kalidor a écrit :
Bonjour, Je ne suis pas un contributeur habituel de ce topic, et comme j'ai un peu l'impression que vous êtes entre habitués ici, j'ai un peu hésité avant de poster cette histoire de SdR qui date de deux ans maintenant. Mais comme j'ai lu avec plaisir les derniers CR postés ici, je me dis que peut-être ça pourra vous intéresser. Si c'est pas le cas, tant pis, je retournerai à mes maquettes en allumettes Un petit point de contexte avant d'en venir au fond : à l'époque des faits j'avais 49 ans, séparé, deux enfants de 15 et 13 ans. J'étais en cours de relation à distance (Paris pour elle, Bordeaux pour moi) avec une collègue de travail, elle aussi en instance de divorce. Alors que notre histoire avançait bien (beaucoup de chat, quelques journée de RTT à sexer sur Paris, énorme complicité et compatibilité émotionnelle forte), elle m'annonce vouloir faire une pause dans notre relation pour se recentrer sur elle-même, faire le point et être certaine de prendre la bonne décision avant d'engager son divorce. Elle n'a alors aucune certitude sur le devenir de notre relation. Je décide donc de ne pas lutter plus que ça, lui expliquant que je ne peux pas me permettre d'attendre qu'elle ait décidé (en façade du moins, parce que derrière je suis déjà totalement pris...) et décide alors, pour la première fois, de m'inscrire sur un SdR, Meetic en l'occurrence. Spoiler :
Je créée donc un profil un peu à l'arrache, qui serait probablement jugé pourri par les spécialistes. A ma grande surprise, moins de 24h plus tard, je reçois un like d'une femme de 50 ans, dont les photos sont très moyennes mais passables. La discussion s'engage et la dame a du répondant, de l'intelligence, une orthographe parfaite. De mon côté, totalement newbie dans le domaine et souvent trop confiant dans la bienveillance d'autrui, je réponds sans filtre à ses questions et laisse avancer la discussion vers des sujets plus personnels et intimes, histoire de ne pas me faire friendzoné d'emblée. Après quelques échanges dans le chat de l'application, elle me demande mon numéro de portable pour poursuivre via SMS. Je précise au passage qu'étant un ancien d'IRC, le chat n'a pas de secret pour moi, et j'y suis très à l'aise, ce qui me montre à mon avantage et je le sais. Au moment des faits, je suis en visite chez mes parents à Paris, mais nous convenons que dès mon retour à Bordeaux nous nous appellerons en vocal (car elle veut, je cite, entendre le son de ma voix et voir si j'ai autant de répartie en direct). L'appel se passe bien, environ 30 minutes sans temps morts, et nous convenons donc de nous retrouver dans un bar près de chez elle pour un verre. Sans vouloir relancer le débat précédent, je m'apprête un minimum et je fais en voiture les 50km qui me séparent de chez elle (enfin du bar qu'elle a volontairement choisi dans une commune un peu éloignée de sa véritable adresse, la dame est méfiante). Là, je fais un truc très con, je ne sais toujours pas ce qui m'a pris, peut-être un regain de prudence, mais comme j'arrive en avance, je me poste de l'autre côté de la rue et j'attends qu'elle soit arrivée avant de rejoindre la terrasse. Je la vois donc arriver, conforme à sa description sur Meetic (elle se décrit comme pulpeuse, et en effet, la pulpe ne manque pas, mais la bouteille est plutôt sympa pour son millésime). Une fois attablés devant nos consommations, la discussion s'engage et je sens, malgré mon total manque d'expérience en la matière, que le courant passe plutôt bien. Les regards sont francs, la discussion rebondit de chaque côté de la table. Du coup, ni elle ni moi ne voyons le temps passer, et elle me propose alors d'aller nous balader dans les rues du joli village médiéval où se situe le bar. La discussion se poursuit, nous marchons côte à côte et parfois nos mains s'effleurent, plus ou moins involontairement. Vue l'heure qui avance, nous décidons de ne pas en rester là et de nous trouver un restaurant pour poursuivre la soirée. Malheureusement, impossible de trouver une table dans ce village, il nous faudra retourner vers sa commune. Je suis donc sa voiture avec la mienne jusqu'à un parking. Là elle me fait signe de la rejoindre dans sa voiture et me propose de laisser la mienne ici, car en centre ville il sera difficile de trouver une place de stationnement, donc deux places, n'en parlons pas. A ce stade, je suis un peu partagé. J'ai envie de poursuivre la soirée qui démarre agréablement, mais je me demande dans quel piège je suis en train de me fourrer. Bref, après tout c'est une nana, elle n'a pas l'air agressive, et je suis tout de même un ancien militaire de 1m90 pour 90+kg, je ne risque pas grand chose normalement. On va en ville, on se gare, on trouve un restaurant encore ouvert (dédicace à la belle ville de Langon (33) où les restaurants ferment à 21h fin mai ...). La discussion ne mollit pas, je ne laisse pas le choix en fin de repas et règle l'addition comme j'avais réglé les consommations au bar juste avant, avec l'excuse d'être un mec "à l'ancienne" ... On remonte donc dans sa voiture pour qu'elle me ramène à la mienne. Et là, à un feu rouge, le naïf que je suis la vois se tourner vers moi avec un regard que j'ai du mal à interpréter, mais qui tout de même ressemble à une invitation au galôchage. Sur le moment je me souviens d'avoir pensé : "elle me teste pour voir si je suis un charo qui veut juste baiser le premier soir, non ?". Mais bon, la nature est ainsi faite que tant pis, quitte à passer pour un queutard, autant terminer la soirée en beauté. Surprise totale pour moi, la dame ne testait rien du tout, mais essayait de faire comprendre au puceau des SdR que j'étais que c'était le moment de passer aux choses sérieuses et que quitte, elle aussi, à passer pour une fille facile (et je choisis les mots avec précautions), elle jouait le tout pour le tout. Apparemment, sans savoir trop comment dans la grande naïveté de mec sensible et un peu trop intello, j'avais scoré dès le coup d'envoi ! De là, elle me fait reprendre ma voiture en me demandant de la suivre. On se retrouve perdus dans la campagne jusqu'à se garer dans le jardin d'un maison un peu isolé dans un hameau près de Bazas, sa maison... S'en est suivi une nuit de feu que je ne raconterais pas en détail ici, mais qui a révélé d'emblée des kinks communs bien prononcés et complémentaires. C'était la nuit du vendredi au samedi. Au réveil, je lui dit que je vais rentrer chez moi. Elle me répond qu'elle aimerait que je reste. Mais je n'ai aucune affaire, pas de caleçon de rechange, de t-shirt propre, ni même de brosse à dents. Je fais alors 100km aller-retour pour aller chercher de quoi terminer le week-end chez elle. Week-end kinky en diable qui me laisse encore des souvenirs impérissables. S'en est suivi une relation d'un peu plus de 6 mois, à laquelle j'ai mis fin car la femme dont je parlais dans mon introduction avait finalement pris sa décision et était enfin certaine de vouloir divorcer et faire avancer notre relation, et aussi un peu parce que ce date Meetic fort agréable au demeurant pendant ces 6 mois commençait déjà depuis plusieurs semaines à vouloir me changer, changer ma coupe de cheuveux, mes lunettes, mon boulot qui n'était pas assez bien pour moi, la manière dont je rangeais mes casseroles dans ma cuisine etc. Pour moi, à 50 ans, c'est un redflag assez puissant. Bref, pourquoi je tenais à raconter cette histoire, outre le fait que j'aime écrire et raconter. Et bien simplement pour dire que parfois, dans le regard d'une personne très habituée aux SdR, un profil qui respire le newbie, trop brut de décoffrage, presque trop honnête pour être vendeur, peut attirer l'attention et laisser l'espoir de ne pas tomber sur un n-ième charo qui veut juste décharger son surplus de gamètes. En tout cas, de nos discussions à ce sujet c'est clairement un des facteurs qui l'a fait liker mon profil, en plus de critères phyisques basiques comme la taille et la présence de cheveux  |
Sur ce, en espérant ne pas avoir été le con de votre dîner, je vous souhaite à toutes et tous un excellent week-end 
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