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Auteur Sujet :

[Topouic Unique] SQFP - Le meilleur du Pouic.

n°60887706
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-09-2020 à 11:55:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Floom a écrit :


 
Bon, j'ai repensé à ça parce que je doute que ma réponse t'aie satisfait. Du coup je vais essayer de préciser un peu.
 
.


 
Ce qui aussi fait progresser le plus l'archéo ces dernières années c'est qu'elle est aujourd'hui devenue interdisciplinaire (dendro, palyno etc...), c'est aussi une révolution de la méthode, par le croisement des méthodes.

mood
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Posté le 30-09-2020 à 11:55:34  profilanswer
 

n°60887723
Fouge
Posté le 30-09-2020 à 11:56:36  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

C'est essentiellement ce que j'essayais de formuler.

Finalement, les vrais cobayes qui risquent le plus, ce sont donc ceux qui prennent le médicament à tester dont on on ne connait pas l'efficacité et les effets secondaires (d'où les test) ? Tu vas me dire, ils sont volontaires et au courant qu'ils ont une chance sur 2 de tomber sur un traitement expérimental et potentiellement dangereux.

n°60887736
Profil sup​primé
Posté le 30-09-2020 à 11:57:54  answer
 

Faluja a écrit :


 
Pourquoi tu lui fais confiance sur parole ? si ca se trouve ici on pourrait tous être anti raoult pour des raisons personnelles, on dénigrerait ses travaux malhonnêtement.

franchement je sais pas trop, car il "est un spécialiste français des maladies infectieuses, professeur de microbiologie à la faculté de médecine et à l'institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU)", car je vois pas son intérêt à mentir, car ce que j'ai entendu de lui n'était pas incohérent, qu'une équipe entière se trompe me parait compliqué, car il ressemble à gandalf ?
 
ça me demanderai beaucoup trop de temps et d'énergie à démêler le vrai du faux et comme l'issue ne changera pas grand chose...
 
par contre, une étude inconsistente, genre avec des faux malades, qu'elle soit en double aveugle ou classique ça reste une étude inconsistente. je pense qu'il n'avait pas prévu qu'autant de patients pouvaient guérir seul alors quand il découvre que 98% de ses patients vont bien il pense que c'est forcément à cause de son traitement.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 30-09-2020 à 12:19:33
n°60887805
Floom
Posté le 30-09-2020 à 12:03:44  profilanswer
 

talbazar a écrit :


 
Ce qui aussi fait progresser le plus l'archéo ces dernières années c'est qu'elle est aujourd'hui devenue interdisciplinaire (dendro, palyno etc...), c'est aussi une révolution de la méthode, par le croisement des méthodes.


 
C'est juste. Elle pioche partout. C'est d'ailleurs la raison principale des différences de contenu entre différentes études sur un même matériau. Entre deux études séparées de 30 ans, on a mobilisé des apports d'autres sciences, ou de nouveaux outils, et la nature des données à comparer n'est généralement pas adéquate.
 
Puis y a une question d'échelle aussi. L'archéologie c'est pas la physique ni en nombre de chercheurs et de labos, ni en ressources financières. Dans un monde idéal, on aurait peut-être 5 labos qui s'attaqueraient à la critique de chaque étude sérielle publiée. En réalité, il faut attendre parfois 20 ans que des données publiées soient reprises, généralement dans le cadre d'un travail de thèse, et critiquées.  
 

n°60887911
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-09-2020 à 12:11:42  profilanswer
 

Personne n'est vraiment pressé, en réalité, et le mobilier isolé ne va pas disparaitre de lui même, c'est sa raison d'être de connaître le musée ou bien les tiroirs. Je crois que tout ça est un peu HS ici, c'est dommage.

 

edit : tu veux pas créer un topic archéologie ?

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 30-09-2020 à 12:13:10
n°60887938
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 30-09-2020 à 12:13:55  profilanswer
 

Faluja a écrit :

si ca se trouve ici on pourrait tous être

Je relève,  pas à propos du sujet évoqué, qu’un esprit de groupe s’est fatalement installé ici. Fatalement puisque dès la création de cette "entité" la pente naturelle ne pouvait aller que dans ce sens. Un sens qui n’est pas critiquable en soi mais reste tout de même suspect en soi. Si certains s’en démarquent, d’autres en sont les leaders. Que de biais en puissance.

Faluja a écrit :

Tu le formules très mal alors

On fait de son mieux.


---------------
http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60888059
Floom
Posté le 30-09-2020 à 12:23:30  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Personne n'est vraiment pressé, en réalité, et le mobilier isolé ne va pas disparaitre de lui même, c'est sa raison d'être de connaître le musée ou bien les tiroirs. Je crois que tout ça est un peu HS ici, c'est dommage.

 

edit : tu veux pas créer un topic archéologie ?

 

C'est sûr que les enjeux politiques et sociaux entre l'efficacité d'un médicament et la connaissance des modes de vie des chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru ne sont pas vraiment les mêmes. De ce point de vue, la différence d'investissements dans la recherche me paraît pleinement justifiée.

 

HS pas forcément. Je n'en parle là que comme exemple pour la question d'outils scientifiques universels. Mais en soi, il est vrai que ce genre de débat pourrait prendre place ailleurs. Probablement plutôt dans un topic d'épistémologie, comme celui de TZDZ.

 

Sinon un topic d'archéologie, j'y ai pensé, j'ai même commencé la FP pendant le confinement. Mais on était en discussion avec biezdomny pour savoir si c'était mieux de faire un topic général ou de diviser avec un topic d'egypto qu'elle avait envie de faire. Faudrait que je relance la discussion! Mais je sais pas si ça intéresserait beaucoup de monde sur HFR.

Message cité 1 fois
Message édité par Floom le 30-09-2020 à 12:26:52
n°60888062
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 30-09-2020 à 12:23:48  profilanswer
 

Fouge a écrit :

Finalement, les vrais cobayes qui risquent le plus, ce sont donc ceux qui prennent le médicament à tester dont on on ne connait pas l'efficacité et les effets secondaires (d'où les test) ? Tu vas me dire, ils sont volontaires et au courant qu'ils ont une chance sur 2 de tomber sur un traitement expérimental et potentiellement dangereux.

Oui, ce sont les vrais cobayes, et par définition. On ne parle pas vraiment de chance mais de risque. Leur choix est contraint et je ne les vois pas volontaires pour la Camarde. Thérapeutes et malades s’en remettent à la chance.
 


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http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60888505
hyenal1
Posté le 30-09-2020 à 13:01:42  profilanswer
 


 
Ben que le taux de mortalité à l'IHU soit le plus faible (plus faible de quoi d'abord ? de France ? d'Europe ? du Monde ? vraie question) déjà ça reste à prouver, et quand bien même ce serait le cas il faudrait comparer sur des hôpitaux qui reçoivent des patients comparables. L'IHU c'est un hôpital qui suit essentiellement des patients en AMBULATOIRE donc des gens qui ont une forme peu grave de la maladie. Il y a aussi quelques lits d'hospitalisation mais PAS de soins intensifs et PAS de réanimation... là encore les patients les plus graves (ceux qui nécessitent des soins de réanimations) ne seront pas hospitalisés chez lui... à partir de là le fait qu'il ait un taux de mortalité plus faible qu'ailleurs n'aurait rien de significatif : si tu gères un service qui soigne des patients peu graves, tu observes un taux de mortalité plus faible que tes collègues qui prennent en charge des patients entre la vie et la mort  BIG SURPRISE   [:aslan117]


---------------
Bah il fera connaissance !
n°60888548
hyenal1
Posté le 30-09-2020 à 13:07:39  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

C’est ce que je pensais vouloir dire. On ne sait pas si le traitement est efficace, par contre on fonde des espoirs sur ce traitement que l’on n’administre pas aux autres patients pour lesquels on n’a aucun remède connu. Finalement, parce que l'on a un minimum foi en ce que l'on teste on accepte de condamner les autres, du moins de s'en remettre au destin. Ce que tu appelles raison mystérieuse est mis en œuvre, je crois, pour toute étude de ce style.
 


 
Bien sûr que le traitement qu'on donne c'est un traitement dans lequel on fonde des espoirs, les patients qui acceptent de participer à des essais cliniques on ne leur fait pas ingurgiter n'importe quelle molécule choisie au hasard et sans avoir strictement la moindre idée de si ça peut bien servir à quelque chose ou pas du tout. C'est évident. Par contre le fait qu'on fonde des espoirs dans une molécule ne veut pas dire qu'on sait à l'avance qu'elle va marcher.
 
Parce que du coup je comprends pas ton argument. C'est quoi l'alternative ? Faudrait refuser de tester les médicaments ? Tu veux dire que à partir du moment où un médecin ou un chercheur en laboratoire a une idée de traitement, et qu'il se dit "on pourrait essayer telle molécule, ça pourrait marcher contre telle maladie, c'est pas con d'essayer" alors ça devient criminel de ne pas le donner immédiatement à tous les patients atteints de la maladie en question ? Dès qu'on fonde un espoir dans une molécule il faut direct la généraliser à toute la population ?
 
ça n'aurait aucun sens de faire ça, tu ne trouves pas que c'est quand même plus malin d'essayer de voir si le traitement marche vraiment, si il ne donne pas des effets secondaires trop importants, etc ?


---------------
Bah il fera connaissance !
mood
Publicité
Posté le 30-09-2020 à 13:07:39  profilanswer
 

n°60888725
epsiloneri​dani
Posté le 30-09-2020 à 13:28:26  profilanswer
 

Floom a écrit :


 
C'est sûr que les enjeux politiques et sociaux entre l'efficacité d'un médicament et la connaissance des modes de vie des chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru ne sont pas vraiment les mêmes. De ce point de vue, la différence d'investissements dans la recherche me paraît pleinement justifiée.
 
HS pas forcément. Je n'en parle là que comme exemple pour la question d'outils scientifiques universels. Mais en soi, il est vrai que ce genre de débat pourrait prendre place ailleurs. Probablement plutôt dans un topic d'épistémologie, comme celui de TZDZ.
 
Sinon un topic d'archéologie, j'y ai pensé, j'ai même commencé la FP pendant le confinement. Mais on était en discussion avec biezdomny pour savoir si c'était mieux de faire un topic général ou de diviser avec un topic d'egypto qu'elle avait envie de faire. Faudrait que je relance la discussion! Mais je sais pas si ça intéresserait beaucoup de monde sur HFR.


 
Je n'y connais pas grand chose mais si vous en créez un je lurkerai certainement.

n°60888809
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 30-09-2020 à 13:37:19  profilanswer
 

epsiloneridani a écrit :


 
Je n'y connais pas grand chose mais si vous en créez un je lurkerai certainement.


 
+1


---------------
Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°60888967
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-09-2020 à 13:52:24  profilanswer
 

= 5 [:vouslsavezbfm:2]

n°60889431
Floom
Posté le 30-09-2020 à 14:32:58  profilanswer
 

[:vilaine ambree:10]
 
(c'est plus HFR compliant)
 
Je vais me repencher sur la question du coup. On peut bien partir 5 et par un prompt renfort arriver 500 en arrivant au topac.
 
Sinon, en attendant un topic, j'en profite pour vous transmettre un lien de questionnaire d'enquête de collègues qui travaillent sur la réception de l'Antiquité: https://docs.google.com/forms/d/e/1 [...] sp=sf_link
 
Si vous avez le temps et l'envie, ça leur ferait certainement plaisir d'avoir pas mal de réponses, d'autant plus hors de la bulle habituelle.

n°60889526
Faluja
Désanusseur de moules
Posté le 30-09-2020 à 14:43:39  profilanswer
 


 
La science se fout un peu de qui on est, seuls les résultats comptent.
 
Son intérêt à mentir, gonfler son égo en se persuadant qu'il sauve plein de gens et qu'il est tellement au dessus des autres "qui n'ont rien compris" cf son interview récente linké ici.
 
Je comprends pas ton histoire d'étude avec des faux malades.


---------------
On peut pas s'arrêter ici ! C'est le pays des chauves souris !
n°60889753
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 30-09-2020 à 15:01:53  profilanswer
 

Floom a écrit :

 

Bon, j'ai repensé à ça parce que je doute que ma réponse t'aie satisfait. Du coup je vais essayer de préciser un peu.

 

En fait je pense que le problème c'est la notion de preuve. Preuve de quoi?
Finalement, quand on regarde ces échelles, elles n'ont de sens que lorsqu'on essaie de démontrer quelque chose d'invisible.
Dans le cas de la médecine, il s'agit par exemple de démontrer l'efficacité d'un médicament, et là nous connaissons tout le cortège de biais qui conduisent à la mise en place de cette échelle. Et notamment entre l'étude isolée et la méta analyse, on sait très bien que des résultats peuvent nettement varier pour plein de facteurs. Il s'agit finalement de multiplier les données pour vérifier que les résultats ne sont pas biaisés en mettant chaque biais potentiel à l'épreuve.

 

Pour la physique il peut s'agir également de démontrer quelque chose d'invisible. On va donc multiplier les expériences de la même manière pour s'en assurer et dégager les possibles biais, comme par exemple ceux en rapport avec le réglage des instruments de mesure.

 

Pour l'archéologie ou l'histoire (je ne parle que de celles-là parce que c'est celles que je connais), nous sommes dans l'observation la plus basique, il n'apparaît donc pas nécessaire de multiplier les expériences pour démontrer que le matériau, la source, existe bien sous sa forme visible. C'est ce que je disais à propos des pyramides. Personne ne ressent le besoin de 20 publications de chercheurs différents pour savoir qu'elles existent. Et pour reprendre un exemple plus commun, c'est la même chose pour un tesson dans une fosse. On essaie d'enregistrer au maximum, et dans la plupart des cas des clichés photographiques sont suffisants pour attester leur existence. Après, il reste en effet une question de confiance dans le fouilleur sur le fait qu'il n'ait pas fait d'erreur d'enregistrement sur ce tesson qui provient bien du comblement de cette fosse. De fait, en cas d'erreur, il est difficile voire impossible de la corriger, ou même de la repérer. Toutefois, on ne fait pas de science (ou de manière très exceptionnelle dans des cas très bien documentés) à partir d'un tesson dans une fosse. L'aspect scientifique émerge au moins à l'échelle d'un ensemble, si ce n'est d'un site.

 

Après, il y a plein d'activités différentes en archéologie. Ce qui pourrait peut-être le plus se rapprocher de ce qui t'intéresse, ce sont les études de mobilier. Si on prend l'exemple de la céramique, les études peuvent concerner plusieurs domaines, du mode de production à la diffusion, en passant par de la typologie et finalement de la chrono-typologie. La nature des études ne sera pas la même selon le domaine exploré. Pour schématiser, on pourrait dire que le mode de production va s'attacher à recenser et analyser les vestiges de production (fours, extraction d'argile, ratés de cuissons, etc.) et piochera dans l'archéologie expérimentale ou l'ethnologie. En ce qui concerne la diffusion, on va plutôt s'orienter sur le recensement de certains types de céramique et faire de la carto (je schématise vraiment hein). La typologie consiste à différencier des classes puis des types de céramique (du général au particulier) à l'échelle d'un site, puis de multiples sites. La chrono-typologie va s'appuyer notamment sur toutes les données précédentes pour dater la production et l'utilisation de chaque type de céramique.

 

C'est à ce niveau qu'on est peut-être le plus proche, ou le moins éloigné, des problématiques d'échelle de valeurs de la preuve. Dès lors qu'on croise des données dans une approche statistique, avec toutes les problématiques propres aux statistiques qu'on connaît. La précision de l'analyse va dès lors dépendre de la quantité de tessons étudiée et des outils statistiques mobilisés. Avec une cinquantaine de tessons sur un site, on n'apportera aucun élément supplémentaire au dossier typo-chronologique. On se contentera de se référer aux typo-chrono existantes pour proposer des datations. Avec 25000 tessons, l'approche ne sera pas la même et le matériau pourra être suffisant (en fonction du contexte de découverte) pour au moins réinterroger la typo-chrono existante. Peut-être même pourra-t-elle être précisée ou corrigée. Pour l'étude de ces 25000 tessons, on entre donc dans des problématiques de statistiques et d'interprétation des résultats. On pourra mobiliser plusieurs outils, comme des analyses factorielles de correspondances (AFC) pour faire de la statistique exploratoire. Les résultats publiés, il sera ensuite possible de synthétiser les résultats de plusieurs études sur un même mobilier (une sorte d'équivalent à la méta-analyse) pour en pointer la cohérence. Mais en réalité, les méthodes et la nature des données se précisant toujours par le recours à des disciplines diverses et variées, c'est souvent la plus récente qui va faire office de référence, puisque les différentes études quantitatives sont, la plupart du temps, fondées sur des méthodes et état de connaissance différents. C'est que le matériau n'est pas si courant finalement. Il arrive tout de même de pouvoir confronter des études de qualité équivalente et les discussions tournent généralement sur des questions de précision des contextes pris en référence.

 

Bref, tout ça pour dire que la preuve n'a ni le même statut, ni le même niveau d'importance au sein même de la discipline archéologique, et donc encore moins entre les sciences. Parce que le sujet de l'étude est trop variable. Peut-être qu'un point fondamental de différence quant à la notion de preuve, c'est que nombre de SHS ne sont pas des sciences de la mesure. On quantifie, mais on ne mesure pas. Et la statistique n'est pas la métrologie. Et on le sait bien, la statistique n'est jamais preuve, quelle que soit la science.

 

J'espère que ça t'aide à mieux cerner les problèmes que peut poser la recherche d'une échelle de valeurs de preuves commune à toutes les sciences. En tous cas, la démarche de recherche d'un universalisme me plaît bien.

 

Merci pour ce developpement.

 

Je ne suis encore fois pas bien sûr qu'on parle de la même chose.

 

De mon point de vue, le but d'une science (ou sa conséquence) c'est de produire de la connaissance.

 

Pouvoir prétendre connaître quelque chose implique un notion de certitude ou à minima de degré de certitude chez le sachant.

 

J'ai du mal à imaginer une science qui ne produirait que du savoir improuvable ou faiblement prouvable.
La méthode hypothetico déductive appliquées par les policiers, journalistes et enquêteurs chevronnés (et d'une certaine façon aussi par les historiens) ne garantit pas à coup sûr qu'on démasque le coupable d'un quelconque crime, mais bien appliquée elle maximise les chances que ça arrive. D'une façon générale, toute science me parait intrinsèquement evidence based, ça me parait un fondement même de la science, sinon on est dans la règne de l'arbitraire : une science qui énonce des théorèmes mais qui est infoutus de donner des éléments rationnels pour les démontrer, c'est pas une science, c'est une parascience.

 

Et je n'exclut bien évidemment pas du tout les SHS de cette nécessité de la preuve, une étude socio se construira en générale sur une expérience avec des données quantifiables, une thèse en Histoire s'appuiera sur des travaux précédents, reviewed by peer, sur des mesures et découvertes récentes, et sur des datations diverses, autant de "preuves" avec chacun son taux moyen de confiance donné. C'est peut-être juste la définition du mot preuve qui change pour chacun mais ce qui ne change pas c'est que dans chaque, il y a des éléments de preuve auquel on fait plus confiance que d'autres, c'est une question de fiabilité et de solidité de la preuve. Plus on monte dans la hiérarchie et plus cette preuve sera difficilement contestable (mais pas impossible, ce n'est jamais impossible)

 

Et je suis donc convaincu que, quelque soit le champ de connaissance ou le champ de recherche concerné, qu'entre l'étage "la parole de l'expert" et l'étage "le consensus de tous les experts sur le sujet", il y a des niveaux intercalaires. Je suppose qu'aucun archéologue rédigeant un article ou une thèse a propos d'une tablette d'argile recouvert d'écriture cuneiforme découverte on ne sait où ne se satisferait de citer dans les références de sa publi un random collègue qui lui aurait dit "à coup sûr c'est une tablette assyrienne, je le sais car je suis du métier et j'en ai vu quite a lot in my time" Il faudra certainement étayer un peu plus que ça pour emporter la conviction du reviewer et des autres experts que c'est bien de ça dont il s'agit.

 

L'idée du tableau "universel" de la preuve, je verrais ça simplement comme un outil pédagogique (voire andragogique) à destination de l'enseignement de la pensée critique (et rien d'autre, je ne cherche pas à uniformiser les méthodes scientifiques) pour illustrer les différents niveaux de confiance qu'on peut accorder à différents types d'arguments qui parcourent les débats. Donc finalement plutôt que de parler de tableau de preuve ou d'échelle de preuve, on pourrait parler d'échelle de confiance ou de certitude et c'est une échelle ouverte sachant qu'aucun élément du tableau ne garantit une preuve à 100% que ce qu'il nous apprend est la réalité et la vérité. On tend juste à s'en approcher.

 

Même un consensus super solide de scientifiques n'est preuve de rien, je suis bien d'accord. On n'est jamais à l'abri d'une grande découverte disruptive qui remet en cause absolument tout ce qu'on croyait savoir, comme par exemple le jour où les archéologues tomberont dans la chambre secrète de la grande pyramide de Gizeh qui abrite ses puissants moteurs à ergol de propulsion supraluminique. Mais il me parait quand même possible pour chaque science et chaque spécialité de science de dresser une échelle de confiance dans ses propres arguments.

Message cité 1 fois
Message édité par Kiveu le 30-09-2020 à 15:08:44

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“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°60889814
kronoob
Posté le 30-09-2020 à 15:06:39  profilanswer
 

Floom a écrit :

[:vilaine ambree:10]
 
(c'est plus HFR compliant)
 
Je vais me repencher sur la question du coup. On peut bien partir 5 et par un prompt renfort arriver 500 en arrivant au topac.
 
Sinon, en attendant un topic, j'en profite pour vous transmettre un lien de questionnaire d'enquête de collègues qui travaillent sur la réception de l'Antiquité: https://docs.google.com/forms/d/e/1 [...] sp=sf_link
 
Si vous avez le temps et l'envie, ça leur ferait certainement plaisir d'avoir pas mal de réponses, d'autant plus hors de la bulle habituelle.


 
A voté !


---------------
Achat - Ventes/Feedback
n°60889981
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-09-2020 à 15:18:28  profilanswer
 

Une réception à l'antique, ok, mais faut quand même du champagne.

n°60890177
Marco Paul​o
Posté le 30-09-2020 à 15:35:01  profilanswer
 

kronoob a écrit :


 
A voté !


 
Pareil :jap:

n°60890193
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 30-09-2020 à 15:36:29  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Une réception à l'antique, ok, mais faut quand même du champagne.


 
Il faut surtout des fées et héros au rocher


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“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°60890841
Floom
Posté le 30-09-2020 à 16:40:17  profilanswer
 

 

Merci pour eux! :jap:

 
Kiveu a écrit :

 

Merci pour ce developpement.

 

Je ne suis encore fois pas bien sûr qu'on parle de la même chose.

 

De mon point de vue, le but d'une science (ou sa conséquence) c'est de produire de la connaissance.

 

Pouvoir prétendre connaître quelque chose implique un notion de certitude ou à minima de degré de certitude chez le sachant.

 

J'ai du mal à imaginer une science qui ne produirait que du savoir improuvable ou faiblement prouvable.
La méthode hypothetico déductive appliquées par les policiers, journalistes et enquêteurs chevronnés (et d'une certaine façon aussi par les historiens) ne garantit pas à coup sûr qu'on démasque le coupable d'un quelconque crime, mais bien appliquée elle maximise les chances que ça arrive. D'une façon générale, toute science me parait intrinsèquement evidence based, ça me parait un fondement même de la science, sinon on est dans la règne de l'arbitraire : une science qui énonce des théorèmes mais qui est infoutus de donner des éléments rationnels pour les démontrer, c'est pas une science, c'est une parascience.

 

Et je n'exclut bien évidemment pas du tout les SHS de cette nécessité de la preuve, une étude socio se construira en générale sur une expérience avec des données quantifiables, une thèse en Histoire s'appuiera sur des travaux précédents, reviewed by peer, sur des mesures et découvertes récentes, et sur des datations diverses, autant de "preuves" avec chacun son taux moyen de confiance donné. C'est peut-être juste la définition du mot preuve qui change pour chacun mais ce qui ne change pas c'est que dans chaque, il y a des éléments de preuve auquel on fait plus confiance que d'autres, c'est une question de fiabilité et de solidité de la preuve. Plus on monte dans la hiérarchie et plus cette preuve sera difficilement contestable (mais pas impossible, ce n'est jamais impossible)

 

Et je suis donc convaincu que, quelque soit le champ de connaissance ou le champ de recherche concerné, qu'entre l'étage "la parole de l'expert" et l'étage "le consensus de tous les experts sur le sujet", il y a des niveaux intercalaires. Je suppose qu'aucun archéologue rédigeant un article ou une thèse a propos d'une tablette d'argile recouvert d'écriture cuneiforme découverte on ne sait où ne se satisferait de citer dans les références de sa publi un random collègue qui lui aurait dit "à coup sûr c'est une tablette assyrienne, je le sais car je suis du métier et j'en ai vu quite a lot in my time" Il faudra certainement étayer un peu plus que ça pour emporter la conviction du reviewer et des autres experts que c'est bien de ça dont il s'agit.

 

L'idée du tableau "universel" de la preuve, je verrais ça simplement comme un outil pédagogique (voire andragogique) à destination de l'enseignement de la pensée critique (et rien d'autre, je ne cherche pas à uniformiser les méthodes scientifiques) pour illustrer les différents niveaux de confiance qu'on peut accorder à différents types d'arguments qui parcourent les débats. Donc finalement plutôt que de parler de tableau de preuve ou d'échelle de preuve, on pourrait parler d'échelle de confiance ou de certitude et c'est une échelle ouverte sachant qu'aucun élément du tableau ne garantit une preuve à 100% que ce qu'il nous apprend est la réalité et la vérité. On tend juste à s'en approcher.

 

Même un consensus super solide de scientifiques n'est preuve de rien, je suis bien d'accord. On n'est jamais à l'abri d'une grande découverte disruptive qui remet en cause absolument tout ce qu'on croyait savoir, comme par exemple le jour où les archéologues tomberont dans la chambre secrète de la grande pyramide de Gizeh qui abrite ses puissants moteurs à ergol de propulsion supraluminique. Mais il me parait quand même possible pour chaque science et chaque spécialité de science de dresser une échelle de confiance dans ses propres arguments.

 

*clic droit / rechercher "andragogique" sur google*  :jap:

 


Oui, je pense que j'ai bien compris ton intention. En tant qu'outil pédagogique, l'échelle de valeur de la preuve en médecine fait déjà en soi bien le boulot. Faut juste, à mon avis, préciser dans quels domaines il s'applique pour éviter une défiance aveugle sur d'autres champs disciplinaires qui n'appliqueraient pas tels quels ces préceptes.

 

En fait ça dépend un peu de l'objectif pédagogique. A qui on s'adresse. Je suppose que les outils pédagogiques que tu envisages sont destinés à séparer ce qui tient d'une démarche scientifique de ce qui n'en tient pas? Bref, ils s'adressent à des gens qui ne connaissent pas le travail scientifique, et parmi eux les croyants divers et variés en énoncés pseudo-scientifiques. Donc même si tu ne cherches pas à uniformiser les méthodes scientifiques, il s'agit bien de se demander ce qui est scientifique et ce qui ne l'est pas. Et là c'est une sacrée paire de manches.

 

Pour répondre à ça, et envisager d'en tirer un support pédagogique (simple donc), il me semble qu'il faut d'abord se poser la question du ou des critères qui définissent une démarche scientifique (une échelle de valeur de la preuve pourrait être considérée comme exprimant un ou plusieurs de ces critères). Et en fait, les gros et longs débats sur la question durant le siècle dernier montrent qu'il est plus facile (ou moins difficile) de définir ce qui n'est pas scientifique que ce qui l'est. C'est la question dite de la démarcation entre sciences et pseudo-sciences.

 

Si on veut brosser un tableau ultra simplifié de la question (mais pavé quand même, on se refait pas), on peut mentionner:

 

- le positivisme logique développé par le Cercle de Vienne (des approches vérificationnistes mais tout de même plutôt centrées sur une démarcation entre science et métaphysique).

 

- la réfutabilité de Popper: tout le monde connaît. Dans la démarche globale, il faut souligner que Popper cherchait un critère unique, ou primordial, pour exprimer la démarcation. C'est la principale critique qui lui a été faite par la suite. Et si on y réfléchit bien, sa réfutabilité est un argument logique, et la logique est elle-même irréfutable. Bref, c'est une autre histoire.

 

- le puzzle-solving de Kuhn. Même démarche que Popper, il a cherché un critère de démarcation unique. Pour la petite histoire, il a opposé à Popper que sa caractérisation de la science revenait finalement à caractériser uniquement la partie révolutionnaire des sciences. Quand tu parles de grandes découverte disruptives qui ne seraient pas la marche habituelle des sciences, tu t'inscris assez bien dans la pensée de Kuhn (qui a été taxé de relativiste, c'est cocasse  :D ). C'est donc en réaction à Popper que Kuhn a développé le concept de "science normale". Je crois que c'est plus ou moins ce que tu as en tête. Concernant le puzzle-solving, il s'agit de dire que l'activité normale d'un scientifique, c'est plus de résoudre un puzzle que de tester des théories fondamentales.

 

- d'autres, comme Lakatos, ont théorisé le progrès scientifique comme démarcation primordiale. Il s'agit, dans les grandes lignes, d'étendre la réfutabilité de Popper à la recherche collective, et non plus de l'appliquer à chaque hypothèse ou théorie individuellement. C'est ce qu'il appelle la "réfutabilité sophistiquée" ("sophisticated (au sens de méthodologique) falsificationism" en VO, ça fait quand même deux faux-amis en français: on pourrait croire qu'il s'agit de falsifier par des sophismes :D ). En concevant la réfutabilité à l'échelle des programmes de recherche, il entend distinguer des programmes progressifs (ou progressistes) susceptibles de produire, puis confirmer, des prédictions inattendues, de programmes "dégénératifs" ("degenerating" ) dont les théories finissent par se révéler des fabrications artificielles pour s'accommoder des faits.

 

- dans la lignée de Lakatos, d'autres ont proposé quelques variantes: Thagard a retenu plutôt deux critères (est pseudo-scientifique une théorie ou hypothèse qui ne progresse pas au sens de Lakatos, mais seulement si la communauté scientifique ne montre que peu d'engouement à son sujet); Rothbart a plutôt focalisé sur un critère d'éligibilité pour savoir quelles théories méritaient d'être testées. Je passe là-dessus. Reish, enfin, considère que le bon critère de démarcation se situe dans la manière qu'a une discipline scientifique de bien pouvoir s'intégrer aux autres disciplines scientifiques.

 

- Merton a quant à lui proposé une approche via des normes épistémiques. Selon lui, et ça devrait te parler, il y a quatre impératifs institutionnels communs à toutes les sciences: l'universalisme (c'est probablement là que se situe ta recherche: "whatever their origins, truth claims should be subjected to preestablished, impersonal criteria" ), le "communisme" (bon, là tu as sauté au plafond, mais c'est à prendre au sens de "collectif" ), le désintéressement et le scepticisme organisé. Bon, tu risques quand même d'avoir quelques réserves sur le concept d'ethos.

 

- Enfin, plus récemment, ont été défendues des approches multi-critères pour établir la démarcation. Un bref article est passé sur le topic à ce sujet il y a quelques jours. L'idée est simplement de dire qu'il serait peut-être plus efficace d'arrêter de chercher un critère unique ou primordial. Alors il y a plein d'auteurs qui ont proposé une série de critères, souvent entre 5 et 10 et je ne vais pas les citer ici. Mais Mahner, que je citais il y a quelques posts, s'inscrit dans cette mouvance. Et je pense, pour ma part, que c'est dans ce type d'approche qu'on pourrait le mieux produire du contenu pédagogique et, cômparazar, c'est aussi assez proche de la démarche zététique.

 

Par exemple, l'excellente entrée sur science et pseudo-science de l'encyclopédie de Stanford, dont je viens de faire un grossier résumé et qui mériterait selon moi d'apparaître en haut de la FP, cite les critères suivants pour définir ce qui est pseudo-scientifique:

 
Citation :


1: Belief in authority: It is contended that some person or persons have a special ability to determine what is true or false. Others have to accept their judgments.
2: Unrepeatable experiments: Reliance is put on experiments that cannot be repeated by others with the same outcome.
3: Handpicked examples: Handpicked examples are used although they are not representative of the general category that the investigation refers to.
4: Unwillingness to test: A theory is not tested although it is possible to test it.
5: Disregard of refuting information: Observations or experiments that conflict with a theory are neglected.
6: Built-in subterfuge: The testing of a theory is so arranged that the theory can only be confirmed, never disconfirmed, by the outcome.
7: Explanations are abandoned without replacement. Tenable explanations are given up without being replaced, so that the new theory leaves much more unexplained than the previous one. (Hansson 1983)

 

En prenant ça à l'inverse, on doit pouvoir établir des critères communs à ce qui est scientifique. Toutefois, pour ma part et encore une fois, j'ai du mal à concevoir une place là-dedans pour une échelle de valeurs de la preuve commune à toutes les sciences.

 

Alors évidemment que le peer-review est commun à toutes les productions scientifiques. Et évidemment qu'on ne sort pas les données de nos chapeaux mais qu'on source toutes nos références. Oui, tout cela est commun à toutes les productions scientifiques. Mais c'est également commun a la plupart, si ce n'est la totalité, des pseudo-sciences.

 

On en revient donc au départ: cherche-t-on uniquement à vulgariser des bonnes pratiques communes à toutes les sciences, ou cherche-t-on à vulgariser une méthode pour distinguer ce qui est scientifique de ce qui ne l'est pas?

 

(désolé pour le pavé, en espérant que ça soit quand même intéressant)

  

Message cité 2 fois
Message édité par Floom le 30-09-2020 à 16:46:02
n°60890957
Floom
Posté le 30-09-2020 à 16:53:20  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Une réception à l'antique, ok, mais faut quand même du champagne.


 

Kiveu a écrit :


 
Il faut surtout des fées et héros au rocher


 
et du fromage!
 
https://www.letournepage.com/wp-content/uploads/2016/10/helvetesfondu.gif
 

n°60891273
ingorang
Posté le 30-09-2020 à 17:25:27  profilanswer
 

Ouh là là :
 
https://i.postimg.cc/DySM7sBh/0.png  
 
https://twitter.com/Tsarorius/statu [...] 5416476672
 
Ses commentaires :
 "De 6min35 à 7min40 c'est du bullshit intégral sur la taille d'effet et le NSN."
"Leur étude observationnelle sur 3500 patients ils l'ont pas faite en dix jours non plus. Et c'est une merdasse aussi quand même.
 
Parce qu'en fait il faut une équipe compétente pour faire les choses bien. Et qu'ils ont pas la compétence en recherche clinique. C'est triste."


Message édité par ingorang le 30-09-2020 à 17:28:38
n°60891342
hegoalde
Cheers mother rockers !!
Posté le 30-09-2020 à 17:33:19  profilanswer
 

Floom a écrit :


 
Sinon, en attendant un topic, j'en profite pour vous transmettre un lien de questionnaire d'enquête de collègues qui travaillent sur la réception de l'Antiquité: https://docs.google.com/forms/d/e/1 [...] sp=sf_link
 
Si vous avez le temps et l'envie, ça leur ferait certainement plaisir d'avoir pas mal de réponses, d'autant plus hors de la bulle habituelle.


 
A voté. Je n'ose pas imaginer le nombre de fois où la série Rome doit être citée en référence :D


---------------
Not just a man...
n°60891376
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-09-2020 à 17:37:32  profilanswer
 

Tout ce qu'on demande, c'est réussir en couleur, finalement.
https://www.reussite-personnelle.fr [...] -couleurs/

n°60891875
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 30-09-2020 à 18:35:46  profilanswer
 

hyenal1 a écrit :

Bien sûr que le traitement[ …] etc ?

Je ne crois pas avoir dit cela et je suis sensiblement de ton avis.  
Un médecin visite à leur domicile deux frères qui sont gravement malades et présentent les mêmes symptômes. On ignore tout de cette maladie nouvellement apparue. A l’un il prescrit "quelque chose" dont la visée thérapeutique lui semble être à destination des symptômes, pour l’autre il donne un succédané de traitement en sachant qu’il le laisse ainsi crever. Il leur recommande de ne surtout pas mélanger les boîtes de médicaments.


---------------
http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60892234
rdlmphotos
omnia vanitas !
Posté le 30-09-2020 à 19:19:12  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Je ne crois pas avoir dit cela et je suis sensiblement de ton avis.  
Un médecin visite à leur domicile deux frères qui sont gravement malades et présentent les mêmes symptômes. On ignore tout de cette maladie nouvellement apparue. A l’un il prescrit "quelque chose" dont la visée thérapeutique lui semble être à destination des symptômes, pour l’autre il donne un succédané de traitement en sachant qu’il le laisse ainsi crever. Il leur recommande de ne surtout pas mélanger les boîtes de médicaments.


 
Et pourquoi ne pas donner un 2eme truc à visée thérapeutique à l'autre ?
 
Rappel : 7 medocs qui avaient toutes les raisons de fonctionner et qui en fait étaient pire que de ne rien faire.
https://youtu.be/-9Jv4aO9y70


---------------
Well Fed (Miam Miam des OGM) - Sauvez le Climat, sauvez les centrales nucléaires!
n°60892501
Larry_Gola​de
Posté le 30-09-2020 à 19:52:11  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Je ne crois pas avoir dit cela et je suis sensiblement de ton avis.  
Un médecin visite à leur domicile deux frères qui sont gravement malades et présentent les mêmes symptômes. On ignore tout de cette maladie nouvellement apparue. A l’un il prescrit "quelque chose" dont la visée thérapeutique lui semble être à destination des symptômes, pour l’autre il donne un succédané de traitement en sachant qu’il le laisse ainsi crever. Il leur recommande de ne surtout pas mélanger les boîtes de médicaments.


Tu pas peut-être loupé, mais ça a été répondu plus haut : si les patients sont en danger de mort, le patient "témoin" ne reçoit pas un placebo mais le traitement "habituel".
 
Si c'est une nouvelle maladie inconnue on va essayer deux traitements "connus" utilisés dans des maladies proches. Une maladie "inconnue" qui surgit et qui est différente de tout ce qui est connu c'est rare (la dernière maladie de ce genre doit être le SIDA, donc il y a 40 ans) donc on va avoir des traitements existants a donner pour des maladies "proches".


---------------
Si on attend la dernière minute pour faire quelque chose, au moins ça ne prendra qu'une minute à faire.
n°60892618
epsiloneri​dani
Posté le 30-09-2020 à 20:08:39  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Je ne crois pas avoir dit cela et je suis sensiblement de ton avis.  
Un médecin visite à leur domicile deux frères qui sont gravement malades et présentent les mêmes symptômes. On ignore tout de cette maladie nouvellement apparue. A l’un il prescrit "quelque chose" dont la visée thérapeutique lui semble être à destination des symptômes, pour l’autre il donne un succédané de traitement en sachant qu’il le laisse ainsi crever. Il leur recommande de ne surtout pas mélanger les boîtes de médicaments.


 
La problématique des tests cliniques se pose différemment pour les maladies incurables et systématiquement létales. Prenons un cas particulièrement extrême, celui du "patient de Berlin" qui a été guéri du sida après une greffe un peu particulière de moelle osseuse. Du point de vue statistique on est dans le pire cas possible, avec 1 seul patient traité et aucun groupe placebo. Cependant les médecins qui se sont occupés de ce patient ont réussi quelque chose qui n'a jamais été observé auparavant, à savoir que le virus n'est plus détectable sur le long terme chez le patient malgré l'arrêt de tout traitement anti-HIV. C'est donc considéré comme un résultat significatif.  
Idem pour un patient atteint d'un cancer incurable en phase terminale, on sait que si on ne fait rien c'est le décès à court terme. Donc si le patient est ok, les médecins vont essayer des trucs et on verra bien ce qui se passe.  
 
Par contre dans les deux cas, même si la survie d'un seul patient est considérée comme un résultat majeur, il faudra quand même répéter sur plusieurs patients pour être sur que ce n'est pas un coup de bol (et dans ce cas il faut comprendre ce qui s'est passé parce que ça peut être une clef pour un traitement).

n°60892979
Floom
Posté le 30-09-2020 à 20:42:52  profilanswer
 

rdlmphotos a écrit :


 
Rappel : 7 medocs qui avaient toutes les raisons de fonctionner et qui en fait étaient pire que de ne rien faire.
https://youtu.be/-9Jv4aO9y70


 
Excellent! Je ne connaissais pas le dénommé Risque Alpha. Il est très bon.  :jap:

n°60893045
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 30-09-2020 à 20:50:42  profilanswer
 

Floom a écrit :


 
Merci pour eux! :jap:  
 


 

Floom a écrit :


 
*clic droit / rechercher "andragogique" sur google*  :jap:  
 
 
Oui, je pense que j'ai bien compris ton intention. En tant qu'outil pédagogique, l'échelle de valeur de la preuve en médecine fait déjà en soi bien le boulot. Faut juste, à mon avis, préciser dans quels domaines il s'applique pour éviter une défiance aveugle sur d'autres champs disciplinaires qui n'appliqueraient pas tels quels ces préceptes.
 
En fait ça dépend un peu de l'objectif pédagogique. A qui on s'adresse. Je suppose que les outils pédagogiques que tu envisages sont destinés à séparer ce qui tient d'une démarche scientifique de ce qui n'en tient pas? Bref, ils s'adressent à des gens qui ne connaissent pas le travail scientifique, et parmi eux les croyants divers et variés en énoncés pseudo-scientifiques. Donc même si tu ne cherches pas à uniformiser les méthodes scientifiques, il s'agit bien de se demander ce qui est scientifique et ce qui ne l'est pas. Et là c'est une sacrée paire de manches.
 
Pour répondre à ça, et envisager d'en tirer un support pédagogique (simple donc), il me semble qu'il faut d'abord se poser la question du ou des critères qui définissent une démarche scientifique (une échelle de valeur de la preuve pourrait être considérée comme exprimant un ou plusieurs de ces critères). Et en fait, les gros et longs débats sur la question durant le siècle dernier montrent qu'il est plus facile (ou moins difficile) de définir ce qui n'est pas scientifique que ce qui l'est. C'est la question dite de la démarcation entre sciences et pseudo-sciences.
 
Si on veut brosser un tableau ultra simplifié de la question (mais pavé quand même, on se refait pas), on peut mentionner:
 
- le positivisme logique développé par le Cercle de Vienne (des approches vérificationnistes mais tout de même plutôt centrées sur une démarcation entre science et métaphysique).
 
- la réfutabilité de Popper: tout le monde connaît. Dans la démarche globale, il faut souligner que Popper cherchait un critère unique, ou primordial, pour exprimer la démarcation. C'est la principale critique qui lui a été faite par la suite. Et si on y réfléchit bien, sa réfutabilité est un argument logique, et la logique est elle-même irréfutable. Bref, c'est une autre histoire.
 
- le puzzle-solving de Kuhn. Même démarche que Popper, il a cherché un critère de démarcation unique. Pour la petite histoire, il a opposé à Popper que sa caractérisation de la science revenait finalement à caractériser uniquement la partie révolutionnaire des sciences. Quand tu parles de grandes découverte disruptives qui ne seraient pas la marche habituelle des sciences, tu t'inscris assez bien dans la pensée de Kuhn (qui a été taxé de relativiste, c'est cocasse  :D ). C'est donc en réaction à Popper que Kuhn a développé le concept de "science normale". Je crois que c'est plus ou moins ce que tu as en tête. Concernant le puzzle-solving, il s'agit de dire que l'activité normale d'un scientifique, c'est plus de résoudre un puzzle que de tester des théories fondamentales.
 
- d'autres, comme Lakatos, ont théorisé le progrès scientifique comme démarcation primordiale. Il s'agit, dans les grandes lignes, d'étendre la réfutabilité de Popper à la recherche collective, et non plus de l'appliquer à chaque hypothèse ou théorie individuellement. C'est ce qu'il appelle la "réfutabilité sophistiquée" ("sophisticated (au sens de méthodologique) falsificationism" en VO, ça fait quand même deux faux-amis en français: on pourrait croire qu'il s'agit de falsifier par des sophismes :D ). En concevant la réfutabilité à l'échelle des programmes de recherche, il entend distinguer des programmes progressifs (ou progressistes) susceptibles de produire, puis confirmer, des prédictions inattendues, de programmes "dégénératifs" ("degenerating" ) dont les théories finissent par se révéler des fabrications artificielles pour s'accommoder des faits.
 
- dans la lignée de Lakatos, d'autres ont proposé quelques variantes: Thagard a retenu plutôt deux critères (est pseudo-scientifique une théorie ou hypothèse qui ne progresse pas au sens de Lakatos, mais seulement si la communauté scientifique ne montre que peu d'engouement à son sujet); Rothbart a plutôt focalisé sur un critère d'éligibilité pour savoir quelles théories méritaient d'être testées. Je passe là-dessus. Reish, enfin, considère que le bon critère de démarcation se situe dans la manière qu'a une discipline scientifique de bien pouvoir s'intégrer aux autres disciplines scientifiques.  
 
- Merton a quant à lui proposé une approche via des normes épistémiques. Selon lui, et ça devrait te parler, il y a quatre impératifs institutionnels communs à toutes les sciences: l'universalisme (c'est probablement là que se situe ta recherche: "whatever their origins, truth claims should be subjected to preestablished, impersonal criteria" ), le "communisme" (bon, là tu as sauté au plafond, mais c'est à prendre au sens de "collectif" ), le désintéressement et le scepticisme organisé. Bon, tu risques quand même d'avoir quelques réserves sur le concept d'ethos.
 
- Enfin, plus récemment, ont été défendues des approches multi-critères pour établir la démarcation. Un bref article est passé sur le topic à ce sujet il y a quelques jours. L'idée est simplement de dire qu'il serait peut-être plus efficace d'arrêter de chercher un critère unique ou primordial. Alors il y a plein d'auteurs qui ont proposé une série de critères, souvent entre 5 et 10 et je ne vais pas les citer ici. Mais Mahner, que je citais il y a quelques posts, s'inscrit dans cette mouvance. Et je pense, pour ma part, que c'est dans ce type d'approche qu'on pourrait le mieux produire du contenu pédagogique et, cômparazar, c'est aussi assez proche de la démarche zététique.
 
Par exemple, l'excellente entrée sur science et pseudo-science de l'encyclopédie de Stanford, dont je viens de faire un grossier résumé et qui mériterait selon moi d'apparaître en haut de la FP, cite les critères suivants pour définir ce qui est pseudo-scientifique:
 

Citation :


1: Belief in authority: It is contended that some person or persons have a special ability to determine what is true or false. Others have to accept their judgments.
2: Unrepeatable experiments: Reliance is put on experiments that cannot be repeated by others with the same outcome.
3: Handpicked examples: Handpicked examples are used although they are not representative of the general category that the investigation refers to.
4: Unwillingness to test: A theory is not tested although it is possible to test it.
5: Disregard of refuting information: Observations or experiments that conflict with a theory are neglected.
6: Built-in subterfuge: The testing of a theory is so arranged that the theory can only be confirmed, never disconfirmed, by the outcome.
7: Explanations are abandoned without replacement. Tenable explanations are given up without being replaced, so that the new theory leaves much more unexplained than the previous one. (Hansson 1983)


 
En prenant ça à l'inverse, on doit pouvoir établir des critères communs à ce qui est scientifique. Toutefois, pour ma part et encore une fois, j'ai du mal à concevoir une place là-dedans pour une échelle de valeurs de la preuve commune à toutes les sciences.
 
Alors évidemment que le peer-review est commun à toutes les productions scientifiques. Et évidemment qu'on ne sort pas les données de nos chapeaux mais qu'on source toutes nos références. Oui, tout cela est commun à toutes les productions scientifiques. Mais c'est également commun a la plupart, si ce n'est la totalité, des pseudo-sciences.
 
On en revient donc au départ: cherche-t-on uniquement à vulgariser des bonnes pratiques communes à toutes les sciences, ou cherche-t-on à vulgariser une méthode pour distinguer ce qui est scientifique de ce qui ne l'est pas?
 
(désolé pour le pavé, en espérant que ça soit quand même intéressant)
 
 
 


je vais lire ça avec interet  :jap:  


---------------
“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°60894090
TZDZ
Posté le 30-09-2020 à 22:42:24  profilanswer
 

Floom tu devrais poster ailleurs le topic s'y prête mal, c'est dur de suivre ici.

n°60894314
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 30-09-2020 à 23:07:53  profilanswer
 

TZDZ a écrit :

Floom tu devrais poster ailleurs le topic s'y prête mal, c'est dur de suivre ici.

 

Euh... autant j'ai parfois de la paresse a lire si je pense que c'est une opinion, autant quand c'est de la vulgarisation d'un travail de recherche  comme ici c'est pile poil en thème.  


---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°60894556
Xzero
Croaaaaaaaaa ?
Posté le 30-09-2020 à 23:48:49  profilanswer
 

+1
Je trouve le débat passionnant et dans le thème, et ça change des pseudos sciences.

 

Je comprends pas trop le forumeur psychoreve au passage, ses messages sont un poil cryptiques a les yeux :/

 

(je te remplie le petit questionnaire demain, j'ai fait une fausse manip à la fin)


---------------
Proverbe du corbac : Vu d'en haut ça donne pas envie.
n°60894822
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 01-10-2020 à 02:57:09  profilanswer
 

Larry_Golade a écrit :


Tu pas peut-être loupé, mais ça a été répondu plus haut


 

epsiloneridani a écrit :


La problématique des tests cliniques se pose différemment pour les maladies incurables et systématiquement létales.


OK, merci.
 


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http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60896012
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 01-10-2020 à 10:11:39  profilanswer
 

Xzero a écrit :

+1
Je comprends pas trop le forumeur psychoreve au passage, ses messages sont un poil cryptiques a les yeux :/
 

Cette reprise sera peut-être plus claire :
- […]un esprit de groupe s’est fatalement installé ici. Fatalement puisque dès la création de cette "entité" (ce topic/ses participants) la pente naturelle ne pouvait aller que dans ce sens. Un sens qui n’est pas critiquable en soi (une volonté d’objectivité originelle) mais reste tout de même suspect en soi (Le monde est niais, crédule, et on le prouve en confondant les tricheurs-forcément). Si certains (participants) s’en démarquent, d’autres en sont les leaders. Que de biais en puissance.(!)


---------------
http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60896573
Profil sup​primé
Posté le 01-10-2020 à 10:59:04  answer
 

Larry_Golade a écrit :


Tu pas peut-être loupé, mais ça a été répondu plus haut : si les patients sont en danger de mort, le patient "témoin" ne reçoit pas un placebo mais le traitement "habituel".

et à quoi ça sert de refaire systématiquement une nième expérience avec le traitement "habituel" ou placebo ? y a de l'intrication quantique entre les patients d'une même étude ? c'est de la thérapie de groupe ? les malades, la maladie et le traitement sont SI différents entre paris et marseille ? à priori NON et il est raisonnable de penser que le stock de patients est limité. Les laboratoires ne peuvent pas coopérer et mettre leurs résultats en commun en médecine ?
 
de plus, si on voulait quantifier l'effet placebo le mieux possible il faudrait mentir sciemment aux patients mais ça pose des problèmes d'ethique trop évident, à la place on préfère dire : vous avez 1 chance sur 2 d'avoir le placebo, c'est la destinée, c'est la science qui veut ça.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-10-2020 à 11:11:24
n°60896686
Xzero
Croaaaaaaaaa ?
Posté le 01-10-2020 à 11:07:32  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Cette reprise sera peut-être plus claire :
- […]un esprit de groupe s’est fatalement installé ici. Fatalement puisque dès la création de cette "entité" (ce topic/ses participants) la pente naturelle ne pouvait aller que dans ce sens. Un sens qui n’est pas critiquable en soi (une volonté d’objectivité originelle) mais reste tout de même suspect en soi (Le monde est niais, crédule, et on le prouve en confondant les tricheurs-forcément). Si certains (participants) s’en démarquent, d’autres en sont les leaders. Que de biais en puissance.(!)


Nope.
C'est pas plus clair pour un sou : Un sens qui n’est pas critiquable en soi (une volonté d’objectivité originelle) mais reste tout de même suspect en soi (Le monde est niais, crédule, et on le prouve en confondant les tricheurs-forcément).


---------------
Proverbe du corbac : Vu d'en haut ça donne pas envie.
n°60896888
psychoreve
L'ouverture résout tout.
Posté le 01-10-2020 à 11:22:39  profilanswer
 

Alors c'est que l'on ne doit pas être loin du constat de Cyrulnik qui dit [...] on ne sait voir que ce que l'on a appris à voir. (L'Ensorcellement du monde, p.79, Odile Jacob n°67)  


---------------
http://interprétationdesrêves.fr  http://psychoreve-psychoreve.blogspot.com/ Le devoir a une étrange ressemblance avec le bonheur d'autrui. Hugo Victor
n°60896906
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 01-10-2020 à 11:23:54  profilanswer
 

Je ne vois pas en quoi c'est "suspect" de vouloir se débarrasser de ses biais cognitifs et de ceux des autres, d'avoir un désir d'objectivité et que ceci passe par la rationalisation et le factuel.
Une fois de plus, tu sembles complètement à côté de la plaque, psychoreve, en particulier dans le contexte du topic.


---------------
Eponyme
n°60897181
lefredo197​8
Posté le 01-10-2020 à 11:49:40  profilanswer
 

 

Une des raisons de refaire les trucs c'est quand ceux qui ont commencé ont fait de la merde qui ne permet de tirer aucune conclusion (merci Raoult).
Du coup les groupes plus sérieux doivent se repencher sur la question pour savoir si cela fonctionne ou non. Raoult est directement responsable de cette merde autour de l'HCQ parce qu'il a bossé comme un sac en février, puis qu'il a manipulé les études pour aller dans son sens.

 

Après j'ai de la peine à voir pourquoi tu tournes en boucle, la méthode a été expliquée:
Si on veut tester l'HCQ pour voir si ca marche, soit on file un placebo, soit on la compare à un truc qui fonctionne (là on en a pas). Cela ne veut pas dire que les patients gravement atteint ne sont pas soignés, ou qu'on ne fait rien pour eux. Ca veut juste dire qu'on applique exactement le même protocole de soin, mais qu'on remplace un de ces éléments, celui qu'on veut tester, par un placebo (ou un médic qui est efficace).
Cela ne veut pas dire qu'on les laisse crever pour valider. En général ils voient assez rapidement si cela sert à quelque chose ou non.
Dans le cas ou un médicament existant est déjà démontré comme efficace, il serait donné comme groupe référence. Mais si le groupe recevant le médic testé devait voir sa santé se détériorer de manière alarmante, ils recevraient le médicament efficace. Le but in fine est de soigner.

 

Dans le cas présent, quand tu sais pas si un autre médicament est réellement efficace, je ne vois pas comment tu peux faire. Tu appliques le protocole de soin, c'est tout. Parce que tant que tu n'as pas au moins un indice d'efficacité (ce qui était le cas avec l'HCQ vu que ca a un effet in vitro), tu n'as rien à tester ou valider.
Sans savoir, un type un peu reconnu avec un bon diplome va dire: "je pense que le viagra guérit le COVID" et hop, on prescrit du viagra à tous les malades? Tu penses que ca sera efficace et utile?

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Message édité par lefredo1978 le 01-10-2020 à 11:52:02
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