Allez c'est parti pour le CR de ma première expérience en marathon avec celui de Nantes.
Petit rappel de ma situation.
J'ai commencé à courir il y'a deux ans et deux mois en partant de pas grand chose en terme de Running à part un 5km en 2012...autant dire rien. L'objectif au début c'était de perdre du poids
J'ai fais ma première course en 2016 avec les Foulées de L'éléphant (wade, tu sais ce qu'il te reste à faire dans deux ans
)
Depuis j'en suis à 7 courses entre 10 et 17km, 2 semi marathon et donc aujourd'hui un marathon.
Les PR en temps officiel:
10km: 44:56
21km: 1h46
Avec ça, je cale ma prépa en suivant un plan que j'ai trouvé ici ( http://www.lepape-info.com/entrain [...] n-en-3h45/ ) en 3h45.
Avec les différentes abaques que j'ai trouvé, ça semble pas déconnant de tenter le sub 4h vu mes temps.
J'ai supprimé les deux premières semaines de la prépa parce que ça rentrait pas dans mon planning sinon
La prépa se passe super bien, peut être trop bien car à l'aube du marathon et en y réfléchissant j'ai jamais eu l'impression de rentrer rincer d'une séance.
Y'en a bien qu'une ou deux qui m'ont fait vraiment mal (genre celle ci: footing de 30 mn en endurance fondamentale suivi de 2 séries de 6 fois 300 m à 95% VMA, avec une récupération de 1 mn entre chaque 300 m et 3 mn entre les deux séries. Finir par 5 mn de footing lent. et celle-ci footing de 30 mn en endurance fondamentale suivi de 2 séries de 10 fois 30s d’effort – 30s de récupération à 100% VMA, avec une récupération de 3 mn entre les deux séries. Finir par 5 mn de footing lent. )
En gros les séries de vitesse...ça m'étonne pas trop mais j'ai étais étonné d'absorber aussi facilement toutes les autres séances.
Dans la prépa j'ai pu calé le semi de Bordeaux (CR ici: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] #t52812236 ) qui s'est lui aussi très bien passé.
En gros j'arrive super confiant au Marathon.
Le Marathon
L'orga pré-course n'est pas une découverte pour moi, c'est la même que pour les Foulées de l'Elephant.
J'ai donc était récupérer mon dossard Vendredi soir à 18h30 pour profiter du fait qu'il n'y avait personne puisque le lendemain ça semblait être bien le bordel au vu des vidéos qui ont été partagées sur les rezosocio.
J'en ai profité pour toper un peu de solution Optonia sur le stand Decathlon...C'est trou du cul faisait 15% de réduction pour les Marathoniens, mais tu ne le découvrais qu'en caisse au moment de payer
Le dimanche matin, direction le cour Saint Pierre pour le départ.
Comme prévu le temps est beau, agréable mais il n'est que 9h30. On va mourir
Avant le départ j'ai été assez surpris de voir que les accompagnateurs pouvaient accéder au SAS de départ des coureurs, pour le coup aux Foulées qui partent de l'éléphant, il n'y a que les coureurs qui peuvent approcher les SAS.
Contrairement au semi de Bordeaux aucune verif au SAS, tu te fou où tu veux, je me met donc dans mon 3h45.
Au niveau boisson et nourriture, je pars seulement avec ma flasque de 500ml rempli d'une solution Optonia et deux gels Overstim. Je me dis que pour le reste, ce sera ravito.
BIM BAM BOUM, le départ
Il y'a du monde c'est plaisant, ça bouche pas trop en sortie de SAS, la course part sur de bonnes bases.
Je me rends compte que j'aperçois les deux flammes des meneurs qui partent à la bonne vitesse. Cool, les mecs sont pas tarés contrairement à d'autres, j'y reviendrais.
N'ayant pas l'habitude de suivre des meneurs, je me rends vite compte que c'est gentiment le bordel de rester derrière dans le tas agglutiné, je préfère donc m'en extirper à partir de 3-4km pour prendre 200-300m d'avance.
En plus d'être moins serré, je gagne du confort au ravito !
SAUF QUE LA AU 5e KM, j'ai failli abandonner en finissant castrer sur le trottoir
Les routes n'étant pas toutes très large, je me déporte sur un trottoir, je regarde ma montre pour voir mon rythme...et à la demi-seconde près, j'aurais pu finir les couilles dans un poteau, exactement à la bonne hauteur pour me faire souffrir.
J'ai eu le temps de mettre ma main pour freiner, j'en ai eu une grosse suée
Au 9e km, je croise un de mes potes qui fait parti des bénévoles, il m'immortalise au moment où tout va bien, et qui a bien choisi son emplacement puisque je le recroiserais aussi au semi et au 38e km.
Il va pouvoir admirer ma descente aux enfers !
Spoiler :
On admire la belle attaque talon
 |
S'en suit, le premier ravito auquel je m'arrête et rempli ma gourde à l'eau plate, puis le premier relais, là aussi bien organisé puisque ça ne gêne en rien les coureurs solo.
Je vous évite tout le passage dans la zone industrielle au Sud de l'Ile de Nantes, pour rejoindre le Hangar à Banane et l'éléphant.
C'est moche pour un touriste, y'a pas un pet d'ombres...Mais bon c'est mon spot d'entraînement donc je suis en terrain connu
Donc premier semi = easy win, je le passe en en 1h50 là où je devrais être en 1h52.
C'est là qu'on entre dans le choses sérieuses.
Jusqu'ici aucun problème, je m'éponge bien, je m'hydrate régulièrement (MERCI MA FLASQUE), et j'avale mon deuxième et dernier gel au semi.
Pour info, j'ai jamais été au dessus de 26km de toute ma vie, donc j'entre dans l'inconnu total
Au ravito du 25e km, je suis toujours devant le meneur d'allure et j'en profite pour prendre un truc à manger...Tiens si je prenais DU PAIN D'EPICE BIEN SEC.
Je met le truc dans ma bouche et je le regrette déjà, parce qu'à cette température, le bordel à bien séché.
Au ravito du 30e km, je m'arrête une nouvelle fois pour faire le plein de liquide et je gobe un abricot sec, ça passe mieux. Ce seront mes deux seuls aliments ingurgités pendant le marathon en plus de mes deux gel et de ma boisson isotonique.
Ce ravito du 30e qui sera le moment fatidique où je dirais au revoir aux meneurs des 3h45.
J'ai lu suffisamment de CR ici pour savoir qu'il n'est d'aucun intérêt que je me foute dans le rouge pour les accrocher.
Je reprends donc à mon rythme en décomptant les KM.
Sauf qu'en décomptant régulièrement, je me met aussi à marcher et à faire tout les ravito un par un à cause de la chaleur.
A partir du 33e je suis vraiment dan le dur.
Le quartier où on se trouve pue la merde, y'a personne, ça monte. En gros y'a rien pour te donner envie de continuer.
C'est d'ailleurs à partir de ce moment là que les grosses défaillances commencent à poindre leur nez.
Coureur complètement déshydraté au sol, personne désorientée, grosse pensée à la relayeuse qui s'arrête au milieu de nulle part et qui demande si c'est ici le relais alors qu'il n'y a PERSONNE, a mon avis, elle n'a pas dû finir
Une fois cette portion terminée, on revient dans le centre par le Jardin des Plantes et là, ça devient difficile de se mettre à marcher, je ne peux honnêtement pas m'arrêter alors qu'il y'a des centaines de personnes présentes pour nous supporter.
Je reprends mon pied, je suis dans ma ville, chez moi et je cours un marathon, what else ?
Là où je tourne en 7mn/km entre le 33 et le 37, la fin se passera mieux.
On revient Rue de Strasbourg, pour descendre sur l'emplacement "Decathlon" avec le fameux écran d'encouragement où les proches peuvent enregistrer le message.
Juste avant ça, je croise mon frère, sa copine, mon filleul et ma copine qui sont dans la foule à m'applaudir.
20 secondes après, le jingle se fait entendre et le message qui s'affiche est pour moi. A nouveau mon filleul et mon frêre.
C'est con, je viens de les voir juste avant, mais la petite attention me redonne de la pêche et le sourire à n'en plus finir.
1km plus loin je recroise mon pote, il voit que les meneurs de 4h me colle aux basques et me gueule dessus pour que je me fasse pas bouffer.
RATE.
Et c'est là que j'en viens au rôle du meneur, je ne suis pas expert, mais le mec en plus d'être gentiment désagréable en lançant des encouragements militaires en gueulant comme un boeuf (en tout cas, ce genre d'encouragement ça marche pas sur moi), il a bouclé le Marathon en 3h56. OKLM
Je comprends pas vraiment l'intérêt du coup, parce que le mec qui est à la limite des 4h doit sûrement perdre toute mobilisation en voyant le meneur partir alors que finalement il court plus vite que son objectif. Bref.
Comme pour le meneur des 3h45, au revoir
A ce niveau là, il me reste 3km.
Je ne m'arrête plus.
Il fait chaud, le passage Quai André Morice est un calvaire, pas d'ombre le soleil en plein dans le visage.
Mais l'arrivée n'est plus très loin.
Le dernier km me semble interminable mais je trouve finalement la force de sprinter "légèrement" lorsque je vois le chrono du Marathon passer les 3h59...Sachant que c'est le temps au coup de feu.
Entre le 37e et la fin, je tourne en 6:16/km
Je termine donc en 3h57 et 56 secondes.
A moi le sub 4h
Une fois la médaille et le maillot finisher récupéré et en attendant mes amis, j'ai eu 10mn insupportable où j'étais à la limite de vomir.
Ensuite 1h où je n'ai rien pu manger sans avoir le ventre à l'envers et après c'était bon.
A l'heure où je vous écris, pas de douleur, juste les mollets qui lancent, mais rien d'anormal.
Heureux de ma première expérience, heureux de sub 4h.
L'objectif des 3h45 n'est pas atteint, mais osef.
La prochaine fois je ferais un entraînement en 3h30 pour viser 3h45
Content aussi d'avoir bien réussi à savoir comment j'allais me comporter au niveau de l'alimentation.
La prochaine fois je prendrais peut être un 3e gel pour ne rien manger au ravito.
D'ailleurs concernant les critiques des ravito, je ne saurais pas trop quoi dire, je prenais les verres pour remplir ma gourde donc pas forcément impacté.
Pour les intéressés:
Polar: https://flow.polar.com/training/analysis/2406572958
Strava: https://www.strava.com/activities/1524706651
TLDR: Premier marathon, il faisait chaud, j'ai pas atteint mon objectif, mais j'ai sub 4h.