Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
7906 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  150  151  152  ..  1804  1805  1806  1807  1808  1809
Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°10905614
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 13-03-2007 à 19:55:46  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

PeSSouZiX a écrit :

Qu'est ce que tu entends par prendre du recul ?

>> "une envie de prendre du recul, d'atténuer la souffrance" >> de sortir la tête de l'eau, de débrancher la machine infernale, de se rendre insensible et indifférent au mal, l'espace d'un instant, obtenir un temps mort, une pause, un répit .... envie de prendre du recul, c'est simplement ce que ça dit: envie distancer le mal, de le semer, de s'extraire de lui par n'importe quel moyen ...
 
floootheone >> si tu as envie de vider ton sac, si tu n'oses pas le faire ici, saches que tu peux le faire en mp. ;)[/quotemsg]
 
Oui, prendre du recul par rapport à la souffrance qui m'envahit, contre laquelle je ne peux plus lutter, obtenir un temps mort où je ne sentirais plus cette souffrance. Bref, exactement ce que tu as dit.
 
Pour ce qui est de vider mon sac, il est tellement en fouillis que je ne sais même plus ce qu'il y a dedans, je ne sais même plus quand ça a commencé ni pourquoi, cette souffrance fait partie de moi depuis si longtemps que j'ai l'impression que c'est mon caractère, ma personnalité, alors que c'est une maladie. Evidemment, il y a des hauts et des bas, et les bas font d'autant plus mal que les hauts ont été agréables, des moments où j'ai pensé que j'allais m'en sortir, et finalement cette souffrance (je l'appelle comme ça car je ne sais pas comment la définir autrement, mais c'est un mélange confus de sentiments) me rattrape toujours, elle est vicieuse, elle attend que je sois seule pour m'envahir, pour prendre le contrôle.
 
Moi qui pensais avoir progressé, j'ai l'impression de faire marche arrière en ce moment.

mood
Publicité
Posté le 13-03-2007 à 19:55:46  profilanswer
 

n°10906297
Ryan
Foupoudav
Posté le 13-03-2007 à 21:12:46  profilanswer
 

boober a écrit :

ce que Jovalise essaye de t'expliquer, si j'ai bien compris, c'est justement que cette fonction ne prends pas l'ascendant, mais que dans le cas d'une deprime et/ou depression il y a justement une question de non choix donc anihilation de la fonction de transformation. je te traduis ca en francais: l'immobilisme.


 
Anihilation de la fonction de transformation ?
 
Tiens moi c'est bizare j'ai une vue carrément à l'opposé, je pense que la possibilité d'une transformation réelle est plus que jamais présente au fond du trou, là tout au fond, lorsque l'espoir vient même à mourir, c'est là, dans cet espace qui parrait très très incofortable que paradoxalement il est possible de ..se détendre, sans aucune assise..abandonner ce dont on se refusait à abandonner auparavant, à cause de cette peur fondamentale de disparaitre. Mourir oui, en quelque sorte...à l'illusion du soi.
 
Je pense qu'on manque cruellement d'information à ce sujet là...car, m'intéressant d'assez près personnellement aux philosophies orientales, j'ai pu constater qu'ils insistaient très fort sur la possibilité d'une cessation totale de la souffrance dans un abandon totale à soi même, un abandon à ce qui ..-est-..l'ainsité des choses..dans une acceptation inconditionnelle des choses, la volonté même de s'en sortir meurt, mais en même temps on peut constater que nous sommes plus vivant que jamais à ce moment là, une conscience vide de tout commentaire mental...et pourtant incroyablement lucide et consciente...
 
C'est difficile à exprimer en mot. C'est comme la découverte de ce que sont les choses réellement, c'est comme la mort du filtre du mental, des jugements, des étiquettes, des concepts...tout ce qui s'élève dans l'esprit devient égal. C'est la division entre le "je" et le "moi même" qui est résorbée, la dualité entre le penseur et la pensée, entre le "moi", et les autres qui est résorbée...tout ce qui s'élève est alors parfait..
 
Je suis très loin de vivre dans cet état là, je n'ai eu que des apperçus, des petites morts, car le dictat du mental conceptuel, et de l'égo reprend très vite le dessus sur cet espace ...je sais juste que c'est là tout au fond, que réside de précieux enseignements, des messages cachés. Et une paix qui défie tout entendement, qui se situe au delà de toute logique..certain appelle cela la paix de "Dieu" (Je ne suis pas croyant, au cas ou ^^)
 
Il y a des gens autour de moi, qui ont du bouffer de la merde, parfois pendant très longtemps avant de parvenir à trouver l'astuce qui leur a permis de complétement lâcher prise, à se désengager des structures du contenu du mental..mais ca n'arrive pas à tout le monde, loin de là...certains restent accroché à leur souffrance parce qu'elle leur fourni une identité...elles préfèrent continuer à souffrir plûtot que d'abandonner cette fausse identité conceptuelle d'un moi malheureux, qui est une illusion, oui j'ose le mot :D
Je vais me faire taper dessus mais c'est pas grave en disant ca. Si on m'avait dis ca à certains moment de ma vie, j'aurais très mal réagis, car mon identité était presque totalement investie dans la souffrance..je réalise seulement maintenant que ce n'était pas mon vrai moi qui souffrait, mais seulement l'image conceptuelle du "moi", ce qui est radicalement différent...

Message cité 2 fois
Message édité par Ryan le 13-03-2007 à 21:37:35
n°10907001
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 13-03-2007 à 22:40:52  profilanswer
 

Hm c'est moi ou les posts deviennent compliqués à lire ?
 
J'ai cru comprendre partiellement ce que tu disais, Ryan, mais moi quand je suis au plus mal, j'ai l'impression d'être lucide, mais c'est une lucidité négative, je m'imagine que moi seule sait que le monde est moche, et que les autres vivent dans l'illusion, en se voilant la face, qu'ils s'occupent en se voilant la face. Mais cette lucidité négative me pousserait à penser que la vie n'en vaut pas la peine, que la vie est moche et inutile, que nous ne sommes que des petites fourmis qui s'agitent en vain, donc j'en viens à penser au suicide. Cependant, si j'essaie de me soigner, c'est sûrement parce qu'au fond de moi, tout au fond, quelque chose me dit que la vie en vaudra peut-être la peine, quand ma souffrance aura cessé. Et si une petite partie de moi pense ça, c'est que ma "lucidité négative" est une fausse lucidité, une illusion.
 
Je sais pas si je me suis exprimée clairement, mais c'est déjà un peu confus dans ma tête alors...

n°10907064
ororuK
Posté le 13-03-2007 à 22:46:24  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Hm c'est moi ou les posts deviennent compliqués à lire ?


Seul ton toi intérieur saura accéder à la réponse en arpentant les sinuosités de la spiritualité universelle.
 

floootheone a écrit :


Je sais pas si je me suis exprimée clairement, mais c'est déjà un peu confus dans ma tête alors...


Bien plus clair que les messages précédents. :o

n°10907372
Ryan
Foupoudav
Posté le 13-03-2007 à 23:16:53  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Hm c'est moi ou les posts deviennent compliqués à lire ?
 
J'ai cru comprendre partiellement ce que tu disais, Ryan, mais moi quand je suis au plus mal, j'ai l'impression d'être lucide, mais c'est une lucidité négative, je m'imagine que moi seule sait que le monde est moche, et que les autres vivent dans l'illusion, en se voilant la face, qu'ils s'occupent en se voilant la face. Mais cette lucidité négative me pousserait à penser que la vie n'en vaut pas la peine, que la vie est moche et inutile, que nous ne sommes que des petites fourmis qui s'agitent en vain, donc j'en viens à penser au suicide. Cependant, si j'essaie de me soigner, c'est sûrement parce qu'au fond de moi, tout au fond, quelque chose me dit que la vie en vaudra peut-être la peine, quand ma souffrance aura cessé. Et si une petite partie de moi pense ça, c'est que ma "lucidité négative" est une fausse lucidité, une illusion.
 
Je sais pas si je me suis exprimée clairement, mais c'est déjà un peu confus dans ma tête alors...


 
 
Je suis désolé, ce n'est pas facile de parler de ces choses là concrêtement.
 
Tu parles de lucidité dans la négativité...je pense qu'il faut déja situer à quel niveau nous parlons parce que c'est hyper important...je pense qu'en disant ca, tu as pleinement raison, et tord en même temps, Raison dans le sens ou c'est une simple constatation, que les gens sont profondément égoïstes, et quand les autres souffrent autour d'eux, ils préfèrent détourner le regard, de peur probablement que la souffrance d'autrui ne reflète la leur au plus profond d'eux même, qui est masquée, et qu'il ne veulent pas voir en face.
 
Et ca peut faire mal, très mal...
 
Par contre, c'est une constatation qui renforce..la vision séparatrice des choses, on se sent d'autant plus isolé du monde, des autres, de l'univers tout entier en effectuant ce genre de constatation...mais la question à se poser c'est: Est-on vraiment séparé comme nous le pensons à ce moment là ? est on réellement un pauvre petit fragment de rien du tout perdu dans un univers morcelé ? cette impression tenace de n'être absolument rien du tout, nulle part, séparé de toutes choses...ne serait-ce pas cela l'illusion ?
 
La réalité est elle conforme à cette profonde angoisse de n'être qu'un fragment isolé dans un univers chaotique ?  
 
Je pense le plus sincèrement du monde, que c'est cela la vraie illusion, et que la vérité est que c'est une putin d'illusion gigantesque, parce que si nous prennons la peine d'approfondir la question en profondeur, que voyons nous ? un univers interdépendant ou chaque partie est dépendante du reste, il n'y a aucune entité propre, ayant une existence intrinsèque....le "je" qui souffre n'est une construction chimérique du mental...hors, nous sommes autre choses qu'une sommes de pensées...
 
Tout ca est théorique, si la vérité n'avait pas le pouvoir de libérer, je ne serais même pas là pour raconter tout ca, parce qu'en lâchant prise, en laissant couler les choses, en allant avec le courrant de la vie, et non à contre sens, en osant accepter avec bienveillance ses pensées destructrices, nous laissons de côté -pour un temps- l'illusion, et on peut se mettre à respirer plus légèrement...
 
Je parle par expérience directe, je n'ai pas du tout envie de rentrer dans des polémiques stériles théoriques. Je sais par quel mal être l'esprit peut passer, mais je sais aussi qu'il est possible de se libérer, en ne rejettant rien du tout, mais au contraire en acceptant inconditionnellement, avec bienveillance et compassion toutes les pensées, constat que nous pouvons faire...car..ce ne sont que des pensées!  
 
Elles n'ont le pouvoir qu'on veut bien leur prêter...mais au fond ca ne sont que des pensées.

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 13-03-2007 à 23:22:16
n°10907488
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 13-03-2007 à 23:29:34  profilanswer
 

Ce ne sont peut-être que des pensées, mais la souffrance, celle qui te prend comme ça d'un coup par surprise (la salope), qui t'envahit, un sentiment de solitude mêlé de tristesse et d'inutilité, cette souffrance là est réelle, et si on l'accepte "avec bienveillance et compassion", elle nous détruit. De toutes façons, elle n'est pas acceptable, pas supportable, il est totalement impossible de vivre heureux avec. On survit, c'est tout.
 
Je pense qu'il est important de différencier pensées / sentiments / émotions. Les pensées sont le produit d'une réflexion (consciente ou non), d'un évènement, alors oui elles peuvent être déformées, elles peuvent avoir un pouvoir totalement disproportionné. Les émotions sont différentes, elles ne se controlent pas et peuvent arriver sans qu'on s'y attende, nous ne controlons pas leur impact.

n°10907567
Ryan
Foupoudav
Posté le 13-03-2007 à 23:39:52  profilanswer
 

Oui, elle est plus que réelle, c'est absolument indéniable....
 
Les émotions sont une réponse du corps à une pensée particulière, le corps possède une mémoire propre, et lorsqu'une pensée fait écho avec une souffrance passée, elle réveille la mémoire cellulaire du corp qui à son tour produit une émotion puissante, émotion qui prend le contrôle à son tour des pensées, c'est un cercle vicieux..à partir de là, le contrôle est impossible...c'est pour cela qu'il faut trouver le moyen de court circuiter.
 
D'ou..la nécessité d'une manière ou d'une autre de saper ce cercle vicieux, et je pense sincèrement que l'acceptation inconditionnelle est un merveilleux outil, nous pouvons laisser tout les scénarios du monde se dérouler et être là en retrait, regarder ce balais défiler sur l'écran mental, en intervenant pas, en laissant couler...
 
Mais c'est super ultra difficile, ca demande un courage gigantesque, nous ne savons pas ou nous allons, et tout ce qu'on veut ce sont des certitudes, c'est aller contre la logique du moment..nous trouvons cette souffrance innacceptable, et évidemment la dernière chose que nous voulons c'est lâcher prise...ca je le sais ;)
 
Je n'affirme pas non plus qu'il est possible de vivre heureux avec, pas du tout. Je dis qu'il est possible de trouver le courage et la force de cesser le combat. L'esprit qui se bat contre lui même, des pensées qui se battent contre elles même...je connais très bien tout ca....

n°10907753
pseudoman
forumeur générique
Posté le 14-03-2007 à 00:22:34  profilanswer
 

+1

n°10908387
PeSSouZiX
Posté le 14-03-2007 à 03:00:57  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Pour ce qui est de vider mon sac, il est tellement en fouillis que je ne sais même plus ce qu'il y a dedans, je ne sais même plus quand ça a commencé ni pourquoi, cette souffrance fait partie de moi depuis si longtemps que j'ai l'impression que c'est mon caractère, ma personnalité, alors que c'est une maladie. Evidemment, il y a des hauts et des bas, et les bas font d'autant plus mal que les hauts ont été agréables, des moments où j'ai pensé que j'allais m'en sortir, et finalement cette souffrance (je l'appelle comme ça car je ne sais pas comment la définir autrement, mais c'est un mélange confus de sentiments) me rattrape toujours, elle est vicieuse, elle attend que je sois seule pour m'envahir, pour prendre le contrôle.
 
Moi qui pensais avoir progressé, j'ai l'impression de faire marche arrière en ce moment.

c'que je te propose, c'est un simple "laisser-aller" par écrit, un genre d'exercice. En le faisant "en privé", tu te sentiras surement + libre.
ça consiste à écrire tout ce qui te passe par la tête, même si c'est totalement fouillis, pas construit, horrible à lire, etc...
De cette manière, c'est ton inconscient qui va se révéler (comme il le fait dans les rêves), donc, essaie d'écrire le plus spontanément possible, sans te corriger, sans réfléchir (sans que ce soit filtré par ta conscience) à ce que tu écris.
 

Ryan a écrit :

Anihilation de la fonction de transformation ?
 
Tiens moi c'est bizare j'ai une vue carrément à l'opposé, je pense que la possibilité d'une transformation réelle est plus que jamais présente au fond du trou, là tout au fond, lorsque l'espoir vient même à mourir, c'est là, dans cet espace qui parrait très très incofortable que paradoxalement il est possible de ..se détendre, sans aucune assise..abandonner ce dont on se refusait à abandonner auparavant, à cause de cette peur fondamentale de disparaitre. Mourir oui, en quelque sorte...à l'illusion du soi.
 
Je pense qu'on manque cruellement d'information à ce sujet là...car, m'intéressant d'assez près personnellement aux philosophies orientales, j'ai pu constater qu'ils insistaient très fort sur la possibilité d'une cessation totale de la souffrance dans un abandon totale à soi même, un abandon à ce qui ..-est-..l'ainsité des choses..dans une acceptation inconditionnelle des choses, la volonté même de s'en sortir meurt, mais en même temps on peut constater que nous sommes plus vivant que jamais à ce moment là, une conscience vide de tout commentaire mental...et pourtant incroyablement lucide et consciente...
 
C'est difficile à exprimer en mot. C'est comme la découverte de ce que sont les choses réellement, c'est comme la mort du filtre du mental, des jugements, des étiquettes, des concepts...tout ce qui s'élève dans l'esprit devient égal. C'est la division entre le "je" et le "moi même" qui est résorbée, la dualité entre le penseur et la pensée, entre le "moi", et les autres qui est résorbée...tout ce qui s'élève est alors parfait.. (pure!)
 
Je suis très loin de vivre dans cet état là, je n'ai eu que des apperçus, des petites morts, car le dictat du mental conceptuel, et de l'égo reprend très vite le dessus sur cet espace ...je sais juste que c'est là tout au fond, que réside de précieux enseignements, des messages cachés. Et une paix qui défie tout entendement, qui se situe au delà de toute logique..certain appelle cela la paix de "Dieu" (Je ne suis pas croyant, au cas ou ^^)
 
Il y a des gens autour de moi, qui ont du bouffer de la merde, parfois pendant très longtemps avant de parvenir à trouver l'astuce qui leur a permis de complétement lâcher prise, à se désengager des structures du contenu du mental..mais ca n'arrive pas à tout le monde, loin de là...certains restent accroché à leur souffrance parce qu'elle leur fourni une identité...elles préfèrent continuer à souffrir plûtot que d'abandonner cette fausse identité conceptuelle d'un moi malheureux, qui est une illusion, oui j'ose le mot :D
Je vais me faire taper dessus mais c'est pas grave en disant ca. Si on m'avait dis ca à certains moment de ma vie, j'aurais très mal réagis, car mon identité était presque totalement investie dans la souffrance..je réalise seulement maintenant que ce n'était pas mon vrai moi qui souffrait, mais seulement l'image conceptuelle du "moi", ce qui est radicalement différent...

Bravo, c'est très bien expliqué et super juste ! :jap:  
 

floootheone a écrit :

Hm c'est moi ou les posts deviennent compliqués à lire ?

ororuK a écrit :

Seul ton toi intérieur saura accéder à la réponse en arpentant les sinuosités de la spiritualité universelle.

:lol:  
 

Ryan a écrit :

Je suis désolé, ce n'est pas facile de parler de ces choses là concrêtement.
 
Tu parles de lucidité dans la négativité...je pense qu'il faut déja situer à quel niveau nous parlons parce que c'est hyper important...je pense qu'en disant ca, tu as pleinement raison, et tord en même temps, Raison dans le sens ou c'est une simple constatation, que les gens sont profondément égoïstes, et quand les autres souffrent autour d'eux, ils préfèrent détourner le regard, de peur probablement que la souffrance d'autrui ne reflète la leur au plus profond d'eux même, qui est masquée, et qu'il ne veulent pas voir en face.
 
Et ca peut faire mal, très mal...
 
Par contre, c'est une constatation qui renforce..la vision séparatrice des choses, on se sent d'autant plus isolé du monde, des autres, de l'univers tout entier en effectuant ce genre de constatation...mais la question à se poser c'est: Est-on vraiment séparé comme nous le pensons à ce moment là ? est on réellement un pauvre petit fragment de rien du tout perdu dans un univers morcelé ? cette impression tenace de n'être absolument rien du tout, nulle part, séparé de toutes choses...ne serait-ce pas cela l'illusion ?
 
La réalité est elle conforme à cette profonde angoisse de n'être qu'un fragment isolé dans un univers chaotique ?  
 
Je pense le plus sincèrement du monde, que c'est cela la vraie illusion, et que la vérité est que c'est une putin d'illusion gigantesque, parce que si nous prennons la peine d'approfondir la question en profondeur, que voyons nous ? un univers interdépendant ou chaque partie est dépendante du reste, il n'y a aucune entité propre, ayant une existence intrinsèque....le "je" qui souffre n'est une construction chimérique du mental...hors, nous sommes autre choses qu'une sommes de pensées...
 
Tout ca est théorique, si la vérité n'avait pas le pouvoir de libérer, je ne serais même pas là pour raconter tout ca, parce qu'en lâchant prise, en laissant couler les choses, en allant avec le courrant de la vie, et non à contre sens, en osant accepter avec bienveillance ses pensées destructrices, nous laissons de côté -pour un temps- l'illusion, et on peut se mettre à respirer plus légèrement...
 
Je parle par expérience directe, je n'ai pas du tout envie de rentrer dans des polémiques stériles théoriques. Je sais par quel mal être l'esprit peut passer, mais je sais aussi qu'il est possible de se libérer, en ne rejettant rien du tout, mais au contraire en acceptant inconditionnellement, avec bienveillance et compassion toutes les pensées, constat que nous pouvons faire...car..ce ne sont que des pensées!  
 
Elles n'ont le pouvoir qu'on veut bien leur prêter...mais au fond ca ne sont que des pensées.

encore bravo ! [:el awrence iii]  
laisser s’effondrer le barrage, libérer la pression ...
 
http://www.reseau-patrimoine.net/IMG/jpg/barrage_gens.jpg
 
c'est terrifiant, on a peur des ravages qu'entrainerait l'effondrement de ce mur qui protège et cache de soi-même.
barrage = peur, angoisse, refus, refoulement, rejet, nihilisme ... la force et l'energie quotidienne que ça demande de le maintenir en place !
 
Et tellement peur de toute cette flotte qui pousse derrière ... son inconscient, et tout ce qu'on a enfoui dedans.
 
De l'autre côté, des jets d'eau sous pression ... mon dieu, des fuites ! [:bilou]  viiite, des filtres [:gege54321] !
la vallée doit rester asséchée, sous contrôle, et tant pis si le grondement derrière est assourdissant (souffrance)
 
C'est comment un esprit sans barrage ? C'est le chaos, nan ?
nan, c'est un peu comme ...
 
http://www.thickparasite.com/galerie/lot6.jpg
 
... un long fleuve tranquille.
 

Ryan a écrit :

Oui, elle est plus que réelle, c'est absolument indéniable....
 
Les émotions sont une réponse du corps à une pensée particulière, le corps possède une mémoire propre, et lorsqu'une pensée fait écho avec une souffrance passée, elle réveille la mémoire cellulaire du corp qui à son tour produit une émotion puissante, émotion qui prend le contrôle à son tour des pensées, c'est un cercle vicieux..à partir de là, le contrôle est impossible...c'est pour cela qu'il faut trouver le moyen de court circuiter.
 
D'ou..la nécessité d'une manière ou d'une autre de saper ce cercle vicieux, et je pense sincèrement que l'acceptation inconditionnelle est un merveilleux outil, nous pouvons laisser tout les scénarios du monde se dérouler et être là en retrait, regarder ce balais défiler sur l'écran mental, en intervenant pas, en laissant couler...
 
Mais c'est super ultra difficile, ca demande un courage gigantesque, nous ne savons pas ou nous allons, et tout ce qu'on veut ce sont des certitudes, c'est aller contre la logique du moment..nous trouvons cette souffrance innacceptable, et évidemment la dernière chose que nous voulons c'est lâcher prise...ca je le sais ;)
 
Je n'affirme pas non plus qu'il est possible de vivre heureux avec, pas du tout. Je dis qu'il est possible de trouver le courage et la force de cesser le combat. L'esprit qui se bat contre lui même, des pensées qui se battent contre elles même...je connais très bien tout ca....

[:el awrence iii]  [:el awrence iii]  [:el awrence iii]

n°10912235
ororuK
Posté le 14-03-2007 à 16:13:36  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :


C'est comment un esprit sans barrage ? C'est le chaos, nan ?
nan, c'est un peu comme ...
 
http://www.thickparasite.com/galerie/lot6.jpg
 
... un long fleuve tranquille.


Oh, tiens ! Alors la vie ce serait avoir un esprit sans barrage ?

mood
Publicité
Posté le 14-03-2007 à 16:13:36  profilanswer
 

n°10912274
boober
Compromis, chose due
Posté le 14-03-2007 à 16:17:17  profilanswer
 

ororuK a écrit :

Oh, tiens ! Alors la vie ce serait avoir un esprit sans barrage ?


 
sans barrage pas d'electricité  [:prodigy]

n°10912571
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 16:44:55  profilanswer
 

Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ca :
- esprit avec barrage entraine complications, luttes, souffrances inutiles
- esprit sans barrage entraine paix et sérénité.
 
Il doit être extrêmement difficile de briser toutes les contraintes de l'esprit, toutes les barrières imposées par notre conscience. Si l'on retient l'hypothèse de la simple dualité esprit avec barrage / esprit sans barrage, alors la plupart des gens sont condamnés à souffrir et lutter toute leur vie. Or il existe des gens heureux qui ont quand même "un esprit avec barrage", càd qui ont des contraintes, n'acceptent pas forcément toutes leurs pensées et leurs émotions.

n°10912586
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 16:46:40  answer
 

Si vous en avez le courage suicidez vous.
Moi j'ai peur, donc je reste.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-03-2007 à 16:46:56
n°10912623
darkane
My soul for a goat !
Posté le 14-03-2007 à 16:49:52  profilanswer
 


En vous lisant un peu, j'ai une question :  
 
Est ce que la prise de conscience du monde qui nous entoure peut être la source  de notre souffrance ?  
 
Parce que l'on a l'impression que les autres s'en foutent royalement des autres et sont égoistes, faut-il faire pareil pour se libérer de cette souffrance ?  
 

n°10912697
Alam Eric ​N
Alea Jactati
Posté le 14-03-2007 à 16:55:33  profilanswer
 

darkane a écrit :

En vous lisant un peu, j'ai une question :  
 
Est ce que la prise de conscience du monde qui nous entoure peut être la source  de notre souffrance ?  
 
Parce que l'on a l'impression que les autres s'en foutent royalement des autres et sont égoistes, faut-il faire pareil pour se libérer de cette souffrance ?


Ca serait le serpent qui se mord la queue:
Plus d'égoïsme, plus de solitude, plus d'indifférence, plus de souffrance...

n°10912716
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 16:57:35  answer
 

darkane a écrit :

En vous lisant un peu, j'ai une question :  
 
Est ce que la prise de conscience du monde qui nous entoure peut être la source  de notre souffrance ?  


 
C'est la première.
 

darkane a écrit :


Parce que l'on a l'impression que les autres s'en foutent royalement des autres et sont égoistes, faut-il faire pareil pour se libérer de cette souffrance ?


Mal formulé, mais je comprend l'idée et c'est le seul moyen de se préserver, une fuite en avant.

n°10912781
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:03:29  profilanswer
 

Je ne sais pas si la prise de conscience du monde qui nous entoure peut être la source d'une souffrance, mais je sais que pour moi cette prise de conscience accroit ma souffrance.
Je pense que les gens qui parviennent à être heureux y arrivent en "occultant" en quelque sorte cette réalité d'un monde égoïste, ils ne font pas semblant de ne pas le voir, mais se créent leur petit environnement avec amis, famille, environnement dans lequel les gens ne sont pas comme dans le reste du monde, ne sont pas les méchants égoïstes.
 
Et effectivement devenir plus égoïste n'est pas une solution (à mon avis) puisque l'égoïsme ne pousse pas à avoir une vraie vie sociale, il enferme l'individu dans ses intérêts personnels, les autres ne servent qu'à parvenir à ses fins. Cela engendre forcément une solitude plus grande, personne à qui se confier, pas de confiance en les autres puisqu'on les voit comme des égoïstes. D'où une souffrance accrue.

n°10912792
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:05:22  profilanswer
 


 
Merci pour ce message d'encouragement, au fait.

n°10912810
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:07:34  answer
 

darkane a écrit :

En vous lisant un peu, j'ai une question :  
 
Est ce que la prise de conscience du monde qui nous entoure peut être la source  de notre souffrance ?  
 


Pour moi, c'est à cause du desordre de la connaisance.
Entre tout oublier ou m'instruire, j'ai choisi de m'instruire.


Message édité par Profil supprimé le 14-03-2007 à 17:08:05
n°10912825
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:09:26  profilanswer
 

Pour toi la cause de la souffrance est le désordre de la connaissance ?

n°10912828
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:09:45  answer
 

floootheone a écrit :

Pour toi la cause de la souffrance est le désordre de la connaissance ?


Oui

n°10912836
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:10:37  answer
 


 
On pa'rle bien de souffrance psychique ?

n°10912865
darkane
My soul for a goat !
Posté le 14-03-2007 à 17:13:54  profilanswer
 

Ryan a écrit :

certains restent accroché à leur souffrance parce qu'elle leur fourni une identité...elles préfèrent continuer à souffrir plûtot que d'abandonner cette fausse identité conceptuelle d'un moi malheureux, qui est une illusion, oui j'ose le mot :D
Je vais me faire taper dessus mais c'est pas grave en disant ca. Si on m'avait dis ca à certains moment de ma vie, j'aurais très mal réagis, car mon identité était presque totalement investie dans la souffrance..je réalise seulement maintenant que ce n'était pas mon vrai moi qui souffrait, mais seulement l'image conceptuelle du "moi", ce qui est radicalement différent...


 
Ouai désolé je m'exprime très mal !  
 
Mais par rapport à ce qui est cité la, moi j'ai envie de continuer à croire en ce que je croît, tout en restant modeste : je dirais que j'ai pris conscience du monde, de la souffrance...  
 
Et ceci est mon identité, je vais pas la renier pour aller mieux !  

n°10912928
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:18:39  answer
 


Ce message est d'une neutralité parfaite, comme tu as pu le constater.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-03-2007 à 17:19:09
n°10912941
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:19:50  profilanswer
 

Le mien également.

n°10912953
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:20:34  answer
 

floootheone a écrit :

Le mien également.


 
Ah ? j'ai cru y déceler une pointe d'ironie.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-03-2007 à 17:20:46
n°10912973
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:21:46  profilanswer
 

Jovalise : pourrais-tu développer un peu ?
Je ne vois pas un grand rapport entre désordre de la connaissance et souffrance psychique.
Assimile-t-on connaissance et culture, ou parle-t-on de la connaissance de soi, ou totalement autre chose ?

n°10912983
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-03-2007 à 17:22:38  profilanswer
 


 
non, du tout, je ne me permettrais pas. quoique, si, peut-être...

n°10913072
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2007 à 17:29:23  answer
 


Toutes connaissances de toutes choses et de leurs relations.
Les reponses viennent parfois avec le temps.
 
edit ::= les 's'


Message édité par Profil supprimé le 14-03-2007 à 17:31:42
n°10915712
Ryan
Foupoudav
Posté le 14-03-2007 à 22:05:28  profilanswer
 

darkane a écrit :

Ouai désolé je m'exprime très mal !  
 
Mais par rapport à ce qui est cité la, moi j'ai envie de continuer à croire en ce que je croît, tout en restant modeste : je dirais que j'ai pris conscience du monde, de la souffrance...  
 
Et ceci est mon identité, je vais pas la renier pour aller mieux !


 
 
Est-ce que ton identité fondamentale est réellement associée à une somme de pensées particulières...?
 
Je penser au contraire que la "libération" est un processus au cours duquel la conscience se désidentifie de son propre contenu..je projette des choses douloureuses sur l'écran du mental, mais en fait..ce que je projette n'a pas d'existence réelle, ce n'est pas solide..! Et quand on se trouve au fond du trou là tout au fond, et qu'une prise de conscience de cette taille surgit...ca met une giffle d'une puissance qui est susceptible chez certaines personnes de les faire sortir de la souffrance mentale et émotionnelle à tout jamais...
 
Mais généralement ce genre "d'éveil" se fait plus graduellement.
 
Je ne parle pas là de déni, ou de rejet de quoi que ce soit..mais simplement de cette faculté de voir sans plus juger de ce qu'il advient, de flotter avec ce qui est..
 
On peut formuler ca en disant aussi qu'il sagit de cesser d'être ailleur que dans l'ici et maintenant, cesser de résister à la souffrance..c'est paradoxal parce qu'elle cesse d'elle même quand elle est acceptée, au contraire du rejet, qui ne fait que nourir la division, et donc la souffrance..

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 14-03-2007 à 22:57:28
n°10916179
Ryan
Foupoudav
Posté le 14-03-2007 à 22:35:42  profilanswer
 

Dans ce contexte, je me sens l'envie de citer JK Krishnamurti:
 
 

Citation :

VOUS ÊTES LA SOUFFRANCE  
 
Lorsqu'il n'y a pas un observateur qui souffre, la souffrance est-elle autre chose que moi-même ? Je suis elle. La douleur et moi ne sommes pas dissociés. Et alors que se passe-t-il? Il n'y a pas de mot, pas d'étiquette, qui vienne écarter cette douleur en lui donnant un nom. Lorsque je ne la nomme pas, lorsqu'il n'y a pas de peur suscitée par elle, est-ce qu'il existe une rela-tion entre la souffrance et le moi en tant que centre de conscience ? Si le centre est en état de relation avec cette souf-france, il en a peur. Mais s'il est cette souffrance même, que peut-on faire ? Il n'y a rien que l'on puisse faire. On est cela, on ne peut ni l'accepter ni le refuser, ni lui donner un nom. Pouvez-vous encore dire que «vous» souffrez? Mais déjà une transformation fondamentale s'est produite. Il n'y a plus de «Je souffre», parce qu'il n'y a pas de centre pour souffrir. Le centre ne souffre que parce que nous n'avons pas examiné ce qu'est ce centre. Nous ne vivons qu'en passant d'un mot à un autre mot, d'une réaction à une autre réaction.


 
 
Ou encore
 

Citation :

NOUS DEVONS COMMUNIER AVEC LA SOUFFRANCE  
 
Nous ne sommes généralement pas en communion avec les choses. Il n'existe aucune communion directe entre nous et nos amis, nous et notre femme, nous et nos enfants...  
Donc, pour comprendre la souffrance, il faut sans nul doute l'aimer, ne croyez-vous pas ? Autrement dit, il faut être en contact direct avec elle. Si l'on veut comprendre - que ce soit son voisin, sa femme, ou toute autre relation -, si l'on veut comprendre totalement une chose, il faut en être proche. On doit l'aborder sans objections, sans préjugés, sans condamnation ni répulsion; on doit la regarder - n'est-ce pas ? Si je veux vous comprendre, je ne dois avoir envers vous aucun préjugé. Je dois être capable de vous regarder sans que viennent s'interposer les barrières, l'écran de mes préjugés et de mes conditionnements. Je dois être en communion avec vous, ce qui signifie que je dois vous aimer. De même, si je veux comprendre la souffrance, je dois l'aimer. Je dois communier avec elle. Je n'y parviens pas, parce que je cherche à lui échapper, par le biais d'explications, de théories, d'espoirs, d'atermoiements, qui sont tous des processus de verbalisa-tion. Ainsi, les mots m'empêchent d'être en communion avec la souffrance. L'obstacle vient des mots - les mots des explications, des rationalisations, qui ne sont toujours que des mots, mais qui constituent notre processus mental -, ces mots qui m'empêchent d'entrer en communion directe avec la souffrance. C'est seulement lorsque j'entre en communion avec la souffrance que je la comprends .


 
 
:)

n°10917110
PeSSouZiX
Posté le 14-03-2007 à 23:54:58  profilanswer
 

Ryan a écrit :

Est-ce que ton identité fondamentale est réellement associée à une somme de pensées particulières...?
 
Je penser au contraire que la "libération" est un processus au cours duquel la conscience se désidentifie de son propre contenu..je projette des choses douloureuses sur l'écran du mental, mais en fait..ce que je projette n'a pas d'existence réelle, ce n'est pas solide..! Et quand on se trouve au fond du trou là tout au fond, et qu'une prise de conscience de cette taille surgit...ca met une giffle d'une puissance qui est susceptible chez certaines personnes de les faire sortir de la souffrance mentale et émotionnelle à tout jamais...
 
Mais généralement ce genre "d'éveil" se fait plus graduellement.
 
Je ne parle pas là de déni, ou de rejet de quoi que ce soit..mais simplement de cette faculté de voir sans plus juger de ce qu'il advient, de flotter avec ce qui est..
 
On peut formuler ca en disant aussi qu'il sagit de cesser d'être ailleur que dans l'ici et maintenant, cesser de résister à la souffrance..c'est paradoxal parce qu'elle cesse d'elle même quand elle est acceptée, au contraire du rejet, qui ne fait que nourir la division, et donc la souffrance..

[:dawav] [:el awrence iii]

boober a écrit :

sans barrage pas d'electricité  [:prodigy]

"avec barrage", l'electricité n'est pas super disponible >> 70% juste pour maintenir le barrage en place, le consolider dès qu'il donne des signes de faiblesse (accès d'angoisse, de souffrance), les 30% restant sont répartis comme expliqué avant, à ruminer, faire semblant, compenser les manques et besoins, et accessoirement, s'auto-détruire, bref, 100% d'electricité mal employé ... alors que 2 fois moins bien employée suffit amplement à juste se sentir bien !
 

floootheone a écrit :

Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ca :
- esprit avec barrage entraine complications, luttes, souffrances inutiles
- esprit sans barrage entraine paix et sérénité. et si c'était aussi simple que ça ?
 
Il doit être extrêmement difficile de briser toutes les contraintes de l'esprit, toutes les barrières imposées par notre conscience peur. Si l'on retient l'hypothèse de la simple dualité esprit avec barrage / esprit sans barrage, alors la plupart des gens sont condamnés à souffrir et lutter toute leur vie. Or il existe des gens heureux qui ont quand même "un esprit avec barrage", càd qui ont des contraintes, n'acceptent pas forcément toutes leurs pensées et leurs émotions.

Il y a toujours une forme de barrage, la juste frontière entre conscient / inconscient.
Le barrage qui pose problème ici, c'est celui qui coupe le concsient de l'inconscient parce que ce dernier est considéré comme l'enemi qui veut votre perte, alors que les 2 peuvent gambader main dans la main dans une belle harmonie, si si, c'est possible.
 
Le long fleuve tranquille, c'est quand les 2 font la route ensemble, en accord, chacun trouvant son compte, de façon equilibré.
 
Les message de Ryan me revigore ! ça faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi simple et d'aussi vrai.
Nous les dépressifs faisont aisément d'une souris une montagne sans jamais imaginer que l'inverse est autant possible, que souffrir seul dans son coin sur sa misère ou celle du monde ne nous aidera pas, et n'aidera pas ce monde, y fo bien l'dire ...  
On peut très bien avoir conscience des choses sans se transformer en martyre pour la peine.
Laisser s'écrouler le barrage ne veut pas dire devenir insensible, froid, dépersonnalisé, indifférent, mort ... c'est tout le contraire, c'est reprendre possession de soi-même, dans son intégralité, retrouver ses moyens, retrouver pleine possession de son jus.

n°10918981
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 15-03-2007 à 11:23:01  profilanswer
 


 
 
 
Ce message m'a fait peur. Si j'étais vraiment mal je l'aurais pris au premier degré et ne serait pas là pour vous en parler. Certaines paroles peuvent vraiment être dangereuses. Faites attention.


Message édité par Kilyn le 15-03-2007 à 11:24:55

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°10960325
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 20-03-2007 à 11:35:28  profilanswer
 

Salut,
 
Comment trouver un bon psychologue sur Paris ou proche banlieue ? Quels sont leurs horaires ? Combien coute une séance ? Combien de temps dure la séance ?
Comment puis-je le faire en cachette ?
J'ai peur pour moi. :sweat:

Message cité 2 fois
Message édité par Kilyn le 20-03-2007 à 11:37:41

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°10960349
Profil sup​primé
Posté le 20-03-2007 à 11:37:35  answer
 

Kilyn a écrit :

Salut,
 
Comment trouver un bon psychologue sur Paris ou proche banlieue ? Quels sont leurs horaires ? Combien coute une séance ? Combien de temps dure la séance ?
J'ai peur pour moi. :sweat:


 
Vous etes pas marant les gars  [:backdafuckup]

n°10960463
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 20-03-2007 à 11:50:13  profilanswer
 


 
T'inquiètes là où je serais je ne te ferais plus chier. T'as juste à me le demander.


---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°10960479
Profil sup​primé
Posté le 20-03-2007 à 11:52:17  answer
 

Kilyn a écrit :

T'inquiètes là où je serais je ne te ferais plus chier. T'as juste à me le demander.


 
Je suis emerdé figure toi, parce que comme d'habitude, j'ai pas un rond, et je ne veux pas monter à paris en stop à cette heure ci, à moins d'une urgence


Message édité par Profil supprimé le 20-03-2007 à 11:52:48
n°10960504
boober
Compromis, chose due
Posté le 20-03-2007 à 11:55:39  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Salut,
 
Comment trouver un bon psychologue sur Paris ou proche banlieue ? Quels sont leurs horaires ? Combien coute une séance ? Combien de temps dure la séance ?
Comment puis-je le faire en cachette ?
J'ai peur pour moi. :sweat:


 
la phrase "le faire en cachette" me gene terriblement. mais terriblement.  
je ne peux pas repondre a tes autres interrogations, mais si tu dois aller rencontrer un psychologue, je doute que le faire en cachette t'aide vraiment. en cachette de qui d'ailleurs? de ta famille je presume?  
ce n'est que mon avis.

n°10960633
theredled
● REC
Posté le 20-03-2007 à 12:17:14  profilanswer
 

boober a écrit :

mais si tu dois aller rencontrer un psychologue, je doute que le faire en cachette t'aide vraiment.

pourquoi donc ?


---------------
Contes de fées en yaourt --- --- zed, souviens-toi de ma dernière lettre. --- Rate ta musique
n°10960727
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 20-03-2007 à 12:33:41  profilanswer
 

boober a écrit :

la phrase "le faire en cachette" me gene terriblement. mais terriblement.  
je ne peux pas repondre a tes autres interrogations, mais si tu dois aller rencontrer un psychologue, je doute que le faire en cachette t'aide vraiment. en cachette de qui d'ailleurs? de ta famille je presume?  
ce n'est que mon avis.


C'est soit ça soit je ne suis plus sur cette terre. :(
Et la deuxième solution me plaît actuellement. Peut-être que je me trompe donc il faut bien que je tente quelque chose pour me sauver même si une partie de moi ne le veut pas.
Je commence à me détacher de la peur de mourir. Je serais bientôt prête à affronter la mort. Et ça me terrifie. :fouyaya:

Message cité 1 fois
Message édité par Kilyn le 20-03-2007 à 12:36:58

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  150  151  152  ..  1804  1805  1806  1807  1808  1809

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Cet après-midi, je me suicide à la carte bleue !Depréssion & suicide : j'aimerai comprendre le geste de quelqu'un
Topicalacon d'un gars au bord du suicide!Une nouvelle forme de suicide
Plus de sujets relatifs à : Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)