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Auteur Sujet :

Bouddhisme/Yoga/Jaïnisme - Science de l'esprit - En quête de sagesse !

n°11949705
jean eymar​d
Posté le 26-06-2007 à 21:37:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
Un mot "bateau" c'est un mot a la mode que l'on emploie sans originalité dans des situations identiques et sans peut etre quil y ait compréhension, pour faire croire que...
La bonne volonté, c'est le vouloir bien faire, c'est a dire vouloir le bonheur pour tous (ce n'est que ma définition approximative).
 
Sinon je ne pensais pas au mot, mais plutot a une notion, un principe.
Je ferais plus volontier une différence entre savoir et comprendre par exemple.
Je sais que le ciel est bleu quand il fait beau mais c'est pas pour autant que je comprend pourquoi il en est ainsi. (En fait la science m'en dit plus mais...)  
 

mood
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Posté le 26-06-2007 à 21:37:14  profilanswer
 

n°11950753
la_sagesse
Posté le 26-06-2007 à 22:46:52  profilanswer
 

tout d'abord, rebonjour à jean eymard que je n'avais pas vu depuis longtemps ici ! :-)
 

Citation :

Je trouve dommage(able) d'employer des mots bateau comme "dualité", "impermanence", "vacuité", ...  
C'est un trait caractéristique chez les philosophes et les Bouddhistes a ce qui me semble.


 
sans doute qu'il y a des mots qui se retrouvent souvent chez les philosophes et les bouddhistes mais il faut bien se rappeler que la caractéristique principale d'un mot, c'est quand même d'exister pour remplacer de longues périphrases, ou d'autres mots si tu préfères... :) non ? et aussi qu'un mot ne permet que l'identification d'une chose ou d'un concept, et non une unification avec, ce qui complique davantage les choses lorsqu'on parle de philosophie, de bouddhisme ou de sagesse...
 
mais je suis d'accord avec toi qu'il vaut mieux créer, innover et utiliser des combinaisons de mots plus simples que d'écrire avec paresse intellectuelle des "mots bateau" que l'auteur connait plus ou moins bien, ce qui embrouille davantage le lecteur...
 
donc ce que tu essayes de faire est tout à ton honneur, mais chacun fait comme il l'entend... on ne peut pas lui dire que c'est "mal" ou que c'est "bien"... ce qu'il fait est simplement ce qui le caractérise...
 
Lilya a écrit des choses tout à fait respectables et personne n'est meilleur qu'un autre... tout le monde est égal
 
simplement des gens peuvent se tromper c'est à dire, prononcer des choses fausses et d'autres peuvent dire la vérité... c'est la seule chose qu'il faut repérer... le bon et le mauvais n'existent pas de manière intrinsèque... mais le vrai et le faux est la seule chose qu'on peut objectivement juger sur les gens...
 
a+


Message édité par la_sagesse le 26-06-2007 à 22:57:48
n°11950837
Profil sup​primé
Posté le 26-06-2007 à 22:53:15  answer
 

Je n'avais pas vu votre message----J'observe votre dialogue a tous deux depuis quelques jours, et j'ai envie de vous soumettre cette question ? " Qu'est ce que la personalité ?"
 
Pour moi c'est une simple cristallisation:
Un individu s'est dit un jour: " je suis cela" et tel une huitre il a construit autour de cela.
Avoir de la personnalité,  ce serait en kk sorte se fermer ou se construire une armus pas vu----
 
Alors sans avoir bien creuser cette question (très interessante)
ce n'est pas l'individu qui s'est dit un beau jour "je vais être comme ça"; il y a plein de paramètres autour de l'individu qui l'a façonné: environnement famillial, amis, scolaire, éducation,ses lectures, ses gènes, plus globalement son histoire et il faudrait aussi dans cette réponse rajouter qq chose sur le constructivisme,(source wikipédia par exemple) "théorie de l’apprentissage, a été développé, entre autres, par Piaget en réaction au behaviorisme qui, d’après lui, limitait trop l’apprentissage à l’association stimulus-réponse. L’approche constructiviste met en avant l’activité et la capacité inhérentes à chaque sujet, ce qui lui permet d’appréhender la réalité qui l’entoure.
 
La compréhension, constamment renouvelée, s’élabore à partir des représentations plus anciennes d’événements passés, que le sujet a d’ores et déjà « emmagasinées » dans son vécu. En fait, le sujet restructure (« reconceptualise »), en interne, les informations reçues en regard de ses propres concepts : c’est le phénomène de restructuration conceptuelle à travers ses expériences"
 
L'histoire n'étant jamais figé, tout est en mouvement, notre personnalité évolue donc je ne suis pas certaine que ce soit une cristallisation et tant mieux car on s'ennuie moins :)  
Mais on peut toutefois reconnaitre que l'on peut avoir des traits de personnalité plus marqués que d'autres. il y aurait beaucoup à développer à ce niveau...mais quel est le rapport de votre question avec le bouddhisme?
Bonne soirée à vous Jean :hello:  

n°11951240
Profil sup​primé
Posté le 26-06-2007 à 23:17:20  answer
 

... mais le vrai et le faux est la seule chose qu'on peut objectivement juger sur les gens...
 
a+[/quotemsg]
 
Un jugement objectif sur les autres...on peut toujours se tromper; les mots et l'apparence ne signifient rien sans la connaissance du contexte dans lequel baigne une personne; enfin, ce que je dis là c'est un vécu au quotidien et non par effet  de paresse
 
Lilya a

n°11951509
la_sagesse
Posté le 26-06-2007 à 23:35:42  profilanswer
 

bonsoir lilya a
 
j'ai écrit juste avant toi, à 22:46... j'ignore si tu as lu ou non ? tu me diras ça... :)
 
c'est très intéressant ce que tu as dit sur la personnalité, qui est en devenir (ou changement) perpétuel grâce à l'évolution temporelle (le temps), circonstantielle (l'environnement, les amis, etc.), et surtout, je pense, grâce à l'élasticité de notre cerveau, mais notre conditionnement a malheureusement tendance à cristalliser notre personnalité comme le dit jean !
 
le rapport entre ce qu'a dit jean et le bouddhisme est le suivant :
 
tout d'abord, peut-être qu'il faut se rappeler que le bouddhisme est une façon, parmis tant d'autres, de percevoir la réalité... mais on est pas obligé de se raser le crâne et de devenir moine pour adhérer à cette philosophie ou à cette sagesse bouddhiste...
 
on peut comprendre, malgré l'impermanence et la vacuité dont parle sans cesse le bouddhisme (ce qui exaspère jean, je sais lol) qu'il existe une critallisation mentale de notre personnalité...  
 
cette cristallisation s'exprime de cette manière : on s'est bâti un monde qui nous est propre, centré sur nous, avec tout ce qui nous paraît désirable et indésirable, agréable et désagréable...
 
le but du bouddhisme étant de dépasser cela, cette cristallisation de nous-même... de dépasser cette conception figée que l'on a de la réalité où tout ce qui nous entoure est solide alors que c'est faux.
 
du fait de l'écoulement du temps, tout est fluide comme l'eau, même ce qui paraît solide à cause de l'illusion de notre sens du toucher... rien n'est solide en vérité. tout apparaît, se change (c'est ça qu'on appelle l'impermanence dans le bouddhisme), disparaît... et à la fois rien n'apparaît, rien ne change, rien ne disparaît... tout est déjà là, sauf que tout est en changement permanent... le rien demeure, sur lequel tout s'ajoute et tout se soustrait... le rien, c'est la vacuité... c'est la nature fluide des phénomènes que l'on perçoit, en interaction avec nous-même...
 
une des erreurs que l'on fait souvent aussi, c'est de confondre l'identification avec l'unification... je m'explique...
 
par exemple, devant nous, on ne voit qu'un objet : un écran (on identifie un groupe de particules ainsi), en réalité, il se compose d'une infinité de relations, ce qui nous permet de voir apparaître le phénomène "écran"...
 
donc, l'identification de cet écran "cristallise" l'écran alors que sa propre constitution est purement fluide en réalité... en effet, l'écran n'est pas "immobilisé dans le temps" puisqu'il change tout le temps, même imperceptiblement (c'est ce qu'on nomme "l'impermanence subtile" dans le bouddhisme)
 
donc, notre personnalité en elle-même devrait normalement être "fluide" et non "cristallisée" puisque tout ce qui constitue la réalité suit le phénomène de l'impernanence du fait de l'écoulement du temps...
 
cependant, comme la personnalité est une caractéristique subjective, elle correspond au libre arbitre qui nous caractérise chacun d'entre nous. Celui-ci peut être plus ou moins élevé.
 
Celui qui aurait un libre arbitre infini serait celui qui est éveillé, sage !
 
Moins on a de libre arbitre, plus on est "fini", "limité", non éveillé, et loin de la sagesse... Et ce qui nous empêche d'être "fluide comme l'eau", éveillé comme le sage, ce sont nos conditionnements, nos prédéfinitions de tout ce qui nous entoure, ce qui nous emprisonnent dans un monde illusoirement solide... ce qui cristallise notre ego qui en fait est fluide comme l'eau...
 
sans doute que je me rabache... mais c'est comme ça que je vois les choses
 
notre ennemi, ce sont nos conditionnements
 
et je peux définir le mot conditionnement pour celui qui pense que j'utilise des mots bateaux (lol jean)
 
est un conditionnement une phrase avec une condition
 
par exemple : "si je suis malade, c'est pas bien"
on peut l'interprété de manière solide ou fluide...
 
de manière solide, on a peur d'être malade car c'est pas bien et on ignore en réalité ce qu'est le bien car le bien est une notion relative et subjective qu'on ne peut définir en dehors des règles de moral que l'on a appris par coeur et qui ne sont pas forcément vraies...
 
de manière fluide : on n'a peur de rien car on sait que le bien est une notion relative, un simple mot... que tous les mots n'expriment pas forcément des concepts figés... le bien est donc fluide...
 
on peut donc accepter d'être malade si on accepte que le bien, c'est aussi bien que le mal... que ce n'est qu'un simple mot sans importance...
 
en réalité, l'un des problèmes de la personnalité est de se restreindre à des notions de bien et de mal au lieu de cerner les vérités et les mensonges, et c'est ce qui créé toute la rigidité de nos mentals (ou de nos personnalités) ! :-)
 
a+
 
ps : je suis inspiré ce soir lol

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 26-06-2007 à 23:52:32
n°11951541
la_sagesse
Posté le 26-06-2007 à 23:37:33  profilanswer
 


 
Un jugement objectif sur les autres...on peut toujours se tromper; les mots et l'apparence ne signifient rien sans la connaissance du contexte dans lequel baigne une personne; enfin, ce que je dis là c'est un vécu au quotidien et non par effet  de paresse
 
Lilya a[/quotemsg]
 
oui, ce que tu dis est vrai !
 
mais ce que j'ai surtout chercher à exprimer, c'est que le vrai et le faux peuvent être des notions absolues une fois que l'on connait bien évidemment le contexte !!!! tandis que le bien et le mal ne peuvent pas être des notions absolues, en aucune façon... car ces mots se définissent par des règles de moral apprises par coeur et qui dépendent de choses qui dépendent d'autres choses... la vérité est donc souvent absente dans la définition du bien et du mal...
 
a+
 
ps : voir le message ci-dessus où j'ai été assez inspiré lol


Message édité par la_sagesse le 27-06-2007 à 00:09:39
n°11954138
Lolo le 13
Prépare l'avenir
Posté le 27-06-2007 à 04:36:05  profilanswer
 

Tiens, c'est marant ce virage sur la personalité.  
 
En ce qui me concerne, ce serait plutôt l'expression de l'ego, les sensations ressenties avec les réactions induites, voire une grosse partie de l'illusion.
 
C'est quand même en s'oubliant dans la méditation qu'on arrive à l'illumination, alors parler de personalité.  [:spamafote]  
 
Après, comme il ne faut pas chercher satori pour le trouver, finalement la voie est uniue pour tous et dépend donc grandement de l'égo et donc de la presonalité.  
 
 
Quant aux notions de vrai et de faux, c'est assez difficile à concevoir que le vrai et le faux ne sont que très rarement des notions absolues et qu'elles sont plutôt deux faces d'une médaille (ou même deux parmis la multitude de face du diamant) que peuvent être les impressions sur nos sens. Rarement, il existe deux vérités identiques et pourtant elles n'en sont pas moins véritables.  
 
N'oublions pas que le réel n'est qu'illusion tant que nous ne sommes pas éveillés.* :jap:
 
*J'y aurai d'ailleurs bien ajouté un "ou pas" koanesque. :D


---------------
C'est drôle les cons, ça repose. C'est comme le feuillage au milieu des roses.  
n°11954429
jean eymar​d
Posté le 27-06-2007 à 08:53:03  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

bonsoir lilya a
 
j'ai écrit juste avant toi, à 22:46... j'ignore si tu as lu ou non ? tu me diras ça... :)
 
c'est très intéressant ce que tu as dit sur la personnalité, qui est en devenir (ou changement) perpétuel grâce à l'évolution temporelle (le temps), circonstantielle (l'environnement, les amis, etc.), et surtout, je pense, grâce à l'élasticité de notre cerveau, mais notre conditionnement a malheureusement tendance à cristalliser notre personnalité comme le dit jean !
 
le rapport entre ce qu'a dit jean et le bouddhisme est le suivant :
 
tout d'abord, peut-être qu'il faut se rappeler que le bouddhisme est une façon, parmis tant d'autres, de percevoir la réalité... mais on est pas obligé de se raser le crâne et de devenir moine pour adhérer à cette philosophie ou à cette sagesse bouddhiste...
 
on peut comprendre, malgré l'impermanence et la vacuité dont parle sans cesse le bouddhisme (ce qui exaspère jean, je sais lol) qu'il existe une critallisation mentale de notre personnalité...  
 
cette cristallisation s'exprime de cette manière : on s'est bâti un monde qui nous est propre, centré sur nous, avec tout ce qui nous paraît désirable et indésirable, agréable et désagréable...
 
le but du bouddhisme étant de dépasser cela, cette cristallisation de nous-même... de dépasser cette conception figée que l'on a de la réalité où tout ce qui nous entoure est solide alors que c'est faux.
 
du fait de l'écoulement du temps, tout est fluide comme l'eau, même ce qui paraît solide à cause de l'illusion de notre sens du toucher... rien n'est solide en vérité. tout apparaît, se change (c'est ça qu'on appelle l'impermanence dans le bouddhisme), disparaît... et à la fois rien n'apparaît, rien ne change, rien ne disparaît... tout est déjà là, sauf que tout est en changement permanent... le rien demeure, sur lequel tout s'ajoute et tout se soustrait... le rien, c'est la vacuité... c'est la nature fluide des phénomènes que l'on perçoit, en interaction avec nous-même...
 
une des erreurs que l'on fait souvent aussi, c'est de confondre l'identification avec l'unification... je m'explique...
 
par exemple, devant nous, on ne voit qu'un objet : un écran (on identifie un groupe de particules ainsi), en réalité, il se compose d'une infinité de relations, ce qui nous permet de voir apparaître le phénomène "écran"...
 
donc, l'identification de cet écran "cristallise" l'écran alors que sa propre constitution est purement fluide en réalité... en effet, l'écran n'est pas "immobilisé dans le temps" puisqu'il change tout le temps, même imperceptiblement (c'est ce qu'on nomme "l'impermanence subtile" dans le bouddhisme)
 
donc, notre personnalité en elle-même devrait normalement être "fluide" et non "cristallisée" puisque tout ce qui constitue la réalité suit le phénomène de l'impernanence du fait de l'écoulement du temps...
 
cependant, comme la personnalité est une caractéristique subjective, elle correspond au libre arbitre qui nous caractérise chacun d'entre nous. Celui-ci peut être plus ou moins élevé.
 
Celui qui aurait un libre arbitre infini serait celui qui est éveillé, sage !
 
Moins on a de libre arbitre, plus on est "fini", "limité", non éveillé, et loin de la sagesse... Et ce qui nous empêche d'être "fluide comme l'eau", éveillé comme le sage, ce sont nos conditionnements, nos prédéfinitions de tout ce qui nous entoure, ce qui nous emprisonnent dans un monde illusoirement solide... ce qui cristallise notre ego qui en fait est fluide comme l'eau...
 
sans doute que je me rabache... mais c'est comme ça que je vois les choses
 
notre ennemi, ce sont nos conditionnements
 
et je peux définir le mot conditionnement pour celui qui pense que j'utilise des mots bateaux (lol jean)
 
est un conditionnement une phrase avec une condition
 
par exemple : "si je suis malade, c'est pas bien"
on peut l'interprété de manière solide ou fluide...
 
de manière solide, on a peur d'être malade car c'est pas bien et on ignore en réalité ce qu'est le bien car le bien est une notion relative et subjective qu'on ne peut définir en dehors des règles de moral que l'on a appris par coeur et qui ne sont pas forcément vraies...
 
de manière fluide : on n'a peur de rien car on sait que le bien est une notion relative, un simple mot... que tous les mots n'expriment pas forcément des concepts figés... le bien est donc fluide...
 
on peut donc accepter d'être malade si on accepte que le bien, c'est aussi bien que le mal... que ce n'est qu'un simple mot sans importance...
 
en réalité, l'un des problèmes de la personnalité est de se restreindre à des notions de bien et de mal au lieu de cerner les vérités et les mensonges, et c'est ce qui créé toute la rigidité de nos mentals (ou de nos personnalités) ! :-)
 
a+
 
ps : je suis inspiré ce soir lol


 
Oui je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, meme si tu le dis de façon Bouddhiste.
Impermanence, fluidité, sans doute, la vie n'est pas figée.  
Mais les individus humains se construisent des personnalités qui leur servent de guide plus ou moins efficace, ils cristallisent selon mon expression.
Se faisant ils deviennent moins curieux, moins ouverts, c'est le revers de la médaille ou de l'armure.
Je sais que beaucoup de penseurs ont ecrit sur la personnalité mais ça m'empeche pas de donner mon avis.  
Un livre qui m'avait marqué  a l'époque c'est "l'enfance d'un chef" De J P Sartre.
 
Sinon, je ne juge pas, je dis pas: "ce que tu dis est mal", tu m'interprètes a ta façon et se faisant c'est toi qui me juges.
C'est pas grave la voie est longue jusqu'a la sagesse  ;) . D'ailleurs j'ajouterais que selon moi le Bouddhisme n'a pas le monopole de la sagesse, c'est peut etre meme pas une question de connaissance plutot une question de compréhension et il y a des individus qui comprennent tout de suite ou qui "sentent" tout de suite. C'est peut etre ce qu'on appelle "l'intuition" mais  ça nous emmenerait encore plus loin.
 
ps: petite confidence, Il m'arrive d'en avoir marre mais je ne m'appelle pas Jean :o


Message édité par jean eymard le 27-06-2007 à 08:55:13
n°11958217
la_sagesse
Posté le 27-06-2007 à 15:24:52  profilanswer
 

Citation :

Quant aux notions de vrai et de faux, c'est assez difficile à concevoir que le vrai et le faux ne sont que très rarement des notions absolues et qu'elles sont plutôt deux faces d'une médaille (ou même deux parmis la multitude de face du diamant) que peuvent être les impressions sur nos sens. Rarement, il existe deux vérités identiques et pourtant elles n'en sont pas moins véritables.  


 
On ne voit pas les choses de la même manière.  
 
Quand je parle de la vérité, je parle bien sûr de la vérité dans le monde relatif (des faits vrais ou des faits faux) et non de la vérité dans le monde absolu. Mais un fait vrai, a un caractère absolu. Car le fait ne dépend de rien d'autre que de lui-même.
 
Par exemple : je mesure 1m64 et j'ai plus de 25 ans (donc je ne peux plus grandir, du moins dans le monde relatif correspondant à mon existence actuelle)
 
Ce fait est vrai dans le monde relatif et rien ne peut nier ce fait.
 
Ce que je dis, c'est qu'en cherchant à tout prix à voir ce qui est vrai et ce qui est faux au lieu de voir ce qui est bien et ce qui est mal (notions totalement ambigües car elles dépendent de choses qui ne sont pas forcément toujours vraies), on s'approche davantage de la sagesse.
 
Un autre exemple, on dira : "il fait mauvais temps aujourd'hui". Cette affirmation n'a rien d'absolue car le terme mauvais est relatif et dépend du jugement subjectif de la personne. Par contre, si on reste totalement objectif, on devrait plutôt dire : "le temps est couvert de nuages aujourd'hui"
 
et là face à ce fait, on a pas d'émotions perturbatrices inutiles, on reste totalement impartial face au fait que le temps est ainsi. il est ainsi et pas autrement... il n'est pas "mauvais" ou "bon"... il est simplement ce qu'il est. C'est ça que j'entend par des faits vrais et des faits faux.
 
Chaque fait affirmé par le mental devrait normalement être composé uniquement de mots ayant un sens absolu, qui ne dépend donc d'aucun jugement subjectif.
 
C'est ainsi qu'on s'approche de la sagesse.
 
cordialement

n°11958527
la_sagesse
Posté le 27-06-2007 à 15:47:07  profilanswer
 

Citation :

Oui je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, meme si tu le dis de façon Bouddhiste.  
Impermanence, fluidité, sans doute, la vie n'est pas figée.  
Mais les individus humains se construisent des personnalités qui leur servent de guide plus ou moins efficace, ils cristallisent selon mon expression.  
Se faisant ils deviennent moins curieux, moins ouverts, c'est le revers de la médaille ou de l'armure.  
Je sais que beaucoup de penseurs ont ecrit sur la personnalité mais ça m'empeche pas de donner mon avis.  
Un livre qui m'avait marqué  a l'époque c'est "l'enfance d'un chef" De J P Sartre.  
 
Sinon, je ne juge pas, je dis pas: "ce que tu dis est mal", tu m'interprètes a ta façon et se faisant c'est toi qui me juges.  
C'est pas grave la voie est longue jusqu'a la sagesse   . D'ailleurs j'ajouterais que selon moi le Bouddhisme n'a pas le monopole de la sagesse, c'est peut etre meme pas une question de connaissance plutot une question de compréhension et il y a des individus qui comprennent tout de suite ou qui "sentent" tout de suite. C'est peut etre ce qu'on appelle "l'intuition" mais  ça nous emmenerait encore plus loin.  
 
ps: petite confidence, Il m'arrive d'en avoir marre mais je ne m'appelle pas Jean


 
oui, je suis loin de la sagesse mais néanmoins, j'avais l'impression qu'il y avait de "mauvaises ondes" entre toi et Lilya a...
 
D'ailleurs, ce qui confirmait mon intuition, j'ai vu un smiley où Lilya a te tirait la langue, mais bon, c'était sans doute plus innofensif qu'autre chose :)
 

Citation :

Sinon pour la bonne volonté.....   :??: ou   :na:   au choix


 
je me fais sûrement trop de mauvais sang... manque de sérénité sans doute :)
 
enfin, par la suite, j'ai vu que la relation entre vous s'était améliorée et j'en suis rassuré...
 
bref... oui, ce que tu dis sur l'intuition est juste... mais en même temps, il faut avoir une certaine dose de "tétu" en soi pour refuser d'admettre les conditionnements lors de notre éducation afin de comprendre uniquement par soi-même ce qui est juste et ce qui est faux...
 
car c'est ça le plus important dans la vie, le vrai (et non le faux)... ce qui est clair (et non ce qui est ambigü)
 
a+

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 27-06-2007 à 15:50:36
mood
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Posté le 27-06-2007 à 15:47:07  profilanswer
 

n°11958728
jean eymar​d
Posté le 27-06-2007 à 16:00:47  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

Citation :

Oui je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, meme si tu le dis de façon Bouddhiste.  
Impermanence, fluidité, sans doute, la vie n'est pas figée.  
Mais les individus humains se construisent des personnalités qui leur servent de guide plus ou moins efficace, ils cristallisent selon mon expression.  
Se faisant ils deviennent moins curieux, moins ouverts, c'est le revers de la médaille ou de l'armure.  
Je sais que beaucoup de penseurs ont ecrit sur la personnalité mais ça m'empeche pas de donner mon avis.  
Un livre qui m'avait marqué  a l'époque c'est "l'enfance d'un chef" De J P Sartre.  
 
Sinon, je ne juge pas, je dis pas: "ce que tu dis est mal", tu m'interprètes a ta façon et se faisant c'est toi qui me juges.  
C'est pas grave la voie est longue jusqu'a la sagesse   . D'ailleurs j'ajouterais que selon moi le Bouddhisme n'a pas le monopole de la sagesse, c'est peut etre meme pas une question de connaissance plutot une question de compréhension et il y a des individus qui comprennent tout de suite ou qui "sentent" tout de suite. C'est peut etre ce qu'on appelle "l'intuition" mais  ça nous emmenerait encore plus loin.  
 
ps: petite confidence, Il m'arrive d'en avoir marre mais je ne m'appelle pas Jean


 
oui, je suis loin de la sagesse mais néanmoins, j'avais l'impression qu'il y avait de "mauvaises ondes" entre toi et Lilya a...
 
D'ailleurs, ce qui confirmait mon intuition, j'ai vu un smiley où Lilya a te tirait la langue, mais bon, c'était sans doute plus innofensif qu'autre chose :)
 

Citation :

Sinon pour la bonne volonté.....   :??: ou   :na:   au choix


 
je me fais sûrement trop de mauvais sang... manque de sérénité sans doute :)
 
enfin, par la suite, j'ai vu que la relation entre vous s'était améliorée et j'en suis rassuré...
 
bref... oui, ce que tu dis sur l'intuition est juste... mais en même temps, il faut avoir une certaine dose de "tétu" en soi pour refuser d'admettre les conditionnements lors de notre éducation afin de comprendre uniquement par soi-même ce qui est juste et ce qui est faux...
 
car c'est ça le plus important dans la vie, le vrai (et non le faux)... ce qui est clair (et non ce qui est ambigü)
 
a+


Je ne crois pas que ton impression etait la bonne, tu te souviens, je t'ai parlé de psychologie il y a plusieurs pages de cela.
 
Sinon je suppose que le refus du conditionnement vient d'un mal-etre au départ, tout comme siddharta adolescent quand il a vu le monde qu'on essayait de lui cacher (la vieillesse, la mort, la maladie, la souffrance...)


Message édité par jean eymard le 27-06-2007 à 16:01:33
n°11958916
la_sagesse
Posté le 27-06-2007 à 16:15:49  profilanswer
 

en fait, le terme "relatif" et le terme "absolu" que j'emploi concerne le monde "relatif"... mais l'adjectif "relatif" que j'utilise pour les faits n'est pas le même adjectif que j'utilise pour le monde.
 
Le monde est relatif, mais il est également absolu. (réconcilation de la dualité et de la non dualité)
 
"Relatif" (pour le monde) car tous les phénomènes sont en relation les uns avec les autres.
 
"Absolu", car tout s'ajoute ou se déploit sur le "vide" (l'infini s'ajoute sur le néant)
 
Mais, quand j'utilise les termes "relatif" et "absolu" pour les faits, ils ont un autre sens que celui que j'utilise pour le monde : ils sont "un cran" en dessous du monde relatif, qui lui-même est un cran en dessous du monde absolu.
 
Un fait "absolu", est forcément exprimé dans le monde relatif (on est d'accord) car on utilise notre mental ou notre cerveau pour le percevoir et le comprendre. Mais en même temps, sans le monde absolu (le vide où tout s'ajoute), il ne pourrait pas être existant...
 
Maintenant, qu'est-ce que j'entend par un fait "absolu".
 
Et bien c'est un fait qui dépend de mots exprimant uniquement des vérités relatives (on est d'accord) mais au moyen de mots "absolus" uniquement.
 
L'exemple de la pluie où l'on dit qu'il fait "mauvais temps" est une erreur, c'est à dire un fait "relatif" car le mot "mauvais" est relatif en soi car il dépend de notre vécu, de ce qu'on a appris, d'un jugement qui n'est pas le notre mais celui qu'on nous a forcé à avoir lors de notre éducation.
 
Donc, en disant "il fait un temps couvert", on exprime une vérité objective, donc absolue. C'est donc un fait absolu.
 
Voilà ce qu'il fallait distinguer.
 
Ne pas confondre monde relatif et monde absolu avec faits relatifs et faits absolus.
 
cordialement

n°11959006
jean eymar​d
Posté le 27-06-2007 à 16:21:22  profilanswer
 

:pt1cable:

n°11959142
la_sagesse
Posté le 27-06-2007 à 16:29:25  profilanswer
 

Citation :

Je ne crois pas que ton impression etait la bonne, tu te souviens, je t'ai parlé de psychologie il y a plusieurs pages de cela.  
 
Sinon je suppose que le refus du conditionnement vient d'un mal-etre au départ, tout comme siddharta adolescent quand il a vu le monde qu'on essayait de lui cacher (la vieillesse, la mort, la maladie, la souffrance...)


 
Le refus du conditionnement vient d'un mal être ou plutôt d'un désir de connaître la vérité PARCE QUE le conditionnement "erroné" contenant des conditions fausses ou ambigües (car il existe aussi un conditionnement vrai ne contenant que des conditions vraies et claires et c'est ce que les maîtres éveillés enseignent à leur disciple) procure du mal-être ? Moi je vois plutôt les choses comme ça...
 
En fait, le truc, c'est qu'on peut "conditionner" une personne à vivre de manière "non conditionnée", c'est à dire à être libre et en harmonie avec elle-même, mais on peut malheureusement aussi, et c'est souvent le cas, conditionner une personne à son insu de façon à ce que la personne soit une copie de nous-même qui ne sommes pas vraiment nous-même mais plutôt une copie de nos parents, etc. etc. jusqu'à des centaines d'années... mais jamais nous-même de façon authentique et infini (heureusement qu'il y a une évolution de la morale avec le temps... mais l'absence de liberté intérieure est une chose horrible à vivre pour un individu non éveillé)
 
voilà, c'est ce que je pense à propos du conditionnement.
 
quand je dis qu'il ne faut pas être conditionné, je veux plutôt dire qu'il ne faut pas apprendre à notre insu des choses qui ne nous caractérisent pas, mais qui caractérisent un "idéal", quelque chose qui n'est pas naturel et qui ne correspond pas à la nature véritable de notre être.
 
Comme le disait arnaud desjardins : "un pommier ne peut pas donner des oranges"... On peut forcer un être à devenir autre chose que lui-même.
 
Et pourtant, il existe un paquet d'individu qui ne sont pas eux-mêmes, mais simplement le fruit de leur "conditionnement erroné et aveugle".
 
les aveugles conduisent les aveugles... et ça, c'est un problème de taille
 
et le sage, l'éveillé réel est celui qui n'est plus aveugle et qui peut guider chacun à être véritablement soi-même...
 
a+

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 27-06-2007 à 16:38:40
n°11959377
la_sagesse
Posté le 27-06-2007 à 16:46:17  profilanswer
 

Oui, ce que tu dis est vrai, enfin, en partie !
 
Mais une vérité absolue, un fait absolu, c'est bien évidemment un fait prouvé scientifiquement...
 
2+2 = 4 est un fait absolu, une vérité absolue. du moins dans les règles de mathématiques fixées...
 
Je ne parle que de vérité à 100% et non de vérité à 99% (car justement, celles-ci sont relatives car dépendant de notre interprétation subjective !)
 
Dire que la terre est plate ne peut pas être une vérité à 100% si elle n'est pas examinée à distance... car il n'y a aucune preuve scientifique de cela. C'est une estimation subjective basée sur des impressions subjectives, des apparences.
 
c'est comme si on affirmait avec certitude que dieu existe.
 
le fait "dieu existe" est aussi incertain que "dieu n'existe pas"
 
salutations :)


Message édité par la_sagesse le 27-06-2007 à 16:52:41
n°11961499
jean eymar​d
Posté le 27-06-2007 à 20:14:45  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

Citation :

Je ne crois pas que ton impression etait la bonne, tu te souviens, je t'ai parlé de psychologie il y a plusieurs pages de cela.  
 
Sinon je suppose que le refus du conditionnement vient d'un mal-etre au départ, tout comme siddharta adolescent quand il a vu le monde qu'on essayait de lui cacher (la vieillesse, la mort, la maladie, la souffrance...)


 
Le refus du conditionnement vient d'un mal être ou plutôt d'un désir de connaître la vérité PARCE QUE le conditionnement "erroné" contenant des conditions fausses ou ambigües (car il existe aussi un conditionnement vrai ne contenant que des conditions vraies et claires et c'est ce que les maîtres éveillés enseignent à leur disciple) procure du mal-être ? Moi je vois plutôt les choses comme ça...
 
En fait, le truc, c'est qu'on peut "conditionner" une personne à vivre de manière "non conditionnée", c'est à dire à être libre et en harmonie avec elle-même, mais on peut malheureusement aussi, et c'est souvent le cas, conditionner une personne à son insu de façon à ce que la personne soit une copie de nous-même qui ne sommes pas vraiment nous-même mais plutôt une copie de nos parents, etc. etc. jusqu'à des centaines d'années... mais jamais nous-même de façon authentique et infini (heureusement qu'il y a une évolution de la morale avec le temps... mais l'absence de liberté intérieure est une chose horrible à vivre pour un individu non éveillé)
 
voilà, c'est ce que je pense à propos du conditionnement.
 
quand je dis qu'il ne faut pas être conditionné, je veux plutôt dire qu'il ne faut pas apprendre à notre insu des choses qui ne nous caractérisent pas, mais qui caractérisent un "idéal", quelque chose qui n'est pas naturel et qui ne correspond pas à la nature véritable de notre être.
 
Comme le disait arnaud desjardins : "un pommier ne peut pas donner des oranges"... On peut forcer un être à devenir autre chose que lui-même.
 
Et pourtant, il existe un paquet d'individu qui ne sont pas eux-mêmes, mais simplement le fruit de leur "conditionnement erroné et aveugle".
 
les aveugles conduisent les aveugles... et ça, c'est un problème de taille
 
et le sage, l'éveillé réel est celui qui n'est plus aveugle et qui peut guider chacun à être véritablement soi-même...
 
a+

Devenir ce qu'on est, c'est un beau programme!
Mais comment reconnaitre un sage pour se laisser guider par lui?
"Seul un sage peut reconnaitre un sage" disait je ne sais plus qui, ce qui implique qu'il faut surtout compter sur soi-meme.

n°11962788
Profil sup​primé
Posté le 27-06-2007 à 22:28:04  answer
 

Bonsoir à tous
Tout d'abord je souligne l'inspiration  :) de la Sagesse qui a posé le 22/05 la question initiale "J'ai lu beaucoup de choses sur cette science de l'esprit qu'est le bouddhisme (matthieu riccard) et sur la sagesse (arnaud desjardins) .." et qui probablement a trouver d'autres sources d'inspiration, enfn c'est mon avis.
 
Bref,
Si j'essaie de comprendre:
--> bien/mal: jugement instinctif, conditionné
-->vrai/faux: dans un premier temps, on fait appel à nos perceptions et seconde étape on fait appel au raisonnement (déduction ,induction.etc...) et on peut espérer que ce jugement soit moins conditionné.
Est-cela? Si ce vous pensez que je suis dans l'erreur, je serai ravie d'en connaitre les raisons...les échanges sont fait pour ça.
 
 
Pour lolo 13: l'égo, alors là, pendant un récent (petit) moment je me suis dit "plus d'égo donc plus de problème"; et en fait aujourd'hui,je prend l'égo comme une sorte de carburant nécessaire pour vivre! mais, entre le sur-dimensionné et le sous-dimensonné (très mode ou très bateau ces termes, hein Jean (qu ne s'appelle pas Jean  ;) , il faudrait savoir ce qu'est un égo juste. Ca je n'en sais rien.
 
Le relatif/l'absolue: si tous les phénomènes sont en relation les uns avec les autres ( je suis d'accord) c'est qu'ils s'ajoutent les uns avec les autres donc j'ai vraiment des diffcultés à comprendre "ils sont "un cran" en dessous du monde relatif, qui lui-même est un cran en dessous du monde absolu".et peut-être, tant qu'on y est, qui lui-même est un cran en dessous de ???
 
Et pour finir: Etre ce que l'on est avant de devenir ce que l'on est pas...c'est ne pas accepter le conditionnement dont nous parles La sagesse...c'est le plus beau des programmes mais le plus difficile également. Je n'appelle pas cela,la sagesse ou l'éveil ou (tant qu'on y est!) l'absolu parceque ces mots ne me parlent pas.
 
 :hello:  
Lilya a
 
 

n°11962998
Profil sup​primé
Posté le 27-06-2007 à 22:48:10  answer
 

"Sinon pour la bonne volonté.....   :??: ou   :na:   au choix"
J'avais oublié ceci...il y avait aussi ce smiley  :??:  
 
Lilya a
 

n°11963920
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 00:54:23  profilanswer
 

salut jean eymard et Lilya a ! ;)
 
C'est toujours un plaisir que de "philosopher" avec vous au moyen d'une philosophie qui exprime le plus possible la façon dont notre être fonctionne ou devrait fonctionner... :-) En effet, il ne s'agit pas de jouer avec les mots comme certains philosophes, mais plutôt de les utiliser comme outils pour exprimer du mieux qu'on le peut, des notions complexes concernant notre perception du monde et notre réalité subjective.
 
Pour répondre aux interrogations de Lilya a :
 

Citation :

Tout d'abord je souligne l'inspiration   de la Sagesse qui a posé le 22/05 la question initiale "J'ai lu beaucoup de choses sur cette science de l'esprit qu'est le bouddhisme (matthieu riccard) et sur la sagesse (arnaud desjardins) .." et qui probablement a trouver d'autres sources d'inspiration, enfn c'est mon avis.


 
Je te remercie pour ces compliments mais je n'ai pas trouvé d'autres sources d'inspiration que mathieu ricard et arnaud desjardins : j'exprime simplement mon ressenti personnel sur le sujet en essayant d'être créatif, ce qui n'est pas toujours facile... car on tombe souvent facilement dans la citation de choses qu'on a déjà lues, ce qui est une erreur. Car ce qu'on dit doit toujours refléter ce qu'on est et non ce qu'on a. (c'est à dire, des connaissances, une intelligence, etc. contrairement à ce qu'on est, c'est à dire, le résultat de notre ressenti intérieur et de notre expérience subjective) Donc, pour l'inspiration, je m'efforce de me donner à fond et de dire des choses le plus juste possible (car mon effort se tourne davantage vers la quête et l'expression de la vérité pour faire plaisir à un maximum de personnes, grâce à l'échange du savoir "inconditionné" (le meilleur savoir qui existe au monde) que de bêtement tenter d'exprimer mes connaissances pour simplement être "applaudi", "respecté" ou "congratulé"...) C'est peut-être ce qui permet de dégager une certaine originalité dans mes propos.
 

Citation :

Bref,  
Si j'essaie de comprendre:  
--> bien/mal: jugement instinctif, conditionné  
-->vrai/faux: dans un premier temps, on fait appel à nos perceptions et seconde étape on fait appel au raisonnement (déduction ,induction.etc...) et on peut espérer que ce jugement soit moins conditionné.  
Est-cela? Si ce vous pensez que je suis dans l'erreur, je serai ravie d'en connaitre les raisons...les échanges sont fait pour ça.  


 
--> bien/mal : jugement conditionné par des règles qui ne correspondent pas toujours à notre véritable ressenti mais plutôt à celui de notre entourage, qui lui-même juge le bien/mal de façon qui correspond à son entourage et où, au final, personne n'est dans la vérité, car dans le bien/mal, tout est flou, ambigü, non avoué... Les aveugles guident les aveugles. ATTENTION : un jugement instinctif ou intuitif peut être un jugement qui découle d'une interprétation mentale qui dépend de la façon dont notre environnement nous a fait concevoir le bien/mal, mais il peut aussi être le fruit de notre propre intuition ou instinct, et dans ce cas là, il ne dépend de personne d'autre que de nous-même et donc, dire que le bien/mal est jugement instinctif peut être une erreur dans certains cas, car on peut réagir et interpréter le bien/mal instinctivement et spontanément, suite à notre vécu, notre mémoire, nos conditionnements, mais on peut aussi agir (contrairement à réagir) et ne pas interpréter le bien/mal mais simplement deviner instinctivement ou intuitivement ce qui est juste et ce qui est faux (et là, c'est totalement différent)
 
-->vrai/faux : ce qui compte le plus dans ce que j'ai dit à ce sujet, c'est d'intégrer dans notre être uniquement les "faits absolus" exprimant des vérités relatives correspondant au monde relatif (le monde absolu étant l'insertion de l'infini ou du monde relatif sur le néant, en constante transformation suite à l'écoulement du temps et au phénomène de la vacuité, qu'on peut définir comme étant la nature fluide des phénomènes)
 
Plus on est dans le vrai, c'est à dire dans l'unique intégration des faits absolus vrais exprimant des vérités relatives, moins on réagit émotionnellement devant les situations car devant des faits, nous sommes toujours neutre. Et le sage, est en toutes circonstances, neutre. (ce qui est une chose difficilement concevable pour un être humain non sage). C'est difficile d'imaginer qu'un sage n'éprouve aucune émotion, mais c'est pourtant une réalité compréhensible si on réfléchi bien. L'émotion, c'est toujours la réaction face à des faits non absolus, des faits relatifs comme le "bien" (émotion positive) et le "mal" (émotion négative). Sans ces notions de "bien" et de "mal", nous serions en toutes circonstances "neutres" dans notre vie quotidienne. Mais, être neutre, ça ne veut pas dire être sans amour, sans sentiment pour les gens, ça veut juste dire ne plus réagir, ne plus être dégouté devant le mal et contenté devant le bien. Tout cela est illusoir. Le gain, la perte, l'espoir, le désespoir, tout cela est basé sur la quête du bien et la fuite du mal. Mais le bien est totalement relatif et le mal aussi. Un meutrier aura l'impression de faire le bien même s'il affirme avec vice qu'il fait le mal. Les mots que l'on emploi ne traduisent jamais la vérité profonde d'un être, ils ne font qu'essayer de donner une certaine représentation superficielle figée compréhensible par un grand nombre de gens connaissant plus ou moins bien leur vocabulaire.
 

Citation :

Pour lolo 13: l'égo, alors là, pendant un récent (petit) moment je me suis dit "plus d'égo donc plus de problème"; et en fait aujourd'hui,je prend l'égo comme une sorte de carburant nécessaire pour vivre! mais, entre le sur-dimensionné et le sous-dimensonné (très mode ou très bateau ces termes, hein Jean (qu ne s'appelle pas Jean   , il faudrait savoir ce qu'est un égo juste. Ca je n'en sais rien.  
 
Le relatif/l'absolue: si tous les phénomènes sont en relation les uns avec les autres ( je suis d'accord) c'est qu'ils s'ajoutent les uns avec les autres donc j'ai vraiment des diffcultés à comprendre "ils sont "un cran" en dessous du monde relatif, qui lui-même est un cran en dessous du monde absolu".et peut-être, tant qu'on y est, qui lui-même est un cran en dessous de ???


 
oui, au début, il faut s'appuyer sur son ego pour tenter d'en être libre.
Il faut tenter d'obtenir un ego "normal", c'est à dire ayant appris à vivre de manière inconditionnée (car il faut apprendre cela... on ne peut pas l'avoir de manière innée, même s'il existe certaines exceptions)
 
sinon, ce n'est pas l'ego qui est un carburant nécessaire pour vivre, c'est la nourriture. c'est ce que l'on ingurgite (que ce soit immatériel : les informations, la mémoire, ou matériel : la nourriture, l'eau, l'oxygène, etc.) Je ne vois pas ce que tu entends par "égo carburant"... il faudrait que tu précises...
 
un ego juste, c'est un ego composé uniquement d'une base de faits absolus vrais et d'une base de faits absolus faux. pas de faits ambigüs relatifs... pas de notion dont on ignore la vérité car cela apporte toujours des réactions émotionnelles, ce qui est mauvais pour atteindre la sagesse...
 
Concernant les faits absolus, je disais qu'ils sont un cran au-dessous du monde relatif car ils font partis du mental et un mental n'est qu'une poussière parmi tous les mentals existant dans l'univers. Ensuite, le monde relatif est un cran au-dessous du monde absolu car il est engendré par le monde absolu. en effet, c'est sur le vide, sur l'absolu, que tout se déploit, se créé, s'efface... mais l'absolu est l'éternité, c'est le non fait, non devenu, non mort... C'est pour ça que je dis qu'il est un cran au-dessus du monde relatif. Mais bon, on pourrait aussi dire que le monde relatif EST le monde absolu, car l'absolu est en tout et tout est en lui. Bref, disons que ces histoires de cran au-dessous, c'était pour exprimer la distinction que je faisais entre les termes "relatif" et "absolu" pour les faits et pour le monde
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 28-06-2007 à 00:55:16
n°11966942
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2007 à 12:58:45  answer
 

Bonjour La_Sagesse
 
Donc précision sur:
 « Je ne vois pas ce que tu entends par "égo carburant"... il faudrait que tu précises... »
Ce que je souhaitais dire : l’égo représente un moyen de se relier (de se situer)aux et par rapport aux éléments environnants. Sans égo (sauf erreur) pas de possibilité de construire son propre système de pensée. L’égo est le « carburant » du mental …et nous permet de dire « Je », de positionner ce « je » socialement par exemple.
 
« sinon, ce n'est pas l'ego qui est un carburant nécessaire pour vivre, c'est la nourriture »
Alors, je remplace vivre par exister.
 
 
« des réactions émotionnelles, ce qui est mauvais pour atteindre la sagesse... »
La réaction émotionnelle est une action déclenchée par nos facultés sensorielles dans l’immédiat face à une situation dont on a pas forcément cerner toute la, les significations (ignorance de ce que tu appelerai la vérité). De ce fait, oui, elle n’est pas forcément (parfois) toujours appropriée aux situations vécues, je ne dirai pas le contraire  …et d’ailleurs c’est pourquoi je pense que la méditation ou le bouddhisme (ôté de ses aspects religieux, tu me diras que ce n’est plus alors du bouddhisme )peut être bénéfique.  
 
 
Et :
« Mais bon, on pourrait aussi dire que le monde relatif EST le monde absolu, car l'absolu est en tout et tout est en lui. »  
Cette phrase veut-elle dire que tout (le monde)= une partie de ce tout  et en même temps tout est = à toutes les parties le composant ? le monde = un fait de ce monde  et en même temps ce monde est = à tous les faits le composant ?
 
Bref, merci de me dire -si tu le veux bien-si je me mélange les « pinceaux »  !
 
Bonne journée et encore merci pour ces échanges (par contre, je n'utilise pas le verbe "philosopher" car je n'en ai pas la compétence ).
 
 
Lilya a  

n°11969773
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 16:52:32  profilanswer
 

Citation :

Ce que je souhaitais dire : l’égo représente un moyen de se relier (de se situer)aux et par rapport aux éléments environnants. Sans égo (sauf erreur) pas de possibilité de construire son propre système de pensée. L’égo est le « carburant » du mental …et nous permet de dire « Je », de positionner ce « je » socialement par exemple.


Je pense que toutes ces théories du bouddhisme et éventuellement d'autres philosophies sur la non existence de l'ego, ont la signification suivante : nous avons un ego qui nous caractérise de façon relative (on identifie soi-même par "je" ) mais il ne nous appartient pas (phrase contradictoire sans doute, mais qui veut tout dire). il appartient à dieu, autrement dit, à l'infini ou à l'absolu (au choix). Donc, pour être comme le sage, il faudrait que lorsqu'on dit "je", c'est comme si on disait "La_Sagesse", c'est à dire qu'il faut considérer le "je" à la troisième personne, de façon objective. Il faut avoir un recul scientifique et objectif sur soi-même pour que l'on considère avec le même intérêt ce "je" que l'on chouchoutte tant et tous les "je" appartenant (ou n'appartenant pas, on devrait plutôt dire) à chaque être vivant. Le "Je" est un moyen de s'identifier soi-même, mais il ne doit pas créer un fossé entre "moi" et "les autres". En général, la concentration créé se fossé. Par exemple : on regarde la télévision. Si quelqu'un vient nous parler, on fera comme si cette personne n'existait pas car on ne pense qu'à satisfaire son ego. On manque de disponibilité pour autrui, et c'est l'un des problèmes principaux de l'ego. Il faut, au contraire de la concentration, adopter un état d'esprit de vigileance où en toute circonstance, on pense autant à chérir son ego qu'à chérir les egos des autres. On devient, de cette façon, illimité et éternel. Car l'infini ne meurt jamais, ce qui meurt, c'est le fini. Notre ego représente quelque chose de fini dans le temps. Il nous met en constant état de peur de l'avenir lointain (là où on est mort), car la cristallisation de notre "ego" nous donne l'illusion de sa permanence, on s'attache à "lui", à ce "je", de façon disproportionnée, subjective et erronée. Il existe un altruïsme basé sur une conception figée (donc erronée) de l'ego. Mais le vrai altruïsme, c'est l'altruïsme où notre ego est vu comme une simple identification d'un groupe de particules qui ne nous appartient pas, mais qui appartient au tout, à dieu. Rendons à l'infini ce qui lui appartient. Rien ne nous appartient, cela est une illusion. Tout ce que l'on a peut nous être enlevé. En, particuler, notre vie. Mais tout ce que l'on est, ne peut pas nous être enlevé. L'infini (ou Dieu) est en nous et nous sommes en lui. Nous ne sommes pas différent de "dieu", nous sommes lui. Mais attention, ce n'est pas notre ego qui est dieu puisqu'il est limité... C'est notre être ! Donc, lorsque tu dis que l'ego est le carburant du mental, je dirais plutôt que c'est un point de repère du mental. On se situe soi-même en fonction des autres, mais il faut faire très attention à ne pas s'approprier son ego car cela est une conceptualisation erronée. C'est pour ça que les bouddhistes disent que nous n'avons pas d'ego, car ils voient les choses de manière absolue, infinie. En fait, c'est parce que tout ce que l'on a, nous ne l'avons pas réellement, de manière absolue, éternelle. On l'a de façon relative, non éternelle et donc, on peut le perdre à tout moment. Donc, bien sûr, on peut se positionner socialement au moyen de cet "ego", mais cette position reste relative, limitée dans le temps. (bien qu'il soit suffisamment long en général, comme 80 ans, pour que notre point de vue soit d'imaginer que nous sommes immortels et éternels, alors on imagine que ce que l'on a, on l'a éternellement, mais on sait très bien que c'est une erreur, de façon absolue)
 

Citation :

« sinon, ce n'est pas l'ego qui est un carburant nécessaire pour vivre, c'est la nourriture » Alors, je remplace vivre par exister.


 
non, cette phrase resterait mal exprimée. L'ego n'est pas un carburant nécessaire à l'existence, il est un point de repère, une identification pour se situer le plus objectivement possible et de façon égale par rapport aux autres dans le monde relatif. Le carburant de notre existence, c'est l'énergie que l'on absorbe, rien d'autre. (donc la nourriture, dans ses aspects matériels et immatériels, comme je l'ai expliqué dans le message ci-dessus)
 

Citation :

« des réactions émotionnelles, ce qui est mauvais pour atteindre la sagesse... »  
La réaction émotionnelle est une action déclenchée par nos facultés sensorielles dans l’immédiat face à une situation dont on a pas forcément cerner toute la, les significations (ignorance de ce que tu appelerai la vérité). De ce fait, oui, elle n’est pas forcément (parfois) toujours appropriée aux situations vécues, je ne dirai pas le contraire  …et d’ailleurs c’est pourquoi je pense que la méditation ou le bouddhisme (ôté de ses aspects religieux, tu me diras que ce n’est plus alors du bouddhisme )peut être bénéfique.  

Sache qu'une réaction émotionnelle n'est jamais appropriée, du moins, pour le sage (je réagis encore émotionnellement parfois, ce qui prouve ma non sagesse actuelle lol). Etre emporté positivement par quelque chose de "bien" (fait ambigü relatif) ou négativement par quelque chose de "mal" (fait ambigü relatif) est une erreur. Ce qui est approprié, c'est l'action juste produite par une intelligence claire et un sentiment libre. Sinon, le bouddhisme n'est qu'un mot relatif, un point de repère, c'est comme l'ego. Il n'a rien d'absolu. Il comporte simplement beaucoup de faits absolus vrais suite à une profonde étude scientifique de notre intérieur, de notre conscience, de notre esprit, à chacun d'entre nous. C'est d'ailleurs ce qui me plaît dans le bouddhisme. Mais, comme tout, il a des "failles", des "faits relatifs ambigüs" qui ne sont pas vrai à 100%. Ce sont des croyances (comme la théorie de la réincarnation par exemple, bien que d'un certain point de vue au-delà de l'avoir et des possessions, elle puisse se "comprendre intuitivement"... mais cela n'est pas scientifique, c'est comme le coup de la terre plate... cela reste qu'une certitude à 99%, mais non une certitude à 100%). Et là, comme il n'y a pas de certitudes à 100%, je dis que c'est du domaine religieux. Comme "croire" par exemple que se raser la tête est le symbole de son "non attachement" à ses "avoir" ou à ses possessions, comme ses cheveux ou sa "personnalité". Je ne dis pas que c'est faux de procéder ainsi, mais je ne dis pas non plus que c'est vrai, car on peut très bien ne pas se raser la tête et ne pas s'attacher à ses possessions pour autant. L'apparence de soi-même n'étant pas forcément toujours le résultat de sa profondeur, de son intérieur. C'est comme croire à l'existence de dieu. Le seul problème de la religion, c'est qu'on ne baigne pas dans des certitudes à 100%. C'est juste cela que je lui "repproche"...
 

Citation :

Et :  
Cette phrase veut-elle dire que tout (le monde)= une partie de ce tout  et en même temps tout est = à toutes les parties le composant ? le monde = un fait de ce monde  et en même temps ce monde est = à tous les faits le composant ?

Je crois que tu te mélange un peu les pinceaux comme tu dis :) Ce que tu dis manque de clareté en fait. Tu confonds les faits, qui sont un moyen de décrire relativement le monde, et le monde lui-même. Si le monde relatif était le résultat d'une base de faits, le monde serait une théorie. Remarque, ce que tu dis fait réfléchir :) Car rien ne peut nous prouver que le monde dans lequel nous vivons n'est pas une théorie. En fait, il faut je pense ne pas confondre la théorie et la pratique. En effet, et c'est très intéressant car ce que tu dis fait réfléchir à de nouvelles choses auxquelles je n'avais pas encore pensé jusqu'à présent :) Notre mental est composé d'une base de faits, qui peuvent être "relatifs et ambigüs", "absolus et clairs", vrais ou faux. Et donc, le contenu de notre mental est une "théorie" ! Ce contenu est donc "immatériel". Mais en même temps, le contenant, le cerveau lui-même, qui permet d'engendrer le mental est physique, matériel, du moins, relativement parlant. Mais il n'est pas solide car tout est impermanent et fluide, suite à l'écoulement du temps. Donc il y a là une sorte de paradoxe entre la matière et l'immatière. Notre mental étant à la fois de la matière et à la fois de l'immatière. On comprend donc pourquoi le bouddhisme a envie de réconcilier les paradoxes et les contraires, la dualité et la non dualité, car si on unifie pas ou l'on ne prend pas en compte les contraires, on tombe sur une impasse.
 

Citation :

Bonne journée et encore merci pour ces échanges (par contre, je n'utilise pas le verbe "philosopher" car je n'en ai pas la compétence ).


 
La définition du verbe philosopher est d'étudier la vie, notre existence (enfin, je crois... rectifiez-moi si je me trompe)
 
Donc, ce que tu fais est de la philosophie.
 
La seule chose, c'est de savoir si tu fais de la "philosophie 65% vraie" ou de la "philosophie 100% vraie" :)
 
le but étant d'atteindre les 100%... quelque chose de pas évident je le conçois car l'erreur est humaine...
 
a+


Message édité par la_sagesse le 28-06-2007 à 17:10:21
n°11971942
jean eymar​d
Posté le 28-06-2007 à 20:12:56  profilanswer
 

Je pense qu'il est illusoire de vouloir sortir du Moi, seulement il y a des Moi égoistes, et des Moi ouverts sur les autres.
Plus simplement il y a des gens qui trouvent leur bonheur en étant utile au bonheur universel et des gens qui ne peuvent pas sortir d'eux-memes.
C'est simplement une question d'amplitude de conscience.

n°11972209
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 20:39:32  profilanswer
 

j'essayerai d'argumenter cela quand j'aurais le temps ! là, je dois aller aux toilettes :)
 
salutations

n°11972256
jean eymar​d
Posté le 28-06-2007 à 20:43:41  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

j'essayerai d'argumenter cela quand j'aurais le temps ! là, je dois aller aux toilettes :)
 
salutations


Et oui, le sage va aussi aux toilettes.

n°11972347
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2007 à 20:52:45  answer
 

la_sagesse a écrit :

j'essayerai d'argumenter cela quand j'aurais le temps ! là, je dois aller aux toilettes :)
 
salutations


On va tout savoir  :lol:  
J'allais au même moment vous dire que suite à certains impératifs incontournables mais de nature différente,  
je dois différer ma réponse à ton loooong message et peut-être ainsi y voir plus facilement plus clair et essayer de comprendre ce que J. E. a écrit (ps: ce n'est pas de sa faute si je ne comprend "à chaud" ce soir) :( .
 
 
Lilya a

n°11972369
jean eymar​d
Posté le 28-06-2007 à 20:55:52  profilanswer
 


Je rend hommage a ton esprit scrupuleux  :jap:  

n°11973438
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 22:50:22  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

Je pense qu'il est illusoire de vouloir sortir du Moi, seulement il y a des Moi égoistes, et des Moi ouverts sur les autres.
Plus simplement il y a des gens qui trouvent leur bonheur en étant utile au bonheur universel et des gens qui ne peuvent pas sortir d'eux-memes.
C'est simplement une question d'amplitude de conscience.


 
Oui, il est illusoir de vouloir sortir du Moi, mais du "Moi relatif" (non du "Moi absolu" car dans ce moi là, l'extérieur et l'intérieur ne sont pas séparés). Car il faut distinguer ces deux Moi qui ont une signification complètement différente.
 
Nous avons effectivement un "moi relatif" qui évolue et disparaît dans le temps. Mais le "moi absolu" est éternel, il est identique pour chaque être.
Chaque être (vivant ou non) exprime "je suis" en apparence. Mais il y a qu'un seul "moi absolu" dans tous les "moi relatifs" et c'est celui-là qu'il faut pouvoir cerner.
 
Donc, le truc, ce n'est pas de vouloir sortir de son "Moi" (relatif), c'est d'interpréter la réalité avec un "Moi absolu" qui est l'union ou l'unification de tous les "moi relatifs", c'est le coeur, la profondeur. C'est le "dieu" qui est en nous.
 
En réalité, il n'y a pas de barrières entre nous et les autres. Et le but de la sagesse est de comprendre la non existence de cette barrière que le mental produit entre lui et les autres.
 
Bien sûr, les "avoir" diffèrent d'un être à un autre. Un tel aura les yeux bleux et la mémoire d'un chirurgien, un tel aura les yeux marrons et la mémoire d'un avocat et un tel aura une mémoire d'éléphant et une trompe d'éléphant. Un tel n'aura aucune mémoire et aura l'apparence d'un verre.
 
Chaque être (vivant ou non) possède des "avoir", des "caractéristiques" qui lui sont propres mais qui sont relatives car non éternelles dans le temps.
 
Il n'existe absolument aucun être qui puisse avoir des caractéristiques permanentes et éternelles car tout est impermanent (notion bouddhiste).
 
Mais, chaque être obtient son "essence" dans l'être ultime et absolu, dans "l'infini" ou dans "dieu". C'est cette perception qu'il faut avoir, au delà de l'attachement fait à son ego, à son "moi" (relatif).
 
Donc, l'ego, est une notion relative et impermanente. On ne doit pas s'y attacher si l'on veut vivre dans la vérité. Cela ne veut bien sûr pas dire qu'il faut s'oublier soi-même au point de ne plus vouloir se concentrer pour acquérir des informations afin d'évoluer "mentalement" (bien que le mental soit également relatif car il a une durée limitée dans le temps), mais il ne faut pas s'attacher émotionnellement à son "soi".
 
Donc, on peut penser que ne pas avoir d'ego est une "illusion" en ayant un point de vue relativement "réaliste", mais si on est absolument réaliste, on se rend compte que comme l'ego n'est pas éternel, car tout ce qu'on a peut nous être enlevé à n'importe quel moment, on n'a pas d'ego (de manière absolue)
 
Tout ce que l'on a (de façon absolue), c'est un être, uni à tous les êtres (ou une conscience, unie à toutes les consciences) mais dont l'essence de l'être est unique à tous les êtres (c'est l'absolu, le vide, le néant où tout se déploit)
 
C'est ainsi que l'on peut comprendre (ou non, si je manque de clareté lol) qu'on est séparé de personnes. Ce qui sépare, c'est le mental.
 
Le mental identifie chaque chose, sépare chaque chose et lui donne un nom, une propriété. Mais rien n'est totalement séparé. Notre "ego" (relatif) n'est pas séparé du reste des egos... Ce qui est "séparé" du reste, c'est "l'avoir". Chaque être possède des caractéristiques différentes. Mais il existe un unique être absolu sur lequel tous les êtres relatifs se déploient...
 
cordialement


Message édité par la_sagesse le 28-06-2007 à 23:30:31
n°11973648
PaGaN
Posté le 28-06-2007 à 23:12:45  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

J'observe votre dialogue a tous deux depuis quelques jours, et j'ai envie de vous soumettre cette question ? " Qu'est ce que la personalité ?"
 
Pour moi c'est une simple cristallisation:
Un individu s'est dit un jour: " je suis cela" et tel une huitre il a construit autour de cela.
Avoir de la personnalité,  ce serait en kk sorte se fermer ou se construire une armure.


 
Ce que nous définissions communément comme "la personnalité" n'est à mon sens que l'ensemble des réactions que ton esprit aura face à une perception de l'autre ou de l'environnement externe.
 
6 milliards d'hommes...6 milliards de perceptions différentes du monde...6 milliards de "personnalités".

n°11973676
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 23:17:32  profilanswer
 

Pour faire plus simple, disons que l'on prend en photo une personne.
Un ego x1 d'elle-même apparaît.
On reprend en photo la même personne (à peu près la même, si on réfléchi avec rigueur, car suite à l'écoulement du temps, elle a déjà vieilli ou changé de quelques secondes, donc elle est déjà différente)
, un ego x2 apparaît. On a x1 différent de x2. Donc l'ego de la soit-disante "même personne" n'est déjà plus le même entre les deux instants t1 et t2.
 
Donc, si on avait vraiment un ego, ce ne serait pas un ego fixe, une entité permanente, mais un ego changeant, un flux.
 
Toute la réalité suit ce processus, tout est flux suite à l'écoulement du temps.
 
Donc, affirmer que l'on a un ego est une certitude "relative" et non "absolue". Ce n'est pas une certitude à 100% c'est donc une croyance. De plus, c'est une croyance erronée... Car on voit bien qu'on ne possède rien de permanent en nous car tout change à chaque instant.
 
Donc, nous ne possèdons pas d'ego, le moi est une désignation conceptuelle qui bien sûr à son rôle, mais il ne désigne pas une entité autonome et permanente.
 
C'est cette illusion là qu'il ne faut plus avoir.
 
L'erreur est donc de dire qu'on a un ego ou que notre "moi" possède un "moi", ce qui, on le voit bien, est tout à fait incohérent.
 
Rien ne nous appartient. Nous appartenons simplement au tout.
Le mental n'a pas à s'approprier son mental, cela est un vol. Il devrait au contraire, remercier "dieu" ou l'infini pour lui avoir permi d'exister, d'être.
 
Car c'est ça le plus important, être.
 
Toute nos illusions consistant à croire qu'il faut "avoir" toujours plus de choses, plus d'argent, plus de santé, plus de reconnaissance sociale, plus de popularité est basée sur l'illusion d'un ego qui n'existe pas en nous. Nous ne devons pas créer un fossé entre nous-même et le monde car ce fossé est illusoir.
 
Voilà...
 
Je sais pas si je suis plus clair ainsi :)
 
a+
 
ps : donc, la question n'est pas de pouvoir sortir de son "soi", c'est de reconnaître que l'on appartient et qu'on est en union constante ou en harmonie totale avec l'extérieur à soi. Le but ultime de la sagesse est d'effacer la séparation faite par le mental, entre le moi et le non moi. Le moi appartient au non-moi. Le moi n'est pas séparé du non-moi. Il est uni à lui.


Message édité par la_sagesse le 28-06-2007 à 23:39:50
n°11973809
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2007 à 23:36:43  answer
 

Re-bonsoir
 
L’appartenance à dieu ou l’infini ou l’absolu :
A mon avis, que ce soit l’égo, conscience, corps …rien n’appartient à personne , tout appartient à rien. Je dis rien, d’autres disent à dieu, absolu (sans-doute) par besoin de croyance-et cela se respecte.
Mon « rien » est le vide, le néant.
Et en même temps, on sait qu’après notre mort, le corps se transforme en  particules solides (sels de calcium et de phosphore) qui vont se mélanger à d’autres peut-être de différentes natures et former autres choses (je ne sais pas quoi, suis pas chimiste, si il y en avait à passer dans le coin, pour me dire…). Pour ce que l’on « est » après sa mort: rien n’est démontré donc on peut faire plein de suppositions invérifiables (par soi-même). Donc je laisse tomber.
 Entre (),le cycle des renaissances est souvent, me semble-t-il souvent aborder,dans le bouddhisme, et non la réincarnation et est un point interessant tout de même.  
 
 
«  il existe un unique être absolu sur lequel tous les êtres relatifs se déploient..."
et donc c’est être est également relatif puisqu’il y a interrelations. Peut-être pas d’absolu ni de relatif, en fait.
 
Me voilà bien avancer ce soir ! :heink:  
 
 
 
 

n°11973852
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2007 à 23:44:59  answer
 


"Je sais pas si je suis plus clair ainsi :) "
 
 
Oui c'est plus clair...enfin pour moi, car peut-être c'était limpide dés le départ pour les autres...
 
Navrée de devoir vous faire reformuler les choses écrites  
 
Lilya a

n°11973959
la_sagesse
Posté le 28-06-2007 à 23:59:57  profilanswer
 

salut :)
 

Citation :

L’appartenance à dieu ou l’infini ou l’absolu :  
A mon avis, que ce soit l’égo, conscience, corps …rien n’appartient à personne , tout appartient à rien. Je dis rien, d’autres disent à dieu, absolu (sans-doute) par besoin de croyance-et cela se respecte.  
Mon « rien » est le vide, le néant.


"rien n'appartient à personne", je suis d'accord avec ça concernant l'avoir de chaque être, mais non concernant l'être de chaque être. L'être de chaque être appartient à l'être des autres êtres. C'est l'être de l'être qu'il faut cerner et non pas l'avoir de l'être.
L'être de l'être, c'est le néant, c'est l'absolu, c'est dieu. (quand je parle de dieu, je ne pense pas au dieu des croyants, c'est à dire un individu supérieur qui créé tout... mais c'est au contraire le néant sur lequel tout se créé... ce qui n'est pas tout à fait pareil)
 
Le rien appartient à l'infini.
Le néant appartient à la réalité.
Le néant est en chaque être.
 
Chaque être appartient donc à chaque être car le néant appartient à tous les êtres et tous les êtres sont déployés sur le néant.
 
je sais, on parle un peu pour ne rien dire là... mais du moment qu'on se comprend, c'est le principal :)
 

Citation :

Et en même temps, on sait qu’après notre mort, le corps se transforme en  particules solides (sels de calcium et de phosphore) qui vont se mélanger à d’autres peut-être de différentes natures et former autres choses (je ne sais pas quoi, suis pas chimiste, si il y en avait à passer dans le coin, pour me dire…). Pour ce que l’on « est » après sa mort: rien n’est démontré donc on peut faire plein de suppositions invérifiables (par soi-même). Donc je laisse tomber.  
 Entre (),le cycle des renaissances est souvent, me semble-t-il souvent aborder,dans le bouddhisme, et non la réincarnation et est un point interessant tout de même.


Tu viens de m'apprendre quelque chose, mais si je me fais incinérer, ce sera différent :) Et puis, relativement à moi-même, ce que je vais devenir après ma vie m'importe peu, puisque je ne le vivrais pas. Ce qui compte, c'est ce que je vais devenir lors de ma vie. Car là, au moins, on peut parler de quelque chose de vrai. Parce que la matière qui me constitue et l'immatière qui me constitue sont deux choses différentes. Dans l'immatière, on ne sait pas ce qu'il va réellement se passer, mais dans la matière, là par contre, on peut tout savoir :)
 

Citation :

«  il existe un unique être absolu sur lequel tous les êtres relatifs se déploient..." et donc cet être est également relatif puisqu’il y a interrelations. Peut-être pas d’absolu ni de relatif, en fait.


 
L'être absolu dont je parle, c'est à la fois le néant et l'infini. Le monde relatif et le monde absolu.
 
C'est l'écran de cinéma vide sur lequel tous les films inimagineables peuvent se créés, c'est la magie de l'existence, suivant les lois de causes à effet.
 
cordialement

n°11975110
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2007 à 07:31:51  answer
 

"c'est la magie de l'existence, suivant les lois de causes à effet."
 
 :hello:  
C'est donc la faculté de bâtir des rêves ( par exemple) mais qui restent tout à fait dépendants (donc relatifs) des images reçus -perçus à un moment donné dans notre existence...en fait, l'absolu serait de pouvoir créer sans mémoire.Là ce serait top.
Voilà ce que tu m'as fait penser par ton dernier message.
 
 
 Lilya a

n°11975148
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2007 à 07:52:17  answer
 

J'oubliais ceci à propos de "la disponibilité pour autrui":
au contraire, à mes yeux, c'est de la concentration soutenue=une attention forte et qui contrairement à ce que tu as écrit n'est pas en opposition avec la concentration.
Bref, ce n'est qu'une petite précision.
Pour J.E. :) , je suis ainsi, à 99 % d'accord avec "C'est simplement une question d'amplitude de conscience."
 
 
 
Bonne journée...dans le monde relatif  ;)  
 

n°11975228
jean eymar​d
Posté le 29-06-2007 à 08:40:31  profilanswer
 

La sagesse,
C'etait bien ce que tu as dis sur le Moi hier soir, sans doute parmis ton ou tes posts les plus interessants.
 
ça veut pas forcément dire que je sois a 100% d'accord, mais moi-meme je n'ai aucune certitude.
Disons que distinguer entre le Moi relatif et le Moi absolu, c'est une façon de voir les choses qui peut etre séduisante pour certains(nes).
A mon avis, l'important c'est de voir qu'il est possible de comprendre les autres etres vivants en cherchant en soi-meme ce qui nous identifie a eux.
Comprendre c'est aimer, aimer c'est comprendre.

n°11978592
la_sagesse
Posté le 29-06-2007 à 14:42:11  profilanswer
 


 
je pense qu'il est strictement impossible de pouvoir créer quelque chose sans mémoire.
 
car pour créer quelque chose, il faut quelque chose, il faut un "avoir". c'est sur les "avoir" que l'on a, qu'on peut s'appuyer pour fabriquer des choses nouvelles.
 
un exemple, je vais être relativement "absolument créatif" : "qsdmlfkjazr tlmkazer mlkajzerl 1 9 mkjezarml kjazermlk jazemrl kjamzel krjarz"
 
je suis presque sûr que jamais personne, du moins, dans un temps relativement long (je ne dis pas l'infini, car dans l'infini, tout peut se créer...) n'a déjà créé cette chaîne de caractères
 
mais, pour la créer, j'ai utilisé des "avoir", des outils, des lettres de l'alphabet que j'ai apprises par coeur quand j'étais au CP.
 
donc, pour créer quelque chose, on a toujours besoin de bases. donc, créer quelque chose sur du pur néant est strictement impossible. on créé toujours quelque chose avec des choses. Le monde relatif contient une infinité de choses en constante transformation, et le monde absolu est le vide sur lequel tout l'infini se transforme en permanence.
 
j'espère que mes dires vont encore t'inspirer :)
 
salutations :)

n°11978733
la_sagesse
Posté le 29-06-2007 à 14:55:06  profilanswer
 

Citation :

A mon avis, l'important c'est de voir qu'il est possible de comprendre les autres etres vivants en cherchant en soi-meme ce qui nous identifie a eux.  
Comprendre c'est aimer, aimer c'est comprendre.


 
Je suis d'accord concernant ce que tu dis sur la compréhension d'autrui.
 
Mais, moi, je le vois d'une autre manière.
 
Comprendre en soi les autres, c'est plutôt de cette façon là que je verrai le mot comprendre, et non "intellectuellement"...
 
S'il faut chercher en soi (le soi relatif) les choses qui sont similaires ou qui nous identifient aux autres, on est dans la démarche où l'on projette notre "ego relatif" sur les autres "egos relatifs" et je ne pense pas que ça doit la meilleure solution, car forcément, il y aura des "différences" entre les ego relatifs, puisque chaque ego relatif possède des caractéristiques différentes des autres egos relatifs...
 
il faut, au contraire, je pense, cerner "l'ego absolu", le "moi absolu" qui est commun à tous les êtres, et comprendre les êtres en soi, c'est à dire les faire intégrer notre coeur malgré eux, malgré les caractéristiques de leur être.
 
car en cernant l'être de l'être, on passe au delà du simple raisonnement intellectuel, du mental... on utilise la profondeur, le coeur... et par la même occasion, on se rend compte qu'on est séparé de personne, c'est simplement notre intelligence, notre mental qui créé cette séparation car il se compare sans cesse aux autres, créant ainsi la différence et la séparation imaginaire... pour le sage, tout est égal... (c'est parce qu'il a une vision de l'absolu en permanence)... bien sûr, toutes les choses relatives ne sont pas égales... mais comme elles prennent toutes leur essence dans l'absolu, l'absolu étant égal à lui-même de partout... tout est égal... on peut donc dire que tout est "absolument égal" et "relativement différent"...
 
dans l'absolu, nous appartenons aux autres, et les autres nous appartiennent...
 
mais, malheureusement, dans le relatif, nous nous comparons aux autres, nous cherchons en eux ce qui est semblable à nous, et par conséquent, c'est pour ça qu'il y a tant de distorsion, de disharmonie ou de désaccord entre les êtres vivants... car les gens se "battent" tout le temps pour des choses superficielles, des choses d'apparence au lieu de vivre en harmonie les uns avec les autres en cernant l'absolu qui les unie en tout lieu et en tout temps.
 
salutations


Message édité par la_sagesse le 29-06-2007 à 15:18:28
n°11980963
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2007 à 18:50:23  answer
 


Bonjour La_Sagesse
 
Je ne pense pas vraiment être inspirée, mais une chose certaine c’est que tes  dires  me font me poser des questions nouvelles ou sous une nouvelle forme.  :)  

«je  pense qu'il est strictement impossible de pouvoir créer quelque chose sans mémoire. »

J’ai dit que ce serait fantastique de pouvoir créer sans mémoire…et non strictement possible ou impossible, d’ailleurs.
 
Mais sans aller aussi loin, (et avec nos pauvres petits moyens d’être humain limité) la création  
se bornerait à saisir des éléments non-dépendants de la mémoire ( j’y tiens) ou alors les éléments enfouis au plus profond de soi-même  
( ce serait déjà quelque chose)  afin de modifier sa façon de voir,  de la déconditionner ; on pourrait peut-être alors regarder les choses autrement et…..pouvoir comprendre  plus facilement :
« Le monde relatif contient une infinité de choses en constante transformation, et le monde absolu est le vide sur lequel tout l'infini se transforme en permanence. »
 
Et pour cesser de se battre « tout le temps pour des choses superficielles, des choses d'apparence ».
Pour cela, il aurait fallu que l’organisation, les structures hiérarchiques de la vie, du monde soit conçue différemment.  
C’est encore un autre sujet qui a toute son importance.
 
Lilya a
 
 
 

n°11984335
la_sagesse
Posté le 29-06-2007 à 23:47:22  profilanswer
 

Citation :

J’ai dit que ce serait fantastique de pouvoir créer sans mémoire… et non strictement possible ou impossible, d’ailleurs.


comment créer à partir de rien ? c'est impossible. Dans mémoire, j'entend l'avoir... du moins l'avoir immatériel et l'avoir matériel. Pour créer un dessin kaotique (dépend donc d'aucune mémoire), on utilise un crayon. Il y a une "mémoire" qui définit le crayon. Le crayon est composé d'un certain nombre de particules (ou d'ondes... ), de multiples relations. Donc, l'être du crayon est défini par les caractéristiques, la mémoire, ou les avoir de ce crayon.
 
Donc, pour créer quelque chose, il faut de la "mémoire".
 
Je vais te donner un exemple : admettons que nous fassions parti d'un logiciel informatique hyper sophistiqué. Le verre est un assemblage d'atomes, ou d'autres choses, pouvant être "mémorisé" dans le programme informatique.
 
Donc, tout est mémoire dans l'univers.
 
Simplement, notre mémoire à nous, individus, "ego relatifs" séparés (et non ego absolu car non séparé avec les autres), est limitée et n'est pas du même ordre. Elle est en-dessous de la mémoire universelle.
 
Par exemple, une partie de la mémoire universelle pourrait contenir une boule de lumière chauffante, un soleil, présent dans l'univers, avec toute sa complexité, toutes ses caractéristiques. Et une partie de notre mémoire contient le mot "soleil", "rond", "jaune", etc.
 
Notre mémoire est en-dessous de la mémoire universelle, car on en sait toujours bien moins que tous les détails réels.
 
C'est comme notre mémoire du goût d'une pomme. Il y a certainement une "infinité" (ou un grand nombre) de propriétés contenues dans la mémoire universelle, mais nous, nous nous rappelons que d'une infime partie.
 
Nous sommes limités intellectuellement, mais illimités sentimentalement.
 
Par le sentiment, on peut percevoir, sentir l'intérieur de chaque être relatif, l'absolu en chaque être relatif, l'infini en chaque être relatif.
 
Mais par l'intellect, on ne peut capter que des fragments, que des morceaux limités de la réalité.
 
Donc, tout ça pour dire que notre mémoire intellectuelle est un cran en-dessous de la mémoire universelle.
 
Et donc, pour en revenir à ce que je disais, il faut toujours se baser sur de la mémoire pour concevoir quelque chose. Il faut toujours utiliser quelque chose pour bâtir autre chose. La création de la réalité changeante et impermanente est donc le résultat d'une utilisation de l'infini avec lui-même pour créer un nouvel infini en permanence.  
 
Et comme l'infini reste toujours l'infini, l'absolu reste toujours l'absolu, en réalité, seul l'absolu ne change jamais, a toujours la même mémoire universelle infinie. Mais le relatif lui, change, c'est ce qui engendre la magie de l'existence...
 

Citation :

Et pour cesser de se battre « tout le temps pour des choses superficielles, des choses d'apparence ».  
Pour cela, il aurait fallu que l’organisation, les structures hiérarchiques de la vie, du monde soit conçue différemment.  
C’est encore un autre sujet qui a toute son importance.


 
Non, le problème ne vient pas de l'extérieur (organisation, structures hierarchiques de la vie), il vient de notre intérieur.
 
C'est à nous de changer, chacun, individuellement. C'est l'un des buts principal du bouddhisme. Améliorer l'état d'esprit, la qualité de l'esprit en chaque être vivant dans le but de vivre dans la paix et dans la responsabilité universelle.  
 
a+


Message édité par la_sagesse le 29-06-2007 à 23:57:24
n°11986319
Profil sup​primé
Posté le 30-06-2007 à 12:41:22  answer
 

Bonjour La_Sagesse
 
Je suis d’accord avec ton message là :
« C'est à nous de changer, chacun, individuellement. C'est l'un des buts principal du bouddhisme. Améliorer l'état d'esprit, la qualité de l'esprit en chaque être vivant dans le but de vivre dans la paix et dans la responsabilité universelle ».  
En effet, agissons déjà individuellement à ne pas projeter nos émotions négatives passées dans le présent et l’avenir…c’est tout un travail (long). Tu vois, c’est comme un acte de création débarrassé de la mémoire. Le bouddhisme « parle » beaucoup de l’instant présent et c’est par ce trait que je m’en suis initialement approché.
mais moins avec :
 « Non, le problème ne vient pas de l'extérieur (organisation, structures hierarchiques de la vie), il vient de notre intérieur ».
Une structure  est par définition rigide (me semble-t-il) et elle est conçue d’un ensemble d’éléments pour constituer et surtout maintenir un tout cohérent…et  l’organisation humaine est suffisemment bien étudier pour maintenir l’homme en état semi-hypnotique tout en lui faisant croire que son libre-arbitre existe.
Je dis ça tout simplement pour dire : oui, je trouve le bouddhisme intéressant et enrichissant sur le plan philosophique (d’ailleurs la seule que je ne lâche pas rapidement) mais restons lucides !
 
Au plaisir de te lire , bonne journée
 

n°11986438
Positivist​e
Reaction Apathique
Posté le 30-06-2007 à 13:11:34  profilanswer
 

lis le Livre tibétain de la Vie et de la Mort.  
 
Sinon tonsondage est bof. Une religion peut-etre aussi une philosophie et forcément donc de la spiritualité


---------------
ploum ploum tralala
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