wips a écrit :
Tu sais, je ne prétends pas que ce soit facile pour l'entourage. Et que celui-ci se sente impuissant, c'est normal.
Seulement, le "ce qui ne tue pas te rend plus fort" ne fonctionnera pas tant que la personne n'ira pas un peu mieux. J'aime beaucoup Nietzsche, je trouve sa philosophie vivifiante (pour ce que j'en ai lu et compris du moins ), mais force est de constater qu'il faut déjà avoir franchi certaines étapes pour pouvoir l'entendre. Lorsque j'étais au fond du trou, ce genre de phrases m'aurait passablement agacée et enfoncée au lieu de m'aider. Mais c'est peut-être aussi qu'on occulte le "passif" de cette phrase...
Puisque tu parles de vomi, je vais avouer un truc: lorsque j'étais mal, j'avais cette pensée qui me revenait souvent en tête, l'envie de vomir ce que j'étais, ma vie, une "surcharge" que je n'identifiais pas mais qui me restait sur l'estomac.
Bon, finalement, il y a environ 2 mois, je suis allée chez une amie, j'ai bu plus que de mesure et j'ai investi les WC. Cette pensée m'ait revenue (j'allais déjà mieux) et être malade a pris une nouvelle dimension. Ce n'est pas plus agréable pour autant mais... on va dire que ce fut doublement libérateur.
Je vais paraître pessimiste mais je crois qu'il n'y a rien à faire pour remonter le moral d'une personne, sauf être présente si elle ne souhaite pas être seule. Et ça ne passe pas forcément par des mots.
Hier soir, vers minuit, j'ai reçu l'appel d'une copine (ce qui m'a permis de m'excuser pour mon long silence ). Visiblement elle est en dépression et je n'ai pas vraiment de réponses à lui apporter. Peut-être que c'est bête mais dans le fond elle est "soulagée" de ne pas être jugée et avoir en face d'elle quelqu'un qui sait pas et qui l'avoue. (enfin, ce qui fonctionne sur elle ne fonctionnera peut-être pas sur tout le monde)
Faire la démarche d'aller voir un psy et/ou de parler sur des fora, c'est déjà aller mieux quelque part. En tout cas, les mécanismes psychiques font qu'une volonté a pu se mettre en place. C'est normal que celle-ci ne se forme pas d'emblée. On peut "désirer", "vouloir" sans que le processus ait lieu et donc sans passage à l'acte. C'est l'inconscient qui joue et qui travaille.
Pour les AD et anxiolytiques, je ne sais pas. J'imagine que ça peut aider. Perso, j'en prends depuis 4 mois à petite dose, j'arrêterai probablement dans deux mois. Par contre, je suis à peu près sûre qu'il faut effectuer un travail sur soi même: il ne s'agit pas de masquer le problème en prenant les pilules du bonheur. Elles ne sont qu'une béquille provisoire.
Ca ne m'a pas rendue euphorique, spa juste ! Par contre, toi, fais attention aussi: pour avoir dans mon entourage des dépressifs, au bout d'un moment, ils peuvent te vampiriser. Bref, n'oublie pas d'effectuer des breaks si tu sens que c'est le cas. Ce n'est pas honteux, au contraire, c'est être une vraie amie car si tu t'enfonces également tu ne pourras plus les aider. Puis il est important de se préserver !
Voili voilou !
Cet aprem, je rompt ma solitude et je sors en ville avec un pote pas vu depuis 3 mois. Au passage j'en profite pour voir aussi une copine.
Mais bon, ce qui me motive le plus dans cette sortie, c'est d'aller fureter dans une librairie en espérant trouver de bons bouquins d'occasion ! 
|