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Auteur Sujet :

[Topouic Unique] SQFP - Le meilleur du Pouic.

n°49229288
-Sniper-Wo​lf-
☢️ Mercenaire auꭗ RG ☢️
Posté le 04-04-2017 à 10:05:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Slider14 a écrit :


 
Il suffit de monter sur une tour pour prouver que la portée de la lumière, si finie, n'est pas limitante dans l'expérience car l'horizon s'éloigne quand on monte.


 
 
Ca c'est si tu ne prends pas en compte les diables qui font que la lumière a une plus grande portée en diagonale.
 


---------------
⮚ Les Archives de Sniper ⮘
| Science!
mood
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Posté le 04-04-2017 à 10:05:49  profilanswer
 

n°49229510
epsiloneri​dani
Posté le 04-04-2017 à 10:21:21  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


N'empêche, ça peut être marrant comme exercice : on pose que la Terre est plate. Il faut maintenant réécrire les lois de la physique et de la perception humaine pour rendre correctement compte de toutes les observations (disons toutes les observations qu'on peut faire à l'œil nu ou avec des instruments optiques simples, parce que sinon évidement, ça va être difficile :o). C'est forcément possible, puisque au pire, il y a toujours le coup des cerveaux dans un bocal, ce qui est un peu facile.  
 
Mais y a t'il des solutions cohérentes moins extrêmes, notamment avec un concept de portail téléport invisibles situés au bord du monde (la lumière l'emprunte aussi) et l'histoire de la lumière qui suit une trajectoire balistique, ce qui explique que quand un bateau disparait à l'horizon, ça commence par le bas (la lumière qui part de plus bas retombe au sol ou dans la mer plus vite), même si ça aboutit à une collection extrêmement complexe d'explications indépendantes qui impliquent l'ajout d'un tas de trucs ad-hoc pour expliquer tous les différents phénomènes ? Parmi ces solutions, laquelle est la plus simple ? Ya effectivement de quoi faire une thèse que j'aimerais lire  [:yamusha]


 
On peut toujours y arriver mais il va falloir de sacrés épicycles [:ocube]

n°49229520
Krazouk
Posté le 04-04-2017 à 10:21:46  profilanswer
 

Slider14 a écrit :


 
Il suffit de monter sur une tour pour prouver que la portée de la lumière, si finie, n'est pas limitante dans l'expérience car l'horizon s'éloigne quand on monte.


 
Elle a une portée qui varie avec l'altitude, c'est tout :o

n°49229788
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 10:39:16  profilanswer
 

J'ai une nouvelle théorie de pouic...  :o  
 
Mon idée serait que le big bang, n'a pas explosé il y'a 14.7M d'années..., mais qu'il as commencé à explosé il y'a 14,7M d'années...  [:moundir]  
 
Et qu'il continue à exploser aujourd'hui (et il continuera encore pendant plusieurs centaines de milliards d'années)...
 
Je m'explique : comme le big bang a crée notre univers (l'espace-temps), on pourrait imaginer que lui même n'est pas soumis aux même lois de l'univers qu'il crée (le temps qui s'écoule), c'est à dire qu'il pourrait se trouver dans un endroit ou le temps ne s'écoule pas, ou encore dans un endroit ou le temps s'écoule beaucoup plus lentement (par exemple 0.00001 seconde de temps écoulé au cœur du big bang, correspondrait à plusieurs milliards d'années écoulé dans notre espace-temps).  
 
Cette idée me permet de résoudre un problème : "l'accélération de l'expansion de l'univers", car si le big bang est toujours en train d'exploser, il continue à "fabriquer" de l'espace-temps dans notre univers, d'ou son expansion et l'accélération de cette expansion.
 
Selon vous, c'est plausible ?  :D  
 
 

n°49229808
helton le ​bretonien
Diptérosexuel
Posté le 04-04-2017 à 10:40:23  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :

J'ai une nouvelle théorie de pouic...  :o  
 
Mon idée serait que le big bang, n'a pas explosé il y'a 14.7M d'années..., mais qu'il as commencé à explosé il y'a 14,7M d'années...  [:moundir]  
 
Et qu'il continue à exploser aujourd'hui (et il continuera encore pendant plusieurs centaines de milliards d'années)...
 
Je m'explique : comme le big bang a crée notre univers (l'espace-temps), on pourrait imaginer que lui même n'est pas soumis aux même lois de l'univers qu'il crée (le temps qui s'écoule), c'est à dire qu'il pourrait se trouver dans un endroit ou le temps ne s'écoule pas, ou encore dans un endroit ou le temps s'écoule beaucoup plus lentement (par exemple 0.00001 seconde de temps écoulé au cœur du big bang, correspondrait à plusieurs milliards d'années écoulé dans notre espace-temps).  
 
Cette idée me permet de résoudre un problème : "l'accélération de l'expansion de l'univers", car si le big bang est toujours en train d'exploser, il continue à "fabriquer" de l'espace-temps dans notre univers, d'ou son expansion et l'accélération de cette expansion.
 
Selon vous, c'est plausible ?  :D  
 
 


Non.

n°49229894
Riokmij
Blink and you're dead
Posté le 04-04-2017 à 10:45:58  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


Selon vous, c'est plausible ?  :D  


 
Non, tout le monde sait que le monde a été créé il y a 6000 ans, donc tes 14 milliards d'années, c'est pas crédible du tout :o


---------------
Are you two fucking? Are you serious? Right in front of my salad?!
n°49229908
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 10:46:32  profilanswer
 

Comme dirais l'autre, ce n'est même pas faux, car ça n'a aucun sens physique. Notamment en ce qui concerne l'écoulement du temps.

 

Par contre on peut dire que la découverte que la constante cosmologique n'est pas nulle, et représente près de 70% de la densité d'énergie de l'univers implique un terme "moteur" dans l'expansion. Il n'y a pas juste un terme de freinage dans les équations.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-04-2017 à 10:52:58

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49229926
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 10:47:25  profilanswer
 


 
Pourquoi non ?  
 
Si dans la singularité d'un trou noir le temps ne s'écoule pas à la même vitesse qu'ailleurs dans l'univers, pourquoi il ne serait pas possible que ce soit la même chose avec le big bang ?  :o

n°49229929
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 10:47:32  answer
 

Qu'est-ce qui a créé le big bang ?
Qu'est-ce qui a créé ce qui a créé le big bang ?
 
Cela ne peut donc jamais avoir de commencement. Cette force est-elle intelligente et ordonnée ou le fruit du hasard.  
 
Vous avez 6000 ans.

n°49229995
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 10:52:01  profilanswer
 


 
Selon moi, un "ancien" univers qui c'est effondré dans la singularité d'un gigantesque trou noir (sans qu'il n'y ai jamais eu de commencement).  :o
 
Et un jour notre univers s'effondrera lui aussi dans un gigantesque trou noir, et re-big bang qui recrée un nouvelle univers... (et ça en boucle, une sorte de cercle sans fin).  :D

Message cité 2 fois
Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 10:53:52
mood
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Posté le 04-04-2017 à 10:52:01  profilanswer
 

n°49230023
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 10:53:48  answer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Selon moi, un "ancien" univers qui c'est effondrer dans la singularité d'un gigantesque trou noir (et ça en boucle, sans qu'il n'y ai jamais eu de commencement).  :o  


 
Ce que j'ai du mal à assimiler, c'est la conception qu'il y a toujours eu quelque chose. J'arrive à l'intellectualisé et à l'accepter, mais ça me parait tellement ... énorme

n°49230057
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 10:55:33  profilanswer
 


 
Comme nous somme des êtres vivant avec une "naissance" et une "mort", il est très difficile de s'imaginer un processus différent sans début et sans fin, mais c'est pas pour ça que c'est impossible...  [:cosmoschtroumpf]

n°49230089
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 10:57:33  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Pourquoi non ?  
 
Si dans la singularité d'un trou noir le temps ne s'écoule pas à la même vitesse qu'ailleurs dans l'univers, pourquoi il ne serait pas possible que ce soit la même chose avec le big bang ?  :o


 
"Dans la singularité" n'a aucun sens. La singularité ne désigne par une réalité positive, simplement le fait que la théorie ne parvient pas à décrire correctement l'état physique au centre d'un trou noir.  
 
Le temps s'écoule pareil partout, pour autant que la question d'écoulement du temps ait un sens. La durée de cuisson d'un œuf à la coque est exactement la même sur l'horizon d'un trou noir et sur Terre.


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49230125
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 10:59:38  answer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

"Dans la singularité" n'a aucun sens. La singularité ne désigne par une réalité positive, simplement le fait que la théorie ne parvient pas à décrire correctement l'état physique au centre d'un trou noir.

 

Le temps s'écoule pareil partout, pour autant que la question d'écoulement du temps ait un sens. La durée de cuisson d'un œuf à la coque est exactement la même sur l'horizon d'un trou noir et sur Terre.

 

Je crois que c'est plus rapide sur un trou noir à 10.000 milliards de degrés quand même :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-04-2017 à 11:00:05
n°49230175
Faluja
Désanusseur de moules
Posté le 04-04-2017 à 11:02:07  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Selon moi, un "ancien" univers qui c'est effondré dans la singularité d'un gigantesque trou noir (sans qu'il n'y ai jamais eu de commencement).  :o
 
Et un jour notre univers s'effondrera lui aussi dans un gigantesque trou noir, et re-big bang qui recrée un nouvelle univers... (et ça en boucle, une sorte de cercle sans fin).  :D


 
Il me semblait que la théorie favorite est le grand refroidissement, le big bang étant une grande explosion d'énergie, on ressent toujours ces effets mais petit à petit comme tout système dont le mouvement est basé sur une impulsion initiale, tout va s'éteindre :o


---------------
On peut pas s'arrêter ici ! C'est le pays des chauves souris !
n°49230186
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:03:06  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Le temps s'écoule pareil partout, pour autant que la question d'écoulement du temps ait un sens.


 
Il me semble qu'Enstein à dit le contraire, ce qui aurait été confirmé avec deux horloges atomique, l'une dans un avion et l'autre sur terre (l'une était décalé par rapport à l'autre, prouvant que le temps ne s'écoule pas à la même vitesse pour un objet fixe par rapport à un objet mobile).  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 11:03:52
n°49230207
helton le ​bretonien
Diptérosexuel
Posté le 04-04-2017 à 11:04:05  profilanswer
 


C'est marrant, perso j'ai beaucoup moins de mal à imaginer un univers qui a toujours existé et existera toujours qu'un univers qui "pop" à partir de rien.

n°49230240
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:06:05  profilanswer
 

Faluja a écrit :


 
Il me semblait que la théorie favorite est le grand refroidissement, le big bang étant une grande explosion d'énergie, on ressent toujours ces effets mais petit à petit comme tout système dont le mouvement est basé sur une impulsion initiale, tout va s'éteindre :o


 
Cette théorie me pose problème, car ça n'explique pas pourquoi l'univers est en expansion, et pourquoi cette expansion s'accélère...  [:cosmoschtroumpf]
 
Alors que ma théorie du big bang qui serait encore en train d'exploser à l'heure actuel, résoudrait ce problème...  :D


Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 11:07:44
n°49230266
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 11:07:35  answer
 

Faluja a écrit :


 
Il me semblait que la théorie favorite est le grand refroidissement, le big bang étant une grande explosion d'énergie, on ressent toujours ces effets mais petit à petit comme tout système dont le mouvement est basé sur une impulsion initiale, tout va s'éteindre :o


 
Il n'y a pas d'ailleurs une désintégration de tous les atomes ?
 

helton le bretonien a écrit :


C'est marrant, perso j'ai beaucoup moins de mal à imaginer un univers qui a toujours existé et existera toujours qu'un univers qui "pop" à partir de rien.


 
Le rien qui a créé l'univers est déjà quelque chose

n°49230274
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 11:07:51  profilanswer
 

Sinon, un peu de lecture pour comprendre le modèle standard de la cosmologie.
 
Expansion, inflation et multivers
 
La théorie que l'on va qualifier de "classique" du Big Bang, née dans les années 20 et confirmée dans les années 60, ne fait appel qu'à la matière, au rayonnement et à la relativité générale, et c'est une théorie sans "bang", c'est à dire qu'elle n'explique pas l'expansion de l'univers, et moins encore la création de l'univers, quel que soit le sens qu'on donne au mot création. Voilà un premier point à bien imprimer : c'est une théorie de l'expansion qui est absolument muette sur l'origine de l'expansion. La théorie, qui sur la plan théorique se résume au deux équations de Friedmann ne fait "que" relier la variation du taux d'expansion de l'univers avec son contenu énergétique. Si on prend la valeur actuelle du taux d'expansion, notée H₀, on peut en déduire que la valeur qu'il avait à l'instant d'avant était plus élevée, et celui encore avant plus encore, etc. Cette "constante" d'expansion est en fait une fonction du temps que l'on note H(t). L'équation de Friedmann nous dit que dH/dt est négative si la densité d'énergie et la pression de l'univers sont positives. Cela rejoint l'intuition : de la même façon, la vitesse d'un caillou qui s'éloigne du centre de masse décroit dans un champs de pesanteur positif.  
 
Or la physique classique ne connait que des champs de pesanteur positifs. Si on en reste dans ce cadre, lorsque l'univers est plus petit, il est plus dense. Donc la décroissance de H est plus rapide dans le jeune univers que maintenant. Donc il faut que sa valeur initiale soit très grande, et tout le monde connait le résultat : quand on annule la taille de l'univers, la fonction fort logiquement diverge et il faut donner à H une valeur initiale infinie pour obtenir la valeur actuelle. Or, le contenu énergétique classique, matière et rayonnement est incapable de faire autre chose que de freiner l'univers, c'est à dire de diminuer H. C'est donc sans espoir de ce côté pour trouver un mécanisme qui serait susceptible de donner à H une valeur infinie, ou au moins très élevée. C'est ce qui fait dire que la théorie du Big Bang est une théorie "sans bang", le "bang" étant dans l'idée l'événement qui aurait donné cette valeur élevée initiale de H.
 
D'aucuns pourraient se dire : ah mais oui, mais je sais, quand l'univers était tout petit et fortement comprimé, la pression était très élevée et, jouant contre la gravité, elle a propulsé l'univers dans toutes les directions ! D'où l'idée commune de se représenter le Big Bang comme une explosion. Mais ça ne marche pas. Un des ajouts majeurs de la théorie de la relativité générale à la théorie de la gravité newtonienne, c'est l'idée que la gravité est proportionnelle au quadrimoment impulsion-énergie. C'est un vecteur à quatre composantes : une composante énergie (liée à la coordonnée temporelle) et trois composantes d'impulsion (liées aux trois dimensions spatiales). Et cette triple composante impulsionnelle, ce flux de quantité de mouvement, c'est précisément ce qu'on appelle la pression. En relativité générale, la pression gravite, ce qui n'est pas du tout le cas avec Newton. Et ce qu'il advient, c'est que certes dans un milieu dense et chaud, comme le centre d'une étoile, la pression générée par l'agitation thermique s'oppose à l'effondrement, mais que subrepticement, en même temps qu'elle s'oppose à l'effondrement, la pression augmente la valeur du champs de gravité qui écrase l'étoile. Et que dépassé un seuil (élevé, et du reste pas facile à calculer précisément), le surcroît de gravité généré par la pression dépasse sa contribution à résister à l'effondrement. Dans le cadre de l'astrophysique, c'est ce qui explique le côté irrémédiable de l'effondrement gravitationnel en trou noir. Et dans le cadre de la cosmologie, c'est ce qui contredit l'intuition d'un début de l'expansion engendré par un milieu de forte pression. La pression, comme la densité d'énergie, freine l'expansion.  La lumière elle même génère une pression, et c'est le même raisonnement, cette pression contribue positivement à la gravité. Exit l'idée d'un "bang explosif" cad qui serait causé par la pression initiale, qu'il s'agisse de celle des gaz ou de celle de la lumière. Si on en reste aux composants classiques, il n'existe pas de terme susceptible d'expliquer la valeur élevée du taux d'expansion initial.  
 
Les choses ont commencé à changer au début des années 80 avec la théorie de l'inflation, qui est précisément une théorie du "bang". C'est elle qui va nous expliquer de quelle manière on peut conceptualiser cette valeur initiale très élevée de H, qui va ensuite subir le freinage de la matière et du rayonnement. Et puisqu'on a dit que ces deux compères avaient pour effet de diminuer H, la théorie de l'inflation postule un espace dépourvu de matière et de rayonnement, autrement dit : on part d'un espace vide. Nous allons voir qu'étrangement, seul le vide peut faire bang.  
 
Pour comprendre ça, il va falloir déjà faire un gros détours conceptuel sur cette notion de vide. Le vide a priori, c'est rien. On l'assimile au néant.  Or le néant est un mot qui désigne en fait ce qui n'existe pas. C'est un concept métaphysique, tout entier contenu dans sa définition: ce n'est rien. De ce seul fait, c'est à dire par définition, penser que le néant existe est dépourvu de sens. Ce serait comme dire que le pôle Nord est au Sud.
 
La Physique, la philosophie naturelle autrement dit, se préoccupe de ce qui est et n'utilise donc pas ce concept. Donc quand on parle du vide, il ne s'agit pas du néant.  
 
Mais le piquant de l'histoire, c'est que les deux branches maîtresses qui nous permettent appréhender la Nature à ses niveaux les plus fondamentaux, la relativité générale et la théorie quantique des champs (QFT pour quantum field theory), ont pour objets centraux les deux attributs que les primates visuels que nous sommes associent spontanément au néant. Bien que ce soit absurde quand on y réfléchit un tant soit peu, vu que le néant n'étant rien, il n'est pas représentable, si on demande néanmoins à tout un chacun de se représenter le néant en imagination, il visualisera probablement ça: un grand espace vide.
 
L'espace, le contenant géométrique, est ce que decrit la relativité générale. Donc la cadre classique qui nous permet de conceptualiser l'expansion de l'espace avec les équation de Friedmann. Et le vide, le contenu de cet espace, est ce que décrit la QFT. Le moins qu'on puisse dire c'est que les deux concepts, espace et vide, ne représentent donc par "rien". La révolution scientifique commencée au XXe siècle peut se résumer à ce déniaisement intellectuel. Là où il semblait impossible d'imaginer des structures, tout repose dessus, basé sur une physique théorique de très haute volée. Il faut au minimum un master pour commencer à en aborder les mystères autrement qu'avec des concepts vulgarisés.
 
Et le point nodal de l'histoire pour envisager l'origine de l'univers, c'est que l'espace et le vide entretiennent une dialectique serrée. Le vide possède un état fondamental dont l’énergie n'est pas nulle et cela engendre une pression [I]négative[/I] qui a son tour est la cause d'une expansion de l'espace qui en retour augmente le volume du vide. Et le changement d'état du vide vers un niveau de moindre énergie représente un mécanisme par lequel on va pouvoir faire apparaître de la matière, donc passer d'une univers vide en inflation à un univers de matière et de rayonnement en expansion.
 
 
Vide et matière
 
Ce qu'on appelle la matière, c'est un vide qui n'est pas à son état d'énergie minimal, c'est à dire un vide excité.
 
Ce qu'on appelle le vide c'est un ensemble de champs, un pour chaque particule élémentaire, à leur état d'énergie minimal. Même dans cet état minimal, le champ conserve une activité résiduelle qui produit des couples de particules qui se résorbent en un temps très court (d'autant plus court que la particule produite est massive). Le vide est une ruche vibrionnante qui produit de la matière à jet continu. Mais il s'agit d'une matière virtuelle, c'est à dire que ces particules ne peuvent pas interagir avec une particule réelle, un détecteur de particules par exemple ; elles produisent par contre un effet collectif qui joue un rôle important dans la théorie des champs quantiques.  
 
L'énergie par unité de volume ρ autrement dit la densité d'énergie du vide (en Joule/m3, par exemple) résulte d'une sommation sur les champs quantique.  
 
L'énergie E d'un champ en théorie quantique c'est :
 
E(n) = (n + 1/2)hν
 
avec  
h la constante de Planck
ν (nu) la fréquence. Un ν donné représente un [I]mode[/I] du champs. Pour une particule de masse m au repos, on a au minimum hv = mc², auquel il faut ajouter son énergie cinétique.
n = 0, 1, 2... le nombre de particules (réelles) du champ.  
 
n>0 représente l'état excité, le champ génère de la matière
n=0 représente l'état d'énergie minimal du champ, cad le vide.  
 
D'où l'énergie de point zéro du champ :
 
E(n=0) = hv/2  
 
...qui n'est pas nulle.
 
Pour calculer l'énergie de vide, on intègre sur tous les modes des champs de toutes les particules (fermions, bosons) pour obtenir un total.  
 
Et là, c'est le drame...
 
Mais si on ne fait le calcul que sur une seule particule, par exemple le photon, l'intégrale donne une densité d'énergie de l'ordre de  ρ~10[SUP]120[/SUP] fois la densité d'énergie mesurée. C'est ce qu'on appelle une catastrophe ultraviolette : en intégrant les modes de fréquences croissantes qui sont aussi les plus énergétiques (si on part des fréquences optiques, c'est quand on va vers les ultraviolets), l'intégrale diverge, cad que son résultat tend vers l'infini. Usuellement, on somme jusqu'à une fréquence dite de coupure, qu'il faut justifier physiquement. Or dans le cadre de la Physique actuelle, la fréquence de coupure c'est la fréquence de Planck. On obtient comme résultat que la densité d'énergie du champs est de l'ordre de la densité de Planck. Ok, ce n'est pas infini. Mais c'est quand même extraordinairement élevé. Ou pour le dire à l'inverse : notre vide apparaît extraordinairement peu énergétique par rapport à ce qu'il devrait être, si on se fie à la théorie quantique des champs. C'est le problème dit de la constante cosmologique. Sans doute le problème ouvert le plus brûlant de la physique actuelle.
 
Mais bon...  
 
Si on passe ça sous le tapis, l'idée est que "naturellement" on a une "énergie plancher" qui se déduit du formalisme fondamental la théorie quantique des champs. Comme il s'agit de l'état fondamental des champ, l'idée d'une "dilution" est sans objet. Cela signifierait que les lois de la physiques changent avec l'expansion.
 
 
Vide et expansion
 
Si je prend un système constitué très simplement d'un volume de vide et que j'augmente ce volume, en lui faisant subir une expansion, que se passe t'il ? J'ai crée un volume plus grand d'espace remplis de vide. Comme ce vide représente une certaine énergie par unité de volume, j'ai augmenté l'énergie de mon système.
 
Soit U l'énergie interne de mon système.
 
En thermodynamique de base, j'ai l'équation de conservation de l'énergie qui s'écrit comme ça, pour un système adiabatique (=qui n'échange pas de chaleur avec l'extérieur, ce qui est le cas de l'Univers) et isentropique (= dont le nombre moyen de particules par unité de volume ne change pas, ce qui est le cas du vide) :
 
dU = -pdV
 
dU est la variation de mon énergie interne
p est la pression
dV est la variation de volume
 
Très simplement, si j'ai un piston remplis de gaz sous pression et que je le laisse aller, son volume va augmenter (dV>0), et l'énergie interne va diminuer : une force travaille, et ce travail est fourni à l'extérieur, ce qui fait tourner le moteur de la Volvo, par exemple  . Mais ici, il ne semble pas que l'Univers puisse faire tourner une Volvo. Il ne fournit de travail à personne.  
 
Alors voyons. D'après ce qui précède :
 
dU =  ρdV
 
d'où :
 
 ρ = -p
 
Autrement dit l'augmentation de l'énergie interne est compensée par une pression négative. C'est un truc plutôt bizarre, mais vrai et qui se constate dans l'effet Casimir.  
 
Bon, ça c'est ce que nous dit la théorie quantique des champs, au sujet du vide.
 
Que nous dit la relativité générale, au sujet de l'espace ? Que la gravité d'un fluide quelconque de densité d'énergie ρ et de pression p est :
 
g =  ρ + 3p
 
On l'a vue plus haut : en relativité générale, la pression gravite, c'est à dire qu'elle doit être comptabilisée dans la somme des termes qui produisent une courbure de l'espace. Le chiffre 3 devant le terme p est lié comme on l'a vu aux 3 dimensions spatiales.
 
Comme p est négative et égale à -ρ,  ρ+3p est une quantité négative, ce qui implique une gravité répulsive, et la croissance de la métrique da/dt est du genre :
 
a(t) ~ exp(Ht)
 
avec H = (da/dt)/a
 
C'est le premier miracle de la Physique : le vide engendre une pression négative qui elle même engendre l'expansion, ce qui nous manquait cruellement dans la théorie classique.  
 
Bon, maintenant on pourrait se dire ok, le vide rentre en expansion, mais quand même... Même si la création de vide semble "compensée" par une pression négative, bah, on viole quand même allègrement le Premier Principe de thermodynamique dans cette histoire : l'énergie n'est pas conservée, elle ne fait que croître ! Et c'est la connexion avec la relativité générale qui permet le second miracle de la Physique : tout se fait à bilan d'énergie nul.  
 
Cela fait intervenir l'idée que l'énergie d'un champ gravitationnel a une valeur [I]négative[/I], susceptible de compenser cette création d'énergie. Cette valeur négative de l'énergie gravitationnelle n'est pas un concept récent : c'est déjà classiquement vrai dans le cadre newtonien. La gravité est une force de liaison. Deux masses liées par une force ont moins d'énergie potentielle que deux masses libres. Cela signifie que pour les délier il va falloir leur fournir du mouvement. Si on se représente deux masses situées à l'infini l'une de l'autre, leur énergie est nulle. Elles tombent l'une vers l'autre : leur énergie cinétique augmente ce qui est compensé par une énergie potentielle gravitationnelle négative, et la valeur totale de leur énergie mécanique reste nulle.  
 
La valeur de l'énergie gravitationnelle dans le cadre de la relativité générale n'est pas un calcul simple, mais dans le cadre du scénario inflationnaire, on peut effectuer ce calcul avec une rigueur suffisante, et le bilan est nul.  
 
Si on rassemble toutes nos billes, on obtient donc le scénario suivant : on postule que l'état d'énergie typique du vide est très élevé, en se basant sur les résultat de la QFT. De façon qu'on explique pas encore, mais qui se constate simplement du fait que notre univers existe, il existe un état du vide de basse énergie. La thermodynamique classique permet donc de prédire que ce vide énergétique va décroître spontanément pour rejoindre le point bas. Avant et durant cette chute, l'univers est en inflation, et un volume élémentaire de vide de dimension subatomique (disons 10⁻²⁸ cm) va atteindre une taille centimétrique, càd une croissance d'un facteur e¹⁰⁰ environ en une durée très breve de l'ordre de 10⁻³² s. Si on donne à la densité d'énergie initiale la valeur d'énergie dite de Grande Unification (GUT), de l'ordre de (10¹⁶ GeV)⁴ alors la bille d'univers qui sort de l'inflation est remplit d'un plasma dont l'énergie totale est suffisante pour donner naissance à toute la matière (baryonique et noire) et tous le rayonnement de l'univers. Le vide initial a changé de phase, et convertit son énergie en matière et rayonnement. La pression qui était fortement négative est devenu fortement positive, le taux d'expansion de l'espace est maintenant freiné par son contenu. On raccroche ainsi les wagons avec un Big Bang chaud classique, mais on a une idée désormais de ce qui aurait pu faire "bang".
 
--
Dans le cadre de l'inflation éternelle, on peut se représenter l'Univers observable comme comme un fragment de volume de notre pocket universe, lui même partie du multivers.  
 
http://reho.st/self/93ee5be02318036d6af3005690bd30bc7305f86e.png
 
Le fond de couleur sombre représente le multivers rempli d'un vide de haute énergie générant une gravite répulsive, en inflation permanente. Mais ce vide est instable, et il décroît de place en place pour former des poches de vide de moindre énergie mais pleine de matière et de rayonnement, en expansion ralentie.

Message cité 2 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-04-2017 à 11:10:02

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49230287
river_tam
Instable mentalement
Posté le 04-04-2017 à 11:08:40  profilanswer
 

Faluja a écrit :

 

Il me semblait que la théorie favorite est le grand refroidissement, le big bang étant une grande explosion d'énergie, on ressent toujours ces effets mais petit à petit comme tout système dont le mouvement est basé sur une impulsion initiale, tout va s'éteindre :o

 

Apparemment, le big rip est bien populaire aussi: http://www.futura-sciences.com/sci [...] ees-61802/


Message édité par river_tam le 04-04-2017 à 11:10:49

---------------
Une année s'écoula. Les jours défilèrent patiemment un à un. Au tout début du multivers ils avaient essayé de tous passer en même temps et ça n'avait pas marché.
n°49230332
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:11:03  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


pour autant que la question d'écoulement du temps ait un sens.


 
Enfaite, selon toi le temps n'existe pas "physiquement", il n'est pas réel.
 
Mais je ne pense pas la même chose, selon moi le temps est une dimension réel, au même titre que les trois dimensions de l'espace, et il peut être variable...  ;)

Message cité 1 fois
Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 11:13:59
n°49230352
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 11:12:04  profilanswer
 


 
Si le trou noir est plus gros que l’œuf, ce ne sera pas le cas :D Il sera beaucoup plus froid.


---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49230356
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:12:13  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Sinon, un peu de lecture pour comprendre le modèle standard de la cosmologie.


 
Si tu as réussi à écrire tout ça aussi rapidement, ça prouve que le temps ne s'écoule pas à la même vitesse pour nous deux...  :D  

n°49230368
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 04-04-2017 à 11:13:11  profilanswer
 

Slider14 a écrit :


Matériel nécessaire pour réfuter la thèse de la terre plate :
Un œil deux jambes et un bras suffit. L'horizon c'est déjà un sacré indice.


Alors vous, vous avez encore rien bitté au tableau  [:nenes:1]


---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°49230380
lilith_uni​que
Posté le 04-04-2017 à 11:13:37  profilanswer
 

Slider14 a écrit :

...
Moi dictateur, je suis pour une nouvelle inquisition, un collège de scientifiques pour faire taire les astrologues et des milices pour cramer leurs maisons, leurs bouquins désossés et moqués, les vendeurs de bracelets bullshit devraient tout rembourser et finir en taule à vie pour escroquerie. Des asiles pour les électrosensibles ou on leur donnera des médicaments contre les ondes (ceux la sont perdus, on les récupérera pas) !
Moi dictateur, je suis pour l'application de manière temporaire d'une loi Gayssot sur le fait que la terre est plus au moins sphérique parce que le prochain qui defends la terre plate je lui en colle une, pareil pour la notion de terre au centre de l'univers qui n'est qu'un référentiel et pas un vœu divin.
Et évidemment, au moins un professeur ou mdc en mathématiques/probastat/physique pour relire les thèses des doctorants en psycho et en éco parce que la machine à créer des modèles bullshit qui violent les bases des probas stats bien utilisées, c'est insupportable. Ils veulent être reconnus comme des sciences, qu'ils fassent autre chose que d'agiter des calculettes en dansant la zumba, c'est pas ça la méthode scientifique.
Quand ils produiront avec la même rigueur scientifique chère aux sciences dures, on les rappellera, en attendant, ils font partie de la filière astrologie et BS.
 
https://www.youtube.com/watch?v=lFabsRFnWy0


faut penser au POGNON
je suis la plus cartésienne de mon entourage et ben mon beau père va sortir un bouquin qui sera un uniquement un pouic en mélangeant énergie, dieu, les dieux, les pierres énergétiques et autre connerie.
je lis la première phrase du bouquin : [:mike hoksbiger:3]
[:mydriaze:2] : l'éditeur est très enthousiaste, car c'est écris simplement
http://forum-images.hardware.fr/images/mesdiscussions-265072.gif : c'est sûr, c'est un peu beaucoup du n'importe quoi quand même ton livre
[:mydriaze:2] : nan mais tu n'y crois pas aussi, donc forcément... [:fedefail]
http://forum-images.hardware.fr/images/mesdiscussions-265072.gif : et ça va se vendre ?
[:mydriaze:2] : l'éditeur prévois 1000 livres pour le tome 1 dans un premier temps et il vise déjà le tome 2. Il vise également l'international en le faisant traduire en anglais [:esprit 75]. Sans parler du volume spécial pour noël.
 
le POGNON, ça change les perspectives [:cerveau thalis]

n°49230416
Faluja
Désanusseur de moules
Posté le 04-04-2017 à 11:15:31  profilanswer
 


 
Si, plus rien, même les trous noirs finissent par disparaitre par rayonnement, plus rien, que le froid et le noir absolu :o


---------------
On peut pas s'arrêter ici ! C'est le pays des chauves souris !
n°49230445
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 11:17:16  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Enfaite, selon toi le temps n'existe pas "physiquement", il n'est pas réel.
 
Mais je ne pense pas la même chose, selon mois le temps est une dimension réel, au même titre que les trois dimensions de l'espace, et il peut être variable...  ;)  


 
C'est juste que ça n'a aucun sens. Dans un univers avec un temps "plus rapide", ça voudrait dire que tu ne peux pas marcher, seulement courir ? Essaye de donner un sens physique à un temps plus rapide, et tu vas voir que ça ne produit rien d'intelligible.
 
Tipe : la vitesse est la dérivée d'une variable sur... le temps. dx/dt par exemple. Quel sens tu donnes à dt/dt ?


---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49230464
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 04-04-2017 à 11:18:15  profilanswer
 

Slider14 a écrit :

 

Il suffit de monter sur une tour pour prouver que la portée de la lumière, si finie, n'est pas limitante dans l'expérience car l'horizon s'éloigne quand on monte.


Ben c'est aussi le cas dans l'alternative dont je parle (où la lumière a une trajectoire balistique partant de ton œil) :D

 

C'est justement tout l'intérêt de l'exercice.


---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°49230568
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:24:20  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
C'est juste que ça n'a aucun sens. Dans un univers avec un temps "plus rapide", ça voudrait dire que tu ne peux pas marcher, seulement courir ?


 
Non, car tu pourrait marcher, courir, ou rester mobile, tu n'en ressentirait pas la différence par rapport à une personne qui se situe dans un endroit de l'univers ou le temps ne s'écoule pas à la même vitesse.  
 
Par exemple pour quelqu'un reste immobile, une seconde correspond à une seconde sur sa montre, mais pour quelqu'un qui se met à courir, 1 seconde ne correspond plus tout à fait à une seconde, mais à 0.999999999 secondes par rapport à celui qui est immobile... (mais sans qu'il le ressente physiquement pour lui 1 seconde correspond toujours à une seconde sur sa montre, mais après plusieurs milliers d'années les deux montres seraient légèrement décalés entre la personne immobile et la personne qui cours).
 
Le temps ne s'écoulerait donc pas à la même vitesse pour les deux personnes, mais sans que ni l'un ni l'autre ne s'en aperçoive.  ;)
 
Imagine maintenant que le big-bang se situe à un endroit fixe au centre de l'univers (il est donc immobile), mais que notre planète terre (et notre galaxie) est propulsé à une vitesse extrêmement rapide en direction des "bords de l'univers" (par rapport à l'expansion de l'univers), le temps ne s'écoulerait donc pas à la même vitesse pour un observateur sur terre, et pour un observateur au centre du big bang, mais sans qu'aucun des deux ne s'en rende compte...  :o

Message cité 2 fois
Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 11:29:29
n°49230583
river_tam
Instable mentalement
Posté le 04-04-2017 à 11:25:23  profilanswer
 

lilith_unique a écrit :


le POGNON, ça change les perspectives [:cerveau thalis]


 
https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSz1iBrAnDy_QmJbEPI259XJVTTVULismf2xxBL4BrKjzkZPFIlxA
 
http://static.lexpress.fr/medias_10097/w_640,h_358,c_fill,g_center/v1418381340/coffre-fort-argent-euro_5169959.jpg
 
 
https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSz1iBrAnDy_QmJbEPI259XJVTTVULismf2xxBL4BrKjzkZPFIlxA
 
 
Ummmmh, vous voyez une différence vous? :D


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Une année s'écoula. Les jours défilèrent patiemment un à un. Au tout début du multivers ils avaient essayé de tous passer en même temps et ça n'avait pas marché.
n°49230653
warlow
Posté le 04-04-2017 à 11:30:23  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Non, car tu pourrait marcher, courir, ou rester mobile, tu n'en ressentirait pas la différence par rapport à une personne qui se situe dans un endroit de l'univers ou le temps ne s'écoule pas à la même vitesse.  
 
Par exemple pour quelqu'un reste immobile, une seconde correspond à une seconde sur sa montre, mais pour quelqu'un qui se met à courir, 1 seconde ne correspond plus tout à fait à une seconde, mais à 0.999999999 secondes par rapport à celui qui est immobile... (mais sans qu'il le ressente physiquement pour lui 1 seconde correspond toujours à une seconde sur sa montre, mais après plusieurs milliers d'années les deux montres seraient légèrement décalés entre la personne immobile et la personne qui cours).
 
Le temps ne s'écoulerait donc pas à la même vitesse pour les deux personnes, mais sans que ni l'un ni l'autre ne s'en aperçoive.  ;)


 
 
Et si, dans ton exemple, on prend deux personnes qui courent au lieux d'une ?
 
Le temps entre les deux personnes qui courent est égale à une seconde ou à 0.99999 aussi ?  
 
 ;)


---------------
Things changed, they don't sleep anymore on the beach...
n°49230777
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 11:38:34  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :

 

Non, car tu pourrait marcher, courir, ou rester mobile, tu n'en ressentirait pas la différence par rapport à une personne qui se situe dans un endroit de l'univers ou le temps ne s'écoule pas à la même vitesse.

 

Par exemple pour quelqu'un reste immobile, une seconde correspond à une seconde sur sa montre, mais pour quelqu'un qui se met à courir, 1 seconde ne correspond plus tout à fait à une seconde, mais à 0.999999999 secondes par rapport à celui qui est immobile... (mais sans qu'il le ressente physiquement pour lui 1 seconde correspond toujours à une seconde sur sa montre, mais après plusieurs milliers d'années les deux montres seraient légèrement décalés entre la personne immobile et la personne qui cours).

 

Le temps ne s'écoulerait donc pas à la même vitesse pour les deux personnes, mais sans que ni l'un ni l'autre ne s'en aperçoive.  ;)

 

Si ni l'un ni l'autre n'aperçoivent de changement, le temps s'écoule à la même vitesse pour les deux. C'est ça que ça veut dire.

 
Citation :


Imagine maintenant que le big-bang se situe à un endroit fixe au centre de l'univers (il est donc immobile), mais que notre planète terre (et notre galaxie) est propulsé à une vitesse extrêmement rapide en direction des "bords de l'univers" (par rapport à l'expansion de l'univers), le temps ne s'écoulerait donc pas à la même vitesse pour un observateur sur terre, et pour un observateur au centre du big bang, mais sans qu'aucun des deux ne s'en rende compte...  :o

 

Le Big Bang ne se situe pas spatialement en un point particulier de l'univers. C'est un moment de l'univers qui concerne tout l'espace à la fois.
Une façon de te représenter la chose : considère la pièce ou la maison dans laquelle tu te tiens. Disons qu'elle fasse pour simplifier 10x10x10 mètres. Considère ce petit cube d'espace de 1000 m3. L'univers visible fait en compte rond 1e80 m3. Il contient donc 1e77 petits cubes semblables, de 1000 m3 chacun. Numérote les mentalement et suis les du regard en remontant dans le temps. Tous ces cubes, ces petites portions d'espace géométriques, existent depuis le départ, ils faisaient déjà partie de l'univers à sa naissance, simplement ils ont grandit depuis. Au moment de l'émission de la première lumière, les distances étaient 1000 fois plus petites. Ton cube personnel de 10x10x10 m était déjà "là", simplement il ne faisait à l'époque que 1x1x1 cm et si on remonte encore plus avant dans le temps, il faut encore le rapetir.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-04-2017 à 11:39:56

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49230792
Elias de K​elliwich
Dit : Le Fourbe.
Posté le 04-04-2017 à 11:39:24  profilanswer
 

warlow a écrit :


 
 
Et si, dans ton exemple, on prend deux personnes qui courent au lieux d'une ?
 
Le temps entre les deux personnes qui courent est égale à une seconde ou à 0.99999 aussi ?  
 
 ;)


 
Si les deux personnes courent exactement à la même vitesse, le temps s'écoulerait à la même vitesse pour les deux (et pour eux une seconde correspond à une seconde sur leur montre), mais par rapport à une troisième personne qui reste immobile le temps s'écoulerait un peu plus lentement pour les deux personnes qui courent.
 
Au bout de plusieurs milliers d'années, il y'aurait un décalage entre les montres des deux personnes qui courent, et la montre de celui qui est resté immobile (mais les trois personnes n'en aurait pas conscience sans faire la comparaison entre les montres).  ;)
 
C'est comme pour l'horloge atomique que l'on met dans un avion, et celle qui reste sur terre, pour celle qui est dans l'avion et qui se déplace, le temps s'écoule plus lentement que pour celle qui reste sur terre et qui reste immobile (quand on réunit les deux horloges après l'expérience, il y'a un très léger décalage entre les deux horloges, car le temps ne c'est pas écoulé à la même vitesse pour les deux).

Message cité 1 fois
Message édité par Elias de Kelliwich le 04-04-2017 à 11:44:50
n°49230846
Faluja
Désanusseur de moules
Posté le 04-04-2017 à 11:43:12  profilanswer
 

Tout dépend où l'on se place, le temps n'est qu'un référentiel, il s'écoule plus ou moins vite mais proche d'un trou noir on ne se rendrait pas compte que le temps ne s'écoule pas de la même manière que sur terre parce que le temps on le mesure à l'aide d'un mouvement, et le mouvement n'est pas influencé par l'écoulement du temps tant qu'on se trouve dans le même référentiel.


---------------
On peut pas s'arrêter ici ! C'est le pays des chauves souris !
n°49230884
gabug
Posté le 04-04-2017 à 11:45:34  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Il me semble qu'Enstein à dit le contraire, ce qui aurait été confirmé avec deux horloges atomique, l'une dans un avion et l'autre sur terre (l'une était décalé par rapport à l'autre, prouvant que le temps ne s'écoule pas à la même vitesse pour un objet fixe par rapport à un objet mobile).  :o


"Le temps ne s'écoule pas à la même vitesse" est une phrase physiquement hautement merdique, quand même. Et Einstein n'a sûrement pas dit ça.

n°49230954
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 11:49:22  answer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Sinon, un peu de lecture pour comprendre le modèle standard de la cosmologie.
 
Expansion, inflation et multivers
[...].


 
Et au-delà de l'inflation, y a du vide ou du néant ?

n°49230968
warlow
Posté le 04-04-2017 à 11:50:16  profilanswer
 

Elias de Kelliwich a écrit :


 
Si les deux personnes courent exactement à la même vitesse, le temps s'écoulerait à la même vitesse pour les deux (et pour eux une seconde correspond à une seconde sur leur montre), mais par rapport à une troisième personne qui reste immobile le temps s'écoulerait un peu plus lentement pour les deux personnes qui courent.
 
Au bout de plusieurs milliers d'années, il y'aurait un décalage entre les montres des deux personnes qui courent, et la montre de celui qui est resté immobile (mais les trois personnes n'en aurait pas conscience sans faire la comparaison entre les montres).  ;)
 
C'est comme pour l'horloge atomique que l'on met dans un avion, et celle qui reste sur terre, pour celle qui est dans l'avion et qui se déplace, le temps s'écoule plus lentement que pour celle qui reste sur terre et qui reste immobile (quand on réunit les deux horloges après l'expérience, il y'a un très léger décalage entre les deux horloges, car le temps ne c'est pas écoulé à la même vitesse pour les deux).


 
On est d'accord sur le point en gras. Donc, comme tu le comprend intuitivement, le temps "s'écoule" partout de la même façon =)
 
Une seconde pour le gars qui cour et aussi longue que une seconde pour le gars immobile. C'est le temps relatif qui change.


---------------
Things changed, they don't sleep anymore on the beach...
n°49231148
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 12:01:03  profilanswer
 

 

Comme dit en exergue, le mot néant désigne un concept métaphysique, et non physique. Néant signifie non existant, donc dire "il y a du néant" est un énoncé vide de sens.

 

L'inflation n'est pas un lieu, mais un phénomène. Tu pourrais dire "au delà du multivers". Et l'idée est bien de dire que si l'au delà désigne un espace, celui ci est produit par le phénomène d'expansion inflationnaire, donc il fait partie du multivers et il n'y a pas physiquement à invoquer un "au delà".

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-04-2017 à 12:02:11

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°49231210
Profil sup​primé
Posté le 04-04-2017 à 12:05:02  answer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

Comme dit en exergue, le mot néant désigne un concept métaphysique, et non physique. Néant signifie non existant, donc dire "il y a du néant" est un énoncé vide de sens.

 

L'inflation n'est pas un lieu, mais un phénomène. Tu pourrais dire "au delà du multivers". Et l'idée est bien de dire que si l'au delà désigne un espace, celui ci est produit par le phénomène d'expansion inflationnaire, donc il fait partie du multivers et il n'y a pas physiquement à invoquer un "au delà".

 

N'est-il pas possible qu'il y ait du non existant, sans énergie, au-delà d'une frontière de vide ?


Message édité par Profil supprimé le 04-04-2017 à 12:05:20
n°49231341
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 04-04-2017 à 12:14:02  profilanswer
 

Si c'est de l'espace, ça existe. Donc ce n'est pas du non existant.

 

Est ce que c'est possible d'avoir un espace dont le vide est d'énergie nulle, en théorie oui, on peut imaginer ce qu'on veut. Mais comment serait il apparu ? Proposer cela, c'est retomber dans le no man's land cosmologique des XVI-XIXe qui faisait dire à Kant que les deux énoncés : l'espace est fini/'espace est infini, étaient aporétiques.

 

La renaissance cosmologique moderne est né du fait que l'équation d'Einstein met en rapport l'espace avec son contenu. Quand on résout l'équation pour un milieu de densité uniforme, la métrique devient une fonction du temps,  l'espace est produit (ou détruit), on peut lui donner une genèse, on n'a pas besoin de le poser comme existant de toute éternité. Et pour produire de l'espace, il faut et il suffit d'avoir un vide dont le niveau d'énergie n'est pas nul, ce qui lui donne une pression négative. Donc ça coince si on propose un espace dont le vide n'a aucune énergie.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 04-04-2017 à 12:18:35

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