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Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°11150695
maxime610
Posté le 11-04-2007 à 04:21:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
salut a tous
,Selon moi, je croit que le suicide est une alternative, un moyen facile pour fuire c'est probleme... Sur la ligne de notre vie, c'est comme retourner de bord. Pourquoi ne juste pas faire un petit courbe de koi contourner le probleme, ou meme faire un 90° a droite(ou a gauche) voire qu'est-ce qu'il y a ailleur... Ya tellement chose a voire, tu peux faire ton voyage seul... pourkoi pas.. Yaura toujours tu monde ki viendront marcher un bout sur ta ligne de vie mais il repartiront surment alors dit toi ke tu peux pas etre suivi toute ta vie. Peut-importe la ligne qye tu prend yaura souvent des obsatcle devant toi... On peut pas etre tous heureux toujour, car si c'était le  cas tu serais pas ici ... Moi pour ma par ji ai souvent soungé mais je voudrais pas décevoire ma mere... Qu'est-ce quelle frais sens moi... C'é peut-etre la seul qui pleurais ma mort mais je ne vx pas la voire pleurer.  

mood
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Posté le 11-04-2007 à 04:21:13  profilanswer
 

n°11151025
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 09:22:50  profilanswer
 

C'est plus compliqué que ça. Quand on est englué dans la vision négative de sa vie on ne voit pas le bonheur au bout du chemin. On ne remarque pas qu'il existe des solutions positives à nos problèmes. Seul la mort peut nous délivrer de cette souffrance. Contourner le problème ne le résout pas mais le reporte à plus tard. Au final on se dit qu'il faudra l'affronter et ça en est insupportable. En se donnant la mort on est sûr de ne pas avoir à affronter le problème.
Inutile de me faire la morale. Je sais que ce que j'ai dit est faux. :non: Mais je veux apprends au gens l'état de personnes comme moi. je veux faire partager notre vision noire des choses.
 
D'ailleurs je suis en train de lire un livre du patron de la radio RTL Philippe Labro qui s'intitule Tomber set fois, se relever huit aux éditions Albin Michel (17€ à la FNAC). Ce que je redoute est-il vrai ? On croit mettre un masque sur notre visage mais nos collègues ont compris qu'on allait bien. Ils remarquent qu'on ne souris, ne rien plus. Ça parle dans ton dos de ton état avec compassion et tristesse peut-être. Mine de rien si je ne veux pas être cataloguée il faut vite que je me soigne et fissa. :ouch:  
Quelqu'un a lu ce livre ? il apporte son témoignage sur ce mal qu'il qualifie, et moi de même, d'insidieux.
 
Là en ce moment j'ai besoin du soutien de ma famille. :( Malheureusement c'est impossible. :'( Quand j'y pense. :cry:


Message édité par Kilyn le 11-04-2007 à 09:24:37

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11151669
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 11-04-2007 à 10:47:25  profilanswer
 

J'avais entendu parler de ce livre, il est intéressant ? Comment s'en est-il sorti ?
 
Je ne sais pas si des gens éloignés comme les collègues (enfin tout dépend du rapport que tu entretiens avec eux) peuvent s'apercevoir à quel point on va mal. Ils peuvent peut-etre se douter qu'on a pas trop la forme, mais pas au point d'être en dépression.
 
Pour le soutien de ta famille, as-tu essayé de parler avec ton frère ? N'aie pas peur de l'embeter avec tes problèmes, il peut peut-ête te comprendre et te soutenir.

n°11151961
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 11:16:52  profilanswer
 

floootheone a écrit :

J'avais entendu parler de ce livre, il est intéressant ? Comment s'en est-il sorti ?
 
Je ne sais pas si des gens éloignés comme les collègues (enfin tout dépend du rapport que tu entretiens avec eux) peuvent s'apercevoir à quel point on va mal. Ils peuvent peut-etre se douter qu'on a pas trop la forme, mais pas au point d'être en dépression.
 
Pour le soutien de ta famille, as-tu essayé de parler avec ton frère ? N'aie pas peur de l'embeter avec tes problèmes, il peut peut-ête te comprendre et te soutenir.


Je commence à peine à le lire. Donc patience. :) Je ne vis pas tout ce qu'il a ressenti. C'est peut-être parce que je me force à agir devant ma mère. :/
Mon frère m'écoute comme ça mais sans plus. Je ne peux compter que sur moi-même.


---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11153395
Purezza
Posté le 11-04-2007 à 13:49:33  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
J’ai commencé à lire les différents messages sur ce sujet et je dois bien l’avouer je me retrouve dans beaucoup.
 
Il y a maintenant un an que je me trouve dans un état dépressif. A quel niveau est mon état ? Ca je ne sais pas…
 
Je sais seulement ce qui m’a emmené ici, dans cet état… Depuis tout petit (J’ai 20ans), je n’ai jamais eu l’impression d’être heureux à mes souhaits. L’impression de n’avoir rien vécu. Il y a un an tout cela a pris fin, je connaissais la définition du bonheur… Depuis 6 mois, je voulais me retrouver avec quelqu’un, je voulais être avec elle et ce jour a eu lieu… Cela a duré un mois… Un mois durant lequel j’étais enfin heureux. Malheureusement, cela a pris fin, je ne voulais pas lui paraitre trop attaché a elle, je ne l’a mettais pas à l’aise… Au bout d’un mois elle est partie avec quelqu’un d’autre…
Depuis ce temps, ma vie a coulé… Beaucoup, presque tous arrive à ce sortir de cette situation, mais moi je n’y arrive pas… J’ai du arrêter mes études, je n’avais plus la force d’y aller… Mes nuits sont devenu cauchemars, je mets environ 2-3heures à m’endormir le soir, et le matin je ne vous parle pas de l’envie que j’ai de rester au fond de mon lit… Je ressens des difficultés de concentration, de mémoires… Bref je n’ai plus la force de rien faire… Je passe mes journées chez moi à ne rien faire, à attendre celle que j’aime se connecter sur msn… J'ai des crampes au coeur, mal au ventre...
 
Je pense souvent au suicide, je ne vois aucune issus, je broie du noir a longueur de journée. Ce qui m’empêche de passer à l’acte est ma mère… A chaque fois que j’y pense, je m’imagine la tristesse dans la quelle elle pourrait se trouver…
Personne ne s’imagine dans l’état que je me trouve depuis un an. Celle que j’aime et un de mes meilleurs amis savent que je suis triste mais pas à ce point. Personne ne sait que j’ai arrêté les études, ils croient tous que je continue…
 
Par de nombreuses reprises, j’ai essayé de me prendre en main, je sortais assez souvent (tous les weekends) avec des amis, j’essayais de m’occuper l’esprit le plus possible, je me suis forcé à sortir avec 2 filles dont je n’avais pas de sentiment, croyant oublier mon ex…, j’ai fais, et je continue a faire du sport (Parfois 10heures par semaine) mais rien n’y fais… A chaque fois que je suis seul je broie du noir…
 
Aujourd’hui j’ai de moins en moins la force de sortir avec des amis… Par exemple ce weekend je suis descendu en bas de la France avec un ami pour camper… Cela a été un vrai cauchemar, l’entendre pendant de longs moment au téléphone dire « je t’aime » « mon amour » « tu me manques » à sa copine me renverse. Pendant ce temps là je me sens seul, l’envie de moi aussi téléphoné, dire ce que je pense mais je ne peux pas.
Bref voilà a peu près où j’en suis aujourd’hui, j’aimerais m’en sortir, je suis a la recherche de petit boulot d’été pour pouvoir m’occuper l’esprit cet été. J’aimerais reprendre les études l’année prochaine, mais à chaque fois la force me manque et comme personne ne sait que j’ai arrêté, je n’arrive pas….
 
J’aimerais savoir si ceux qui sont allé voir un ou une psychologue cela les as aidé…  
Voilà j’ai raconté ma vie, désolé, mais j’en ai ressenti le besoin…

Message cité 1 fois
Message édité par Purezza le 11-04-2007 à 14:00:59
n°11155483
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 11-04-2007 à 16:29:31  profilanswer
 

Raconte ta vie, pas de soucis, on est là pour ca !
Depuis quand ta copine t'a-t-elle quitté ? Quand as-tu arreté tes études ?
Avant d'être avec elle, tes études t'intéressaient ou pas ? Etudes de quoi ?
 
Aller voir un ou une psy, cela peut aider dans pas mal de cas, mais il faut être motivé, être prêt à faire des efforts pour s'en sortir, parce que ce n'est pas le psy tout seul qui va t'aider à te relever.
 
Personne, dans ton entourage, ne sait que tu es dans cet état ? Il n'y a personne avec qui tu pourrais en parler, un ami proche ou un membre de ta famille ?
Tu peux toujours continuer à en parler ici, on te répondra, mais peut-etre que quelqu'un qui te connait mieux serait plus à même de t'aider.
La question à se poser c'est : as-tu envie de t'en sortir ?

n°11155997
Purezza
Posté le 11-04-2007 à 17:08:34  profilanswer
 

Nous ne sommes plus ensemble depuis 12mois. Durant 12 mois on c'est engeuler, je ne lui est pas parler pendant 2 mois, puis on c'est de nouveau parler, puis engueuler et nouvelle coupure de deux mois... Aujourd'hui ça va mieux avec elle, je suis toujours autant accroché à elle et j'ai l'impression d'être devenu son meilleur ami ce qui est horrible. On se voit environ une fois par semaine, elle vient demain à la maison d'ailleur, on a des nouvelles l'un de l'autre tous les jours via msn, on peut parler environ 1h chaque soir... et elle me voit alors que son copain lui interdit strictement de me voir... Bref ça c'est pour l'histoire entre elle et moi...
 
Pour mes études, l'année dernière j'avais commencer une année de droit, puis au bout de 6 mois j'ai arreter. Les motifs était simple je voulais arreter pour me sentir mieux, être à l'aise, être bien dans ma peau et être avec celle que j'aimais. J'avais énormément de mal à être assidu, à me consacrer car je pensais toujours a autre chose...
 
En début d'année j'ai voulu recommencer les études. Je me suis inscrit en Fac de géo un domaine qui m'intéressait énormément. Mais voilà je n'ai pas réussi a tenir un mois... pour les même raison que l'année précédente... Mon esprit est hanté par ce mal être et par elle...
 
En ce qui concerne mon entourage, personne ne le sait. Je me suis enfoui dans ce malheur et tout sortir aujourd'hui je n'y arrive pas. Je pourrais en parler surement à une personne que je ne connait pas... Peut être une peur d'être juger...
 
En ce qui concerne l'envie de m'en sortir, oui j'en ai envie... Mais je dois dire que mon humeur passe souvent du coq à l'âne...

Message cité 1 fois
Message édité par Purezza le 11-04-2007 à 17:13:06
n°11157443
Serge Kara​mazov
Tilt d'or 1993
Posté le 11-04-2007 à 19:46:42  profilanswer
 

Je suis ce topic depuis quelques temps, et j'y laisse un message aujourd'hui.
 
Pas parce que je suis suicidaire, mais plutôt parce que je trouve dommage que des posts comme ceux de Ryan (par exemple) n'interpellent pas davantage ceux qui ne vont pas bien.
 
Combien de jours, de mois, d'années devront passer (peut-être toute votre vie ?) pour que vous réalisiez que vous n'êtes pas votre travail, que vous n'êtes pas votre famille, ni ce que les gens pensent de vous. Vous n'êtes pas non plus le bonheur que vous éprouvez en embrassant la femme ou l'homme que vous aimez, ni la tristesse que vous ressentez quand vous perdez un être cher. D'ailleurs la recherche de ce bonheur n'est qu'une illusion parmi d'autres. Tout comme imaginer que gagner à l'Euromillions, acheter la voiture de vos rêves ou devenir astronaute ou star de cinéma rendront votre vie heureuse.
 
Car ce qui manque véritablement, je pense, c'est la paix intérieure et surtout pas ce bonheur qu'on nous vend ou que l'on se vend à soi-même (et qui ne durera jamais, car il est superficiel). Cette paix donc, qui n'a besoin de rien, si ce n'est que l'on abandonne son ego et les pensées qui ne sont que des illusions que l'on se fait du monde et de soi-même. Bref, LACHEZ PRISE bon sang ! Arrêtez de vous accrocher aux choses, les bonnes comme les mauvaises. Arrêtez de vouloir donner un sens à votre vie, un objectif à atteindre, des exigences à tenir, un rôle à jouer.  
 
Tous les milliards d'habitants qui composent cette planète aujourd'hui seront devenus de la poussière d'ici 150 ans. TOUS. Telle est la destinée des êtres vivants que nous sommes. Alors arrêtons de nous bercer avec nos illusions, de nous jouer des mélodrames (positifs ou négatifs) pour donner un sens à notre vie, pour croire que l'on a une place à trouver dans nos sociétés. La seule place que nous aurons jamais, et cela pour l'éternité, c'est d'"être" dans l'univers. Et de faire vibrer notre vie avec le monde qui nous entoure. En comprennant que les sentiments de de jouissance, comme ceux de dépression, de peur, de haine, d'égoïsme ou de rancoeur ne sont que le mélodrame qu'on se joue perpétuellement, car nous avons oublié ce que nous sommes fondamentalement.
 
Voilà, je souhaitais juste faire passer ce message. Sachez qu'il n'est aucunement suffisant de ma part, et que j'éprouve de la compassion pour ceux qui souffrent sur cette terre. J'imagine aussi qu'après ces quelques mots, les personnes dépressives que certains se "pensent" être vont sûrement se dire que ce sont de belles conneries d'illuminées. Et sûrement qu'il se replongeront aussitôt dans leurs problèmes et leurs pensées qui sont autrement plus "sérieuses", puisque que ce sont ces mêmes personnes qui se les ont fabriqués. Autrement il faudrait renoncer à son identité de dépressifs ou de malheureux et lacher prise tout de suite, et ne plus jamais "penser" que l'on est malheureux. Ne plus jamais laisser sa vie être dictée par la "pensée", justement. Quelle galère ! Qu'est-ce que je pourrais faire de mes dimanches soirs sordides si je ne peux plus venir écrire le mélodrame de ma vie sur HFR, hum ? ;)
 
Enfin je souhaite surtout que ce topic ne devienne pas un lieu où ces personnes dépressives viennent entretenir cette identité illusoire... de "dépressif". Et cela peut-être jusqu'à leur mort, dans 1 semaine ou dans 80 ans. Car ils sont tellement autre chose que cela. En fait ils "sont", et c'est tout ce qu'ils auront jamais besoin d'être.

Message cité 4 fois
Message édité par Serge Karamazov le 11-04-2007 à 21:06:20

---------------
videogame music & chiptune • le topic •
n°11157549
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 11-04-2007 à 20:00:21  profilanswer
 

Peut-être que tu as raison, que nous construisons nous-mêmes nos problèmes pour se forger une identité, pour avoir l'impression d'"exister" à travers nos problèmes de dépression.
 
Lacher prise, se dire que nos problèmes ne sont que des illusions, que les larmes qui coulent le matin quand je me réveille et le soir quand je me couche ne sont que des illusions, ok je veux bien, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
 
Si tout est illusion, la recherche du bonheur, la tristesse, la haine, si tu dis qu'il faut arreter de chercher un sens à notre vie, alors dans ce cas autant mourir tout de suite. Si on n'a plus d'objectifs, si nos sentiments sont des illusions, il nous reste quoi ? Nous ne sommes pas notre famille, nous ne sommes pas notre travail, je veux bien même si ca fait un peu penser à Fight Club, mais que sommes-nous alors ? A part des gens qui n'existeront plus dans 150 ans.
 
Ce message n'est pas un appel à la polémique ou quoi que ce soit du style, c'est juste que j'aimerais comprendre ton point de vue.

n°11157865
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 20:40:07  profilanswer
 

Serge Karamazov a écrit :

... Combien de jours, de mois, d'années devront passer (peut-être toute votre vie ?) pour que vous réalisiez que vous n'êtes pas votre travail, que vous n'êtes pas votre famille, ni ce que les gens pensent de vous. Vous n'êtes pas non plus le bonheur que vous éprouvez en embrassant la femme ou l'homme que vous aimez, ni la tristesse que vous ressentez quand vous perdez un être cher. D'ailleurs la recherche de ce bonheur n'est qu'une illusion parmi d'autres. Tout comme imaginer que gagner à l'Euromillions, acheter la voiture de vos rêves ou devenir astronaute ou star de cinéma rendront votre vie heureuse.  
 
Car ce qui manque véritablement, je pense, c'est la paix intérieure et surtout pas ce bonheur qu'on nous vend ou que l'on se vend à soi-même (et qui ne durera jamais, car il est superficiel). Cette paix donc, qui n'a besoin de rien, si ce n'est que l'on abandonne son ego et les pensées qui ne sont que des illusoires que l'on se fait du monde et de soi-même. Bref, LACHEZ PRISE bon sang ! Arrêtez de vous accrocher aux choses, les bonnes comme les mauvaises. Arrêtez de vouloir donner un sens à votre vie, un objectif à atteindre, des exigences à tenir, un rôle à jouer.  ...

:)  :jap:  
 

floootheone a écrit :

Peut-être que tu as raison, que nous construisons nous-mêmes nos problèmes pour se forger une identité, pour avoir l'impression d'"exister" à travers nos problèmes de dépression.
 
Lacher prise, se dire que nos problèmes ne sont que des illusions, que les larmes qui coulent le matin quand je me réveille et le soir quand je me couche ne sont que des illusions, ok je veux bien, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
 
Si tout est illusion, la recherche du bonheur, la tristesse, la haine, si tu dis qu'il faut arreter de chercher un sens à notre vie, alors dans ce cas autant mourir tout de suite. Si on n'a plus d'objectifs, si nos sentiments sont des illusions, il nous reste quoi ? Nous ne sommes pas notre famille, nous ne sommes pas notre travail, je veux bien même si ca fait un peu penser à Fight Club, mais que sommes-nous alors ? A part des gens qui n'existeront plus dans 150 ans.
 
Ce message n'est pas un appel à la polémique ou quoi que ce soit du style, c'est juste que j'aimerais comprendre ton point de vue.

moi, je le comprends, mais j'ai encore bien du mal à l'appliquer.
 
Le message dit (entre autres) qu'on est surement beaucoup trop exigeant envers nous-même, envers notre devenir, envers tout, en fait ... trop d'attentes, trop d'espoirs, trop d'illusions ... ces foutues pensées nous mettent une pression inutile et stérile, à trop penser, on finit par ne plus pouvoir agir, par ne plus pouvoir rien faire réellement >>  

Purezza a écrit :

Pour mes études, l'année dernière j'avais commencer une année de droit, puis au bout de 6 mois j'ai arreter.[...] J'avais énormément de mal à être assidu, à me consacrer car je pensais toujours a autre chose...
 
En début d'année j'ai voulu recommencer les études. Je me suis inscrit en Fac de géo un domaine qui m'intéressait énormément. Mais voilà je n'ai pas réussi a tenir un mois... pour les même raison que l'année précédente... Mon esprit est hanté par ce mal être
et par elle...
 
En ce qui concerne mon entourage, personne ne le sait. Je me suis enfoui dans ce malheur et tout sortir aujourd'hui je n'y arrive pas. Je pourrais en parler surement à une personne que je ne connait pas... Peut être une peur d'être juger...


et franchement, je suis pleinement convaincue du bien fondé de ce message (comme de ceux de Ryan) qui nous propose de LACHER PRISE (pas de mourir hein, mais bien de vivre), de se libérer de cette prison mentale (dire merde à la souffrance, si elle a tant de corps et de vigueur, c'est parce qu'on y croit ...) qui fait de nous des morts avant l'heure, des morts vivants ...
 
Qu'est-ce qu'on risque ? surement pas d'aller + mal !
 
et pour la fin du message de Purezza:
"En ce qui concerne mon entourage, personne ne le sait. Je me suis enfoui dans ce malheur et tout sortir aujourd'hui je n'y arrive pas. * Je pourrais en parler surement à une personne que je ne connait pas... Peut être une peur d'être juger..."
ça me fait revenir sur notre mode de vie, notre société. Je pense qu'elle joue un rôle dans le fait qu'on se renferme de + en + sur nous-même. Aujourd'hui, on a vite fait de se sentir isolé, de vivre dans une bulle, tout est cloitré, compartimenté, chacun dans sa maison, dans sa voiture, dans son poste, dans son monde ...
Avant, y a très très longtemps, les forums était réel, les gens se cotoyaient pour de vrai, de façon simple ...
Aujourd'hui, nous sommes si nombreux dans ces grandes villes à se sentir seul:
 
"Les villes de solitude"
Michel Sardou
 
Dans les villes de grande solitude,
Moi, le passant bien protégé
Par deux mille ans de servitude
Et quelques clous sur la chaussée,
 
Dans les villes de grande solitude,
De nouvel an en nouveaux nés,
Quand j'ai bu plus que d'habitude,
Me vient la faim d'un carnassier,
 
L'envie d'éclater une banque,
De me crucifier le caissier,
D'emporter tout for qui me manque
Et de disparaître en fumée
 
Mais dans les villes de grande solitude,
Tous les héros se sont pollués
Aux cheminées du crépuscule
Et leurs torrents se sont calmés.
 
Alors je fonce comme une bête
Sur le premier sens interdit.
Aucun feu rouge ne m'arrête.
Je me sens bien dans ma folie.
 
J'ai envie de violer des femmes,
De les forcer à m'admirer,
Envie de boire toutes leurs larmes
Et de disparaître en fumée
 
Mais dans les villes de grande solitude,
Quand l'alcool s'est évaporé,
Je replonge dans la multitude
Qui défile au pas cadencé.
 
J'ai peur d'avoir brisé des vitres,
D'avoir réveillé les voisins
Mais je suis rassuré très vite :
C'est vrai que je ne casse rien.

 
*Aujourd'hui, on a besoin d'intermédiaire pour arriver à communiquer entre nous: internet, telephone, CONFESSIONS INTIMES ! :D tellement on a peur du regard de l'autre son proche :sweat:, et on ose plus être vrai, être simple, être nous-même.  
Aujourd'hui, dans cette société, tout doit être amélioré, rien n'est jamais assez parfait (pression), ne serait-ce que sur le plan physique, "esthétique" (ce truc futil qui prend tant de place, est devenu si important à ses yeux, aux yeux des autres, tjrs cette peur d'être jugé).
 
Ce tsunami de depression est peut-être une réponse à cette société qui ressemble de moins en moins à ce que nous sommes réellement, au fond ?


Message édité par PeSSouZiX le 11-04-2007 à 21:32:28
mood
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Posté le 11-04-2007 à 20:40:07  profilanswer
 

n°11158401
Frozen-War​nings
Posté le 11-04-2007 à 21:19:59  profilanswer
 

Serge Karamazov a écrit :

Je suis ce topic depuis quelques temps, et j'y laisse un message aujourd'hui.
 
Pas parce que je suis suicidaire, mais plutôt parce que je trouve dommage que des posts comme ceux de Ryan (par exemple) n'interpellent pas davantage ceux qui ne vont pas bien.
 
Combien de jours, de mois, d'années devront passer (peut-être toute votre vie ?) pour que vous réalisiez que vous n'êtes pas votre travail, que vous n'êtes pas votre famille, ni ce que les gens pensent de vous. Vous n'êtes pas non plus le bonheur que vous éprouvez en embrassant la femme ou l'homme que vous aimez, ni la tristesse que vous ressentez quand vous perdez un être cher. D'ailleurs la recherche de ce bonheur n'est qu'une illusion parmi d'autres. Tout comme imaginer que gagner à l'Euromillions, acheter la voiture de vos rêves ou devenir astronaute ou star de cinéma rendront votre vie heureuse.
 
Car ce qui manque véritablement, je pense, c'est la paix intérieure et surtout pas ce bonheur qu'on nous vend ou que l'on se vend à soi-même (et qui ne durera jamais, car il est superficiel). Cette paix donc, qui n'a besoin de rien, si ce n'est que l'on abandonne son ego et les pensées qui ne sont que des illusions que l'on se fait du monde et de soi-même. Bref, LACHEZ PRISE bon sang ! Arrêtez de vous accrocher aux choses, les bonnes comme les mauvaises. Arrêtez de vouloir donner un sens à votre vie, un objectif à atteindre, des exigences à tenir, un rôle à jouer.  
 
Tous les milliards d'habitants qui composent cette planète aujourd'hui seront devenus de la poussière d'ici 150 ans. TOUS. Telle est la destinée des êtres vivants que nous sommes. Alors arrêtons de nous bercer avec nos illusions, de nous jouer des mélodrames (positifs ou négatifs) pour donner un sens à notre vie, pour croire que l'on a une place à trouver dans nos sociétés. La seule place que nous aurons jamais, et cela pour l'éternité, c'est d'"être" dans l'univers. Et de faire vibrer notre vie avec le monde qui nous entoure. En comprennant que les sentiments de de jouissance, comme ceux de dépression, de peur, de haine, d'égoïsme ou de rancoeur ne sont que le mélodrame qu'on se joue perpétuellement, car nous avons oublié ce que nous sommes fondamentalement.
 
Voilà, je souhaitais juste faire passer ce message. Sachez qu'il n'est aucunement suffisant de ma part, et que j'éprouve de la compassion pour ceux qui souffrent sur cette terre. J'imagine aussi qu'après ces quelques mots, les personnes dépressives que certains se "pensent" être vont sûrement se dire que ce sont de belles conneries d'illuminées. Et sûrement qu'il se replongeront aussitôt dans leurs problèmes et leurs pensées qui sont autrement plus "sérieuses", puisque que ce sont ces mêmes personnes qui se les ont fabriqués. Autrement il faudrait renoncer à son identité de dépressifs ou de malheureux et lacher prise tout de suite, et ne plus jamais "penser" que l'on est malheureux. Ne plus jamais laisser sa vie être dictée par la "pensée", justement. Quelle galère ! Qu'est-ce que je pourrais faire de mes dimanches soirs sordides si je ne peux plus venir écrire le mélodrame de ma vie sur HFR, hum ? ;)
 
Enfin je souhaite surtout que ce topic ne devienne pas un lieu où ces personnes dépressives viennent entretenir cette identité illusoire... de "dépressif". Et cela peut-être jusqu'à leur mort, dans 1 semaine ou dans 80 ans. Car ils sont tellement autre chose que cela. En fait ils "sont", et c'est tout ce qu'ils auront jamais besoin d'être.


 
Je veux bien qu'il y aie une partie de ça mais bon il y a aussi des petits ou grands traumatismes dans la vie qu'on évacue pas comme ça.

Message cité 2 fois
Message édité par Frozen-Warnings le 11-04-2007 à 21:23:02
n°11158554
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 21:32:52  profilanswer
 

Serge Karamazov a écrit :

Je suis ce topic depuis quelques temps, et j'y laisse un message aujourd'hui.
 
Pas parce que je suis suicidaire, mais plutôt parce que je trouve dommage que des posts comme ceux de Ryan (par exemple) n'interpellent pas davantage ceux qui ne vont pas bien.
 
Combien de jours, de mois, d'années devront passer (peut-être toute votre vie ?) pour que vous réalisiez que vous n'êtes pas votre travail, que vous n'êtes pas votre famille, ni ce que les gens pensent de vous. Vous n'êtes pas non plus le bonheur que vous éprouvez en embrassant la femme ou l'homme que vous aimez, ni la tristesse que vous ressentez quand vous perdez un être cher. D'ailleurs la recherche de ce bonheur n'est qu'une illusion parmi d'autres. Tout comme imaginer que gagner à l'Euromillions, acheter la voiture de vos rêves ou devenir astronaute ou star de cinéma rendront votre vie heureuse.
 
Car ce qui manque véritablement, je pense, c'est la paix intérieure et surtout pas ce bonheur qu'on nous vend ou que l'on se vend à soi-même (et qui ne durera jamais, car il est superficiel). Cette paix donc, qui n'a besoin de rien, si ce n'est que l'on abandonne son ego et les pensées qui ne sont que des illusions que l'on se fait du monde et de soi-même. Bref, LACHEZ PRISE bon sang ! Arrêtez de vous accrocher aux choses, les bonnes comme les mauvaises. Arrêtez de vouloir donner un sens à votre vie, un objectif à atteindre, des exigences à tenir, un rôle à jouer.  
 
Tous les milliards d'habitants qui composent cette planète aujourd'hui seront devenus de la poussière d'ici 150 ans. TOUS. Telle est la destinée des êtres vivants que nous sommes. Alors arrêtons de nous bercer avec nos illusions, de nous jouer des mélodrames (positifs ou négatifs) pour donner un sens à notre vie, pour croire que l'on a une place à trouver dans nos sociétés. La seule place que nous aurons jamais, et cela pour l'éternité, c'est d'"être" dans l'univers. Et de faire vibrer notre vie avec le monde qui nous entoure. En comprennant que les sentiments de de jouissance, comme ceux de dépression, de peur, de haine, d'égoïsme ou de rancoeur ne sont que le mélodrame qu'on se joue perpétuellement, car nous avons oublié ce que nous sommes fondamentalement.
 
Voilà, je souhaitais juste faire passer ce message. Sachez qu'il n'est aucunement suffisant de ma part, et que j'éprouve de la compassion pour ceux qui souffrent sur cette terre. J'imagine aussi qu'après ces quelques mots, les personnes dépressives que certains se "pensent" être vont sûrement se dire que ce sont de belles conneries d'illuminées. Et sûrement qu'il se replongeront aussitôt dans leurs problèmes et leurs pensées qui sont autrement plus "sérieuses", puisque que ce sont ces mêmes personnes qui se les ont fabriqués. Autrement il faudrait renoncer à son identité de dépressifs ou de malheureux et lacher prise tout de suite, et ne plus jamais "penser" que l'on est malheureux. Ne plus jamais laisser sa vie être dictée par la "pensée", justement. Quelle galère ! Qu'est-ce que je pourrais faire de mes dimanches soirs sordides si je ne peux plus venir écrire le mélodrame de ma vie sur HFR, hum ? ;)
 
Enfin je souhaite surtout que ce topic ne devienne pas un lieu où ces personnes dépressives viennent entretenir cette identité illusoire... de "dépressif". Et cela peut-être jusqu'à leur mort, dans 1 semaine ou dans 80 ans. Car ils sont tellement autre chose que cela. En fait ils "sont", et c'est tout ce qu'ils auront jamais besoin d'être.


Oui tu as peut-être raison (vision négative des choses donc pour l'instant je ne te crois pas) mais ça fallait qu'on le fasse avant de tomber. Maintenant on est dans un cercle vicieux à ruminer nos problèmes.
 
A part ça, j'ai pris un rendez-vous chez une psychiatre fin de semaine prochaine. Me connaissant, il faut que vous m'empêchiez d'annuler ce rendez-vous. Je compte sur vous pour me motiver. :)  Je vais prendre le risque que ma famille l'apprenne (via le décompte des feuilles maladie). :wahoo:

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Message édité par Kilyn le 11-04-2007 à 21:33:15

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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11158616
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 21:38:34  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

Je veux bien qu'il y aie une partie de ça mais bon il y a aussi des petits ou grands traumatismes dans la vie qu'on évacue pas comme ça.

tu ne peux pas évacuer un traumatisme, ni l'oublier, ni l'effacer, tu ne peux que l'intégrer.
Il fait partie de toi, de ta vie, de ton âme, de ton histoire, tu t'es construit avec.
 
La question, c'est comment vivre bien malgrés un traumatisme, comment faire pour ne pas qu'il continue indéfiniment à ruiner l'existence ? Comment l'intégrer pour pouvoir en tirer une force, un bénéfice, et non une faiblesse, une douleur ?  

n°11158660
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 21:42:33  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Oui tu as peut-être raison (vision négative des choses donc pour l'instant je ne te crois pas) mais ça fallait qu'on le fasse avant de tomber. Maintenant on est dans un cercle vicieux à ruminer nos problèmes.
 
A part ça, j'ai pris un rendez-vous chez une psychiatre fin de semaine prochaine. Me connaissant, il faut que vous m'empêchiez d'annuler ce rendez-vous. Je compte sur vous pour me motiver. :)  Je vais prendre le risque que ma famille l'apprenne (via le décompte des feuilles maladie). :wahoo:

ALLEZ KYLiN ! ALLEZ KiLYN ! [:pouvrem]

n°11158712
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 21:46:55  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

ALLEZ KYLiN ! ALLEZ KiLYN ! [:pouvrem]


:lol: merci. Faudra me dire ça dans une semaine et deux jours aussi. :)


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11158728
Frozen-War​nings
Posté le 11-04-2007 à 21:48:32  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

tu ne peux pas évacuer un traumatisme, ni l'oublier, ni l'effacer, tu ne peux que l'intégrer.
Il fait partie de toi, de ta vie, de ton âme, de ton histoire, tu t'es construit avec.
 
La question, c'est comment vivre bien malgrés un traumatisme, comment faire pour ne pas qu'il continue indéfiniment à ruiner l'existence ? Comment l'intégrer pour pouvoir en tirer une force, un bénéfice, et non une faiblesse, une douleur ?


 
oui c'est pas simple quoi, j'aimerais aussi me ficher de l'avis des autres, de ce qu'ils pensent mais c'est difficile.

n°11158745
Serge Kara​mazov
Tilt d'or 1993
Posté le 11-04-2007 à 21:50:07  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Peut-être que tu as raison, que nous construisons nous-mêmes nos problèmes pour se forger une identité, pour avoir l'impression d'"exister" à travers nos problèmes de dépression.
 
Lacher prise, se dire que nos problèmes ne sont que des illusions, que les larmes qui coulent le matin quand je me réveille et le soir quand je me couche ne sont que des illusions, ok je veux bien, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
 
Si tout est illusion, la recherche du bonheur, la tristesse, la haine, si tu dis qu'il faut arreter de chercher un sens à notre vie, alors dans ce cas autant mourir tout de suite. Si on n'a plus d'objectifs, si nos sentiments sont des illusions, il nous reste quoi ? Nous ne sommes pas notre famille, nous ne sommes pas notre travail, je veux bien même si ca fait un peu penser à Fight Club, mais que sommes-nous alors ? A part des gens qui n'existeront plus dans 150 ans.
 
Ce message n'est pas un appel à la polémique ou quoi que ce soit du style, c'est juste que j'aimerais comprendre ton point de vue.


Encore une fois je ne cherche pas à dire que j'ai raison. Ni ne minimise la souffrance que peuvent endurer certaines personnes sur ce topic.
 
Sinon pour te répondre, je poserais une autre question : pourquoi la vie devrait obligatoirement avoir un sens ? Il me semble que la vie existe tout autour de nous sans avoir besoin de sens. Et que cette vie est resplendissante, que ce soit dans une fleur, dans un couché de soleil ou dans une coccinelle qui se pose sur notre bras. Toutes ces choses vivent harmonieusement dans l'univers, "sont" dans l'univers. Alors les scientifiques, par exemple, tentent de leur donner un sens. Il la découpe, l'analyse, la scanne, etc. et nous donnent "rationnellement" le pourquoi de l'existence de ces choses (et encore, pas toujours).
 
Ainsi, l'Homme a donné un certain sens aux choses. Avec des Dieux (je ne blâme pas ceux qui ont de croyances), avec des normes sociétales (ce qui est beau, ce qui est à la mode, ce qui est signe de réussite), avec des connaissances scientifiques, des lois (ce qui est juste, ce qui est injuste), etc. Et nous nous retrouvons cernés par un univers illusoire (à mon sens), et surtout nous nous jugeons et nous construisons à partir de lui. Le problème étant que, même si nous nous opposons à cet univers, à ce système de réprésentations et de perceptions, nous en restons tout autant prisonnier. Choisir de s'habiller comme un plouc pour ne pas rentrer dans la case "à la mode" revient exactement au même. Et bien-sûr choisir le "suicide" en guise de "je fuck ce monde de merde, ce système de merde et ma vie de merde qui existe au milieu de tout ça" ne fait que lui donner une légitimité et une caution ultime.  
 
Et évidemment dramatique pour la vie, alors qu'il n'y a pourtant qu'elle de "vraie". Le reste n'est que le vacarme incessant de notre mental, et de ce qu'il tente de nous faire croire.

Message cité 1 fois
Message édité par Serge Karamazov le 11-04-2007 à 21:52:34

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videogame music & chiptune • le topic •
n°11158819
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 21:57:34  profilanswer
 

Serge Karamazov a écrit :

Encore une fois je cherche pas à dire que j'ai raison. Ni ne minimise la souffrance que peuvent endurer certaines personnes sur ce topic.
 
Sinon pour te répondre, je poserais une autre question : pourquoi la vie devrait obligatoirement avoir un sens ? Il me semble que la vie existe tout autour de nous sans avoir besoin de sens. Et que cette vie est resplendissante, que ce soit dans une fleur, dans un couché de soleil ou dans une coccinnelle qui se pose sur notre bras. Toutes ces choses vivent dans l'univers, "sont" dans l'univers. Alors les scientifiques, par exemple, tentent de leur donner un sens. Il la découpe, l'analyse, la scanne, etc. et nous donnent "rationnellement" le pourquoi de l'existence de ces choses (et encore, pas toujours).
 
Ainsi, l'Homme a donné un certain sens aux choses. Avec des Dieux (je ne blâme pas ceux qui ont de croyances), avec des normes sociétales (ce qui est beau, ce qui est à la mode, ce qui est signe de réussite), avec des connaissances scientifiques, des lois (ce qui est juste, ce qui est injuste), etc. Et nous nous retrouvons cernés par un univers illusoire (à mon sens), et surtout nous nous jugeons et nous construisons à partir de lui. Le problème étant que, même si nous nous opposons à cet univers, à ce système de réprésentations et de perceptions, nous en restons tout autant prisonnier. Choisir de s'habiller comme un plouc pour ne pas rentrer dans la case "à la mode" revient exactement au même. Et bien-sûr choisir le "suicide" en guise de "je fuck ce monde de merde, ce système de merde et ma vie de merde qui existe au milieu de tout ça" ne fait que lui donner une légitimité et une caution ultime.  
 
Et évidemment dramatique pour la vie, alors qu'il n'y a pourtant qu'elle de "vraie". Le reste n'est que le vacarme incessant de notre mental, et de ce qu'il tente de nous faire croire.


Pourquoi sommes-nous sur terre puisqu'il ne faut pas chercher de sens à la vie ?
Pour le suicide tu te trompes. C'est parce que la souffrance est trop insupportable. Dans le livre que je lis Philippe Labro ressentait une douleur ver son coeur. Il croyait que c'était un infarctus avant de prendre conscience de son mal-être. Moi j'ai parfois l'impression qu'il y a des trucs sur mon coeur (l'organe en lui-même) et que ça fait mal. Je me dis, et il me semble l'avoir dit ici, qu'il faut enlever ces trucs avec ma main et voilà je suis guérie. Ça fait deux fois que j'ai ressenti ça (hier ou avant-hier la deuxième fois). Imagine si ça avait été pire. La souffrance était-elle pour le patron de RTL qu'il a pensé au suicide. Il a failli passer à l'acte avec un couteau de cuisine mais il a pensé à sa femme et ses enfants. Donc tu vois ce n'est pas vraiment une décision réfélchie, juste un soulagement.


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11158843
Frozen-War​nings
Posté le 11-04-2007 à 21:59:34  profilanswer
 

j'ai du mal à voir comment on peut vivre sans avoir de but aussi, moi personnellement mon problème c'est la solitude, je pense que je pourrais avoir le goût de la vie si je me sentais pas aussi seule et nulle. Si je me sentais un peu aimé je crois que ça irait un peu mieux.

Message cité 1 fois
Message édité par Frozen-Warnings le 11-04-2007 à 22:04:03
n°11158854
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:00:13  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

oui c'est pas simple quoi, j'aimerais aussi me ficher de l'avis des autres, de ce qu'ils pensent mais c'est difficile.

essaie ! qu'est-ce que tu risque, encore une fois ? de te sentir seule, de souffrir ?
Se foutre de l'avis, ou du regard des autres, c'est aussi ça se libérer.
 
Serge Karamazov >> ça fait trop du bien de te lire. [:gex]

n°11158889
Arthemis
Posté le 11-04-2007 à 22:02:45  profilanswer
 

Serge Karamazov a écrit :

Je suis ce topic depuis quelques temps, et j'y laisse un message aujourd'hui.
 
Pas parce que je suis suicidaire, mais plutôt parce que je trouve dommage que des posts comme ceux de Ryan (par exemple) n'interpellent pas davantage ceux qui ne vont pas bien.
 
Combien de jours, de mois, d'années devront passer (peut-être toute votre vie ?) pour que vous réalisiez que vous n'êtes pas votre travail, que vous n'êtes pas votre famille, ni ce que les gens pensent de vous. Vous n'êtes pas non plus le bonheur que vous éprouvez en embrassant la femme ou l'homme que vous aimez, ni la tristesse que vous ressentez quand vous perdez un être cher. D'ailleurs la recherche de ce bonheur n'est qu'une illusion parmi d'autres. Tout comme imaginer que gagner à l'Euromillions, acheter la voiture de vos rêves ou devenir astronaute ou star de cinéma rendront votre vie heureuse.
 
Car ce qui manque véritablement, je pense, c'est la paix intérieure et surtout pas ce bonheur qu'on nous vend ou que l'on se vend à soi-même (et qui ne durera jamais, car il est superficiel). Cette paix donc, qui n'a besoin de rien, si ce n'est que l'on abandonne son ego et les pensées qui ne sont que des illusions que l'on se fait du monde et de soi-même. Bref, LACHEZ PRISE bon sang ! Arrêtez de vous accrocher aux choses, les bonnes comme les mauvaises. Arrêtez de vouloir donner un sens à votre vie, un objectif à atteindre, des exigences à tenir, un rôle à jouer.  
 
Tous les milliards d'habitants qui composent cette planète aujourd'hui seront devenus de la poussière d'ici 150 ans. TOUS. Telle est la destinée des êtres vivants que nous sommes. Alors arrêtons de nous bercer avec nos illusions, de nous jouer des mélodrames (positifs ou négatifs) pour donner un sens à notre vie, pour croire que l'on a une place à trouver dans nos sociétés. La seule place que nous aurons jamais, et cela pour l'éternité, c'est d'"être" dans l'univers. Et de faire vibrer notre vie avec le monde qui nous entoure. En comprennant que les sentiments de de jouissance, comme ceux de dépression, de peur, de haine, d'égoïsme ou de rancoeur ne sont que le mélodrame qu'on se joue perpétuellement, car nous avons oublié ce que nous sommes fondamentalement.
 
Voilà, je souhaitais juste faire passer ce message. Sachez qu'il n'est aucunement suffisant de ma part, et que j'éprouve de la compassion pour ceux qui souffrent sur cette terre. J'imagine aussi qu'après ces quelques mots, les personnes dépressives que certains se "pensent" être vont sûrement se dire que ce sont de belles conneries d'illuminées. Et sûrement qu'il se replongeront aussitôt dans leurs problèmes et leurs pensées qui sont autrement plus "sérieuses", puisque que ce sont ces mêmes personnes qui se les ont fabriqués. Autrement il faudrait renoncer à son identité de dépressifs ou de malheureux et lacher prise tout de suite, et ne plus jamais "penser" que l'on est malheureux. Ne plus jamais laisser sa vie être dictée par la "pensée", justement. Quelle galère ! Qu'est-ce que je pourrais faire de mes dimanches soirs sordides si je ne peux plus venir écrire le mélodrame de ma vie sur HFR, hum ? ;)
 
Enfin je souhaite surtout que ce topic ne devienne pas un lieu où ces personnes dépressives viennent entretenir cette identité illusoire... de "dépressif". Et cela peut-être jusqu'à leur mort, dans 1 semaine ou dans 80 ans. Car ils sont tellement autre chose que cela. En fait ils "sont", et c'est tout ce qu'ils auront jamais besoin d'être.


Bien sur, et pourquoi à ton avis ?
 
Simplement parcque ce que tu dis est vrai et ca beaucoup le savent.
Mais on s'en sort pas grâce à une simple prise de conscience hein.
Je ne sais pas si tu es dépressif (je ne pense pas), mais sache que ce genre de paroles font de l'effet 5 minutes (chez moi en tout cas) et après on se rend compte que c'est bien plus compliqué que ca et que même si on veut "lacher prise" on est pas forcément capable de le faire. On ne peut pas lacher prise simplement en le voulant.

n°11158922
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:04:12  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

j'ai du mal à voir comment on peut vivre sans avoir de but aussi, moi personnellement mon problème c'est la solitude, je pense que je pourrais avoir le goût de la vie si je me sentais pas aussi seule et nulle.

commencer par se donner le but de vivre ? Faire les choses progressivement, petit à petit, pas voir trop grand, pas être trop exigeant, et laisser venir ... :)

n°11158979
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:07:12  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

essaie ! qu'est-ce que tu risque, encore une fois ? de te sentir seule, de souffrir ?
Se foutre de l'avis, ou du regard des autres, c'est aussi ça se libérer.
 
Serge Karamazov >> ça fait trop du bien de te lire. [:gex]


rooh on est constamment jugé(e). Si on ne colle pas à la norme imposée par la société on est regardé bizarrement. Je suis bien placée pour le savoir vu que moi aussi je joue à ce petit jeu. Après les gens vont jaser. Par exemple ce matin j'avais un peu honte de sortir mon bouquin sur la dépression dans les transports mais j'ai pris mon courage à deux mains. :)


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159003
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:08:53  profilanswer
 

Arthemis a écrit :

Bien sur, et pourquoi à ton avis ?
 
Simplement parcque ce que tu dis est vrai et ca beaucoup le savent.
Mais on s'en sort pas grâce à une simple prise de conscience hein.
Je ne sais pas si tu es dépressif (je ne pense pas), mais sache que ce genre de paroles font de l'effet 5 minutes (chez moi en tout cas) et après on se rend compte que c'est bien plus compliqué que ca et que même si on veut "lacher prise" on est pas forcément capable de le faire. On ne peut pas lacher prise simplement en le voulant.

et pourtant si, une bonne prise de conscience peut tout changer, mais il faut la ressentir profondément, en faire l'expérience personnel.
 
S'il suffisait de lire un message pour que ça marche, ce serait trop beau.  

n°11159006
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:09:14  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

commencer par se donner le but de vivre ? Faire les choses progressivement, petit à petit, pas voir trop grand, pas être trop exigeant, et laisser venir ... :)


Mais c'est quoi le but de mon existence ? Assurer une descendance pour perpétuer l'Homme ? C'est ça notre question ? Parce que dire qu'il n'y a pas de but on peut mettre fin à ses jours dans ces cas-là.


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159020
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:10:15  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

et pourtant si, une bonne prise de conscience peut tout changer, mais il faut la ressentir profondément, en faire l'expérience personnel.
 
S'il suffisait de lire un message pour que ça marche, ce serait trop beau.


Oui un esprit qui ne voit que le côté négatif des choses ne peut pas faire cette prise de conscience.


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159171
Serge Kara​mazov
Tilt d'or 1993
Posté le 11-04-2007 à 22:22:28  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

Je veux bien qu'il y aie une partie de ça mais bon il y a aussi des petits ou grands traumatismes dans la vie qu'on évacue pas comme ça.


Les grandes peines et les grands bonheurs font partie de la vie. Comme la naissance et la mort d'ailleurs. La vie nous propose de vivre ces moments pleinement, et de ne pas les refuser. D'ailleurs même notre corps connaît la vigueur dans ses jeunes années, et la maladie et l'usure à la fin de sa vie.
 
En revanche s'il existe des traumatismes qui sont nés de notre passé, ou encore des peurs, des angoisses, des attentes, des insatisfactions, etc. elles ne peuvent être que le ressenti de notre fameux ego, et pas de l'être qui nous habite profondément. On peut alors imaginer, comme tu le dis, qu'on est capable de l'"évacuer" de notre ego. Mais ainsi on ne fait que jouer avec lui. De la sorte nous ne faisons que davantage cautionner son importance et son existence. Et c'est un jeu perpétuel, car il trouvera toujours quelque chose pour arriver à ses fins. Après tout il est le réalisateur de notre mélodrame, et il est "payé" pour ça. Si le mélodrame disparait de notre vie, l'existence de l'ego n'aurait plus lieu d'être. Et l'ego lutte de toutes ses forces pour survivre, c'est même sa principale fonction.
 
En revanche, foutre notre ego aux chiottes et tirer la chasse a l'avantage de "vraiment" faire disparaître TOUS les problèmes/traumatismes qui peuvent y être enfouis. Et plus important encore, de reconnecter avec ce que l'on "est" véritablement, profondément. Je ne dis pas que c'est facile, car évidemment il est plus confortable de retourner jouer à cache-cache avec notre ego dans cette cour de recré qu'on connaît si bien.


Message édité par Serge Karamazov le 11-04-2007 à 22:27:52

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videogame music & chiptune • le topic •
n°11159188
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:23:49  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

rooh on est constamment jugé(e). Si on ne colle pas à la norme imposée par la société on est regardé bizarrement. Je suis bien placée pour le savoir vu que moi aussi je joue à ce petit jeu. Après les gens vont jaser. Par exemple ce matin j'avais un peu honte de sortir mon bouquin sur la dépression dans les transports mais j'ai pris mon courage à deux mains. :)

ben voilà, une de ces petites choses, une de ces petites peurs, gêne, honte, barrières que tu as été capable de repousser !  
Et une fois que tu commences à cumuler tout un tas de ces petites choses (c'est comme la timidité), ça finit par tout changer, plus tu oses, plus ça devient naturel, c'est comme prendre une nouvelle habitude, un petit pas vers + de liberté, c'est chouette ! :)
 
Et puis, imagine que dans ton transport, y ait un bon pourcentage de déprimés, intrigués par ta lecture, et vas savoir, un charmant inconnu pourrait venir t'accoster pour te parler de ton bouquin ... [:robert de niro]

n°11159283
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:29:40  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

ben voilà, une de ces petites choses, une de ces petites peurs, gêne, honte, barrières que tu as été capable de repousser !  
Et une fois que tu commences à cumuler tout un tas de ces petites choses (c'est comme la timidité), ça finit par tout changer, plus tu oses, plus ça devient naturel, c'est comme prendre une nouvelle habitude, un petit pas vers + de liberté, c'est chouette ! :)
 
Et puis, imagine que dans ton transport, y ait un bon pourcentage de déprimés, intrigués par ta lecture, et vas savoir, un charmant inconnu pourrait venir t'accoster pour te parler de ton bouquin ... [:robert de niro]


:lol: je n'y avais pas pensé.
Sinon oui vous avez raison mais depuis que je suis dans la dépression je n'ai plus les idées claires. Ce qui paraissait une évidence pour moi il y a quelques mois ne l'ait plus aujourd'hui. Par exemple prendre conscience qu'un dépressif ne voit que le côté négatif des choses. Je ne remercierai jamais assez cet infirmier du CMP d'avoir dit ça. Je médite souvent là dessus et je pense que ça m'aide un peu pour vouloir m'en sortir. :)


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159356
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:33:34  profilanswer
 

Allez étant d'un humeur pas trop mal je vais répondre sérieusement à la question d'origine de la discussion. Ce qui me rattache à la vie c'est le fait que ma souffrance est encore supportable. Vous êtes d'accord avec moi vous autres ? Je pense que je commence à vraiment saisir ce mal qui nous ronge insidieusement. :jap:


Message édité par Kilyn le 11-04-2007 à 22:33:48

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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159430
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:37:58  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Mais c'est quoi le but de mon existence ? Assurer une descendance pour perpétuer l'Homme ? C'est ça notre question ? Parce que dire qu'il n'y a pas de but on peut mettre fin à ses jours dans ces cas-là.

Non, vivre, ça peut être, pour commencer, privilégier les choses qu'on aime (redéfinir ses priorités), on peut avoir pour but des choses simples (pour commencer), comme essayer de faire des trucs qu'on aime, se faire plaisir, se faire du bien, juste pour casser cette routine dans laquelle on ne se fait que du mal ... parce que se faire du mal n'est pas un but non plus.
 
Ryan parlait du présent ... On peut surement mieux se projeter dans l'avenir quand on est bien dans son présent, non ?
Et puis l'avenir, c'est relatif, en est-on maitre ? Peut-on controler l'avenir ? >> non, pas vraiment ... donc, encore une angoisse supplémentaire.

n°11159528
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:43:22  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

Non, vivre, ça peut être, pour commencer, privilégier les choses qu'on aime (redéfinir ses priorités), on peut avoir pour but des choses simples (pour commencer), comme essayer de faire des trucs qu'on aime, se faire plaisir, se faire du bien, juste pour casser cette routine dans laquelle on ne se fait que du mal ... parce que se faire du mal n'est pas un but non plus.
 
Ryan parlait du présent ... On peut surement mieux se projeter dans l'avenir quand on est bien dans son présent, non ?
Et puis l'avenir, c'est relatif, en est-on maitre ? Peut-on controler l'avenir ? >> non, pas vraiment ... donc, encore une angoisse supplémentaire.


Sans être négative ça veut dire être égoïste en somme. Oui intéressant quoi. Quoi de mieux que les petits plaisirs simples. :)


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159618
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:47:56  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

:lol: je n'y avais pas pensé.
Sinon oui vous avez raison mais depuis que je suis dans la dépression je n'ai plus les idées claires. Ce qui paraissait une évidence pour moi il y a quelques mois ne l'ait plus aujourd'hui. Par exemple prendre conscience qu'un dépressif ne voit que le côté négatif des choses. Je ne remercierai jamais assez cet infirmier du CMP d'avoir dit ça. Je médite souvent là dessus et je pense que ça m'aide un peu pour vouloir m'en sortir. :)

la preuve qu'un message sur un forum, aussi juste et fondé soit-il, ne suffit pas à déclencher une véritable prise de conscience profonde et conséquente >> le déprimé qui ne voit que le côté négatif des choses, je suis certaine que ça a déjà été mentionné plusieurs fois dans ce topic, mais ça n'a pas fait tilt chez toi.
 
Il a fallu que ça vienne d'une vraie personne, bien présente en face de toi, un infirmier qui t'écoute et te répond en vrai, (en te regardant bien en face, peut-être), et là, mini-boum au fond ... :)

n°11159646
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 11-04-2007 à 22:49:22  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

la preuve qu'un message sur un forum, aussi juste et fondé soit-il, ne suffit pas à déclencher une véritable prise de conscience profonde et conséquente >> le déprimé qui ne voit que le côté négatif des choses, je suis certaine que ça a déjà été mentionné plusieurs fois dans ce topic, mais ça n'a pas fait tilt chez toi.
 
Il a fallu que ça vienne d'une vraie personne, bien présente en face de toi, un infirmier qui t'écoute et te répond en vrai, (en te regardant bien en face, peut-être), et là, mini-boum au fond ... :)


Oui exact. C'est pour ça que des fois je dis que je voudrais parler de vive voix.


---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11159829
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 22:58:20  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Sans être négative ça veut dire être égoïste en somme. Oui intéressant quoi. Quoi de mieux que les petits plaisirs simples. :)

il doit y avoir un équilibre à trouver entre l'égoisme patenté et l'esprit de sacrifice exacerbé. Je pense qu'on a le droit d'être égoiste à certains moments, des moment où on se privilégie, où on se gâte (on n'est jamais si bien servi que par soi-même, si on ne le fait pas, qui le fera pour nous ?) et que ces moments d'égoisme nous permettent ensuite de nous "sacrifier" avec plus d'entrain, parce que ces moments d'égoisme nous ressourcent, nous font du bien, nous regonffle, sont bons pour le mental et le corps, ce qui nous rend plus disponible aux autres, et meilleurs avec eux.
 
Et puis, tu peux faire un truc que t'aimes, et puis le faire partager, le faire avec quelqu'un d'autre, c'est pas impossible, ça peut arriver, par la suite.

n°11159846
Serge Kara​mazov
Tilt d'or 1993
Posté le 11-04-2007 à 22:59:00  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Oui un esprit qui ne voit que le côté négatif des choses ne peut pas faire cette prise de conscience.


Je dirais même plus : l'esprit "tout court" ne peut pas faire cette prise de conscience. Car l'esprit, ta pensée, ton mental, représente justement l'espace où tu es enfermé.  
 
Que tu sois au bord de la fenêtre du 50ème étage ou que tu viennes de gagner au loto, si tu passes par l'esprit pour te libérer tu fais fausse route dans les 2 cas. Aussi tu aurais tort de croire que c'est en allant bien qu'on lâche prise le plus facilement. Au contraire, c'est plutôt lors de graves maladies/dépressions ou en fin de vie, quand il n'y a plus rien à perdre ou à gagner, que l'individu s'ouvre le plus facilement à son être profond.  
 
Pour lâcher prise, il faut donc accepter de sortir de ton esprit. Un moyen efficace est de se placer en tant qu'observateur du flot incessant de tes pensées. Car ce sont elles qui divisent, qui font qu'il y a "le mental" d'un côté, et le "moi" de l'autre. Avec le bordel et les maladies que ça engendre ensuite chez les individus, dans leur tête comme dans leur corps.  
 
Imagine donc que tu observes tes pensées, sans les juger (sinon tu rentres à nouveau dans le jeu de l'ego). C'est le premier pas pour se dé-s'identifier, car dans cette position d'observation le mental ne peut plus s'incarner en toi, puisque tu le regardes. Il ne peut plus être "toi". Evidemment cela demande une grande attention, une présence intense. Et encore une fois, une absence de tout jugement ou d'analyse.  
 
Tente l'expérience si tu veux, tu vas voir le bien être que ça peut apporter de sortir du vacarme de son mental. Un bien être tout à fait différent de ce qu'on nomme souvent mal le "bonheur", qui n'est autre qu'un sentiment éphémère, quelle que soit sa forme (un shoot de cocaïne, l'orgasme pendant l'acte sexuel, la ferrari rouge dont on a révé pendant 50 ans, etc.) et qui connait toujours son contraire, tôt ou tard. Tu verras que ce bien être que tu peux alors éprouver est plutôt celui de la "paix intérieure". Comme si tu fermais tout à coup une fenêtre qui donne sur une rue agitée et bruyante, et que tu (re)découvrais alors la quiétude du silence. Et ce bien être là n'a pas d'opposé ou d'effet pervers, si ce n'est le retour de ton mental s'il parvient à reprendre le dessus.
 
Tu verras enfin que ce silence là ne fait pas peur, au contraire. Tout comme le fait de se retrouver seul avec son vrai "moi" ne se compare aucunement avec certains moments de solitude que tu as pu traverser par le passé.

Message cité 1 fois
Message édité par Serge Karamazov le 11-04-2007 à 23:22:43

---------------
videogame music & chiptune • le topic •
n°11160150
PeSSouZiX
Posté le 11-04-2007 à 23:18:59  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Oui exact. C'est pour ça que des fois je dis que je voudrais parler de vive voix.

oui, et c'est pour ça qu'il ne faut plus jamais annuler ton RDV chez le psy ! :p  

n°11160477
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 11-04-2007 à 23:34:50  profilanswer
 

Le topic devient vivant ce soir.
 
Comme Frozen Warnings, j'ai besoin de me sentir utile pour exister, besoin de sentir que je suis encore utile à certains amis, à certaines personnes. Donc ca passe par les autres. "L'homme est un animal social" (je ne sais plus de qui c'est), je pense que ce n'est pas faux, rares sont les personnes qui peuvent vivre seuls en haut d'une montagne sans jamais voir personne.
 
Ils sont très bien les messages de Karamazov, oui en théorie c'est bien, mais la pratique est légèrement plus difficile quand on est englués dans nos pensées depuis longtemps. Devenir observateur de nos pensées, sans jugement de valeur ni rien, je ne sais pas, pour moi ca implique une sorte d'indifférence, une sorte de cynisme par rapport à soi-même, et le fait de mettre une distance par rapport à soi-même, se foutre de sa propre gueule en fait, je sais que ce n'est pas bon (pour moi en tous cas).
 
Kylin vendredi prochain alors le grand rendez-vous ? Bon si t'y vas pas on t'engueule tous par l'intermédiaire du forum  :na:

Message cité 1 fois
Message édité par floootheone le 11-04-2007 à 23:35:11
n°11160577
Profil sup​primé
Posté le 11-04-2007 à 23:41:09  answer
 

comme beaucoup de participants ici je suis passé par une longue période de déprime intense.
 
suite à un concours de circonstance malheureux, départ de l'être cher, perte d'emploi, et une maladie qui a affaibli mon système immunitaire, tout cela sur une courte période, j'en suis venu a tomber dans une déprime extrème, sans jamais tomber dans la dépression par chance, mais toutefois à la limite.
En plus j'ai finis par me désocialiser presque totalement, ce qui n'est pas pour améliorer les choses.
 
moi aussi je me suis posé la question : pourquoi vivre ? et je me suis rappelé que ce qui m'interessait le plus dans la vie : me dépasser, rencontrer des gens exceptionnels / hord norme, me faire supprendre par l'inattendu.
 
finalement je me suis repris en main, ça été très long et difficile, ça c'est fait par étape, ça demande une energie formidable, mais j'ai réussi à trouver mon équilibre, ma ''paix intérieure''.
 
je ne suis plus malheureux, sans pour autant être heureux. mais au moins j'ai trouvé mon équilibre et je me sens bien, comme appaisé.
comme il a été dit précédemment tout cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, ça demande du temps.
 
et puis il faut bien comprendre que le bonheur ne dure jamais, il y a toujours un prix à payer, le mieux ou le moins pire en tout cas c'est de trouver ce fameux équilibre entre le bon et le mauvais.
 
ça demande un gros travail sur soi, une volonté de fer, une hargne à vouloir s'en sortir, ça n'est pas forcément donné à tout le monde, se faire aider est une solution, il n'y a aucune honte à demander de l'aider extérieur, allez voir un psy ou similaire ne veut pas dire automatiquement qu'on est fou.
 
en tout cas déjà sortir de cet état de déprime continuelle, voir de dépression, pour atteindre un état de calme intérieur est un grand pas.
savoir voir le positif et le négatif en tout chose, et équilibrer les deux, en acceptant que durant des périodes il y a plus de positif, et d'autres plus de négatif, c'est la bonne voix vers la sérénité.
 
si ce que je vous ai dit peut aider tant mieux. bonne chance en tout cas, il est possible de s'en sortir et le suicide n'est pas la solution.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-04-2007 à 23:45:48
n°11162352
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 12-04-2007 à 09:29:02  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

il doit y avoir un équilibre à trouver entre l'égoisme patenté et l'esprit de sacrifice exacerbé. Je pense qu'on a le droit d'être égoiste à certains moments, des moment où on se privilégie, où on se gâte (on n'est jamais si bien servi que par soi-même, si on ne le fait pas, qui le fera pour nous ?) et que ces moments d'égoisme nous permettent ensuite de nous "sacrifier" avec plus d'entrain, parce que ces moments d'égoisme nous ressourcent, nous font du bien, nous regonffle, sont bons pour le mental et le corps, ce qui nous rend plus disponible aux autres, et meilleurs avec eux.
 
Et puis, tu peux faire un truc que t'aimes, et puis le faire partager, le faire avec quelqu'un d'autre, c'est pas impossible, ça peut arriver, par la suite.


Je suis totalement d'accord. :) Et c'est cet état d'esprit qui doit nous faire avancer dans cette maladie. Avant je n'aurais pas eu cet état d'esprit. Je pense que la dépression me fera porter un nouveau regarder sur la vie quand je m'en sortirais. Ça ne peut que m'apporter. C'est peut-être l'esprit qui veut qu'on remette les pendules à l'heure sinon on court à la catastrophe.
 

Serge Karamazov a écrit :

Je dirais même plus : l'esprit "tout court" ne peut pas faire cette prise de conscience. Car l'esprit, ta pensée, ton mental, représente justement l'espace où tu es enfermé.  
 
Que tu sois au bord de la fenêtre du 50ème étage ou que tu viennes de gagner au loto, si tu passes par l'esprit pour te libérer tu fais fausse route dans les 2 cas. Aussi tu aurais tort de croire que c'est en allant bien qu'on lâche prise le plus facilement. Au contraire, c'est plutôt lors de graves maladies/dépressions ou en fin de vie, quand il n'y a plus rien à perdre ou à gagner, que l'individu s'ouvre le plus facilement à son être profond.  
 
Pour lâcher prise, il faut donc accepter de sortir de ton esprit. Un moyen efficace est de se placer en tant qu'observateur du flot incessant de tes pensées. Car ce sont elles qui divisent, qui font qu'il y a "le mental" d'un côté, et le "moi" de l'autre. Avec le bordel et les maladies que ça engendre ensuite chez les individus, dans leur tête comme dans leur corps.  
 
Imagine donc que tu observes tes pensées, sans les juger (sinon tu rentres à nouveau dans le jeu de l'ego). C'est le premier pas pour se dé-s'identifier, car dans cette position d'observation le mental ne peut plus s'incarner en toi, puisque tu le regardes. Il ne peut plus être "toi". Evidemment cela demande une grande attention, une présence intense. Et encore une fois, une absence de tout jugement ou d'analyse.  
 
Tente l'expérience si tu veux, tu vas voir le bien être que ça peut apporter de sortir du vacarme de son mental. Un bien être tout à fait différent de ce qu'on nomme souvent mal le "bonheur", qui n'est autre qu'un sentiment éphémère, quelle que soit sa forme (un shoot de cocaïne, l'orgasme pendant l'acte sexuel, la ferrari rouge dont on a révé pendant 50 ans, etc.) et qui connait toujours son contraire, tôt ou tard. Tu verras que ce bien être que tu peux alors éprouver est plutôt celui de la "paix intérieure". Comme si tu fermais tout à coup une fenêtre qui donne sur une rue agitée et bruyante, et que tu (re)découvrais alors la quiétude du silence. Et ce bien être là n'a pas d'opposé ou d'effet pervers, si ce n'est le retour de ton mental s'il parvient à reprendre le dessus.
 
Tu verras enfin que ce silence là ne fait pas peur, au contraire. Tout comme le fait de se retrouver seul avec son vrai "moi" ne se compare aucunement avec certains moments de solitude que tu as pu traverser par le passé.


J'arrive à être objective face à mes idées noires. La preuve, quelque fois je vous dis ce que je pense et j'ajoute aussi que je sais que je ne devrais pas penser ça. Comme ça vous voyez que j'ai compris que je ne vais pas bien. Je progresse dans l'acceptation de la maladie. Par contre faut pas trop me demander pour la guérison. Je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne sais pas comment me détacher complètement de mes pensées. La psy m'aidera non ?


---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11162366
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 12-04-2007 à 09:32:58  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

oui, et c'est pour ça qu'il ne faut plus jamais annuler ton RDV chez le psy ! :p


:lol: oui.
 

floootheone a écrit :

Le topic devient vivant ce soir.
 
Comme Frozen Warnings, j'ai besoin de me sentir utile pour exister, besoin de sentir que je suis encore utile à certains amis, à certaines personnes. Donc ca passe par les autres. "L'homme est un animal social" (je ne sais plus de qui c'est), je pense que ce n'est pas faux, rares sont les personnes qui peuvent vivre seuls en haut d'une montagne sans jamais voir personne.
 
Ils sont très bien les messages de Karamazov, oui en théorie c'est bien, mais la pratique est légèrement plus difficile quand on est englués dans nos pensées depuis longtemps. Devenir observateur de nos pensées, sans jugement de valeur ni rien, je ne sais pas, pour moi ca implique une sorte d'indifférence, une sorte de cynisme par rapport à soi-même, et le fait de mettre une distance par rapport à soi-même, se foutre de sa propre gueule en fait, je sais que ce n'est pas bon (pour moi en tous cas).
 
Kylin vendredi prochain alors le grand rendez-vous ? Bon si t'y vas pas on t'engueule tous par l'intermédiaire du forum  :na:


:lol: d'accord.
 
Pour vous deux, le problème c'est que les rendez-vous psy c'est pour dans longtemps (8 jours c'est long). Donc t'as le temps de réfléchir à y aller ou non. Le pire c'est qu'à le jour J tu peux encore annuler. :/ Par exemple aujourd'hui je pourrais y aller. Mais c'est la semaine prochaine le rendez-vous.
 
Sinon au taf on m'a confié quelques responsabilités. C'est bien si je veux monter en grade mais c'est pas la bonne période pour ça. Mais faut que j'assure. Je peux y arriver. Et au pire de toute façon c'est une découverte pour moi. :)


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
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