Le contexte :
Inscris en 2020 pour l'eco trail de Paris sur le 45kms alors que je m'entrainais bien (pr sur semi et marathon en novembre et decembre 2019). Le covid passe par la.
Je reporte donc l'édition covid à mars 2022.
Au niveau de l'entraînement je suis très irrégulier, 3 semaines avant l'écotrail je m'octroie le luxe de ne pas courir pendant 2 semaines.
2 grosses sorties vallonnées de 2h30 en guise de préparation.
Le coach et moi ne sommes pas très confiant sur l'issue de cette course
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La semaine avant :
1 sortie 1'10 en ef, le taff ne m'a pas laissé aller courir le soir et le matin je n'ai toujours pas retrouvé la motivation. Je devais aller courir le vendredi mais anniversaire de madame... (c'est pas 20' pour faire tourner les jambes qui changent la donne avec un entraînement aussi erratique). Mais aucune douleur psychosomatique vu qu'il n'y a pas réellement d'objectif si ce n'est de passer la ligne d'arrivée, plus du stress parce que 45kms ça fait un peu peur quand même, même si le dénivelé est "léger" (950m) et la course est la plus longue distance sur laquelle je me suis inscris.
Jour de course :
Le départ du 1er sas est à 10h15 (50m de chez moi) levé 7h, j'ai bien dormis, je ne me sens pas fatigué, je n'ai pas le stress habituelle des jours de course ou je suis crevé et que je n'ai qu'une seule envie c'est rester dans le lit.
Passage au twalette douche, 2 tartines et un thé me serviront de repas frugal, 2eme passage éclair au toilette
il est 8h15 temps de partir pour Versailles.
La question qui me trotte dans la tête c'est qu'elle paire de pompe trail ou running, le temps a été sec et surtout sur le trail de la sagittaire (https://www.strava.com/activities/6604408560), j'avais eu de très grosse douleur post course au niveau des pieds avec les trails.
On arrive j'opte pour les running, il faut les terminer elles ont dépassé les 1000kms ce sera leur barouf d'honneur, j'oublie le portable dans la voiture et mon ventre se rappelle a mon bon souvenir je cherche un endroit discret
ma copine me dit d'aller en face qu'il y a un mur, effectivement je suis entre une zone militaire (j'entend des tirs) et un mur a moitié défoncé dans les ronces et les orties mais c'est discret, j'espère ne pas me prendre une balle perdue dans les fesses
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Mon affaire terminée je vais au départ de la course il est 9h40 plus que 35 minutes d'attente je fais le choix de ne pas m'échauffer.
La stratégie est simple: faire un positive split
Marcher rapidement dans les côtes à moyen et fort dénivelé, profiter des pentes pour lâcher les chevaux, courir dans le plat avec un objectif d 7:00/km
Je pars dans le 1er sas , pas loin des élites, le départ est donné, je pars à magnifique 5'45'/km
le début est assez plat avec de côtes et pentes à faible dénivelé, le début est plutôt plat ca va constituer un échauffement, je pars avec les gants et une sous peau courte, les premiers kilo s'enchaine pépère je suis dans un rythme tranquille, les gants sautent au 3ème kilomètre, la sous peau suivra le même sort au 5,5kms. Autour du 7ème le terrain de jeu deviens un peu plus vallonné mais la difficulté reste correcte, je boucle le 10ème en 59:52, un petit matelas acquis sur cette portion simple (146m de D+).
Le 13ème annonce une des premières difficulté de ce parcours une pente de 1km100, c'est a partir de ce moment que je décide de me mettre à marcher en côte pour garder le maximum d'énergie pour les derniers kilomètres, la partie compliquée de cet éco-trail est entre le 17ème et le 31ème très vallonné et ou se concentre le gros du dénivelé. Je gère mon effort tout du long les cuisses et les mollets vont bien. Je me fais pas mal doubler en côte mais je reprend souvent les coureurs lors des descentes, mon ventre se rappelle à mois après 2h de courses, je commence à avoir un peu faim (passage du 20ème kilo en 2:04:56), je n'ai pas envie de manger du sucre (barre chocolat/banane) du coup je me dis que le ravitaillement n'est plus très loin et que je peux attendre.
Ces 5 kms sont bien plus difficile, les pentes plus longue et pentue et peu de descente du coup les temps de passage chutent fortement, le ravitaillement se trouve juste après une grosse montée que je marche bien évidemment, en haut une bénévole me lance des "courage, courage" (25ème 2h35), je lui répond que "Ca va aller, il en reste plus que beaucoup" ! Je vide le reste de mon isostar (poche de 2L) environ 300/400ml, je reprend 1L5 d'eau bien fraîche parce que mine de rien il fait chaud même si le vent rafraichissant, il va falloir compter avec lui sur le reste de la course.
Je me dirige vers le solide, rien ne me plait vraiment mais je sais que je dois manger si je veux pas me retrouver en PLS rapidement, je prend des tuc, mais avec la gorge sèche je rajoute du sec, je manque de m'étouffer avec... Un autre coureur (un génie
) demande si il y a de la soupe , la bénévole lui répond qu'il y a du bouillon au vermicelle, ni une ni deux je lui emboite le pas et j'en prend un grand bol, le bouillon plus les pates sont facile à manger et me donnerons du jus pour le milieu et fin de course. Je passe un petit coup de tel à ma copine histoire de la rassurer (vu mon enthousiasme des jours précédents elle misait sur un abandon de ma part) et je repars (temps de pause environ 10').
Je quitte le ravitaillement , je vois un mec pisser et je me dis que c'est un bonne idée, je fais de même et me remet en chemin, on commence par un descente pour se remettre dans le bon sens, je me sens revigoré, le bouillon m'a fait du bien, les kilomètres s'enchainent plutôt bien je regarde assez peu la montre mais je commence a accuser un peu le coup les relances (après les côtes) sont de plus en plus dure, mais les muscles vont bien, mes chevilles et dessous de pieds par contre n'aiment pas trop les cailloux sous les chaussures, j'ai mal mais ça reste gérable. Je suis content au 27ème je n'ai pas de douleurs et j'arrive au maximum de kilomètres fait sur une de mes SL de 2h30 ou les muscles étaient bien carbo. Au 29eme dans une descente je fais une faute d'appuis sur mon pied gauche, la cheville se tord un peu et se remet vite, je boitilles sur une 20aine de mètres, je serre un peu les dents en espérant que ce n'est pas trop grave, mais la cheville est chaude et la douleur se fait moins présente, je redouble d'attention dans les descente sachant que la partie 31/36 va être en grande partie de la descente vers les quai de seine.
Passage au 30ème en 3:31:54, juste après u, coureur se vautre dans une des pentes, je lui demande si tout va bien, il me dit que oui, mais il est pris de crampes, des bénévoles s'approchent de lui pour l'aider, je continue ma course en prenant une barre chocolat /banane, parce que je sens le coup de mou arriver. Au 34ème un mec me demande si le ravitaillement est encore loin, vu que j'avais bien travaillé mon parcours
, je lui dis que le prochain c'est à la fin de la course, une coureuse me reprend et me dit qu'il y en a un au 36km. On arrive en bas de la pente de la balustrade et j'entend "Ravitaillement en haut", je regarde ma montre je suis au 35ème, la je suis pris d'un doute, j'espère que ma montre ne s'est pas emmêlés les pinceaux, je ne me vois pas courir 2 kms de plus
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Arrivée au deuxième ravitaillement (35ème 4:11:28), je remplis la poche je me dit qu'un litre suffira pour les 10 dernier
, 2 tranches d'orange, je n'ai pas le droit à la soupe c'est uniquement pour les 80km je suis déception, je me rabat sur 2 tranches de saucisson, un appel pour rassurer madame et je repars pour la fin de course qui est principalement en descente et sur du plat.
La partie la moins intéressante de l'éco-trail, le soleil sur la carafe (il est aux alentour de 14h30) même si le vent aide à se rafraichir, il est souvent de face, ca n'aide pas beaucoup, les muscles tiennent toujours bon, c'est plus au niveau de la nuque que je me raidis un peu, je marche toujours dans les montées même si elles ne sont pas bien violente, je me fixe le 40eme pour marcher un peu parce que je commence a être fatigué. Finalement je vais jusqu'au 41 et je prend 200m de pause et je repars, les pieds et les chevilles se font vraiment sentir, mais même à mon allure de tortue et en marchant je rattrape pas mal de monde (beaucoup de 45km en train de marcher), je rattraperais quelques 30 kms qui n'ont pas encore fini, je m'octroie de nouveau 300m de pause au passage du marathon (42,200) au 42,500kms je me dis qu'il faut que je les termine en courant, je relance une dernière fois et je passe l'arche en 5h18m00s à la montre.
Temps officiel : 5:17:56s
Général : 697ème
Catégorie : 98 M1.H
L'allure est anecdotique 7:03/km mais pas loin de l'objectif fixé, je suis déjà content de l'avoir terminé, finalement pas en si mauvaise forme que ça, je m'attendais à être plus minable que ça.
https://www.strava.com/activities/6848748441