CR de mon Trail de samedi
Xtrail Mont Sutton annoncé 22k 1500D+
C’est donc la deuxième course de ma vie et mon tout premier trail.
Levé 4h30, je me force à manger, boire et caca ! Youpi !
Je prends mon vélo pour rejoindre mon frère. Ils ont décidé de m’accompagner avec sa petite famille histoire de m’encourager.
6h15 on part de Montréal. Environ 2h de route pour arriver sur place (Je mange et bois encore un peu dans la voiture) J’espère qu’un peu de voiture n’est pas dommageable pour les capacités pédestres, je pense en avoir besoin …
J’arrive sur place … Il y a du monde…
Je me dis que salomon doit bien faire son business avec le trail … Quasiment tout le monde en est équipé.
J’appréhende, tous les coureurs ont l’air de véritable fusée… Pas un seul mec en short de bain … J’ai peur de ne pas être à ma place.
Je récupère ma trousse, avec T-shirt (pas mal) dossard et puce.
Je n’ai pas pu utiliser la technique avec les lacets type salomon dans la pochette, la puce était trop grosse … Mais au final ça se fixe bien et ce n’est pas gênant.
C’est le moment de s’échauffer un peu … Et là je ne sais pas quoi faire … Il n’y a rien de plat … Du coup je pars trottiner dans les pentes, mais bon voilà je suis vite dans le rouge. Après 10 min, on va dire que ça suffira. De toute façon je dois rejoindre la ligne de départ.
On est 300 annoncé à prendre le départ pour le 22km (sans doute un peu moins) avec 2 vagues de départ, séparées de 5min. Après avoir regardé les temps des années précédentes, je pars confiant et décide de prendre la première vague (j’ai peur d’être emmerdé si je dois doubler, sachant que c’est que du single track). Mais en fait ce que je ne savais pas c’est que cette fois la course est une des 4 courses qualificatives pour le Canadian Mountain running Championship et que le niveau moyen est un peu plus élevé.
Je suis dans le sas, c’est la classe, il y a un hélicoptère pour nous filmer ! Ça fout un bordel monstre !
Compte à rebours, musique disco, et PAN ! C’est parti ! Un troupeau de plus de 150 personnes s’ébranle !
Il y a 1km plus roulant au début histoire de se placer avant d’attaquer le single track.
C’est parti vite ! Je fais le 1ier kilomètre en 4’18 …
... A une ou deux personne près, je suis dernier …
... P’tain, cette impression de ne pas être à ma place…
On entame le single track et ça commence à monter fort … C’est super étroit, en pleine forêt dense. Racines et roches au programme (ça va encore comparé à ce qui va suivre). Je monte dans les tours, mais ça va … Tant que je peux trottiner…
Mais c’est vite plus possible et je marche en m’aidant avec les mains.
Et là je comprends que je ne suis pas du tout préparé pour ça (j’ai eu une prépa en carton, je le sais, en fait c’est la première fois que je me tape ce genre de terrain).
C’est con mais je souffre vraiment quand c’est le temps de marcher … Ça n’aide pas mon moral …
c’est que le début…
km 5
J’arrive tant bien que mal en alternant marche et trot au premier sommet.
Les premiers de la deuxième vague arrivent et je les vois entamer la descente …
… Oh la vache ! C’est comme ça qu’on est censé descendre …
... Je décide d’essayer de les suivre a distance.
Et là c’est fun ! Ça va vite ! On saute de racine en racine, je fais du pole dance avec les arbres pour prendre les virages (des gants n’auraient pas été du luxe d’ailleurs).
Les chevilles ont tenues !
J’avais une crainte vu que je me suis trainé une douleur toute la semaine dernière. Du coup sur cette partie je rattrape pas mal de monde.
Km 6
Des petites gouttes commence à tomber, ça fait du bien, j’étais en train de surchauffer.
Km 6.1
C’est le déluge ! On se mange un énorme orage !
Km 6.15
Grêle ! L’enfer !
Ça me fouette les avant-bras … Ça fait super mal !
J’ai l’impression que ça dure une éternité.
Je ne sens plus mes mains, j’ai froid.
La grêle est vite remplacée par une grosse pluie qui durera pendant les 10 prochains kilomètres.
Le sentier est maintenant un torrent de boue. On s’enfonce jusqu’aux mollets à chaque pas et accroche des racines qu’on ne voit pas … C’est la galère !
Je décide de gérer, le but c’est de finir.
Km 8
Ça grimpe fort ! J’ai l’impression d’être un saumon dans un torrent de boue.
Km 10
Je commence à avoir des crampes lorsque que je fais certains mouvements. Mais à part ça, ça va de mieux en mieux.
Je trouve une paire de lunette par terre. Je regarde autour de moi … Je suis seul au monde …
On va tenter accélérer un peu voir si on ne peut pas retrouver le propriétaire.
Km 11
J’ai pu rattraper le mec devant et lui demande si ce n’est pas ses lunettes par hasard ?
Il s’est jeté sur le côté. Il était bien à la masse … A mon avis il pensait que je voulais passer.
C’était bien ses lunettes, il m’a remercié et m’a dit qu’il y avait peu de chance qu’il soit retourné les chercher …
… tu m’étonnes !
Km 13
On sort du bois et déboule sur une piste de ski.
Le mur …
Le seul ravitaillement est en haut. Je suis obligé de m’aider des mains pour grimper. Forcément le photographe est en haut et se marre en prenant les photos …
Je lui montre le pouce ... Mais en fait je galère
Enfin de l’eau plate ! J’en avais marre du sucré. J’avais du gatorade dans le camelback.
Une pâte de fruit et c’est reparti !
A partir de là c’est majoritairement de la descente.
C’est bien casse gueule avec la boue. Je tombe d’ailleurs plusieurs fois, mais sans conséquence.
On traverse des ruisseaux, on longe un lac, c’est chouette je profite et j’apprécie… chose que je n’avais pas fait depuis le début.
Les deux derniers kilomètres sont plus roulant, c’est raide quand même vu qu’on est parfois sur la piste de ski. J’ai un peu peur pour mes genoux, mais ça va.
Je doublerais deux trois personnes encore.
Et c’est l’arrivé !
Je pensais être seul, donc je fini cool, et j’entends un truc me débouler dessus à fond !
Dafuq !
J’accélère pour ne pas me faire griller une place.
En fait c’était une concurrente d’une autre course …
Mais bon on a sa fierté, quoi !
Je fini donc en 3h00’46’’ 73ieme sur 208 finishers.
J'ai une belle médaille et des bananes
J’étais clairement pas/mal préparé pour ça. Mais je fini bien je suis content. Première fois que je fais un effort aussi long, également.
Et la boue, c’est bien c’est moins traumatisant ! Du coup aucun problème de genoux, et j’ai la peau douce !
J’ai eu mal aux avants bras par contre (Je pense à cause de la grêle)
Pas sûr que ce soit la meilleure course pour une première expérience en trail ceci dit.
Le vainqueur homme est le dernier vainqueur du World Toughest Mudder … Tu m'étonne il a du être content ici ...
Et la première féminine est Lyne Bessette en 2h40. http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyne_Bessette
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