remonte sur la route, j'ai un gars en ligne de mire que je rattrape touuuut doucement, mais je n'ai vraiment pas le mental pour faire l'effort. J'ai perdu ma patate éphémère, je me dis qu'il reste peut-être 40 minutes de course et qu'en fait c'est super long. Dans une montée (genre 0,5%), je marche de nouveau pour me prendre un dernier gel. Il reste 6km, je me dis que si je ne marche "que" une fois tous les 2km, ça ira. Je me tiens à peu près à ce programme pas très glorieux. Le gars devant moi a filé, derrière il n'y a personne, je manque un peu de motivation. A 3km de l'arrivée je fais même tomber l'embout de ma poche à eau, et je passe bien 30s à la chercher sur le bord de la route. Croyez-moi, j'ai presque été déçu de le retrouver.
Enfin bon il faut quand même finir le boulot. On s'approche du Palais, à un moment on aperçoit la mer ! C'est que la traversée de l'île touche à sa fin, grosse bouffée de plaisir. On croise plus de gens, ils nous encouragent, les signaleurs nous donnent la distance restante (avec exactitude !). Il y a une dernière côte avant Le Palais, dans l'euphorie je la passe presque entièrement en courant, déposant un concurrent. On entre dans le sous-bois qu'on avait emprunté 40km auparavant, j'ai enfin une foulée légère, je jubile, je suis sur un nuage . Je double un dernier coureur qui alterne assez misérablement marche et course sur quelques mètres. Les derniers 300m sont sur une rue en descente, cette fois-ci il y a plein de spectateurs qui encouragent, c'est beau, j'ai presque les larmes aux yeux et je lâche les jambes histoire de finir sur en beauté sur du 3'20-3'30 (mais en forte descente )
4h37 à la montre, c'est cool !
Les bénévoles me font comprendre qu'il n'y a pas grand monde devant moi. Je me dis que je suis sans doute dans les 10%.
Je rends la puce, je me gave au ravito final (hmm la bonne soupe ). J'attends laurette et F. qui auront eu une course plus délicate (mais super perf de F. quand même, et laurette aura plutôt bien limité les dégâts !). Un dernier au revoir et merci au laurette crew, puis je retrouve ma mère sur le port, mais juste avant ça les premiers résultats de la course sont affichés : je suis 26ème Incroyable, j'aurais franchement jamais imaginé ça. Rétrospectivement, j'en déduis que j'ai plutôt bien géré mon effort. Je me demande si ma relative "faiblesse mentale" n'est pas un atout en trail, permettant de mieux doser mes forces sur la durée (là où sur route ça aurait plutôt tendance à me brider quand il faut impérativement se faire mal).
Sur la course :
- Parcours absolument magnifique, très sauvage.
- Signalisation parfaite. Bénévoles nombreux et parfaits.
- Pas beaucoup de spectateurs, mais bon, c'est Belle-île, pas Paris ou Londres. - Seulement deux ravitos (km 17 et km 37). Forte autonomie nécessaire, pas de problème on est prévenu à l'avance. Mais la gestion de l'eau peut être délicate. Sans le ravito sauvage du 30ème j'aurais été en difficulté. Et je me demande s'ils n'ont pas manqué d'eau pour les derniers concurrents. Un gars du 83 (top 10 je pense) s'est plaint au micro à l'arrivée, disant qu'un ravito tous les 20km c'est pas assez avec cette chaleur, "qu'il allait quand même pas courir avec 3L d'eau sur lui". J'avais envie de lui dire que je l'ai bien fait, et rien ne l'empêchait de faire pareil
- Frustrant de ne pas faire le tour complet et de couper à la moitié ! Mais 83km dans ces conditions, c'est un vrai ultra, largement hors de ma portée (et hors de ce que j'ai envie de faire dans un avenir proche ).
Bref je recommande chaudement !
Conclusion : je suis super content. Et j'ai même pas trop mal aux pattes, pas d'ampoule, pas de tendinite, à peine d'honnêtes courbatures aux cuisses. Je vais pouvoir embrayer rapidement.  |
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J'aurais voulu être un businessman
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