Je garde un souvenir ému de l'époque où, toute jeune pousse dans une entreprise où je n'étais pas à ma place, je me réfugiais plus qu'à mon tour dans les sanitaires pour me décharger de ce fardeau me grevant les bourses. Il m'arrive encore, lors de longues nuit d'hiver, d'entendre le bruit des pas de mon responsable arpentant les couloirs et frappant aux portes dans l'espoir de tomber sur l'être de lumière qui pourrait lui apporter la réponse à cette question qui le tourmentait tant : "Mais où donc est Joe la Meringue ?". Je me fige alors dans un silence absolu, à l'affût de la moindre activité dans la maisonnée, puis, constatant qu'il ne s'agit que de la réminiscence d'un souvenir d'une époque aujourd'hui révolue, je clique de nouveau sur le bouton lecture, plus serein que jamais.