PeSSouZiX | floootheone a écrit :
Pour ce qui est de vider mon sac, il est tellement en fouillis que je ne sais même plus ce qu'il y a dedans, je ne sais même plus quand ça a commencé ni pourquoi, cette souffrance fait partie de moi depuis si longtemps que j'ai l'impression que c'est mon caractère, ma personnalité, alors que c'est une maladie. Evidemment, il y a des hauts et des bas, et les bas font d'autant plus mal que les hauts ont été agréables, des moments où j'ai pensé que j'allais m'en sortir, et finalement cette souffrance (je l'appelle comme ça car je ne sais pas comment la définir autrement, mais c'est un mélange confus de sentiments) me rattrape toujours, elle est vicieuse, elle attend que je sois seule pour m'envahir, pour prendre le contrôle.
Moi qui pensais avoir progressé, j'ai l'impression de faire marche arrière en ce moment.
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c'que je te propose, c'est un simple "laisser-aller" par écrit, un genre d'exercice. En le faisant "en privé", tu te sentiras surement + libre.
ça consiste à écrire tout ce qui te passe par la tête, même si c'est totalement fouillis, pas construit, horrible à lire, etc...
De cette manière, c'est ton inconscient qui va se révéler (comme il le fait dans les rêves), donc, essaie d'écrire le plus spontanément possible, sans te corriger, sans réfléchir (sans que ce soit filtré par ta conscience) à ce que tu écris.
Ryan a écrit :
Anihilation de la fonction de transformation ?
Tiens moi c'est bizare j'ai une vue carrément à l'opposé, je pense que la possibilité d'une transformation réelle est plus que jamais présente au fond du trou, là tout au fond, lorsque l'espoir vient même à mourir, c'est là, dans cet espace qui parrait très très incofortable que paradoxalement il est possible de ..se détendre, sans aucune assise..abandonner ce dont on se refusait à abandonner auparavant, à cause de cette peur fondamentale de disparaitre. Mourir oui, en quelque sorte...à l'illusion du soi.
Je pense qu'on manque cruellement d'information à ce sujet là...car, m'intéressant d'assez près personnellement aux philosophies orientales, j'ai pu constater qu'ils insistaient très fort sur la possibilité d'une cessation totale de la souffrance dans un abandon totale à soi même, un abandon à ce qui ..-est-..l'ainsité des choses..dans une acceptation inconditionnelle des choses, la volonté même de s'en sortir meurt, mais en même temps on peut constater que nous sommes plus vivant que jamais à ce moment là, une conscience vide de tout commentaire mental...et pourtant incroyablement lucide et consciente...
C'est difficile à exprimer en mot. C'est comme la découverte de ce que sont les choses réellement, c'est comme la mort du filtre du mental, des jugements, des étiquettes, des concepts...tout ce qui s'élève dans l'esprit devient égal. C'est la division entre le "je" et le "moi même" qui est résorbée, la dualité entre le penseur et la pensée, entre le "moi", et les autres qui est résorbée...tout ce qui s'élève est alors parfait.. (pure!)
Je suis très loin de vivre dans cet état là, je n'ai eu que des apperçus, des petites morts, car le dictat du mental conceptuel, et de l'égo reprend très vite le dessus sur cet espace ...je sais juste que c'est là tout au fond, que réside de précieux enseignements, des messages cachés. Et une paix qui défie tout entendement, qui se situe au delà de toute logique..certain appelle cela la paix de "Dieu" (Je ne suis pas croyant, au cas ou ^^)
Il y a des gens autour de moi, qui ont du bouffer de la merde, parfois pendant très longtemps avant de parvenir à trouver l'astuce qui leur a permis de complétement lâcher prise, à se désengager des structures du contenu du mental..mais ca n'arrive pas à tout le monde, loin de là...certains restent accroché à leur souffrance parce qu'elle leur fourni une identité...elles préfèrent continuer à souffrir plûtot que d'abandonner cette fausse identité conceptuelle d'un moi malheureux, qui est une illusion, oui j'ose le mot
Je vais me faire taper dessus mais c'est pas grave en disant ca. Si on m'avait dis ca à certains moment de ma vie, j'aurais très mal réagis, car mon identité était presque totalement investie dans la souffrance..je réalise seulement maintenant que ce n'était pas mon vrai moi qui souffrait, mais seulement l'image conceptuelle du "moi", ce qui est radicalement différent...
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Bravo, c'est très bien expliqué et super juste !
ororuK a écrit :
Seul ton toi intérieur saura accéder à la réponse en arpentant les sinuosités de la spiritualité universelle.
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Ryan a écrit :
Je suis désolé, ce n'est pas facile de parler de ces choses là concrêtement.
Tu parles de lucidité dans la négativité...je pense qu'il faut déja situer à quel niveau nous parlons parce que c'est hyper important...je pense qu'en disant ca, tu as pleinement raison, et tord en même temps, Raison dans le sens ou c'est une simple constatation, que les gens sont profondément égoïstes, et quand les autres souffrent autour d'eux, ils préfèrent détourner le regard, de peur probablement que la souffrance d'autrui ne reflète la leur au plus profond d'eux même, qui est masquée, et qu'il ne veulent pas voir en face.
Et ca peut faire mal, très mal...
Par contre, c'est une constatation qui renforce..la vision séparatrice des choses, on se sent d'autant plus isolé du monde, des autres, de l'univers tout entier en effectuant ce genre de constatation...mais la question à se poser c'est: Est-on vraiment séparé comme nous le pensons à ce moment là ? est on réellement un pauvre petit fragment de rien du tout perdu dans un univers morcelé ? cette impression tenace de n'être absolument rien du tout, nulle part, séparé de toutes choses...ne serait-ce pas cela l'illusion ?
La réalité est elle conforme à cette profonde angoisse de n'être qu'un fragment isolé dans un univers chaotique ? Je pense le plus sincèrement du monde, que c'est cela la vraie illusion, et que la vérité est que c'est une putin d'illusion gigantesque, parce que si nous prennons la peine d'approfondir la question en profondeur, que voyons nous ? un univers interdépendant ou chaque partie est dépendante du reste, il n'y a aucune entité propre, ayant une existence intrinsèque....le "je" qui souffre n'est une construction chimérique du mental...hors, nous sommes autre choses qu'une sommes de pensées...
Tout ca est théorique, si la vérité n'avait pas le pouvoir de libérer, je ne serais même pas là pour raconter tout ca, parce qu'en lâchant prise, en laissant couler les choses, en allant avec le courrant de la vie, et non à contre sens, en osant accepter avec bienveillance ses pensées destructrices, nous laissons de côté -pour un temps- l'illusion, et on peut se mettre à respirer plus légèrement...
Je parle par expérience directe, je n'ai pas du tout envie de rentrer dans des polémiques stériles théoriques. Je sais par quel mal être l'esprit peut passer, mais je sais aussi qu'il est possible de se libérer, en ne rejettant rien du tout, mais au contraire en acceptant inconditionnellement, avec bienveillance et compassion toutes les pensées, constat que nous pouvons faire...car..ce ne sont que des pensées! Elles n'ont le pouvoir qu'on veut bien leur prêter...mais au fond ca ne sont que des pensées.
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encore bravo ! laisser s’effondrer le barrage, libérer la pression ...
c'est terrifiant, on a peur des ravages qu'entrainerait l'effondrement de ce mur qui protège et cache de soi-même.
barrage = peur, angoisse, refus, refoulement, rejet, nihilisme ... la force et l'energie quotidienne que ça demande de le maintenir en place !
Et tellement peur de toute cette flotte qui pousse derrière ... son inconscient, et tout ce qu'on a enfoui dedans.
De l'autre côté, des jets d'eau sous pression ... mon dieu, des fuites ! viiite, des filtres !
la vallée doit rester asséchée, sous contrôle, et tant pis si le grondement derrière est assourdissant (souffrance)
C'est comment un esprit sans barrage ? C'est le chaos, nan ?
nan, c'est un peu comme ...
... un long fleuve tranquille.
Ryan a écrit :
Oui, elle est plus que réelle, c'est absolument indéniable....
Les émotions sont une réponse du corps à une pensée particulière, le corps possède une mémoire propre, et lorsqu'une pensée fait écho avec une souffrance passée, elle réveille la mémoire cellulaire du corp qui à son tour produit une émotion puissante, émotion qui prend le contrôle à son tour des pensées, c'est un cercle vicieux..à partir de là, le contrôle est impossible...c'est pour cela qu'il faut trouver le moyen de court circuiter.
D'ou..la nécessité d'une manière ou d'une autre de saper ce cercle vicieux, et je pense sincèrement que l'acceptation inconditionnelle est un merveilleux outil, nous pouvons laisser tout les scénarios du monde se dérouler et être là en retrait, regarder ce balais défiler sur l'écran mental, en intervenant pas, en laissant couler...
Mais c'est super ultra difficile, ca demande un courage gigantesque, nous ne savons pas ou nous allons, et tout ce qu'on veut ce sont des certitudes, c'est aller contre la logique du moment..nous trouvons cette souffrance innacceptable, et évidemment la dernière chose que nous voulons c'est lâcher prise...ca je le sais
Je n'affirme pas non plus qu'il est possible de vivre heureux avec, pas du tout. Je dis qu'il est possible de trouver le courage et la force de cesser le combat. L'esprit qui se bat contre lui même, des pensées qui se battent contre elles même...je connais très bien tout ca....
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