Bon je vous fais quand même un petit CR de mon fail à Valencia
Petit rappel
Troisième marathon après 4h11 l'année dernière à Paris et 4h04 ce printemps à Rotterdam. Parcours choisi suite aux louanges chantées ici par les participants de l'année dernière
. Comme il est bien plat j'espère passer sous 4h enfin
Prépa
Toujours avec Boucher. Ça se passe bien globalement. J'aime bien les sorties longues et en plus il fait moins froid que pour les prépas de printemps. Je choppe une petite crève qui me fait reporter quelques sorties mais rien de grave. J'ai pas de chance sur les quelques courses notamment le semi avec la météo vraiment pourrave par contre. Mais sur les sorties longues l'allure y est, le cardio a l'air bon, je cours même souvent un poil trop vite sans en avoir l'impression.
Malheureusement à la fin de la prépa surtout après la dernière sortie vraiment longue j'ai une légère douleur à la cheville qui apparaît. Sur le côté intérieur juste à côté de la malléole, surtout quand j'essaie de me mettre sur la pointe des pieds ou que l'effort devient prolongé. Les escaliers c'est une horreur. Je masse, j'applique la glace, du voltarène, j'étire, je renforce, je fais gaffe aux chaussures que je mets au quotidien. Je fais quelques dernières sorties avec la tape pour tester. Au final la douleur se calme.
Point négatif: nouvelles responsabilités au boulot et je mange beaucoup quand je suis stressée
. Je n'arrive pas à perde du poids avant mi-novembre et après c'est l'enchaînement des anniversaires. Tant pis je partirai grosse. J'arrive quand même à bien gérer l'alimentation et l'hydratation la dernière semaine. En plus je suis en congés donc je dors plutôt pas mal
.
Avant-course
On part de chez nous super tôt vendredi. Dans le premier avion il fait super froid, je suis gelée et je grelotte malgré la veste pendant 2h30. Merci LuxAir
. Heureusement qu'à Valence il fait beau. L'appart est vraiment très près de départ/arrivée ça fait plaisir. Je récupère mon dossard vendredi soir. L'orga est nikel, le sac est pas mal rempli surtout avec la bouffe.
Le lendemain on profite de temps magnifique pour se balader. Au début je me sens un peu naze - surement l'avion de la veille - mais ça passe vers l'après midi. Je suis étrangement sereine, la cheville ne m'embête pas, on ne marche pas trop non plus. Une amie qui court avec moi arrive le soir. Elle veut absolument des sushis - le riz c'est pas trop mal pour l'avant course. Par contre elle commence à me passer son stress.
Samedi on se réveille vers 6h15 pour le départ de 8h50. Je bouffe du pain complet et des oranges - la flemme de faire les pâtes habituelles. Je me sens assez confiante bizarrement.
rendez vous 8h devant le sas de Martino. Une petite photo et on le laisse partir. Evil nous loupe malheureusement.
La course (si on peut l'appeler comme ça)
Départ 8h50 il fait déjà 16°C. C'est pas trop mal.
km 1-10 c'est vraiment top. J'ai prévu de partir à 5'38" environ ("5'35" mais pas plus vite" dixit Boucher) je tiens à peu près l'allure même si je dois me freiner un peu. Je me sens bien, rien ne me dérange. Il y a pas mal d'ombre. Un peu de vent mais pas trop. Même la montre bip tout pile au km. Je laisse partir ma copine devant elle a la tendance de partir très vite et perdre beaucoup de temps après.
Le drame arrive juste après le ravito du 10 - je double un mec par la gauche, il jette sa bouteille par terre de mon côté (alors que la poubelle est 15 m devant
) et je n'arrive pas à l'éviter. Je marche dessus et même si je me rattrape et j'arrive à ne pas me casser la gueule ma cheville gauche, celle qui me faisait mal, fait un mouvement dégueulasse. La douleur apparait. ça n'a pas l'air grave je continue alors. J'arrive à faire encore 5 km à la bonne allure avant que la douleur ne s'intensifie.
A partir du km 15 et jusqu'à la fin ça va être une horreur. La douleur à la cheville remonte d'abord vers la hanche. Puis comme je compense par l'autre côté - l'autre hanche. Puis les lombaires. Je perds beaucoup en allure. Je fais le premier passage à la marche vers le km 20. Juste pour m'étirer je me dis. Puis je remarche encore. Puis les passages marche deviennent de plus en plus longs.
Au 25 je croise une coureuse que je suis sur Insta. Une petite mamie qui fait plein de marathons. Pas vite certes, mais je la trouve inspirante. En plus elle fait de belles photos. Elle a l'air blasée - apparemment elle est partie beaucoup trop vite et elle le paie maintenant. Je discute un peu avec ça me redonne un peu le moral. Pas longtemps malheureusement
Vers km 30 je marche autant que je cours. J'ai tellement mal partout que j'en pleure presque
. Je ne veux quand même pas abandonner j'ai pas fait autant de route pour rien. Puis l'appart est aussi loin que l'arrivée, autant faire le finish. Je sors le téléphone (dédicace à Zig
) pour écrire à mon homme et à ma copine (d'ailleurs elle a fait tout un cirque à l'arrivée pour que l'orga lui dise où j'en suis, car je répondais pas à ses messages
). Je vois le message d'Evil qui me dit qu'il marche depuis km 27, je me sens un peu moins seule dans la détresse. Je me dis que si je cours un peu plus je le rattraperai peut être. Bon j'arrive pas vraiment à courir. Les gens m'encouragent mais j'ai le sentiment dégueulasse que je ne le mérite pas.
A partir de km 37 je décide de courir un peu plus quand même. Je veux finir en courant et j'y arrive, enfin on appelle ça pas vraiment une course à cette vitesse, sans m'arrêter sur les derniers 1.5 km. Je passe la ligne d'arrivée même sans regarder le chrono, je m'écroule 15m après. Ma copine me retrouve - elle a réussi à dégoter un poncho thermique sans le payer
On se loupe encore avec Evil de quelques minutes.
Post-course
Ma cheville gauche n'est pas trop gonflée mais elle refuse de bouger. Le hanches me font un mal de chien. Mon homme nous retrouve et on boîte tous les trois jusqu'à la vieille ville pour bouffer. Et visiter un peu.
Le lendemain on fait quand même les touristes malgré la douleur partout et la pluie/le vent immondes. Bizarrement vers le soir j'arrive à gambader pas trop mal - juste la cheville qui n'est toujours pas du tout mobile. Par contre je commence à avoir mal à la gorge. Je rentre au Luxembourg avec une course à oublier, mal un peu partout et une fièvre de 38 - cette vie de merde. Au moins je sais que je peux supporter 2h40 de douleur en continu - si un jour je me décide à avoir des gosses ça peut aider.
Sinon la ville est très chouette, j'ai aimé beaucoup plus que Barcelone. Le parcours est vraiment très sympa: ultra plat, architecture sympa pour ce qui prennent le temps de regarder, une superbe arrivée. La météo peut être un poil trop chaude mais apparemment c'était exceptionnel cette année et il y a beaucoup d'ombre. L'orga est très bien, les supporteurs sont au top.
Je vais soigner ma bronchite et commencer à faire ma liste de courses pour 2020. Visiblement ce sera surtout les trails
D'autres epic fails à prévoir donc
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Shut the fuck up! Get up!