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Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°10392214
FrozenWarn​ings
Posté le 16-01-2007 à 17:21:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
lol oui sauf que c'est franchement pas facile de remonter quand on est tombé assez bas...

mood
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Posté le 16-01-2007 à 17:21:28  profilanswer
 

n°10392486
FrozenWarn​ings
Posté le 16-01-2007 à 17:52:25  profilanswer
 

ma souffrance est assez complexe et je peux pas trop l'expliquer aussi, ça peut paraitre bateau quand je dis je me sens pas normale et je n'ai plus d'estime, pour bcp ça parait banal et il n'y a pas de quoi en faire une dépression mais c'est plus complexe, il y a certaines choses qui me dépassent et que je peux pas trop partager en plus ce qui renforce mon isolement et surtout entretient une certaine forme d'aliénation.  
C'est sur qu'il y a des choses plus horribles, des gens qui connaissent des choses pires que moi mais personnellement c'est pas le fait d'y penser qui atténue mon mal être ( au contraire ça renforce mon idée que ce monde est moche), ça me le fait oublier 5 min peut être, enfin bref ce qui me dérange en plus c'est qu' être dépressif pour certains j'ai l'impression qu'ils interpretent ça comme une forme de caprice, par exemple je suis sûre que quelqu'un d'aisé qui se dit malheureux, peu de personnes penseront que sa souffrance est légitime. Quand quelqu'un a un handicap visible personne n'osera lui dire bouge toi! Il y a pire que toi! ce qui est très chiant à entendre quand on a plus trop de volonté...

n°10392533
PeSSouZiX
Posté le 16-01-2007 à 17:58:37  profilanswer
 

honnêtement, je ne sais pas. Il y a trop de facteurs, de critères, de contextes, etc, qui entrent en jeu, et trop d'aléatoir dans ce cheminement de pensée, et nous n'avons vraiment pas tous la même résistance face à la douleur, rien n'est constant et acquis dans le coeur et l'esprit, fort par moment, faible à d'autres, la souffrance n'a pas plus de logique, c'est une conséquence, comme l'est le suicide. Pour une même cause, il peut y avoir des quantités infinies de réactions différentes.
 
Il faudrait pouvoir être attentif aux signes avant-coureurs, savoir repérer chez quelqu'un cette détresse intérieure qui pourrait le conduire à cette démission fatidique. Le suicide, c'est quand les autres tentatives échouent, celles de s'accrocher à la vie, aux autres, celles de trouver un apaisement, une raison de vivre, de se battre, des réponses convainquantes à des questions telles que: pourquoi je suis là ? Pour qui ? Quelle est ma place dans ce monde ? Est-ce que ça vaut le coup la vie si on doit souffrir autant ?
 
Non mais l'avantage c'est que tu peux changer les choses, alors que quand tu es mort, ben tu es mort.[/quotemsg]c'est vrai.
Se détruire à petit feu, ça fait partie des signes dont je parle au dessus.


Message édité par PeSSouZiX le 16-01-2007 à 18:02:02
n°10392593
FrozenWarn​ings
Posté le 16-01-2007 à 18:04:00  profilanswer
 

enfin à la limite je comprend les gens qui pensent ça car pour eux je suis toujours en train de parler de moi et de me plaindre ( résultat d'un état dépressif) mais ce qu'ils voient pas c'est que dans la vraie vie je suis murée dans mon silence et que quand je vais sur internet j'exprime ce que je garde sur le coeur, c'est un peu prendre les gens pour des psys mais bon...


Message édité par FrozenWarnings le 16-01-2007 à 18:04:53
n°10392622
PeSSouZiX
Posté le 16-01-2007 à 18:06:56  profilanswer
 

y a pas de mal si ça te fait du bien. [:stove]

n°10392672
FrozenWarn​ings
Posté le 16-01-2007 à 18:13:54  profilanswer
 


 
à vrai dire je crois pas trop qu'on peut leur remonter le moral, juste être là et leur dire c'est déjà ça, enfin ça dépends des personnes mais il y a des périodes, des évenements qui font que la personne va se replier sur elle même et c'est normal, le tout c'est d'arriver à en sortir à un moment. Moi je dois avouer que je suis loin d'en être sortie, on pourrait me dire tout ce qu'on veut que je suis géniale, tout le contraire de ce que je pense, ça ne changerais pas trop ma vision de moi même...


Message édité par FrozenWarnings le 16-01-2007 à 18:18:41
n°10392959
PeSSouZiX
Posté le 16-01-2007 à 18:48:25  profilanswer
 

est-ce que tu écris, FrozenWarnings ?  
Tu sais, le genre journal intime ?
 
Moi ça m'a énormément aidé (et d'ailleurs, dès que je me retrouve privée de net, ça me reprend, c'est compulsif), depuis l'adolescence j'ai pour habitude de mettre en mots dans des cahiers tout ce que je ressens, toutes mes pensées, des meilleures aux pires.
Les cahiers qui relatent ma période la + noire, ceux-là, j'arrive pas à les relire, j'ai envie de les jeter, mais je me retiens, et de toute façon, le but n'est pas tant de "s'amuser à se relire des années plus tard", mais + d'essayer de se sortir des tripes ce qui nous enchaine dans le mal être, exprimer son mal être, exprimer tout ce qu'on a sur le coeur, sans être lu et jugé par autrui, sans gêne, sans censure, sans aucune limite, en toute liberté.
 
C'est extrêmement bénéfique, perso j'ai remarqué que ça m'apportait du soulagement, rien que parce qu'une fois que c'est sur le papier, c'est beaucoup moins dans la tête, ou ça a mué, évolué, c'est différent.
Et si tu te relis plus tard comme le lendemain, ça te permet d'avoir un regard + objectif sur ce que tu as écrit la veille et à partir de là, ça peut vraiment aider à voir + clair en soi.

n°10393263
FrozenWarn​ings
Posté le 16-01-2007 à 19:20:04  profilanswer
 

non mais ça m'est arrivé parfois de décharger mes émotions en écrivant tout ce que j'avais sur le coeur mais après j'y jette, c'est pas franchement cohérent ce que j'écris il y a plus de haine qu'autre chose, c'est peut être bénéfique oui mais j'ai un peu honte quand je me relis lol

Message cité 1 fois
Message édité par FrozenWarnings le 16-01-2007 à 19:22:05
n°10395405
PeSSouZiX
Posté le 16-01-2007 à 23:02:30  profilanswer
 

FrozenWarnings a écrit :

non mais ça m'est arrivé parfois de décharger mes émotions en écrivant tout ce que j'avais sur le coeur mais après j'y jette, c'est pas franchement cohérent ce que j'écris il y a plus de haine qu'autre chose, c'est peut être bénéfique oui mais j'ai un peu honte quand je me relis lol


Frozen, c'est pas fait pour être cohérent, ni t'apporter le Goncourt, c'est uniquement pour te faire du bien, t'aider à te sentir mieux et à mieux comprendre ce qui t'arrive.
 
S'il y a plus de haine qu'autre chose, raison de + pour le faire ! Si tu la mets pas là ta haine, tu en fais quoi ? Tu la retournes contre qui ?
Il vaut vachement mieux passer ses nerfs sur du papier que sur soi ou quelqu'un d'autre, tu ne crois pas ? C'est la fonction 1ère de ce journal: le vide-ordure !
remplis-le lui de cette manière, pour te décharger toi.
 
Ensuite, la honte, pourquoi ? Si y a que toi qui lis ça, tu n'as même pas besoin de juger ça honteux ou pas, il n'y a rien à juger, c'est toi, avec tes côtés sombres comme on en a tous, sauf que les tiens sont surement plus chargés, + exacerbés "que la moyenne" (si vraiment y en a une ...), et puis cette honte fait partie du problème, que tu écrives ou pas, tu la ressens, mais en écrivant, tu pourras mieux l'analyser pour mieux la comprendre.
 
Quand on reste avec toutes ses pensées qui se bousculent dans la tête, on tourne bien souvent en boucle, on se laisse submerger, on se subit.
 
Lorsque tout ça est inscrit noir sur blanc, on a enfin une vision claire (c'est sur le papier, et beaucoup moins dans la tête), c'est un excellent support de travail sur soi-même. C'est important que tu ne jettes pas tes écrits, c'est (une partie de) toi que tu jettes en faisant ça, mais jetter sans comprendre, accepter, résoudre, c'est comme essayer d'oublier, c'est vain ... car ruminants et rongeurs sont tjrs là, chez toi.
 
Perso quand j'écris, je ne relis pas de suite, j'attends le lendemain que la pression soit bien retombée. Quand je relis le lendemain, "à tête reposée", c'est presque comme si je lisais les écrits de quelqu'un d'autre, j'ai ainsi un bon recul que je n'avais pas la veille. C'est ce genre de truc qui aide à avancer vers la compréhension.

n°10396570
Fraye
Je vole haut !
Posté le 17-01-2007 à 01:39:32  profilanswer
 

FrozenWarnings a écrit :

lol oui sauf que c'est franchement pas facile de remonter quand on est tombé assez bas...

il y a toujours plus pire que pire.. chaque fois c'est toujours pire
il y a toujours des moments difficiles, on se dit qu'il y a trop de choses, on ne va pas pouvoir y arriver
des moments ou on pense qu'il n'y a aucune issue, epi c'est la peur la frousse
 
quand le moment que l'on craint arrive, on se rend compte que ca ne se passe pas aussi mal que ca
que l'on poursuit son petit chemin, il ne faut pas avoir peur, on y va et ce qui arrive arrive
ce n'est jamais aussi terrible que l'on croit  


---------------
2009 c'est  la fin du monde[008d71] phoenixjpforum [/#008d71] [/g] :) [g] [#008d71] [url=http://www.phoenixjp.net/n
mood
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Posté le 17-01-2007 à 01:39:32  profilanswer
 

n°10411285
FrozenWarn​ings
Posté le 18-01-2007 à 16:43:56  profilanswer
 

là en plus j'ai vraiment planté mes exams, faut dire que c'est en partie de ma faute, j'ai peu ou pas du tout révisé mais c'est difficile en étant dépressive ( manque de sommeil, de motivation, de concentration) puis pour d'autres raisons, c'est que je suis pas arrivée à me motiver à réviser tellment je n'ai plus d'énergie, de volonté...

n°10411804
Fraye
Je vole haut !
Posté le 18-01-2007 à 17:28:26  profilanswer
 

FrozenWarnings a écrit :

là en plus j'ai vraiment planté mes exams, faut dire que c'est en partie de ma faute, j'ai peu ou pas du tout révisé mais c'est difficile en étant dépressive ( manque de sommeil, de motivation, de concentration) puis pour d'autres raisons, c'est que je suis pas arrivée à me motiver à réviser tellment je n'ai plus d'énergie, de volonté...

commence par faire des choses agréables
comme manger une bonne glace  [:razielxb]  
faire un gateau ou des crepes  :)  
faire des promenades, écouter de la musique, regarder un film drole
tout ce qui fait plaisir  
 
et le moral, l'énergie ca viendra tout seul   [:akilae]  


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2009 c'est  la fin du monde[008d71] phoenixjpforum [/#008d71] [/g] :) [g] [#008d71] [url=http://www.phoenixjp.net/n
n°10448220
Arthemis
Posté le 22-01-2007 à 22:48:46  profilanswer
 

up

n°10449651
Arthemis
Posté le 23-01-2007 à 00:59:13  profilanswer
 

Seigneur prends ma vie j'en ai rien à faire.
 
Fais que je puisse faire vivre quelqu'un d'autre à ma place. C'est si compliqué pour toi ?

n°10449765
Patapine
Posté le 23-01-2007 à 01:46:02  profilanswer
 

***

Message cité 1 fois
Message édité par Patapine le 21-05-2010 à 00:41:30
n°10451894
malakof
sagement folle....
Posté le 23-01-2007 à 13:05:23  profilanswer
 

Patapine a écrit :

Je n'ai pas lu le topic entièrement et ce que je vais dire à surement été dit. J'ai fait l'experience de voir les conséquences d'un suicide (un membre de ma famille très proche). La personne en question pensait (enfin, on ne saura jamais ce qu'elle pensait, on ne saura jamais pourquoi ça a eu lieu et on ne saura jamais qui en est responsable) nous quitter afin de ne pas etre un poids. Si vous avez de la famille, des amis, sachez que si vous pensez vous suicider, réfléchissez d'abord au mal que vous leur ferez. Il n'y a rien de pire que de voir un membre de sa famille se suicider. On s'en veut, meme si il n'y a pas vraiment de raisons. Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer mais je pense que c'est facile à imaginer... En vous suicidant, ce n'est pas que votre vie que vous arretez, bien sur on finit par s'en remettre, mais il restera toujours une souffrance en moi, un doute, une envie de comprendre. Dans le cas d'une dépression, la personne se referme totalement sur elle meme, et à la longue, ça marche ! Et l'entourage s'habitue à cette demi absence, à tord. Et ce n'est pas parce que votre entourage est, par conséquent, "désinterressé" qu'il faut employer des méthodes aussi extremes pour attirer l'attention.
Apres un suicide, on en veut forcément à la personne, meme si on se sent coupable de s'en vouloir. Voila je crois que je n'ai rien à rajouter.


 
Patapine, ton post m'interpèle, c'est pourquoi je viens te dire comment moi je vois les choses, comment je les ai vécu.
C'est surtout avec du temps et du recul qu'on accepte et qu'on "comprend". Perso.. j'ai perdu du monde, d'accidents, de maladies, de suicides aussi. Oui ça fait mal de perdre une personne qu'on aime, mais pour moi, c'est la mort par suicide qui est la plus acceptable ! Car celui qui se suicide veut mourrir, c'est son ultime choix. Oui.. c'est dur pour ceux qui reste, mais c'est à ceux qui restent d'accepter le choix de celui qui a décidé de nous quitter.  
Pour moi, le plus difficile à vivre, à accepter, a été ceux qui sont partis dans un accident ou de maladie, qu'ils soient plus ou moins jeunes ! Ceux-là.. ne demandaient qu'à vivre, la mort ils n'en voulaient pas si tot. Tandis.. que celui qui se suicide, oui ça nous fait mal, oui c'est difficile à accepter, mais c'est à nous d'accepter SON choix et de le respecter, et de finir par comprendre que sa souffrance était bien plus insupportable, invivable que ce qu'on pouvait le concevoir.  
Ne pensons pas qu'à nous qui restons, et qui avons du mal à ré-apprendre à vivre après une telle épreuve.  
"Employer des méthodes aussi extrêmes" (pour reprendre tes termes).. ce n'est pas juste pour attirer l'attention (sinon ça n'irait pas si loin..), c'est la seule façon que la personne a pour arrêter de souffrir.
Tout comme toi.. j'ai eu beaucoup de colères intérieures, d'incompréhensions, ce sentiment de n'avoir pas su être là pour l'aider, puis.. avec le temps.. j'ai compris ce que j'ai essayé de t'expliquer plus haut, et par amour j'ai fini par accepter ce choix.  
Bien entendu je comprends ton désarroi, ton sentiment d'impuissance, ta peine et ton chagrin, ton sentiment de colère, etc.. Sache qu'avec le temps.. tu accepteras ce qui te parait inacceptable ! Que la vie lui était trop pénible, trop une grande source de souffrance pour la continuer.
 
Oui.. il faut une tonne de courage à ceux qui restent pour surmonter cela, et oui ça nous marque à vie.
 
Je ne sais pas si mon post va t'aider ! je ne suis même pas sûre d'avoir eu raison d'exprimer ma façon de voir les choses, et de les avoir bien exprimé.. mais saches, cher Patapine que je compatis en tout cas à ce que tu es en train de vivre, de traverser. Je voudrais t'aider, mais je pense qu'il n'y a que le temps et le recul qui puissent nous aider..
 

n°10452197
ParadoX
Posté le 23-01-2007 à 13:39:49  profilanswer
 

Je ne suis pas trop d'accord, on se reproche plus de ne pas avoir pu aider le suicidé à sortir de sa misere.. Autrement dit, on se reproche de ne pas avoir été la pour lui quand il aurait fallu... On prends 2 chocs, une fois la perte d'un proche, puis la culpabilité personnelle. Lors d'un accident, on n'a "que" a supporter la perte d'un proche, parce qu'on se dit que de toutes facons, on n'aurait rien pur faire pour lui (dans le cas d'un accident ou d'une maladie)
 
Non ?


---------------
Pier noir la mèr - La chanson par HFR Band - Topic TrueCrypt
n°10452541
malakof
sagement folle....
Posté le 23-01-2007 à 14:23:27  profilanswer
 

ParadoX a écrit :

Je ne suis pas trop d'accord, on se reproche plus de ne pas avoir pu aider le suicidé à sortir de sa misere.. Autrement dit, on se reproche de ne pas avoir été la pour lui quand il aurait fallu... On prends 2 chocs, une fois la perte d'un proche, puis la culpabilité personnelle. Lors d'un accident, on n'a "que" a supporter la perte d'un proche, parce qu'on se dit que de toutes facons, on n'aurait rien pur faire pour lui (dans le cas d'un accident ou d'une maladie)
 
Non ?


 
Oui et non !
Pour ma part.. (c'est une réflexion purement personnelle et non universelle), oui j'ai eu (et même encore) ce sentiment de culpabilité de ne pas avoir su faire ce qu'il fallait, ce n'est pas de ne pas avoir été là quand il aurait fallu, mais de ne pas avoir su être là comme il lui aurait fallu !  
Dans le cas d'un accident ou d'une maladie, j'ai fortement ressenti un sentiment "d'injustice", ce qui a été moins fort dans le cas d'un suicide !
J'ai exposé comment moi j'ai vécu les choses hein.. je pense que c'est propre à chacun.

n°10452582
malakof
sagement folle....
Posté le 23-01-2007 à 14:27:09  profilanswer
 


 
Ben.. si il y a décision, et action, c'est bien qu'on fait le choix de décider de ceci ou cela, et d'agir comme ci ou comme ça, non ?
Pour moi, c'est faire un choix.
 
Et je re dis, que c'est ce que moi j'en pense et non ce que tout le monde doit en penser !

n°10452691
Patapine
Posté le 23-01-2007 à 14:37:55  profilanswer
 

***

Message cité 3 fois
Message édité par Patapine le 21-05-2010 à 00:42:34
n°10453311
BOUTRYSEB
Posté le 23-01-2007 à 15:41:09  profilanswer
 

MON PERE AURAIT 62 ANS AUJOURD hui si il ne s'etait pas suicider il y a deux ans.
l'absence et dur!et surtout la culpabilité.
veronique

n°10454418
FrozenWarn​ings
Posté le 23-01-2007 à 17:25:39  profilanswer
 

Patapine a écrit :

@malakof : Personellement je ne trouve pas que quelqu'un aie vraiment le choix lors d'une dépression étant donné que le propre d'une dépression est d'enfermer totalement la "victime", et de ne voir que le coté négatif des choses. Et je pense que c'est à l'entourage de cette victime de l'aider à s'en sortir, puisque, je crois, on ne peut pas survivre à une dépression tout seul.
Je suis partagé sur la définition d'un suicide. Je verrai ça un peu comme un manque de courage, d'affronter ses problemes, la vie etc... Et je vois aussi dans le suicide une forme d'abandon de son entourage, on ne se soucie plus de leur avenir, on les quitte volontairement. Le paradoxe arrive, comment peut on choisir de quitter ses proches quand on n'a plus les capacités de se faire son opinion (dépression donc).


 
je suis pas bien d'accord quand les gens parlent de manque de courage, vous auriez le courage vous si vous accumuliez les echecs, s'il vous arrivait des choses graves? Je comprends que le suicide soit incomprehensible pour l'entourage cependant on peut pas voir tout blanc tout noir, genre celui qui se suicide c'est un égoiste, il pense pas à ses proches et ce genre de lieux communs... Il y a des choses lourdes à vivre et à porter, c'est comme les gens avec des graves maladies et la question de l'euthanasie, c'est quoi le mieux qu'il agonise eternellement tout ça parce qu'il y a la morale, bien sûr une maladie mentale il y au moins des possibilités de s'en sortir même si j'aurais tendance à nuancer...

n°10455200
malakof
sagement folle....
Posté le 23-01-2007 à 18:56:35  profilanswer
 

Patapine a écrit :

@malakof : Personellement je ne trouve pas que quelqu'un aie vraiment le choix lors d'une dépression étant donné que le propre d'une dépression est d'enfermer totalement la "victime", et de ne voir que le coté négatif des choses. Et je pense que c'est à l'entourage de cette victime de l'aider à s'en sortir, puisque, je crois, on ne peut pas survivre à une dépression tout seul.
Je suis partagé sur la définition d'un suicide. Je verrai ça un peu comme un manque de courage, d'affronter ses problemes, la vie etc... Et je vois aussi dans le suicide une forme d'abandon de son entourage, on ne se soucie plus de leur avenir, on les quitte volontairement. Le paradoxe arrive, comment peut on choisir de quitter ses proches quand on n'a plus les capacités de se faire son opinion (dépression donc).


 
Le dépressif se retrouve dans une telle détresse, et un tel état de souffrance, qu'il y a un stade ou malheureusement l'entourage et la famille ne sont plus suffisament forts pour lui donner une raison de vivre.  Surtout que bien souvent il doit faire face à l'incompréhension de son entourage face à son mal-être. Vivre pour les autres ne durent qu'un temps à mon avis. Oui c'est difficile à accepter, je sais bien. Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux pour faire face à la détresse et à la souffrance, certains s'en sortent.. d'autres pas !
Pour certains le suicide est une fuite, un manque de courage.. moi ce n'est pas ce que je pense. Il faut une sacré paire de c****** pour se foutre en l'air ! et ça démontre bien que affronter ses problèmes, se relever est insurmontable pour celui qui passe à l'acte.  
Certains qui se retrouvent au pied du mur, n'ont pas le courage de se foutre en l'air, et c'est à partir de là qu'ils trouveront la force de se prendre en main et de se battre, mais il faut accepter que ce n'est pas donné à tout le monde.
Ou je suis d'accord avec toi, c'est que le suicide est un acte très égoïste, mais on se doit de le respecter, même si on se sent abandonner, délaisser.. Ce qui se passe dans le fort intérieur d'une personne qui se suicide dépasse hautement ce que l'on peut imaginer.
Il m'a fallu des années de recul et de réfléxion, de la maturité aussi, pour penser ce que je pense du suicide. Et pourtant, ça me fait encore du mal, de me dire qu'ils ne sont plus là pour partager ma vie, qu'ils ne verront pas ma petit fille qui va naitre.. Oui j'en souffre encore de leur absence, mais je ne leur en veux plus, j'ai réussi à leur pardonner ce qui me paraissait impardonnable..  
J'arrête là.. tout cela me brasse.. ce n'est pas comment ils sont partis qui me fait du mal, mais leur absence qui est toujours aussi difficile à supporter malgrés que les années ont passé..

n°10455237
Patapine
Posté le 23-01-2007 à 19:02:28  profilanswer
 

***


Message édité par Patapine le 21-05-2010 à 00:44:31
n°10456754
FrozenWarn​ings
Posté le 23-01-2007 à 21:55:29  profilanswer
 

c'est vrai qu'on est tellement pris dans nos problèmes, dans nos ruminations qu'on ne voit plus les gens autour même le monde autour ne nous intéresse plus vraiment, c'est juste qu'on est dans un total repli sur soi, en tout cas c'est comme ça que je le ressens personellement. J'ai pas envie de me suicider, j'en suis pas capable à vrai dire et pour d'autres raisons je ne le veux pas mais seulement ça suffit pas pour continuer à vivre, car avec la dépression, j'ai l'impression d'etre dans un certain immobilisme, d'être bloquée car incapable de faire un tel acte mais incapable aussi de réagir, je me sens impuissante face à ce que je ressens, je ne sais pas quoi faire, je crois qu'il va falloir que je demande à quelqu'un de m'emmener de force au psy lol

n°10457393
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 23-01-2007 à 22:51:32  profilanswer
 

C'est dur de vous lire, non pas parce que vous écrivez mal, mais ça remue beaucoup de choses, de sentiments enfouis.
Moi j'ai une grande question qui revient régulièrement, et à laquelle je n'arrive pas à trouver de réponse satisfaisante :
- le suicide est-il une forme de lacheté, de peur d'affronter ses problèmes de manque de courage, abandonner ses proches, bref est-ce que le suicide est une mauvaise solution ?
- ou au contraire, pourquoi est-ce que se suicider ca serait mal ? quand on voit le monde qui nous entoure tel que je le vois avec ma "lucidité dépressive", càd un monde égoiste, inégalitaire, rempli de gens malheureux, et le fait que humains soient comme des petites fourmis, à construire, batir, modifier, faire évoluer tout un tas de choses qui au final ne signifient rien.. enfin bref quand je me dis tout ca, je me dis aussi que peut-etre le suicide c'est bien, peut-etre que c'est une forme de courage, de dire non je ne veux pas et ne peux pas vivre dans ce monde, je ne veux plus souffrir, je ne veux plus etre malheureux.
 
Alors où est la vérité ? je n'arrive pas à déterminer à quel moment j'ai raison, à quel moment j'ai tort.
J'ai lu vos différents avis, je suis d'accord qu'il faut avoir une bonne dose de courage pour se suicider, mais également une dose encore plus importante de souffrance. Un jour quelqu'un m'a dit qu'il fallait laisser partir les gens qu'on aime si vraiment ils ne supportent plus cette vie, étant donné qu'on ne peut pas réellement les aider, on ne peut pas les guérir uniquement par notre présence, notre gentillesse, notre écoute.
Mais en me plaçant du coté de l'entourage, je me sens démunie, je refuse le fait qu'une personne ait pu se suicider, c'est trop brutal, trop définitif, personne n'a envie de perdre qqn qu'il aime. Mais est-ce que ce sentiment là aussi n'est pas égoiste ? est-ce qu'on ne veut pas que la personne se suicide juste parce qu'on se sentira malheureux après et qu'on n'a pas envie de souffrir ?
 
Bon désolée pour ce roman, surtout qu'il y a beaucoup de questions et pas vraiment de réponses, mais parfois ca fait du bien de sortir ce qu'on pense.

Message cité 1 fois
Message édité par floootheone le 23-01-2007 à 22:52:47
n°10458024
Patapine
Posté le 23-01-2007 à 23:43:36  profilanswer
 

***

Message cité 2 fois
Message édité par Patapine le 21-05-2010 à 00:45:07
n°10458074
Arthemis
Posté le 23-01-2007 à 23:46:21  profilanswer
 

Patapine a écrit :


-Oui le suicide est une mauvaise solution étant donné que tout le monde finira par crever, autant profiter un maximum du temps qui nous est imparti, meme si il n'y a aucune égalité ou justice dans ce monde, meme si il faut se battre comme un forcené. Et quoiqu'on dise, il faut toujours garder dans un petit coin de la tete que toute personne qui lit ce message a de la chance, nous sommes nés dans un pays riche, nous n'avons jamais souffert de la faim, nous avons de quoi nous habiller, nous pouvons aller ou bon nous semble, nous pouvons entrer dans n'importe quel lieu de culte sans risques, il n'y a pas de guerre chez nous. (je sais c'est évident, un peu naif mais bon...)


Cherchez l'erreur.

n°10458145
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2007 à 23:51:35  answer
 

Bah oui, ça te ferait pas plaisir de te battre pour au final te dire que t'as réussi à enculer tout le monde et que t'as ta putain de part de bonheur :d

n°10458197
Arthemis
Posté le 23-01-2007 à 23:55:24  profilanswer
 


Et ca t'arrivera quand ca ? A 90 ans quand tu sera sur le point de crever ?
Se battre toute une vie juste pour pouvoir dire à la fin "j'ai réussi" désolé mais ca m'intérresse pas.
 
J'en vois pas l'intérêt.

n°10458570
Patapine
Posté le 24-01-2007 à 00:53:56  profilanswer
 

***


Message édité par Patapine le 21-05-2010 à 00:45:35
n°10459495
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 24-01-2007 à 09:48:46  profilanswer
 

@Patapine : oui je connais le topic des petits trucs agréables au quotidien, mais cela suffit-il à remplir une vie? j'ai l'impression qu'il faut quelque chose de plus grand, un but qui nous pousse à continuer à vivre, même dans les moments difficiles. Mais j'ai toujours pensé ca et pourtant je n'ai pas réellement trouvé de but qui en vaille la peine.
 
Je ne pense pas qu'on puisse établir réellement une échelle de souffrance et comparer la guerre, la famine, la pauvreté à un mal-être, une souffrance psychologique. Enfin, je veux dire qui a décidé que la famine (par exemple) faisait plus mal qu'une dépression ? je ne pense pas qu'on puisse comparer des souffrances totalement différentes, et le dépressif a beau penser à toutes les souffrances physiques qu'il y a sur terre, ca ne le fera pas aller mieux, au contraire pour moi ca ne fait qu'empirer mon malaise : d'une part je me sens coupable de ne pas etre heureuse alors qu'en apparence j'ai tout pour l'être, et d'autre part le fait de penser qu'il y a autant de guerres, de famine sur terre me fait dire que le monde est pourri et qu'on ne pourra jamais le changer pour en faire un monde merveilleux où personne ne souffre.

n°10459869
FrozenWarn​ings
Posté le 24-01-2007 à 10:37:43  profilanswer
 

oui en même temps faut pas être utopiste, il y a toujours des horreurs dans la vie mais je trouve qu'il y a des périodes ou on pouvait avoir plus confiance en l'avenir, là faut avouer que les années 2000 font un peu peur, entre ce qu'on nous rabache sur les jeunes, les banlieues, le terrorisme, le chomage, le changement climatique...
Tout ça pour dire ça arrange pas notre vision du monde, et même personnellement sans les médias je trouve que c'est pas une période géniale...

n°10459901
dwydco
Posté le 24-01-2007 à 10:40:44  profilanswer
 

Bonjour a tous, et a toutes :D
 
Voila, je me suis toujours posé une question, je sais pas trop si ca a sa place dans ce topic mais bon... J'ai deja essayé d'en parler avec des proches, des amis, mais ils prennent toujours ce genre de remarques en tant que "plaisanterie", vu que je manie sans cesse l'humour sous toutes ses formes, et plus particulièrement l'humour noir... Bref... la question est : Y'a t'il un seuil ou l'on peut admettre que la vie n'est plus utile?
 
Je m'explique... Enfin, j'essaie : Dans la vie, qu'ont les gens comme buts : La recherche du bonheur... qui pour moi est totalement dénuée de sens, a moins que le bonheur se resume a avoir un compte en banque rempli, et une porsche / moto dans son garage... soit une idée fictive du bonheur, qui n'est autre que du matérialisme pur et dur. Donc, pour moi, ce n'est pas une raison d 'aimer' la vie... Le materiel n'etant que du materiel...
Autre aspect : Le bonheur se resumerait a construire une famille, avoir des amis, etc... N'est-ce pas un peu utopique? Si chacun recherche son propre bonheur, je ne pense pas que celui ci puisse dependre des autres, et de leur bonheur a eux... bref, on tourne en rond.
 
Ce que je vais dire juste apres n'engage que moi, je ne suis pas fou, enfin je crois, les idées de suicides sont passées, et la therapie inenvisageable, on me ferait interner, juste pour ces idées, qui ne ressortent pas chez la majorité des gens qu'on appelle censés...Je precise que je ressors de depression, qui a duré depuis plus ou moins longtemps, enfin j'en ressors, je sais même pas moi meme si j y suis deja entré, et encors moins si j'en ressors, je ne me base que sur des faits 'medicaux', du genre : Ayé, Mr machin, vous etes guéri ! Bravo !!!. Je precise aussi que j'ai reflechi/pensé/envisagé ces idées bien avant ma depression, il m'arrivait d'en parler avec mon ex, qui avait pour seule reponse que de me coller une giffle, quand je lui disais que j'envisageais le suicide car je m'ennuyais ferme, et que je ne voyais aucune utilité a "rester" si ce n'est pour faire plaisir aux autres... encore une fois, par altruisme peut etre, ou pour flatter leur ego...
 
Je ne vois vraiment aucune raison "valable" qui me motive a rester en vie... Pour moi, la vie s'apparente plus a un jeu. Je vis c'est bien, je meurs, c'est ... la vie??? Je vois plein de choses autour de moi, des gens qui misèrent, qui galèrent, qu'est-ce qui les pousse a rester en vie? D'après eux, c'est insupportable, in'vi'vable... qu'est-ce qu'ils attendent reelement? Qu'est ce qu'ils recherchent?
Pour la plupart, l'absence de bonheur est une consequence d'absence de choses "materielles"... ce que je trouve totalement pathétique...
Donc on en vient a la derniere interrogation : pourquoi avoir peur de la mort? Car ça fait mal? c'est l'inconnu? oui mais encore...
 
Bref, ca fait un moment que je lis HFR, c est une de mes premieres interventions, j'espere ne pas avoir posté dans la mauvaise rubriques, mais j'aurais voulu savoir, si je suis le SEUL a penser des trucs pareils, ce que me laissent penser les seules personnes de "confiance" a qui j'en ai parlé... ou pas ;)

n°10461197
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 24-01-2007 à 13:05:06  profilanswer
 

Tu n'es pas le seul à penser ce genre de choses, à se demander ce qu'on fait là, pourquoi on reste en vie ?
Personnellement, ca fait des années que je cherche un but, ou une passion énorme, je ne sais pas comment dire, mais enfin quelque chose qui me ferait avancer dans la vie, quelque chose qui me motive à fond et qui dure toute la vie, mais qui ne dépende pas des autres. Je n'ai jamais trouvé ce "quelque chose", et je me demande si je suis la seule à chercher un but dans la vie, si les autres se contentent de vivre leur vie comme ca, en la remplissant de petites choses agréables.
 
La définition du bonheur, je ne la connais pas. A partir de quel moment peut-on dire qu'on est heureux ? est-ce un but ? mais le bonheur est tellement éphèmère que si c'est un but, on ne pourra jamais l'atteindre sur la durée, il ne durera pas une fois qu'on l'aura trouvé, ce n'est pas quelque chose qu'on peut acquérir et garder ensuite.
 
Quant à ta question: y a-t-il un seuil où la vie n'est plus utile ? il faudrait déjà savoir si la vie est utile... Dans quel sens est-ce utile ? construire une maison, une famille, c'est utile ? gagner de l'argent, c'est utile ? tout ça me parait assez dérisoire, car une fois qu'on est mort c'est fini, tout ce qu'on aura construit ne servira plus à rien.
Bref, je ne pense pas que la vie soit spécialement utile en général, donc pour moi on ne peut pas définir de seuil à partir duquel la vie deviendrait inutile.
 
Et pourquoi avoir peur de la mort ? parce que ca peut faire mal, oui, parce que c'est inconnu, peut-etre que c'est pire que la vie, personne ne le sait, ceux qui sont morts ne sont pas revenus pour nous dire comment c'était. C'est une des raisons qui me poussent à ne pas me suicider, parce que je ne sais pas ce qu'il y a après, le plus probable étant qu'il n'y ait rien du tout, mais ce n'est pas sur.

n°10461255
Alam Eric ​N
Alea Jactati
Posté le 24-01-2007 à 13:15:01  profilanswer
 

Peut-être certains trouveront-ils quelques réponses à la lecture de cet homme sage...  
Dans la "lettre" du 8.1.07, celle du 18.12.06...dans toutes... (celle du 29.11.06
"Mourir à 25 ans" devrait retenir votre attention).  
http://le-blog-de-firmin.blogspot.com/


Message édité par Alam Eric N le 24-01-2007 à 13:31:58
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