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Le sondage annuel: qui va gagner l'UTMB 2023?


 
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Auteur Sujet :

Trails et courses de montagne

n°69134545
perrout
BBQs everyday
Posté le 04-09-2023 à 15:17:07  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Pour revenir à des choses intéressantes, y en a qui sont sur le Wildstrubel?
Je serai sur le 113km, et c'est déjà dans 10 jours [:perrout:6]

 

D'ailleurs j'ai une place dans l'appart si ca intéresse quelqu'un.

 

edit: vous aussi ca vous affiche des distances en miles et des altitudes en feet sur les courses by UTMB (même en français)? c'est lourdingue.

Message cité 3 fois
Message édité par perrout le 04-09-2023 à 15:20:43

---------------
I live on the frozen surface of a fireball where cities come together to hate each other in the name of sport.
mood
Publicité
Posté le 04-09-2023 à 15:17:07  profilanswer
 

n°69134723
crystaldix
Posté le 04-09-2023 à 15:39:41  profilanswer
 

EvilTyler a écrit :


 
Beau business à monter  :jap:
 
A mon avis ça se facture facile 3/500€


Mais carrément !
Dans un premier temps, on monte une solution d'assistance totalement gratuite, avec remplissage sacs et gourdes, discours motivant, play-list personnalisée, fauteuil luxe et parasol. On signale juste avant et l'après l'épreuve qu'il existe une version premium de l'assistance, avec massage des mollets et support des boissons chaudes également. Le coureur pourra juste dire "non, merci, je reste à la version gratuite, c'est déja super !
Et petit à petit, on enlève des fonctions à l'offre gratuite.
Au bout de 4 ans, pour celui qui ne veut toujours pas passer à la caisse, c'est une malheureuse chaise de camping posée en plein cagnard, sans assistant, et posé sur la chaise une pom-potes, une banane et une petite bouteille d'eau ! (pour le coté humain, on peut tout de même envisager une feuille A4 avec écrit dessus "t'es le meilleur, continue".
Ah ça, il vont passer à la caisse, les randonneurs CSP+ !  

n°69134734
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 04-09-2023 à 15:41:28  profilanswer
 

perrout a écrit :

Pour revenir à des choses intéressantes, y en a qui sont sur le Wildstrubel?
Je serai sur le 113km, et c'est déjà dans 10 jours [:perrout:6]

 

D'ailleurs j'ai une place dans l'appart si ca intéresse quelqu'un.

 

edit: vous aussi ca vous affiche des distances en miles et des altitudes en feet sur les courses by UTMB (même en français)? c'est lourdingue.

 

Il reste des places ? [:transparency]

 

Je n'exclus pas de me laisser de tenter sur un coup de déprime :o


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°69134777
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 15:48:34  profilanswer
 

crystaldix a écrit :


Mais carrément !
Dans un premier temps, on monte une solution d'assistance totalement gratuite, avec remplissage sacs et gourdes, discours motivant, play-list personnalisée, fauteuil luxe et parasol. On signale juste avant et l'après l'épreuve qu'il existe une version premium de l'assistance, avec massage des mollets et support des boissons chaudes également. Le coureur pourra juste dire "non, merci, je reste à la version gratuite, c'est déja super !
Et petit à petit, on enlève des fonctions à l'offre gratuite.
Au bout de 4 ans, pour celui qui ne veut toujours pas passer à la caisse, c'est une malheureuse chaise de camping posée en plein cagnard, sans assistant, et posé sur la chaise une pom-potes, une banane et une petite bouteille d'eau ! (pour le coté humain, on peut tout de même envisager une feuille A4 avec écrit dessus "t'es le meilleur, continue".
Ah ça, il vont passer à la caisse, les randonneurs CSP+ !  


 
Le CSP+ tu lui dit, "Vous pouvez donner ce que vous voulez"
A la fin de la course, gavé d'endorphines, il te file 5000boules et les clés de sa bagnole  [:lumbahaab:1]

n°69134788
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 15:49:27  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :


 
Il reste des places ? [:transparency]
 
Je n'exclus pas de me laisser de tenter sur un coup de déprime :o


 
Forcément !  [:stukka]

n°69134868
santroll
Posté le 04-09-2023 à 16:01:49  profilanswer
 

perrout a écrit :

Pour revenir à des choses intéressantes, y en a qui sont sur le Wildstrubel?
Je serai sur le 113km, et c'est déjà dans 10 jours [:perrout:6]

 

D'ailleurs j'ai une place dans l'appart si ca intéresse quelqu'un.

 

edit: vous aussi ca vous affiche des distances en miles et des altitudes en feet sur les courses by UTMB (même en français)? c'est lourdingue.


 :hello:

 

Chez moi c'est en km/m

Message cité 1 fois
Message édité par santroll le 04-09-2023 à 16:05:27
n°69134876
Ze_Fly
Relis toi ou rdv sur le TU
Posté le 04-09-2023 à 16:02:36  profilanswer
 

perrout a écrit :

Ben en gros il s'est amené la fleur au fusil et a mendié l'intégralité de sa bouffe (à presenter lors du premier controle). Il n'avait pas non plus son ECG donc il a du raquer 200EUR pour le faire sur place.
Qu'on fasse le guignol pour attirer l'attention, passe encore, mais quand ça impacte les autres, bof bof.


Etonnant que les mecs lui fournissent. :D


---------------
Les joueurs sont devenus de belles tata. ©Bauer - TTB
n°69134886
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 04-09-2023 à 16:04:13  profilanswer
 

Ze_Fly a écrit :


Etonnant que les mecs lui fournissent. :D

 

En même temps les mecs prennent toujours beaucoup trop à bouffer, c'est pour leur bien :o


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°69134912
Profil sup​primé
Posté le 04-09-2023 à 16:07:56  answer
 

Si il a un goPro et qu'il te dit que ça va être partout sur les réseaux ton refus de gros c*****..... :o :o ça doit pas mal aider ! :o

n°69134977
niku
viaggiando controvento
Posté le 04-09-2023 à 16:18:05  profilanswer
 
mood
Publicité
Posté le 04-09-2023 à 16:18:05  profilanswer
 

n°69134994
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 16:21:07  profilanswer
 

J'te disqualifierais ça pour assistance dans une zone non autorisée, moi [:doc_prodigy]

n°69135008
gars_lent
Pas rapide
Posté le 04-09-2023 à 16:23:00  profilanswer
 

Faire l’UTMB avec une scoliose, gros respect  [:implosion du tibia]

Message cité 2 fois
Message édité par gars_lent le 04-09-2023 à 16:23:13

---------------
Porte bien son pseudo.
n°69135011
eclaireur
Posté le 04-09-2023 à 16:23:25  profilanswer
 

gars_lent a écrit :

Faire l’UB avec une scoliose, gros respect  [:implosion du tibia]


 
Au contraire, je suis pas persuadé que ça soit raisonable.

n°69135066
The North ​Face
passionner #marchefort
Posté le 04-09-2023 à 16:30:59  profilanswer
 

Il se fait porter ses bâtons, j'espère qu'il a été disqualifié.

n°69135075
The North ​Face
passionner #marchefort
Posté le 04-09-2023 à 16:32:23  profilanswer
 

J'hésite à faire la Nuit des Cabornes, c'est pas que je sois dans la forme de ma vie, mais j'aimerais bien faire les courses du coin, il y a des gens qui font le 20km ici ?

n°69135117
Upal
Posté le 04-09-2023 à 16:37:52  profilanswer
 

The North Face a écrit :

Il se fait porter ses bâtons, j'espère qu'il a été disqualifié.


 
48h c'est hors des BH d'après le commentaire d'un amoureux du trail :
 

Citation :

Donc pas finisher car la barrière horaire est à 46h
Toujours les mêmes images pour la promotion de l’ultra Trail !


---------------
δύναμη και τιμή
n°69135172
eclaireur
Posté le 04-09-2023 à 16:44:51  profilanswer
 

Upal a écrit :


 
48h c'est hors des BH d'après le commentaire d'un amoureux du trail :
 

Citation :

Donc pas finisher car la barrière horaire est à 46h
Toujours les mêmes images pour la promotion de l’ultra Trail !



 
Il était judicieux de le rappeler, merci.
 
Quel sport comeme.

n°69135313
SenorPollo
Posté le 04-09-2023 à 17:06:25  profilanswer
 

The North Face a écrit :

J'hésite à faire la Nuit des Cabornes, c'est pas que je sois dans la forme de ma vie, mais j'aimerais bien faire les courses du coin, il y a des gens qui font le 20km ici ?


 
Yep j'y vais même si je suis pas au top non plus, je vais y aller pépère pour retrouver des sensations :D

n°69135317
SenorPollo
Posté le 04-09-2023 à 17:06:54  profilanswer
 

Upal a écrit :

 

48h c'est hors des BH d'après le commentaire d'un amoureux du trail :

 
Citation :

Donc pas finisher car la barrière horaire est à 46h
Toujours les mêmes images pour la promotion de l’ultra Trail !


 

Je m'étais posé la question ! Du coup oui pas finisher officiel, mais bon si ça lui fait plaisir :o


Message édité par SenorPollo le 04-09-2023 à 17:07:15
n°69135400
Eldricht
$*$ BRK
Posté le 04-09-2023 à 17:19:39  profilanswer
 

Bizarre,  sur le site il a le statut finisher.  [:transparency]

 

https://live.utmb.world/utmb/2023/runners/2569


---------------
$job $step $endstep $handjob
n°69135446
devenir so​urcier
Posté le 04-09-2023 à 17:25:47  profilanswer
 

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :
 
En cause donc, un problème hormonal :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206646
 
Qui aiderait à comprendre son comportement erratique à l'arrivée dénoncé par certains ici ?
 
Un autre gros problème : son bâton qui a presque cassé au kilomètre 35, et a contribué à le sortir de la course :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206647
 
Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648

n°69135451
franzoi
Posté le 04-09-2023 à 17:26:31  profilanswer
 

Upal a écrit :

 

48h c'est hors des BH d'après le commentaire d'un amoureux du trail :

 
Citation :

Donc pas finisher car la barrière horaire est à 46h
Toujours les mêmes images pour la promotion de l’ultra Trail !



La barrière horaire de Chamonix n'est jamais appliquée contrairement à celle de la Flegère.  Le problème est que le mec a mis 4h pour descendre  :sweat:

n°69135471
mikimike2
Posté le 04-09-2023 à 17:29:24  profilanswer
 

The North Face a écrit :

J'hésite à faire la Nuit des Cabornes, c'est pas que je sois dans la forme de ma vie, mais j'aimerais bien faire les courses du coin, il y a des gens qui font le 20km ici ?


 
J'hesite aussi.
 
J'ai surtout prévu de me faire une grosse sortie de 40/50km dans les mont d'or samedi matin.
Y rajouter 20 km le vendredi soir me semble pas indispensable vu mon volume de la semaine et des semaines précédentes.
Du coup fort probable que je zappe. Dommage qu'ils ne font plus le 40km, j'aurais dit oui de suite sinon...
 
Mon objectif reste les Grands Trails d'Auvergne debut Octobre

n°69135491
perrout
BBQs everyday
Posté le 04-09-2023 à 17:33:30  profilanswer
 

santroll a écrit :


 :hello:
 
Chez moi c'est en km/m


Ah excellent! Vu tes récents résultats, tu devras attendre quelques heures avant que j'arrive et te paie une bière (si t'es chaud pour une bière à 3-4h du mat :o )
 

gars_lent a écrit :

Faire l’UTMB avec une scoliose, gros respect  [:implosion du tibia]


C'est pas un truc qu'il "attrape" sur la course? Y a souvent des gens pliés en deux en arrivée d'ultra. (ou alors c'était une blague et  [:ixemul:3] )  

Upal a écrit :


 
48h c'est hors des BH d'après le commentaire d'un amoureux du trail :
 

Citation :

Donc pas finisher car la barrière horaire est à 46h
Toujours les mêmes images pour la promotion de l’ultra Trail !



C'est ce que j'allais poster: hors BH :D
Y en a bien qui se font dégager à la Flégère en mode "désolé c'est la règle", pourquoi pas lui?


---------------
I live on the frozen surface of a fireball where cities come together to hate each other in the name of sport.
n°69135497
perrout
BBQs everyday
Posté le 04-09-2023 à 17:34:40  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :


On appelle Mr la poutance  [:somberlain2019:6]

 

edit: ça lui arracherait la gueule de dire que les autres (enfin, 3 autres) étaient meilleurs cette année :D


Message édité par perrout le 04-09-2023 à 17:37:50

---------------
I live on the frozen surface of a fireball where cities come together to hate each other in the name of sport.
n°69135517
_deskira_
Posté le 04-09-2023 à 17:37:44  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :


Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse


A la Forclaz ? En pleine descente vers Trient ..
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648

Message cité 1 fois
Message édité par _deskira_ le 04-09-2023 à 17:39:20
n°69135556
santroll
Posté le 04-09-2023 à 17:43:44  profilanswer
 

perrout a écrit :


Ah excellent! Vu tes récents résultats, tu devras attendre quelques heures avant que j'arrive et te paie une bière (si t'es chaud pour une bière à 3-4h du mat :o )


Rien n'est jamais acquis, on verra bien !
La bière, à 3h du mat ou pas, ça passe pas chez moi :o

 
perrout a écrit :


C'est ce que j'allais poster: hors BH :D
Y en a bien qui se font dégager à la Flégère en mode "désolé c'est la règle", pourquoi pas lui?


Disons que si tu te fais dégager à la Flégère, ça libère la suite du parcours pour débaliser et tout ranger plus vite.
Si tu te fais dégager à l'arrivée, à part le respect de la règle, ça ne change absolument rien pour l'organisation, donc ce serait un peu mesquin.


Message édité par santroll le 04-09-2023 à 17:44:55
n°69135567
SenorPollo
Posté le 04-09-2023 à 17:45:26  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :

 

En cause donc, un problème hormonal :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206646

 

Qui aiderait à comprendre son comportement erratique à l'arrivée dénoncé par certains ici ?

 

Un autre gros problème : son bâton qui a presque cassé au kilomètre 35, et a contribué à le sortir de la course :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206647

 

Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648


Ça chouine fort quand même... Et genre il a pas de bâtons de secours sur un ultra ?

n°69135718
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 18:10:56  profilanswer
 

Moi j'avais des chaussettes neuves :/
Ça explique ma perf pas folle :/

n°69135763
duckjerry
Posté le 04-09-2023 à 18:17:32  profilanswer
 

Impeccable la liste d'excuse https://www.youtube.com/watch?v=GuTfZwnpn78


---------------
Mon Flickr - "Oh, people can come up with statistics to prove anything, Kent. 40% of people know that." (Homer J. Simpson)
n°69135874
crystaldix
Posté le 04-09-2023 à 18:33:07  profilanswer
 

pulpipi a écrit :


 
Le CSP+ tu lui dit, "Vous pouvez donner ce que vous voulez"
A la fin de la course, gavé d'endorphines, il te file 5000boules et les clés de sa bagnole  [:lumbahaab:1]


Et s'il a planté sa course, il dira que c'est de ta faute, beaucoup trop risqué !
 
Non, non, dans ce genre de métier, c'est la règle, toujours prendre l'argent du client AVANT.  :o  
 
On rigole, on rigole, mais deux ans max, ce service existera, vous pouvez quoter !
(tout benef également pour la famille autour du coureur, qui pourra faire autre chose de ses WE que se taper 200 bornes dans le WE entre les ravitos pour fournir des pom potes, faire un bisou et se faire engueuler !)

n°69135906
pulpipi
Un ours cé relativement gros
Posté le 04-09-2023 à 18:39:58  profilanswer
 

Moi j'espère que dans 2 ans toute assistance sera interdite pour des raisons écologique :D (entre autre)

n°69136035
leamAs
на зарееее
Posté le 04-09-2023 à 19:03:43  profilanswer
 

Il avait meilleur esprit dans le podcast Dans la tête d'un coureur :D

n°69136204
crystaldix
Posté le 04-09-2023 à 19:35:48  profilanswer
 

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648
 
"vous commencez sérieusement à me marcher sur le bâton !"  :o

Message cité 1 fois
Message édité par crystaldix le 04-09-2023 à 19:36:42
n°69136247
Je@nb
Kindly give dime
Posté le 04-09-2023 à 19:43:23  profilanswer
 

leamAs a écrit :

Il avait meilleur esprit dans le podcast Dans la tête d'un coureur :D


J'en peux plus de ce podcast, la voix de celui qui présente m'insupporte au plus haut point.
Il prend un ton a la enquête exclusive/50min inside/autres émissions sensationnelles puis après se met a parler normalement qd il interviewe. J'en peux plus.
En plus les 3/4 des trucs qui dit c'est tellement obvious qu'il y a pas besoin de faire d'émissions comme ça pour enfoncer des portes ouvertes comme il fait.

 

Je préfère bien plus RMC running, bien plus sympa a écouter.

n°69136287
la poutanc​e
wacca wacca wacca
Posté le 04-09-2023 à 19:48:45  profilanswer
 

devenir sourcier a écrit :

Une p'tit itw sympa de M. Blanchard pour l'Equipe. Il y expose sans tabou les raisons de son échec :
 
En cause donc, un problème hormonal :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206646
 
Qui aiderait à comprendre son comportement erratique à l'arrivée dénoncé par certains ici ?
 
Un autre gros problème : son bâton qui a presque cassé au kilomètre 35, et a contribué à le sortir de la course :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206647
 
Enfin, quelques autres pistes pour comprendre sa contre-perf, dont une attaque de vuvuzela et une intoxication au mazout de tronçonneuse :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/206648


En fait, j’ai tout relu, doucement.  
Et je pense sincèrement que c’est un article du Gorafi :jap:

n°69136295
SenorPollo
Posté le 04-09-2023 à 19:50:25  profilanswer
 

C'est tes hormones ça.

n°69136336
Sangel
Posté le 04-09-2023 à 19:56:11  profilanswer
 

Je@nb a écrit :

Je préfère bien plus RMC running, bien plus sympa a écouter.


 
Il y a parfois des trucs intéressants, mais à chaque fois que je l'écoute j'ai l'impression d'écouter une pub géante...

n°69136427
leamAs
на зарееее
Posté le 04-09-2023 à 20:12:06  profilanswer
 

Je@nb a écrit :


J'en peux plus de ce podcast, la voix de celui qui présente m'insupporte au plus haut point.
Il prend un ton a la enquête exclusive/50min inside/autres émissions sensationnelles puis après se met a parler normalement qd il interviewe. J'en peux plus.
En plus les 3/4 des trucs qui dit c'est tellement obvious qu'il y a pas besoin de faire d'émissions comme ça pour enfoncer des portes ouvertes comme il fait.

 

Je préfère bien plus RMC running, bien plus sympa a écouter.


Ouais il se prend souvent trop au sérieux.

n°69136582
Sybela
Posté le 04-09-2023 à 20:34:01  profilanswer
 

leamAs a écrit :

Il avait meilleur esprit dans le podcast Dans la tête d'un coureur :D


Alors j’ai écouté sans a priori négatif, autant lui je ne l’ai pas trouvé plus antipathique que ça bien que je comprenne qu’il puisse agacer/agace. Mais alors sa femme putain, elle est insupportable ça m’étonne pas que son mec puisse paraître comme avoir le melon.


---------------
Strava
n°69136667
gars_lent
Pas rapide
Posté le 04-09-2023 à 20:45:17  profilanswer
 

Je partage un article du ouest France :
 

Citation :

Quels sont les dangers qui guettent l’ultra-traileur ? Voici les réponses de quatre spécialistes
 
Par Bruno POIRIER.
 
 
Dans les Alpes, les Pyrénées ou ailleurs, et pas seulement dans le cadre de l’évènement UTMB Mont-Blanc, à Chamonix, il y a des dangers inhérents à la pratique de l’ultra-trail. Pour cette expertise, l’édition du soir d’Ouest-France a interrogé quatre spécialistes dans leur domaine.
 
Au début des années 2000, l’appellation « ultra-trail » n’existait pas encore, lorsque Bruno Ringeval était un adepte de la discipline. Aujourd’hui, le Docteur Bruno Ringeval est chef de service des urgences et du SMUR au Centre hospitalier de Gap. À l’époque, une épreuve d’ultra endurance était précédée de « Grand Raid ». La Réunion, Mercantour, Cromagnon… Le médecin Gapençais a inscrit son nom au palmarès. En 2003, il ne pouvait qu’être au départ de l’Ultra-trail du Tour du Mont-Blanc (UTTMB). Dans des conditions dantesques qui, de nos jours, annuleraient n’importent quelle course en France, Bruno Ringeval fut l’un des 67 finisseurs.
 
Au moment d’aborder le thème de l’article, lorsque l’on demande au Docteur Bruno Ringeval d’énumérer les dangers de l’ultra-trail avec son expertise médicale, il met en avant les premiers éléments qui génèrent la blessure : « La difficulté du terrain et la météo. Une chute en montagne peut être dramatique. La fatigue, lorsque l’on passe une ou deux nuits dehors, fait également partie des facteurs qui peuvent mettre en danger l’intégrité physique des coureurs. Lors de mon premier UTMB, je marchais en dormant ou je dormais en marchant (rires) . Je m’en souviens même plus, mais ce n’était pas une hallucination. La lucidité n’est plus présente. La privation de sommeil du corps et du cerveau peut vraiment faire mal. »
 
Le réchauffement corporel
 
Dans sa première phrase, le Docteur Bruno Ringeval parlait de la météo. Dans la poursuite de son décryptage médical, il revient sur ce mot intimement lié à la pratique des activités de plein air. Si sa première analyse était convenue, la suivante est un propos qui détonne. « C’est d’actualité, et avec le temps qui passe, nous allons avoir des blessures climatiques. » Il s’explique : « Auparavant, il y avait des courses qui étaient annulées ou modifiées à cause des orages, et avec le réchauffement, il y en aura de plus en plus. Et pour éviter ces blessures climatiques liées, les horaires des courses seront différés et les parcours raccourcis, parce qu’il fera trop chaud. Cette année, déjà, dans le Querays, on a été confronté à une hyperthermie maligne d’effort. Ce sont des choses que l’on ne voyait jamais en montagne, l’été. Si on avait ces températures sur l’UTMB, ce serait une catastrophe. Cette accumulation de chaleur dans le corps est une pathologie qui met la vie en danger. Ce réchauffement corporel va malheureusement devenir inhérent à la pratique de l’ultra-trail. »
 
« Mieux vaut prévenir que guérir ». Ce proverbe trouve sa place dans de nombreux domaines au quotidien. Prévention et guérison sont beaucoup plus usitées par le corps médical. Et par le corps tout court lorsque son utilisation rime avec automédication. « C’est un autre danger dans l’ultra-trail, alerte le Docteur Bruno Ringeval. C’est quelque chose que l’on voit. Beaucoup de coureurs prennent des anti-inflammatoires pour masquer les douleurs et continuer à avancer. L’automédication fait partie des effets très néfastes dans un effort type ultra-trail. Cela peut conduire à des insuffisances rénales. C’est un réel danger pour les coureurs. »
 
Rappelons que la prise médicamenteuse à l’envi de produits licites est considérée comme une conduite dopante. Et le médecin d’ajouter. « Avec la répétition des chocs, il y a aussi des problèmes gastriques qui peuvent conduire jusqu’à l’abandon, mais ce n’est pas une course vers les toilettes qui va mettre une vie en danger… »
 
 
« Si on veut aller trop loin, on se détruit… »
 
La démocratisation de l’ultra-trail, la multiplication des épreuves, l’engagement de néophytes pas suffisamment préparés, le rajeunissement du peloton, la boulimie des dossards de certains amateurs éclairés, la surenchère du « K/D + » (le rapport kilomètre/dénivelé) sont dans l’air du temps. Est-ce que cette évolution de l’ultra-trail peut être un danger pour les pratiquants ?
 
« À long terme, je pense que oui, répond le Docteur Bruno Ringeval. Si l’on regarde la liste des premiers 700 coureurs qui ont fait l’UTMB en 2003, je ne sais si vingt ans plus tard, il y en a encore beaucoup qui pratiquent cette discipline. Sans doute, il y a une usure et une fatigue physique, mais je pense qu’elle est aussi psychologique. Ce n’est pas facile de faire un UTMB. Cela laisse toujours des traces. Je me moque souvent de la formule : « Ce n’est que du bonheur ! » Mais pour la plupart des gens, à l’arrivée d’une course, c’est parce que l’on est content que ce soit terminé. Je pense que maintenant, les « carrières », entre guillemets, que l’on fasse partie des meilleurs ou des moins bons, sont beaucoup moins longues que par le passé. C’est bien d’aller au-delà des choses. Comme le corps est bien fait, il y a certains signaux. Il faut les respecter, savoir garder raison et s’écouter. Si on veut aller trop loin, on se détruit. »
 
D’aucuns ont souvent entendu parler de dépassement de soi. Une hérésie. Ce ne sont que des mots, ou encore des maux, pour les extrémistes. Pour évoquer l’ultra et sa quête intérieure, il est plus judicieux de dire : l’exploration de soi que l’on associe à l’idée de repousser ses limites.
 
Cet aspect philosophique de l’ultra-trail n’est pas synonyme de mise en abîme. Par contre, si l’on parle du contexte économique, il peut y avoir un réel danger. « Un ultra-trail demande un investissement énorme, dans l’entraînement. Si socialement et familialement, il y a de la privation, financièrement, c’est un coût important. Si je parle de l’UTMB, uniquement pour la course, entre l’inscription, l’équipement, le transport, l’hébergement et si tu emmènes la famille, c’est une dépense qui peut vous pousser à dire : « Je n’ai pas fait autant de sacrifices et dépenser autant d’argent pour rien. Je dois aller au bout… »  Ce n’est pas une bonne motivation et les conséquences sont que l’on peut se mettre en danger. »
 
L’entraînement mental face au danger
 
Dans son propos, le Docteur Bruno Ringeval a amorcé l’aspect psychologique des dangers dans la pratique de l’ultra-trail. Didier Romain est un entraîneur mental et non, un préparateur. Une différence fondamentale pour le Sablais qui officie dans de nombreux domaines : athlétisme, tennis de table, karaté, golf, moto, cyclisme, football, basket-ball.
 
Autant auprès des sportifs, des entraîneurs et dirigeants, mais aussi pour aider des chefs d’entreprise ou de simples étudiants. Dès lors, on peut parler de « passerelles mentales » entre les différents publics. « C’est ce que j’adore à travers ce métier. Ce que je fais avec une personne dans une discipline, je le transfère à quelqu’un d’autre ou à une autre pratique, dans le cadre d’un entraînement mental, comme pour la concentration et la maîtrise face à des éléments extérieurs. C’est ce qui rend ce métier intéressant. »
 
Avant d’aborder le sujet principal de cet article, il est donc important de préciser l’approche du travail de Didier Romain : « La préparation mentale est : je prépare quelqu’un à une compétition. L’entraînement mental est : j’entraîne quelqu’un à devenir autonome sur des outils qui vont lui permettre d’avoir de la performance tout le temps et de la reproduire au travers de ce qu’il fait à l’entraînement, explique-t-il. Dans la réalité, il y a une défiance sur l’approche psychologique et mentale. Aujourd’hui, on a recours à un préparateur mental lorsque ça ne va pas. On attend d’être bien au fond ou dans une situation d’urgence pour se dire : c’est un problème mental. On est dans le « médicament ». C’est donc en sa qualité d’entraîneur mental que Didier Romain va contribuer à ce dossier.
 
« Le danger de ne pas se mettre de limites… »
 
Dans cette notion d’explorer ses limites, existe-t-il un danger si on n’est pas entraîné, mentalement. Didier Romain répond : « Dans de nombreux sports, il y a des gens qui vont au-delà de certaines limites connues pour eux. Cela peut être un danger, si l’on ne s’y prépare pas. D’autant qu’il faut considérer que les gens qui pratiquent ces sports extrêmes, comme l’ultra-trail, ils ne le font jamais par hasard. Au-delà de l’aspect spirituel de ce genre de défi, les gens sont très intrigués de savoir jusqu’où ils peuvent aller. Il n’y a une notion d’excitation et de plaisir à découvrir des choses que je ne connais pas moi-même. C’est l’interprétation que j’ai lorsque je parle avec des sportifs de l’extrême, avec le danger de ne pas se mettre de limites… »
 
Comme les signaux d’alertes pour l’aspect physique, mentalement, il y a des garde-fous. Cette « barrière empêchant de tomber dans le vide » a toute sa raison, lorsque le mot folie est d’actualité. Une folie qui peut mener jusqu’à un repli sur soi. « En fait, il y a le plaisir de se mettre dans une atmosphère assez égoïste, en se disant que je vais vivre un moment pour moi, en profitant d’un cadre extraordinaire. Il faut que je m’y prépare. Peut-on aller jusqu’à tomber dans la folie ? Malheureusement, oui. Je connais un cas très concret. Quelqu’un qui a quitté le monde réel pour tomber dans ce celui du trail. Tous ses sujets de discussions et toute sa vie tournent autour du trail. Sa vie sociale, familiale et affective a complètement explosé en vol. Je pense, sincèrement, qu’il ne reviendra pas parmi nous. Il est tellement devenu tellement accro à sa pratique, qu’il a changé les essentiels pour lui. C’est le danger. »
 
« L’ultra-trail, c’est la gestion des défaillances… »
 
Au-delà de ce cas extrême – même si la souffrance est autant mentale que physique, ce n’est pas seulement lorsque le dossard est épinglé que le coureur passe en mode ultra-trail. Si physiquement, il faut que le corps apprenne la souffrance, mentalement, il faut qu’il comprenne la douleur. « J’ai lu le livre de Kilian Jornet (Courir ou mourir). J’ai regardé les plans d’entraînement d’un coureur d’ultra-trail. J’ai été intéressé par le fait, qu’à un moment, il soit tellement dans la difficulté qu’il ne puisse pas finir sa séance. C’est un très bon exercice, en fait. L’entraînement à ce type de défi où il faut que tu sois dans le doute et la douleur de l’effort. Notre cerveau a besoin de vivre des situations qui se rapprochent de ce que le coureur va rencontrer en compétition. Il a besoin d’emmagasiner des informations, qu’elles soient virtuelles ou réelles. Une séance d’entraînement que tu ne peux pas finir aux allures demandées, mais que tu termines, quand même, en marchant pour aller au bout, c’est une façon de prévenir un drame que tu pourrais rencontrer en compétition. C’est l’entraînement au doute, à la défaillance. »
 
Toujours au chapitre des garde-fous, il y a cette idée, chère à Jean-Baptiste Protais, autrefois international sur marathon (2 h 12’23), mais également finisseur du Grand Raid de La Réunion (27 h 10’08) et de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (32 h 17’24). « L’ultra-trail, c’est la gestion des défaillances ». Cette phrase résume, souvent, ce que peut être le Talon d’Achille du coureur au long cours… Défaillance physique, physiologique ou psychologique, à l’image d’un parcours « picmenté », c’est dans cette faiblesse avec soi-même que se terre l’échec, enfoui sous ses raisons… « C’est pour cela qu’il faut travailler sa capacité d’adaptation au niveau émotionnel, explique Didier Romain. Cela permet d’avoir des solutions pour éviter de se torturer l’esprit. Marcher, faire une pause, se ravitailler, se concentrer sur sa respiration. Se dire : « Qu’est-ce que j’ai réussi à faire. Qu’est-ce qu’il me reste à faire. » Ce sont des mécaniques mentales qui t’aident à trouver des solutions d’adaptation. »
 
« Il faut que je souffre pour être heureux… »
 
Friedrich Nietzsche a dit : « Seule la grande douleur libère vraiment l’esprit, car elle nous enseigne le grand doute… J’ignore si une telle douleur nous « améliore », mais je sais qu’elle nous rend plus profond. » Dans la pratique de l’ultra, jusqu’où peut-on aller pour atteindre cette profondeur ? Cette question a été posée à Guillaume Millet. Pionnier de l’ultra-endurance en France, physiologiste du sport et professeur à l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne, il se consacre toujours à la recherche sur la fatigue, que ce soit lors d’exercices extrêmes ou dans le domaine pathologique. « Une vie où tu ne te mets pas en danger manque de saveur, confie Guillaume Millet. Comme disait Eleanor Roosevelt : « Se mettre en danger, tous les jours, un peu… », c’est un peu la même idée. Ne pas se confronter à la douleur, aux éléments naturels ; rester dans une existence pépère, où tu passes de ta maison à ton bureau, en passant par ta voiture et l’ascenseur, fait que la vie est monotone. S’il y a des gens qui s’y complaisent, tant mieux. Cependant, à un moment donné, il faut se mettre des challenges. Sans chercher à être un superhéros, parce que tu as fait un ultra-trail. Comme dans nos vies, on n’est plus confronté à l’inconfort, chercher la douleur est un moyen pour nous élever, un petit peu. Et cela fait des choses à raconter… »
 
 
Les conditions de l’UTMB Mont-Blanc ont été difficiles en début de semaine. Mais pour les coureurs qui ont attendu trois ans pour courir l’une des épreuves au programme, il faut tenir et aller au bout… (Photo : Paul Brechu- UTMB)
La douleur, qu’elle soit grande ou petite, n’est pas un mot venu d’ailleurs… Par contre, « bigorexie » n’est pas un vocable commun. En clair, c’est une dépendance à l’activité physique, résultant d’une pratique excessive du sport. « Une maladie, résume Didier Romain, où il faut que je souffre pour être heureux ». Et de poursuivre : « Je m’inflige des séances d’entraînement pour rassasier mon cerveau avec sa dose de souffrance. »
 
À ce niveau, la pratique de l’ultra-trail révèle de la psychiatrie. « Totalement. Je dois souffrir pour aimer. C’est une problématique de pathologie. » Une pathologie qui conduit, parfois, au burn-out. Une maladie de plus en plus fréquente dans le milieu de l’ultra-trail. « Un burn-out, c’est long et compliqué. Tu arrives à la fin d’un cycle, c’est multifactoriel et c’est souvent lié à un épuisement. Dans une épreuve, le point d’orgue peut être l’abandon. Tu savais qu’il ne fallait pas que tu viennes, à cause d’une blessure, d’une méforme, mais tu étais inscrit. Et là, tu te demandes ce que tu es venu faire dans cette course. Tu n’as aucun plaisir, ni d’intérêt. Tu ne peux plus parler à ton cerveau et tu t’effondres. »
 
Pour ne pas tomber de Charybde en Scylla, éviter un danger pour tomber dans un autre, l’abandon est-il la meilleure alternative ? « Il peut être ton meilleur allié pour te sauver, parce que tu ne vas aller dans le risque pour toi. Et il peut être ton pire ennemi psychologique, parce qu’il va impacter l’estime que tu as pour toi. C’est très compliqué. C’est pour cela que j’aime travailler la notion d’abandon avec les gens. Dans la réussite ou l’échec, il y a toujours quelque chose de positif à exploiter. L’abandon est un choix qui montre que tu as atteint tes limites. En fait, l’abandon est aussi lié à la notion d’adrénaline et de plaisir. À partir du moment où la souffrance mentale ou la douleur physique prennent le pas, faire le choix de l’abandon peut être la solution pour éviter de mettre ta vie en danger. » Une solution idéale pour citer Nelson Mandela. « Dans la vie, je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »
 
« Ne pas faire d’effort, c’est ne pas s’aimer »
 
Lors du balisage d’une course, où il fallait des cordes fixes dans un passage technique, exposé et pentu, Michel Milcent, ancien coureur devenu entraîneur, a eu cette réflexion : « Il ne faut pas s’aimer pour faire ça ! » Naturellement, c’était une boutade, car parmi la centaine d’athlètes qu’il entraîne, il conseille de nombreux traileurs ou sportifs adeptes des courses aventures. Cependant : « Faut-il ne pas s’aimer pour faire de l’ultra-trail ? » Guillaume Millet, qui a terminé trois fois l’UTMB en moins de 24 heures, en 2005 (4e), 2006 (5e) et 2007 (7e) et monté sur le podium du Tour des Géants (3e en 2010), répond : « J’ai envie de dire l’inverse. « Ne pas faire d’effort, c’est ne pas s’aimer ». En étant sédentaire et inactif, on prend des risques en ne faisant aucun effort. D’accord, c’est de l’ultra, mais il n’est pas encore prouvé que sur du long terme que cette discipline soit néfaste pour la santé. D’accord, cela fait mal sur le moment. Tu as des bobos, des œdèmes, mais dans 99,9 % des cas, il n’y a pas de séquelles. Sauf pour les cas exceptionnels, car il y a des coureurs qui abusent des courses. Ils sont addicts. Pour les gens qui pratiquent de façon raisonnable, et c’est possible, cela peut mettre que du positif dans une vie. C’est une question de raison et d’équilibre. »
 
Après l’expertise médicale et l’aspect mental, Michel Milcent donne son avis éclairé sur les dangers que représente la pratique de l’ultra-trail. Pour y remédier, l’entraîneur vendéen énumère les priorités : « Déjà, il ne faut pas oublier la régénération. La particularité de l’UTMB, pour le coureur de plaine de nos régions, c’est de pouvoir avaler du dénivelé. Tu peux faire du renforcement musculaire, mais le coureur va être confronté à des choses qui lui seront inconnues, si c’est la première fois. Il ne faut donc pas laisser le doute s’installer, régénérer son corps et penser à respirer. C’est physique, mental et humain. Comme il faut respecter l’environnement où l’on court, il faut contribuer au devenir du coureur que l’on est. »
 
« Il faut garder sa capacité d’émerveillement… »
 
Cette notion de respect est aussi un moyen pour éviter la mise en danger. De soi, des autres et de son écosystème immédiat. « Il faut connaître le milieu dans lequel tu évolues, commente Michel Milcent. Avec cette prise de conscience, garder sa capacité d’émerveillement. Si tu n’as pas la fibre pour continuer à t’émerveiller, c’est mort. Tu vas être un danger et tu vas te mettre en danger. C’est le type même de la personne qui croit à ce qu’on lui dit : « C’est un défi et tu vas vivre une grande aventure humaine ! » Quelle connerie ! Alors que l’important, c’est de se découvrir soi-même. J’aime reprendre la phrase de Tom MacNab, l’auteur de La grande course de Flanagan, que cite le journaliste Carl Liebnitz : « L’athlète représente l’homme aux frontières de ses possibilités, dans un domaine que peu de gens entrevoient et que moins encore ont pénétré. » Et il ne faut oublier Romain Gary : « Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s’arrêter, mais pour tenter l’impossible dans les meilleures conditions. »
 
Michel Milcent est un homme de citation et de conviction. Face aux dangers que représente la pratique de l’ultra-trail, il est aussi philosophe. Pour s’aborder son propre « il ne faut pas s’aimer pour faire ça ! », il propose des solutions afin de rester en connexion avec soi-même, pour mieux appréhender une éventuelle mise en abîme. « La préparation pour un ultra te conduit à être en accord avec les citations de MacNab, Gary et bien d’autres… Le jour de la course, il faut que tu arrives à inventer la clef qui va te permettre de te concentrer. La récitation d’une phrase, d’un mot, d’un prénom sous la forme d’un mantra. Quelque chose qui va toucher. Une chanson, un souvenir, une personne… Ou l’énumération des lettres de l’alphabet en les accordant avec ce que tu vois autour de toi. Le A pour arbre, le B pour bleu, le C pour coureur… Ce mantra en tête te ramènera toujours vers quelque chose de bon, de beau ou de réel. Maintenant, tu peux aussi rencontrer un coureur en danger. Tu vas tenter de le sauver. Forcément, en sortant de ta zone de sécurité, tu seras en danger. C’est con, mais tu restes humain. Heureusement, c’est pour la majorité des coureurs qui font de l’ultra. Ce n’est qu’une course et comme le disait Henri Laborit : « Pour moi, toute compétition est ordurière. Elle est à l’origine de tous les malheurs de l’homme […] Et le sport ne fait qu’entretenir cette obsession malsaine. » (1).
 
L’ultra-trail n’est pas un monde parallèle
 
Lors d’un entretien avec François D’Haene, après son enchaînement Hardrock/UTMB en 2021, Ouest-France l’avait interrogé sur l’impact d’un dossard dans la vie d’un homme ou d’une femme. Que cette vie soit sportive, sociale, familiale ou professionnelle. Au travers des réponses du quadruple vainqueur de l’UTMB (2012, 2014, 2017 et 2021), il en résultait que cet impact était important. Est-ce également le cas, pour un coureur lambda, qui veut juste finir un ultra en évitant ses dangers ? « les gens qui attendent un dossard pour l’UTMB depuis deux ou trois ans, on peut imaginer qu’il n’y a plus rien d’autre qui compte, commente Guillaume Millet. Si c’est au détriment des autres choses de la vie, cela peut devenir contre-productif et craindre un peu pour ta vie sociale. Au contraire, un dossard peut te guider, si tu organises ta vie autour de cet objectif. Tout est une question d’équilibre et de mesure. Un dossard, quelque part, c’est aussi un voyage… Tu sais que ce sera difficile. Qu’il faut te préparer pour. Et une fois que tu as atteint ton but, c’est une vraie satisfaction. Un dossard, ce n’est pas si dérisoire que cela. Pendant des années, ce fut une période de ma vie que j’ai bien aimée. Maintenant, même s’il y a la famille, le travail prend beaucoup de place. Du coup, je regrette cette période, car ma vie était plus équilibrée. C’est bien d’avoir une passion, mais en avoir plusieurs permet de switcher, de l’une à l’autre. »
 
 
Chacun fonctionne différemment dans l’effort. À l’entraînement, en compétition, ce sont des blocs qui s’enchaînent, des phases qui s’accumulent, des petits rien qui deviennent un tout pour finalement être une réussite et parfois, un échec. Dans la répétition pour apprendre à devenir le coureur que l’on est, Michel Milcent met l’accent sur la partition à composer. « À l’entraînement, je suis partisan de ne jamais dépasser les quatre heures sur une seule sortie, afin de rester sociable. Il ne faut pas considérer l’ultra-trail comme un monde parallèle. Ce cycle de 4 heures te permet de mettre en place un protocole pour s’hydrater et s’alimenter. En course à pied, c’est compliqué. Ce cycle, tu peux ensuite le transposer dans la compétition et le répéter. Mais le plus important, c’est de vivre l’instant. Il ne faut pas trop se projeter. À l’entraînement, tu as appris à bien te connaître et cela évite de se mettre en danger. » Et se paraphraser, dans un dernier conseil avec une certaine contradiction : « Il faut s’aimer. Dans le sens, faire ce qu’il y a de mieux pour toi. » Car comme le disait le Rennais Stéphane Grivel, premier Breton sous les 24 heures, lors de l’UTMB 2006 (23 h 25’06) : « L’ultra, c’est plus fort que toi ! »


 
Cette prise d’anti-inflammatoires en course, ça vous est arrivé?


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Porte bien son pseudo.
mood
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