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Auteur Sujet :

Trails et courses de montagne

n°69136667
gars_lent
Pas rapide
Posté le 04-09-2023 à 20:45:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Je partage un article du ouest France :
 

Citation :

Quels sont les dangers qui guettent l’ultra-traileur ? Voici les réponses de quatre spécialistes
 
Par Bruno POIRIER.
 
 
Dans les Alpes, les Pyrénées ou ailleurs, et pas seulement dans le cadre de l’évènement UTMB Mont-Blanc, à Chamonix, il y a des dangers inhérents à la pratique de l’ultra-trail. Pour cette expertise, l’édition du soir d’Ouest-France a interrogé quatre spécialistes dans leur domaine.
 
Au début des années 2000, l’appellation « ultra-trail » n’existait pas encore, lorsque Bruno Ringeval était un adepte de la discipline. Aujourd’hui, le Docteur Bruno Ringeval est chef de service des urgences et du SMUR au Centre hospitalier de Gap. À l’époque, une épreuve d’ultra endurance était précédée de « Grand Raid ». La Réunion, Mercantour, Cromagnon… Le médecin Gapençais a inscrit son nom au palmarès. En 2003, il ne pouvait qu’être au départ de l’Ultra-trail du Tour du Mont-Blanc (UTTMB). Dans des conditions dantesques qui, de nos jours, annuleraient n’importent quelle course en France, Bruno Ringeval fut l’un des 67 finisseurs.
 
Au moment d’aborder le thème de l’article, lorsque l’on demande au Docteur Bruno Ringeval d’énumérer les dangers de l’ultra-trail avec son expertise médicale, il met en avant les premiers éléments qui génèrent la blessure : « La difficulté du terrain et la météo. Une chute en montagne peut être dramatique. La fatigue, lorsque l’on passe une ou deux nuits dehors, fait également partie des facteurs qui peuvent mettre en danger l’intégrité physique des coureurs. Lors de mon premier UTMB, je marchais en dormant ou je dormais en marchant (rires) . Je m’en souviens même plus, mais ce n’était pas une hallucination. La lucidité n’est plus présente. La privation de sommeil du corps et du cerveau peut vraiment faire mal. »
 
Le réchauffement corporel
 
Dans sa première phrase, le Docteur Bruno Ringeval parlait de la météo. Dans la poursuite de son décryptage médical, il revient sur ce mot intimement lié à la pratique des activités de plein air. Si sa première analyse était convenue, la suivante est un propos qui détonne. « C’est d’actualité, et avec le temps qui passe, nous allons avoir des blessures climatiques. » Il s’explique : « Auparavant, il y avait des courses qui étaient annulées ou modifiées à cause des orages, et avec le réchauffement, il y en aura de plus en plus. Et pour éviter ces blessures climatiques liées, les horaires des courses seront différés et les parcours raccourcis, parce qu’il fera trop chaud. Cette année, déjà, dans le Querays, on a été confronté à une hyperthermie maligne d’effort. Ce sont des choses que l’on ne voyait jamais en montagne, l’été. Si on avait ces températures sur l’UTMB, ce serait une catastrophe. Cette accumulation de chaleur dans le corps est une pathologie qui met la vie en danger. Ce réchauffement corporel va malheureusement devenir inhérent à la pratique de l’ultra-trail. »
 
« Mieux vaut prévenir que guérir ». Ce proverbe trouve sa place dans de nombreux domaines au quotidien. Prévention et guérison sont beaucoup plus usitées par le corps médical. Et par le corps tout court lorsque son utilisation rime avec automédication. « C’est un autre danger dans l’ultra-trail, alerte le Docteur Bruno Ringeval. C’est quelque chose que l’on voit. Beaucoup de coureurs prennent des anti-inflammatoires pour masquer les douleurs et continuer à avancer. L’automédication fait partie des effets très néfastes dans un effort type ultra-trail. Cela peut conduire à des insuffisances rénales. C’est un réel danger pour les coureurs. »
 
Rappelons que la prise médicamenteuse à l’envi de produits licites est considérée comme une conduite dopante. Et le médecin d’ajouter. « Avec la répétition des chocs, il y a aussi des problèmes gastriques qui peuvent conduire jusqu’à l’abandon, mais ce n’est pas une course vers les toilettes qui va mettre une vie en danger… »
 
 
« Si on veut aller trop loin, on se détruit… »
 
La démocratisation de l’ultra-trail, la multiplication des épreuves, l’engagement de néophytes pas suffisamment préparés, le rajeunissement du peloton, la boulimie des dossards de certains amateurs éclairés, la surenchère du « K/D + » (le rapport kilomètre/dénivelé) sont dans l’air du temps. Est-ce que cette évolution de l’ultra-trail peut être un danger pour les pratiquants ?
 
« À long terme, je pense que oui, répond le Docteur Bruno Ringeval. Si l’on regarde la liste des premiers 700 coureurs qui ont fait l’UTMB en 2003, je ne sais si vingt ans plus tard, il y en a encore beaucoup qui pratiquent cette discipline. Sans doute, il y a une usure et une fatigue physique, mais je pense qu’elle est aussi psychologique. Ce n’est pas facile de faire un UTMB. Cela laisse toujours des traces. Je me moque souvent de la formule : « Ce n’est que du bonheur ! » Mais pour la plupart des gens, à l’arrivée d’une course, c’est parce que l’on est content que ce soit terminé. Je pense que maintenant, les « carrières », entre guillemets, que l’on fasse partie des meilleurs ou des moins bons, sont beaucoup moins longues que par le passé. C’est bien d’aller au-delà des choses. Comme le corps est bien fait, il y a certains signaux. Il faut les respecter, savoir garder raison et s’écouter. Si on veut aller trop loin, on se détruit. »
 
D’aucuns ont souvent entendu parler de dépassement de soi. Une hérésie. Ce ne sont que des mots, ou encore des maux, pour les extrémistes. Pour évoquer l’ultra et sa quête intérieure, il est plus judicieux de dire : l’exploration de soi que l’on associe à l’idée de repousser ses limites.
 
Cet aspect philosophique de l’ultra-trail n’est pas synonyme de mise en abîme. Par contre, si l’on parle du contexte économique, il peut y avoir un réel danger. « Un ultra-trail demande un investissement énorme, dans l’entraînement. Si socialement et familialement, il y a de la privation, financièrement, c’est un coût important. Si je parle de l’UTMB, uniquement pour la course, entre l’inscription, l’équipement, le transport, l’hébergement et si tu emmènes la famille, c’est une dépense qui peut vous pousser à dire : « Je n’ai pas fait autant de sacrifices et dépenser autant d’argent pour rien. Je dois aller au bout… »  Ce n’est pas une bonne motivation et les conséquences sont que l’on peut se mettre en danger. »
 
L’entraînement mental face au danger
 
Dans son propos, le Docteur Bruno Ringeval a amorcé l’aspect psychologique des dangers dans la pratique de l’ultra-trail. Didier Romain est un entraîneur mental et non, un préparateur. Une différence fondamentale pour le Sablais qui officie dans de nombreux domaines : athlétisme, tennis de table, karaté, golf, moto, cyclisme, football, basket-ball.
 
Autant auprès des sportifs, des entraîneurs et dirigeants, mais aussi pour aider des chefs d’entreprise ou de simples étudiants. Dès lors, on peut parler de « passerelles mentales » entre les différents publics. « C’est ce que j’adore à travers ce métier. Ce que je fais avec une personne dans une discipline, je le transfère à quelqu’un d’autre ou à une autre pratique, dans le cadre d’un entraînement mental, comme pour la concentration et la maîtrise face à des éléments extérieurs. C’est ce qui rend ce métier intéressant. »
 
Avant d’aborder le sujet principal de cet article, il est donc important de préciser l’approche du travail de Didier Romain : « La préparation mentale est : je prépare quelqu’un à une compétition. L’entraînement mental est : j’entraîne quelqu’un à devenir autonome sur des outils qui vont lui permettre d’avoir de la performance tout le temps et de la reproduire au travers de ce qu’il fait à l’entraînement, explique-t-il. Dans la réalité, il y a une défiance sur l’approche psychologique et mentale. Aujourd’hui, on a recours à un préparateur mental lorsque ça ne va pas. On attend d’être bien au fond ou dans une situation d’urgence pour se dire : c’est un problème mental. On est dans le « médicament ». C’est donc en sa qualité d’entraîneur mental que Didier Romain va contribuer à ce dossier.
 
« Le danger de ne pas se mettre de limites… »
 
Dans cette notion d’explorer ses limites, existe-t-il un danger si on n’est pas entraîné, mentalement. Didier Romain répond : « Dans de nombreux sports, il y a des gens qui vont au-delà de certaines limites connues pour eux. Cela peut être un danger, si l’on ne s’y prépare pas. D’autant qu’il faut considérer que les gens qui pratiquent ces sports extrêmes, comme l’ultra-trail, ils ne le font jamais par hasard. Au-delà de l’aspect spirituel de ce genre de défi, les gens sont très intrigués de savoir jusqu’où ils peuvent aller. Il n’y a une notion d’excitation et de plaisir à découvrir des choses que je ne connais pas moi-même. C’est l’interprétation que j’ai lorsque je parle avec des sportifs de l’extrême, avec le danger de ne pas se mettre de limites… »
 
Comme les signaux d’alertes pour l’aspect physique, mentalement, il y a des garde-fous. Cette « barrière empêchant de tomber dans le vide » a toute sa raison, lorsque le mot folie est d’actualité. Une folie qui peut mener jusqu’à un repli sur soi. « En fait, il y a le plaisir de se mettre dans une atmosphère assez égoïste, en se disant que je vais vivre un moment pour moi, en profitant d’un cadre extraordinaire. Il faut que je m’y prépare. Peut-on aller jusqu’à tomber dans la folie ? Malheureusement, oui. Je connais un cas très concret. Quelqu’un qui a quitté le monde réel pour tomber dans ce celui du trail. Tous ses sujets de discussions et toute sa vie tournent autour du trail. Sa vie sociale, familiale et affective a complètement explosé en vol. Je pense, sincèrement, qu’il ne reviendra pas parmi nous. Il est tellement devenu tellement accro à sa pratique, qu’il a changé les essentiels pour lui. C’est le danger. »
 
« L’ultra-trail, c’est la gestion des défaillances… »
 
Au-delà de ce cas extrême – même si la souffrance est autant mentale que physique, ce n’est pas seulement lorsque le dossard est épinglé que le coureur passe en mode ultra-trail. Si physiquement, il faut que le corps apprenne la souffrance, mentalement, il faut qu’il comprenne la douleur. « J’ai lu le livre de Kilian Jornet (Courir ou mourir). J’ai regardé les plans d’entraînement d’un coureur d’ultra-trail. J’ai été intéressé par le fait, qu’à un moment, il soit tellement dans la difficulté qu’il ne puisse pas finir sa séance. C’est un très bon exercice, en fait. L’entraînement à ce type de défi où il faut que tu sois dans le doute et la douleur de l’effort. Notre cerveau a besoin de vivre des situations qui se rapprochent de ce que le coureur va rencontrer en compétition. Il a besoin d’emmagasiner des informations, qu’elles soient virtuelles ou réelles. Une séance d’entraînement que tu ne peux pas finir aux allures demandées, mais que tu termines, quand même, en marchant pour aller au bout, c’est une façon de prévenir un drame que tu pourrais rencontrer en compétition. C’est l’entraînement au doute, à la défaillance. »
 
Toujours au chapitre des garde-fous, il y a cette idée, chère à Jean-Baptiste Protais, autrefois international sur marathon (2 h 12’23), mais également finisseur du Grand Raid de La Réunion (27 h 10’08) et de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (32 h 17’24). « L’ultra-trail, c’est la gestion des défaillances ». Cette phrase résume, souvent, ce que peut être le Talon d’Achille du coureur au long cours… Défaillance physique, physiologique ou psychologique, à l’image d’un parcours « picmenté », c’est dans cette faiblesse avec soi-même que se terre l’échec, enfoui sous ses raisons… « C’est pour cela qu’il faut travailler sa capacité d’adaptation au niveau émotionnel, explique Didier Romain. Cela permet d’avoir des solutions pour éviter de se torturer l’esprit. Marcher, faire une pause, se ravitailler, se concentrer sur sa respiration. Se dire : « Qu’est-ce que j’ai réussi à faire. Qu’est-ce qu’il me reste à faire. » Ce sont des mécaniques mentales qui t’aident à trouver des solutions d’adaptation. »
 
« Il faut que je souffre pour être heureux… »
 
Friedrich Nietzsche a dit : « Seule la grande douleur libère vraiment l’esprit, car elle nous enseigne le grand doute… J’ignore si une telle douleur nous « améliore », mais je sais qu’elle nous rend plus profond. » Dans la pratique de l’ultra, jusqu’où peut-on aller pour atteindre cette profondeur ? Cette question a été posée à Guillaume Millet. Pionnier de l’ultra-endurance en France, physiologiste du sport et professeur à l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne, il se consacre toujours à la recherche sur la fatigue, que ce soit lors d’exercices extrêmes ou dans le domaine pathologique. « Une vie où tu ne te mets pas en danger manque de saveur, confie Guillaume Millet. Comme disait Eleanor Roosevelt : « Se mettre en danger, tous les jours, un peu… », c’est un peu la même idée. Ne pas se confronter à la douleur, aux éléments naturels ; rester dans une existence pépère, où tu passes de ta maison à ton bureau, en passant par ta voiture et l’ascenseur, fait que la vie est monotone. S’il y a des gens qui s’y complaisent, tant mieux. Cependant, à un moment donné, il faut se mettre des challenges. Sans chercher à être un superhéros, parce que tu as fait un ultra-trail. Comme dans nos vies, on n’est plus confronté à l’inconfort, chercher la douleur est un moyen pour nous élever, un petit peu. Et cela fait des choses à raconter… »
 
 
Les conditions de l’UTMB Mont-Blanc ont été difficiles en début de semaine. Mais pour les coureurs qui ont attendu trois ans pour courir l’une des épreuves au programme, il faut tenir et aller au bout… (Photo : Paul Brechu- UTMB)
La douleur, qu’elle soit grande ou petite, n’est pas un mot venu d’ailleurs… Par contre, « bigorexie » n’est pas un vocable commun. En clair, c’est une dépendance à l’activité physique, résultant d’une pratique excessive du sport. « Une maladie, résume Didier Romain, où il faut que je souffre pour être heureux ». Et de poursuivre : « Je m’inflige des séances d’entraînement pour rassasier mon cerveau avec sa dose de souffrance. »
 
À ce niveau, la pratique de l’ultra-trail révèle de la psychiatrie. « Totalement. Je dois souffrir pour aimer. C’est une problématique de pathologie. » Une pathologie qui conduit, parfois, au burn-out. Une maladie de plus en plus fréquente dans le milieu de l’ultra-trail. « Un burn-out, c’est long et compliqué. Tu arrives à la fin d’un cycle, c’est multifactoriel et c’est souvent lié à un épuisement. Dans une épreuve, le point d’orgue peut être l’abandon. Tu savais qu’il ne fallait pas que tu viennes, à cause d’une blessure, d’une méforme, mais tu étais inscrit. Et là, tu te demandes ce que tu es venu faire dans cette course. Tu n’as aucun plaisir, ni d’intérêt. Tu ne peux plus parler à ton cerveau et tu t’effondres. »
 
Pour ne pas tomber de Charybde en Scylla, éviter un danger pour tomber dans un autre, l’abandon est-il la meilleure alternative ? « Il peut être ton meilleur allié pour te sauver, parce que tu ne vas aller dans le risque pour toi. Et il peut être ton pire ennemi psychologique, parce qu’il va impacter l’estime que tu as pour toi. C’est très compliqué. C’est pour cela que j’aime travailler la notion d’abandon avec les gens. Dans la réussite ou l’échec, il y a toujours quelque chose de positif à exploiter. L’abandon est un choix qui montre que tu as atteint tes limites. En fait, l’abandon est aussi lié à la notion d’adrénaline et de plaisir. À partir du moment où la souffrance mentale ou la douleur physique prennent le pas, faire le choix de l’abandon peut être la solution pour éviter de mettre ta vie en danger. » Une solution idéale pour citer Nelson Mandela. « Dans la vie, je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
 
« Ne pas faire d’effort, c’est ne pas s’aimer »
 
Lors du balisage d’une course, où il fallait des cordes fixes dans un passage technique, exposé et pentu, Michel Milcent, ancien coureur devenu entraîneur, a eu cette réflexion : « Il ne faut pas s’aimer pour faire ça ! » Naturellement, c’était une boutade, car parmi la centaine d’athlètes qu’il entraîne, il conseille de nombreux traileurs ou sportifs adeptes des courses aventures. Cependant : « Faut-il ne pas s’aimer pour faire de l’ultra-trail ? » Guillaume Millet, qui a terminé trois fois l’UTMB en moins de 24 heures, en 2005 (4e), 2006 (5e) et 2007 (7e) et monté sur le podium du Tour des Géants (3e en 2010), répond : « J’ai envie de dire l’inverse. « Ne pas faire d’effort, c’est ne pas s’aimer ». En étant sédentaire et inactif, on prend des risques en ne faisant aucun effort. D’accord, c’est de l’ultra, mais il n’est pas encore prouvé que sur du long terme que cette discipline soit néfaste pour la santé. D’accord, cela fait mal sur le moment. Tu as des bobos, des œdèmes, mais dans 99,9 % des cas, il n’y a pas de séquelles. Sauf pour les cas exceptionnels, car il y a des coureurs qui abusent des courses. Ils sont addicts. Pour les gens qui pratiquent de façon raisonnable, et c’est possible, cela peut mettre que du positif dans une vie. C’est une question de raison et d’équilibre. »
 
Après l’expertise médicale et l’aspect mental, Michel Milcent donne son avis éclairé sur les dangers que représente la pratique de l’ultra-trail. Pour y remédier, l’entraîneur vendéen énumère les priorités : « Déjà, il ne faut pas oublier la régénération. La particularité de l’UTMB, pour le coureur de plaine de nos régions, c’est de pouvoir avaler du dénivelé. Tu peux faire du renforcement musculaire, mais le coureur va être confronté à des choses qui lui seront inconnues, si c’est la première fois. Il ne faut donc pas laisser le doute s’installer, régénérer son corps et penser à respirer. C’est physique, mental et humain. Comme il faut respecter l’environnement où l’on court, il faut contribuer au devenir du coureur que l’on est. »
 
« Il faut garder sa capacité d’émerveillement… »
 
Cette notion de respect est aussi un moyen pour éviter la mise en danger. De soi, des autres et de son écosystème immédiat. « Il faut connaître le milieu dans lequel tu évolues, commente Michel Milcent. Avec cette prise de conscience, garder sa capacité d’émerveillement. Si tu n’as pas la fibre pour continuer à t’émerveiller, c’est mort. Tu vas être un danger et tu vas te mettre en danger. C’est le type même de la personne qui croit à ce qu’on lui dit : « C’est un défi et tu vas vivre une grande aventure humaine ! » Quelle connerie ! Alors que l’important, c’est de se découvrir soi-même. J’aime reprendre la phrase de Tom MacNab, l’auteur de La grande course de Flanagan, que cite le journaliste Carl Liebnitz : « L’athlète représente l’homme aux frontières de ses possibilités, dans un domaine que peu de gens entrevoient et que moins encore ont pénétré. » Et il ne faut oublier Romain Gary : « Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s’arrêter, mais pour tenter l’impossible dans les meilleures conditions. »
 
Michel Milcent est un homme de citation et de conviction. Face aux dangers que représente la pratique de l’ultra-trail, il est aussi philosophe. Pour s’aborder son propre « il ne faut pas s’aimer pour faire ça ! », il propose des solutions afin de rester en connexion avec soi-même, pour mieux appréhender une éventuelle mise en abîme. « La préparation pour un ultra te conduit à être en accord avec les citations de MacNab, Gary et bien d’autres… Le jour de la course, il faut que tu arrives à inventer la clef qui va te permettre de te concentrer. La récitation d’une phrase, d’un mot, d’un prénom sous la forme d’un mantra. Quelque chose qui va toucher. Une chanson, un souvenir, une personne… Ou l’énumération des lettres de l’alphabet en les accordant avec ce que tu vois autour de toi. Le A pour arbre, le B pour bleu, le C pour coureur… Ce mantra en tête te ramènera toujours vers quelque chose de bon, de beau ou de réel. Maintenant, tu peux aussi rencontrer un coureur en danger. Tu vas tenter de le sauver. Forcément, en sortant de ta zone de sécurité, tu seras en danger. C’est con, mais tu restes humain. Heureusement, c’est pour la majorité des coureurs qui font de l’ultra. Ce n’est qu’une course et comme le disait Henri Laborit : « Pour moi, toute compétition est ordurière. Elle est à l’origine de tous les malheurs de l’homme […] Et le sport ne fait qu’entretenir cette obsession malsaine. » (1).
 
L’ultra-trail n’est pas un monde parallèle
 
Lors d’un entretien avec François D’Haene, après son enchaînement Hardrock/UTMB en 2021, Ouest-France l’avait interrogé sur l’impact d’un dossard dans la vie d’un homme ou d’une femme. Que cette vie soit sportive, sociale, familiale ou professionnelle. Au travers des réponses du quadruple vainqueur de l’UTMB (2012, 2014, 2017 et 2021), il en résultait que cet impact était important. Est-ce également le cas, pour un coureur lambda, qui veut juste finir un ultra en évitant ses dangers ? « les gens qui attendent un dossard pour l’UTMB depuis deux ou trois ans, on peut imaginer qu’il n’y a plus rien d’autre qui compte, commente Guillaume Millet. Si c’est au détriment des autres choses de la vie, cela peut devenir contre-productif et craindre un peu pour ta vie sociale. Au contraire, un dossard peut te guider, si tu organises ta vie autour de cet objectif. Tout est une question d’équilibre et de mesure. Un dossard, quelque part, c’est aussi un voyage… Tu sais que ce sera difficile. Qu’il faut te préparer pour. Et une fois que tu as atteint ton but, c’est une vraie satisfaction. Un dossard, ce n’est pas si dérisoire que cela. Pendant des années, ce fut une période de ma vie que j’ai bien aimée. Maintenant, même s’il y a la famille, le travail prend beaucoup de place. Du coup, je regrette cette période, car ma vie était plus équilibrée. C’est bien d’avoir une passion, mais en avoir plusieurs permet de switcher, de l’une à l’autre. »
 
 
Chacun fonctionne différemment dans l’effort. À l’entraînement, en compétition, ce sont des blocs qui s’enchaînent, des phases qui s’accumulent, des petits rien qui deviennent un tout pour finalement être une réussite et parfois, un échec. Dans la répétition pour apprendre à devenir le coureur que l’on est, Michel Milcent met l’accent sur la partition à composer. « À l’entraînement, je suis partisan de ne jamais dépasser les quatre heures sur une seule sortie, afin de rester sociable. Il ne faut pas considérer l’ultra-trail comme un monde parallèle. Ce cycle de 4 heures te permet de mettre en place un protocole pour s’hydrater et s’alimenter. En course à pied, c’est compliqué. Ce cycle, tu peux ensuite le transposer dans la compétition et le répéter. Mais le plus important, c’est de vivre l’instant. Il ne faut pas trop se projeter. À l’entraînement, tu as appris à bien te connaître et cela évite de se mettre en danger. » Et se paraphraser, dans un dernier conseil avec une certaine contradiction : « Il faut s’aimer. Dans le sens, faire ce qu’il y a de mieux pour toi. » Car comme le disait le Rennais Stéphane Grivel, premier Breton sous les 24 heures, lors de l’UTMB 2006 (23 h 25’06) : « L’ultra, c’est plus fort que toi ! »


 
Cette prise d’anti-inflammatoires en course, ça vous est arrivé?


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Porte bien son pseudo.
mood
Publicité
Posté le 04-09-2023 à 20:45:17  profilanswer
 

n°69136741
Phenix21
Posté le 04-09-2023 à 20:57:20  profilanswer
 

gars_lent a écrit :

 

Cette prise d’anti-inflammatoires en course, ça vous est arrivé?

 

J'ai un collègue qui a pris anti inflammatoire + patch anti douleur aux 2 genoux au départ d'un marathon, il s'est flingué pour 4 mois mini...
J'espère ne pas arriver à cet extrême de prendre un médoc pour faire une course...

n°69136761
SenorPollo
Posté le 04-09-2023 à 21:00:10  profilanswer
 

C'est surtout très mauvais pour la santé de courir sous anti inflammatoires, si tu dois en prendre pour courir, il faut DNS. Doliprane, smecta ou spasfon c'est ok, le reste non.


Message édité par SenorPollo le 04-09-2023 à 21:00:43
n°69136817
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 21:09:48  profilanswer
 

Jamais non plus.
Je pense que c'est un bon signe pour savoir qu'il ne faut pas prendre le départ.
 
... Après me concernant, il faut vraiment que je sois au bord de la mort pour que je prenne un médoc :o (hors vaccin)
 
Pas mal l'article en tout cas  :jap:

n°69136826
PlayTime
Posté le 04-09-2023 à 21:11:00  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :

 

En cause donc, un problème hormonal :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206646

 

Qui aiderait à comprendre son comportement erratique à l'arrivée dénoncé par certains ici ?

 

Un autre gros problème : son bâton qui a presque cassé au kilomètre 35, et a contribué à le sortir de la course :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206647

 

Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648

 

La principale raison :

 

La connerie de sa participation au marathon des sables. Surtout après un marathon. 2 courses qui pompent une énergie folle, surtout le marathon des sables à cause de la chaleur. Sa saison n'avait aucun sens pour performer à mon sens.

n°69136858
Boucher-a-​pied
Posté le 04-09-2023 à 21:14:14  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :
 
En cause donc, un problème hormonal :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206646
 
Qui aiderait à comprendre son comportement erratique à l'arrivée dénoncé par certains ici ?
 
Un autre gros problème : son bâton qui a presque cassé au kilomètre 35, et a contribué à le sortir de la course :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206647
 
Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648


 
 [:vindev_hell]

n°69136862
romano de ​la pampa
HARDWHORE.FR
Posté le 04-09-2023 à 21:14:28  profilanswer
 

crystaldix a écrit :

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648
 
"vous commencez sérieusement à me marcher sur le bâton !"  :o


 
 
Ce gros blanc du public quand il regarde son bâton  :D  
 
 
https://twitter.com/davidmichel_/st [...] %2F1417900

n°69136866
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 21:15:04  profilanswer
 

PlayTime a écrit :


 
La principale raison :
 
La connerie de sa participation au marathon des sables. Surtout après un marathon. 2 courses qui pompent une énergie folle, surtout le marathon des sables à cause de la chaleur. Sa saison n'avait aucun sens pour performer à mon sens.


 
Il a surtout fait la Western State...
 
... Enfin pour moi il est a son niveau là (il fait même plutôt une bonne perf)

n°69136907
PlayTime
Posté le 04-09-2023 à 21:18:22  profilanswer
 

_deskira_ a écrit :


A la Forclaz ? En pleine descente vers Trient ..

 

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648

 

Je trouve ça nul aussi mais ça fait délirer les instagrameurs et fans de réseaux sociaux ici à Annecy que je connais car seul les images comptent pour eux.
Pareil avec les débiles qui se tapent des fondues savoyardes au col de la voza devant les coureurs avec le portable sur trépieds car c'est avant tout pour faire des vues sur instagram.

 

Monde de merde.

n°69136966
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 21:21:52  profilanswer
 

Après ils en proposaient aux coureurs :o
On pouvait boire et manger gratos sur tout le parcours :o
Surtout boire :o
Il y en a même un qui m'a proposé d'embarquer une bouteille de vin de Savoie avec moi :o

mood
Publicité
Posté le 04-09-2023 à 21:21:52  profilanswer
 

n°69137026
Profil sup​primé
Posté le 04-09-2023 à 21:25:55  answer
 

romano de la pampa a écrit :

 


Ce gros blanc du public quand il regarde son bâton :D

 


https://twitter.com/davidmichel_/st [...] %2F1417900

 


Honnêtement, je ne connais pas du tout ces histoires à Blanchard.

 

Par contre, j'ai trouvé bcq d'images où je comprends la fête, l'ambiance etc... Mais certains passages, c'était quand très/trop serré.
Là, n'importe quel trailer, ça lui foutrait bien les boules qu'on abîme son matériel...
Et si c'était pas lui tout le monde le dirait  :O

 

En fait, ça m'a fait penser aux images du tour de France où les mecs accrochent les vélos  :D

n°69137046
sarsipius
Posté le 04-09-2023 à 21:27:31  profilanswer
 

PlayTime a écrit :


 
La principale raison :
 
La connerie de sa participation au marathon des sables. Surtout après un marathon. 2 courses qui pompent une énergie folle, surtout le marathon des sables à cause de la chaleur. Sa saison n'avait aucun sens pour performer à mon sens.


 
le marathon des sables puis le marathon de paris faisaient parti de sa préparation pour la wser
 
j’ai l’impression qu’il a participé à cette vingtième édition de l’utmb un peu sur un coup de tête et qu’il s’est pris un méchant retour de flamme


---------------
Mon feedback
n°69137126
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 21:32:35  profilanswer
 


 
NE COUREZ PAS A COTE DES COUREURS ! [:bibiletanuki:1]
 
Moi on m'a juste couru après a mon arrivée à Chamonix.  [:vizera]  
Je me demande si c'était pas pour le Live ? ... Le mec me filmait avec une veste UTMB sur le dos.
 
Mais bon personne n'a du voir c'était à 5h du mat  [:vizera]  [:vizera]  
 

n°69137136
leamAs
на зарееее
Posté le 04-09-2023 à 21:33:17  profilanswer
 

pulpipi a écrit :

 

NE COUREZ PAS A COTE DES COUREURS ! [:bibiletanuki:1]

 

Moi on m'a juste couru après a mon arrivée à Chamonix. [:vizera]
Je me demande si c'était pas pour le Live ? ... Le mec me filmait avec une veste UTMB sur le dos.

 

Mais bon personne n'a du voir c'était à 5h du mat [:vizera] [:vizera]


Ça doit pouvoir se retrouver sur youtube :o

n°69137169
dead balla​dur
Posté le 04-09-2023 à 21:35:33  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
NE COUREZ PAS A COTE DES COUREURS ! [:bibiletanuki:1]
 
Moi on m'a juste couru après a mon arrivée à Chamonix.  [:vizera]  
Je me demande si c'était pas pour le Live ? ... Le mec me filmait avec une veste UTMB sur le dos.
 
Mais bon personne n'a du voir c'était à 5h du mat  [:vizera]  [:vizera]  
 


 
En parlant de veste, t'as eu un gilet finisher ?
Il est beau ?  
Quelle couleur ?
Ou c'est pour le CR ?

n°69137209
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 21:40:49  profilanswer
 

dead balladur a écrit :


 
En parlant de veste, t'as eu un gilet finisher ?
Il est beau ?  
Quelle couleur ?
Ou c'est pour le CR ?


 
Ouep c'est une polaire sans manche Hoka bleue toute douce  [:el g]  (je vous ferez une photo pour le CR :o)
C'est sobre.
 
Je l'amènerais au boulot pour supporter la clim et impressionner la petite nana des RH qui vient de se mettre au trail  [:lumbahaab:1]

n°69137241
Profil sup​primé
Posté le 04-09-2023 à 21:43:31  answer
 

pulpipi a écrit :

 

Ouep c'est une polaire sans manche Hoka bleue toute douce [:el g] (je vous ferez une photo pour le CR :o)
C'est sobre.

 

Je l'amènerais au boulot pour supporter la clim et impressionner la petite nana des RH qui vient de se mettre au trail [:lumbahaab:1]

 

:lol:

n°69137748
la poutanc​e
wacca wacca wacca
Posté le 04-09-2023 à 22:20:24  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
Ouep c'est une polaire sans manche Hoka bleue toute douce  [:el g]  (je vous ferez une photo pour le CR :o)
C'est sobre.
 
Je l'amènerais au boulot pour supporter la clim et impressionner la petite nana des RH qui vient de se mettre au trail  [:lumbahaab:1]


pourtant, je me suis pris un violent coup de vuvuzela dans l’oreille, mais j’ai continué en puisant dans mon for intérieur.  [:zebra33]

n°69138005
thib38
Posté le 04-09-2023 à 22:39:42  profilanswer
 

sarsipius a écrit :

 

le marathon des sables puis le marathon de paris faisaient parti de sa préparation pour la wser

 

j’ai l’impression qu’il a participé à cette vingtième édition de l’utmb un peu sur un coup de tête et qu’il s’est pris un méchant retour de flamme


Coup de tête ou demande de son sponsor principal?


---------------
500px
n°69138124
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 22:46:35  profilanswer
 

la poutance a écrit :


pourtant, je me suis pris un violent coup de vuvuzela dans l’oreille, mais j’ai continué en puisant dans mon for intérieur. [:zebra33]

 

"Tu peux me marcher sur le bâton, si tu veux"


---------------
Mon photoBlog quilaibien -- Galerie HFR
n°69138165
PlayTime
Posté le 04-09-2023 à 22:50:29  profilanswer
 

thib38 a écrit :


Coup de tête ou demande de son sponsor principal?

 

Son sponsor Terres D'aventures qui lui fait faire plein de trucs à la con !

 

Vivement que ce genre de boîtes disparaissent, une honte à l'heure du réchauffement climatique...

n°69138192
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 04-09-2023 à 22:55:33  profilanswer
 

perrout a écrit :

Pour revenir à des choses intéressantes, y en a qui sont sur le Wildstrubel?
Je serai sur le 113km, et c'est déjà dans 10 jours [:perrout:6]

 

D'ailleurs j'ai une place dans l'appart si ca intéresse quelqu'un.

 

edit: vous aussi ca vous affiche des distances en miles et des altitudes en feet sur les courses by UTMB (même en français)? c'est lourdingue.

 

Erf c'est relou ton truc, le 70k part d'un autre bled où il faut passer la nuit, les navettes ne font le trajet que la veille [:tinostar]
A moins de trouver un covoit de coureurs depuis Crans Montana...

 

C'est pas donné aussi :o

Message cité 1 fois
Message édité par Chou Andy le 04-09-2023 à 22:57:53

---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°69138763
sarsipius
Posté le 05-09-2023 à 07:30:01  profilanswer
 

@pulpipi : il me semblait que tu avais dit après ton trail en Alsace que tu n’étais pas convaincu par le kjerag pour de l’ultra
ça a donné quoi finalement ?


---------------
Mon feedback
n°69138875
santroll
Posté le 05-09-2023 à 08:08:41  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

 

Erf c'est relou ton truc, le 70k part d'un autre bled où il faut passer la nuit, les navettes ne font le trajet que la veille [:tinostar]
A moins de trouver un covoit de coureurs depuis Crans Montana...

 

C'est pas donné aussi :o


S'il y a bien quelqu'un pour relever ce défi, c'est bien toi :o

n°69138965
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 05-09-2023 à 08:29:39  profilanswer
 

santroll a écrit :


S'il y a bien quelqu'un pour relever ce défi, c'est bien toi :o

 

La page Facebook de ces derniers jours est un monument à la gloire de la logistique :love:
Quel bordel, j'adore :love:

 

En vrai juste un dossard 110k réglerait tous ces soucis :o


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°69139000
perrout
BBQs everyday
Posté le 05-09-2023 à 08:36:41  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :


 
La page Facebook de ces derniers jours est un monument à la gloire de la logistique :love:
Quel bordel, j'adore :love:
 
En vrai juste un dossard 110k réglerait tous ces soucis :o


Je te propose même une place dans mon lit douillet  [:tripotanus:5]  
Mais clair que pour les autres courses ca ne semble pas simple vu les temps de trajet entre les départs et l'arrivée.


---------------
I live on the frozen surface of a fireball where cities come together to hate each other in the name of sport.
n°69139041
darkpotpot
:3 muuuuuuuuuuuuuUUUUUUU
Posté le 05-09-2023 à 08:45:22  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
Ouep c'est une polaire sans manche Hoka bleue toute douce  [:el g]  (je vous ferez une photo pour le CR :o)
C'est sobre.


Quel poids ?

n°69140353
crystaldix
Posté le 05-09-2023 à 11:32:16  profilanswer
 

romano de la pampa a écrit :


Ce gros blanc du public quand il regarde son bâton  :D

 

https://twitter.com/davidmichel_/st [...] %2F1417900


Effectivement, ces deux secondes de silence sont violentes, merci pour cette trouvaille !
Le public retient son souffle, au cas où il se retourne et se mette à gueuler "putain mais vous êtes trooop cons !!!!", en commençant à balancer des coups de bâton dans le tas !)

 

(voire la version longue "j’ai envie de vous mettre des coups de pieds dans la tête © ! Nan mais vous avez vu vos gueules ? Et c'est quoi le délire de brailler comme des porcs avec des dégaines pareilles ?! Putain mais allez faire un footing en montagne si vous avez de l'énergie en trop ! Et le connard qui m'a marché sur le baton, mais butez-le, bordel © ! ".)

 


pulpipi a écrit :


"Tu peux me marcher sur le bâton, si tu veux"


[:delarue5]
[:adrien monk]

 


Message cité 1 fois
Message édité par crystaldix le 05-09-2023 à 11:32:49
n°69140735
PlayTime
Posté le 05-09-2023 à 12:16:18  profilanswer
 

crystaldix a écrit :


Effectivement, ces deux secondes de silence sont violentes, merci pour cette trouvaille !
Le public retient son souffle, au cas où il se retourne et se mette à gueuler "putain mais vous êtes trooop cons !!!!", en commençant à balancer des coups de bâton dans le tas !)

 

(voire la version longue "j’ai envie de vous mettre des coups de pieds dans la tête © ! Nan mais vous avez vu vos gueules ? Et c'est quoi le délire de brailler comme des porcs avec des dégaines pareilles ?! Putain mais allez faire un footing en montagne si vous avez de l'énergie en trop ! Et le connard qui m'a marché sur le baton, mais butez-le, bordel © ! ".)

 



  

Un pote voulait qu'on aille là bas pour l'ambiance, j'ai refusé en voyant les vidéos de l'an dernier où je trouvais ça vraiment too much.

 

Mais bon je vois le décalage générationnel avec lui et d'autres, pour eux il faut du bruit, il faut que ça fasse des images de fou derrière à mettre sur insta !

 

Moi j'aime l'ambiance mais avec du respect, des gens en place avec une distance respectueuse vis à vis des coureurs,...

n°69140952
niku
viaggiando controvento
Posté le 05-09-2023 à 12:56:20  profilanswer
 

dead balladur a écrit :


 
En parlant de veste, t'as eu un gilet finisher ?
Il est beau ?  
Quelle couleur ?
Ou c'est pour le CR ?


 
 
je suis finisher de l'edition 2022 grace à vinted  [:niku]

n°69141043
dead balla​dur
Posté le 05-09-2023 à 13:09:44  profilanswer
 

niku a écrit :


 
 
je suis finisher de l'edition 2022 grace à vinted  [:niku]


 
pics  :o

n°69141332
Profil sup​primé
Posté le 05-09-2023 à 13:52:15  answer
 

PlayTime a écrit :

 

Un pote voulait qu'on aille là bas pour l'ambiance, j'ai refusé en voyant les vidéos de l'an dernier où je trouvais ça vraiment too much.

 

Mais bon je vois le décalage générationnel avec lui et d'autres, pour eux il faut du bruit, il faut que ça fasse des images de fou derrière à mettre sur insta !

 

Moi j'aime l'ambiance mais avec du respect, des gens en place avec une distance respectueuse vis à vis des coureurs,...

 

Tu peux trouver des coins tranquilles.

 

Je l'ai fait sur des trails forêt pas loin de chez moi.
Bon les coureurs sont étonnés de te voir là  :O

n°69141348
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 05-09-2023 à 13:54:19  profilanswer
 

sarsipius a écrit :

@pulpipi : il me semblait que tu avais dit après ton trail en Alsace que tu n’étais pas convaincu par le kjerag pour de l’ultra
ça a donné quoi finalement ?


 
Ça reste très personnel les chaussures.
Et ce qui fonctionne pour l'un ne va pas forcément le faire pour un autre.
Et je suis clairement pas la bonne personne pour conseiller les chaussures quand je vois les retours sur les pompes ici ou ailleurs :D
 
En tout cas, c'est clairement pas une chaussure que je conseillerais a n'importe qui pour un Ultra.
C'est light. Et l'absence de semelles de propreté peut être un soucis.
J'ai l'habitude des chaussures minimalistes. Et je pense avoir les pieds plutôt bien renforcés. Donc a voir ou toi tu te situes.
Ça se test de toute façon sur du technique avec de longues descentes et sur des (très) longues sorties.  
Après tout dépend de l'ultra ... Si c'est pas technique comme le trail Alsace a mon avis ça passe.
 
J'avoue que j'avais mes interrogations au départ et j'avais mis une paire de secours dans le sac d'allègement (Terrex speed ultra) que je n'ai finalement pas utilisé.
Mes pieds étaient nickels a mon arrivée a Courmayeur
 
J'ai eu des soucis de pieds quand même. Mais c'est arrivé très tard (vers le 145ième Kilo)  
Petites ampoules entre et au dessus des doigts de pieds qui m'ont pas plus dérangées que ça.  
Et ongles qui se barrent (Mais c'est suite aux chocs répétés sur les pierres) ... Et là c'était l'enfer.

n°69141423
SenorPollo
Posté le 05-09-2023 à 14:04:13  profilanswer
 

pulpipi a écrit :

 

En tout cas, c'est clairement pas une chaussure que je conseillerais a n'importe qui pour un Ultra.
C'est light. Et l'absence de semelles de propreté peut être un soucis.

 

Première fois que j'entends parler de ça, qu'est-ce que c'est ?

Message cité 2 fois
Message édité par SenorPollo le 05-09-2023 à 14:04:31
n°69141444
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 05-09-2023 à 14:06:55  profilanswer
 

SenorPollo a écrit :

 

Première fois que j'entends parler de ça, qu'est-ce que c'est ?

 

La semelle intérieure dans les chaussures.

 

Elles en ont toutes sauf les hyper lights genre Kjerag, Norvan ou Pulsar pour économiser du poids.

Message cité 1 fois
Message édité par pulpipi le 05-09-2023 à 14:08:22
n°69141613
Praise
Posté le 05-09-2023 à 14:26:42  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
La semelle intérieure dans les chaussures.
 
Elles en ont toutes sauf les hyper lights genre Kjerag, Norvan ou Pulsar pour économiser du poids.


 
J'ai jamais compris l'intérêt des semelles de propreté sur des maximalistes, à part ajouter de l'épaisseur / du poids.  
 

n°69141631
SenorPollo
Posté le 05-09-2023 à 14:29:24  profilanswer
 

Ah les semelles, je savais pas que c'était leur petit nom ! Je découvre qu'on peut donc courir sans :D

Message cité 1 fois
Message édité par SenorPollo le 05-09-2023 à 14:29:34
n°69141748
leamAs
на зарееее
Posté le 05-09-2023 à 14:46:44  profilanswer
 

Une petite dizaine de km avec 1200D+ en sortant du jardin. Il faudrait que je reste chez mes parents plus longtemps pour me mettre sérieusement au trail.  :D

n°69141927
sarsipius
Posté le 05-09-2023 à 15:07:25  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
Ça reste très personnel les chaussures.
[…]
 


 
merci pour ton retour
je suis sûr que ce modèle ne me conviendra pas mais ça m’intéressait d’avoir ton retour après l’utmb :jap:


---------------
Mon feedback
n°69142007
eclaireur
Posté le 05-09-2023 à 15:15:49  profilanswer
 

SenorPollo a écrit :


 
Première fois que j'entends parler de ça, qu'est-ce que c'est ?


 
Tu les vires pour des semelles orthopédiques.

n°69142112
niku
viaggiando controvento
Posté le 05-09-2023 à 15:26:52  profilanswer
 
mood
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Posté le   profilanswer
 

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