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Auteur Sujet :

Stop à la dépression [ Les anti-dépresseurs ]

n°60597360
zuf
Merci Moudenc
Posté le 29-08-2020 à 10:46:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

 


C'est un vrai antidépresseur.
J'en ai pris pendant plus d'un an, très peu d'effets secondaires (quasi aucun en fait). Ça a très bien marché pour moi mais c'est pas uniquement pour les crises d'angoisse par contre

mood
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Posté le 29-08-2020 à 10:46:39  profilanswer
 

n°60597505
philibear
Orbital Bacon
Posté le 29-08-2020 à 11:06:59  profilanswer
 

Est-ce que ça améliore l'attention?  [:- supersonique -:1]


---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°60597517
zuf
Merci Moudenc
Posté le 29-08-2020 à 11:10:04  profilanswer
 

philibear a écrit :

Est-ce que ça améliore l'attention? [:- supersonique -:1]


Chez moi, couplé à une thérapie TCC je trouve que ça m'avait aidé.
Principalement parce que je n'ai plus les idées qui tournent en rond

n°60598626
Profil sup​primé
Posté le 29-08-2020 à 13:56:21  answer
 

Ran Mouri a écrit :


 
Le topic est là pour ça :)
Je suis pareil que toi. Là je suis super angoissée par rapport au covid, je ne veux pas que ma fille rate sa rentrée en 6ème (et la vie de famille, dans mon cas, valait mieux dire stop, c'est ma fille le plus important)
 
Et ma mère était aussi super angoissée


 
Bon courage, j'espère que la rentrée de ta fille se passera bien :)

n°60661383
Botkarthus
Posté le 05-09-2020 à 21:56:06  profilanswer
 

Bonsoir à tous.

 

J'ai longtemps attendu avant de me décider à écrire ce message, et bien que n'ayant aucune vocation médicale, j'espère qu'il pourra apporter de l'aide à certains.

 

Tout d'abord, je ne vais parler que de la dépression que j'ai expérimenté moi-même, je n'ai ni la prétention ni les compétences pour généraliser. La dépression que j'ai connue était assez longue (+ 5 ans) , inconstante, et surtout, non liée au quotidien à des événements particuliers. Je pense qu'il s'agit la du type de dépression le plus commun de nos jours.
Si je devais la définir, je dirais qu'il s'agit de l'insatisfaction d'une vie théoriquement satisfaisante. Globalement une vie correcte sur le papier, sur tous les points. J'ai eu un gros "coup dur", mais un seul, et je ne suis pas sujet à de grosses angoisses ou phobies qui pourraient influer négativement sur ma santé mentale. Pourtant, cela ne m'a pas empêché de traverser de nombreuses périodes très sombres.
Cette dépression est inconstante, car même s'il y a eu des périodes de "bonheur" au milieu des malheurs, la majorité du temps fut plutôt négatif. Si ma vie depuis quelques années était représentée par une sinusoïde avec en abscisse le temps et en ordonnée le bonheur, la mienne aurait une moyenne négative, comme celle de beaucoup ici. Souvent malheureux, parfois un peu moins malheureux. Alternant entre "ça va à peu près" au mieux, et "c'est la catastrophe".

 

Il existe sans doute des personnes bénies des dieux qui ont leur moyenne dans le positif "par défaut". J'ai rencontré plusieurs fois des personnes dans cette situation, pour qui la dépression était "inconcevable" hors événements dramatiques. Ils existent bel et bien, mais si vous êtes ici, c'est que vous n'avez probablement pas la chance de faire partie de cette catégorie.

 

Lors de mon aventure avec la dépression, j'ai d'abord testé les méthodes conventionnelles (thérapie, AD...) pendant plusieurs mois, puis, faute de résultats satisfaisants et dans le désespoir, j'ai abandonné ces moyens, j'ai coupé contact avec le corps médical et j'ai décidé d'essayer de m'en sortir seul. Vous trouverez dans la suite du message les points que je juge importants pour la gestion de cette maladie.

 

Tout d'abord, il n'y a pas de fin. Ce n'est pas péjoratif, mais la dépression est toujours là, plus ou moins présente dans nos vies. Parfois elle est quasiment disparue, mais elle peut toujours revenir quelques mois ou années après. De la même façon, elle peut toujours diminuer même si elle est présente depuis très longtemps. Elle va et vient. J'ai longtemps "subi" les rechutes comme un énorme échec. Toujours à me dire que même si ça va un peu mieux de temps en temps, elle me rattrapera toujours. Alors à quoi bon lutter ?
Je sais maintenant qu'il ne faut jamais prendre la rémission pour une guérison ni une rechute pour la fin. Il faut savoir apprécier les moments où elle n'est pas là et relativiser quand elle l'est sur le fait qu'elle finira, à un moment, par s'éclipser.

 

La dépression est très grandement amplifiée par notre mode de vie occidental. Vous le savez très probablement, mais notre santé mentale est orchestrée par des neuro-transmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline, adrénaline, endorphines, pour les principaux). Je ne vais pas rentrer dans des détails scientifiques que je n'aurais en aucun cas la prétention de maîtriser, mais pour moi il existe trois "leviers" sur lesquels il nous est possible d'interagir avec ces neurotransmetteurs.

 

Le premier, vous les connaissez tous, ce sont les médicaments, ainsi que les drogues (alcool compris). Ces substances modifient la chimie de votre cerveau à court ou à long terme. L'alcool, omniprésent, est pourtant un puissant dépresseur à long terme. Même chose pour les amphétamines et l'ecstasy. Je ne vais pas m'attarder sur ce point, surtout que de mon point de vue, c'est celui que l'on accuse le plus, alors que son impact est peut-être moindre que ce que l'on pense.

 

Le second levier, c'est la fabrication de ces neurotransmetteurs. Cette production a lieu dans votre corps et est donc dépendante de votre santé physique. Notamment au niveau intestinal. L'alimentation a en effet un rôle primordial dans la fabrication de ces neuro-transmetteurs. Mais avoir une mauvaise alimentation ne va pas seulement influer directement sur la production de neurotransmetteurs, mais aussi sur votre santé digestive, qui est le chef d'orchestre de tout le reste. De plus en plus d'études soulignent le lien entre santé intestinale et santé mentale. L'abus chronique de malbouffe, d'alcool, de drogues et médicaments va fragiliser votre système digestif, qui deviendra alors beaucoup plus sensible aux aggressions, une fois le microbiote déséquilibré. On voit de plus en plus de syndromes de l'intestin irritable, d’intolérants au gluten, au lactose, et autres, et ce n'est pas par hasard. Vous en faites peut être partie, même sans le savoir. Si vous avez régulièrement des problèmes de digestion, pensez à les résoudre avant de désespérer pour votre dépression car les deux sont peut-être intimement liés.
Et malheureusement, non seulement une mauvaise digestion n'est pas toujours facilement détectable (il est possible d'avoir des problèmes au niveau intestinal sans nécessairement avoir de gros maux de ventre ou autres symptômes digestifs), mais en plus, améliorer sa digestion après des années d'excès est une tâche de fond très compliquée. Cela peut prendre des mois, voir des années pour revenir à la normale. Peut être aurez vous besoin d'un régime très strict ou de probiotiques à long terme pour y arriver. Je ne peux que le conseiller, car le jeu en vaut la chandelle. C'est à mon sens la chose la plus importante à faire pour essayer d'aller mieux. J'avais beaucoup de problèmes digestifs qui, comme par hasard, ont commencé en même temps que les troubles dépressifs. J'ai toujours accusé la malbouffe, l'alcool, les substances, mais je n'ai jamais soupçonné ma digestion d'être la cause de mon mal-être psychologique. À la limite un symptôme, mais pas plus. Alors que pourtant, dans mon cas, c'était sans doute la cause numéro un.

 

Enfin, le troisième levier qui nous permet d'interagir avec les neurotransmetteurs, c'est au niveau de la libération de ces neurotransmetteurs, notamment endorphines et dopamine.
On nous rabâche assez souvent que faire du sport c'est bon pour la santé, ça libère des endorphines, etc... Et c'est une réalité, l'exercice physique a un effet très bénéfique sur le bien-être et le mental. Cependant, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de faire de grosses doses d'activité physique pour avoir ce "bien-être". Il est vrai qu'après un effort soutenu, on se sent bien quelques minutes/heures, mais ce qui est important à mon sens c'est qu'une activité régulière soutient un bien-être en continu. Faire "quelque chose" de sa journée n'est pas juste utile pour avoir la satisfaction d'"avoir fait", mais bien aussi pour avoir une activité physique. Vous pouvez faire le constat vous même, si vous passez une journée à bosser sans bouger de votre bureau, vous aurez "fait" beaucoup de choses, mais il y a fort à parier que vous n'aurez pas le bien-être lié au physique. Comparez cela à une journée de déménagement, vous ne serez pas plus allé dehors, vous n'aurez pas "plus" fait. Mais vous vous sentirez mieux de vous être dépensé. On peut aussi parler des effets bénéfiques du soleil et du sommeil sur le corps. Tant de petites choses qui agissent positivement et inconsciemment sur notre mental.
Pour ce qui est de la dopamine, et c'est sans doute l'une des choses les plus importantes de l'histoire, elle est libérée très régulièrement, lorsque des choses agréables nous arrivent (orgasme, bon repas, sociabilisation...). C'est le plaisir obtenu à l'arivée de notre circuit interne de la récompense. Seulement, aujourd'hui, nous sommes continuellement stimulés par des artifices qui "court-circuitent" ce circuit de la récompense. Réseaux sociaux, porno, livraisons de bouffe, jeux vidéos, tant de choses qui nous permettent de jouir de ces plaisirs de manière quasi-instantanée. Nous sommes réellement addicts à ces shots de dopamine, à un tel point que nous nous "désensibilisons" au plaisir. Faites le test vous-même, passez une journée sans votre téléphone et sans votre ordinateur chez vous. Vous ressentirez immédiatement les effets du manque : besoin de distraction, envie de communiquer, impressions de "notifications" fantômes, envie de masturbation, de fumer, de sucré, de gras, bref votre cerveau va tout faire pour briser l'ennui et vous faire obtenir vos précieux shots de dopamine. Nous sommes terriblement addicts. Nous avons commencé par ne plus avoir la patience de lire, maintenant nous n'avons plus la patience de regarder un film et même parfois même une série de 30 minutes paraît trop longue, nous avons besoin de faire une pause sur Facebook toutes les 5 minutes pour satisfaire notre besoin de plaisir immédiat. Il est, je pense, très important de réussir à freiner cette compulsivité avec le plaisir et de réapprendre à vivre plus "lentement", au rythme de ses envies. Chacun des comportements cités mériterait d'être analysé plus profondément. Je n'en ai ni les capacités, ni le temps, mais je vous invite à aller lire sur les nombreux forums les bénéfices tirés par les adeptes du "NoFap", s'il fallait n'en citer qu'un.

 

Toutes ces choses, qui vous sont sûrement familières, alimentent le cercle vicieux qui m'a maintenu toutes ces années la tête sous l'eau. Il y a sûrement encore plein d'autres choses qui ont participé de près ou de loin à tout ce mal-être, dont je n'ai peut-être pas conscience, mais voilà les choses sur lesquelles j'ai mis le doigt et qui ont vraiment eu un impact pour moi.

 

Ce qui m'amène aujourd'hui à poster ça, c'est parce que je me suis rendu compte que si j'ai lutté avec ma dépression pendant toutes ces années, c'est aussi parce que je la prenais par le mauvais côté. J'ai passé des années à réfléchir pour trouver une solution à un problème insolvable. À me dire que la vie n'avait pas de sens, qu'il n'y avait rien à faire pour se sortir de tout ça, que je serai éternellement malheureux. Je n'ai peut-être pas fait les bonnes études. Je ne fais pas le bon boulot. Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie. Je passe mes journées à boire, à regarder Netflix, il faudrait que j'arrive à me bouger le cul mais je n'y arrive pas. Je suis trop déprimé pour changer. De toute façon, c'est peine perdue. Même si je changeais des choses dans ma vie, je serai toujours insatisfait. C'est la logique des choses, je serai malheureux. Condamné à une majorité de malheur pour quelques rares moments "agréables" sans plus.

 

Et vous savez quoi, mon avis n'a pas changé sur la majorité de ces choses. Je devrais sûrement changer de boulot. Toujours pas trouvé la femme de ma vie. Je serai toujours insatisfait car c'est le propre de l'être humain.

 

Mais ce qui compte, c'est que je ne suis plus malheureux.

 

J'ai d'abord soigné ma santé physique et digestive, ce qui m'a pris plusieurs années. Puis j'ai progressivement ajouté de l'activité physique à mon quotidien, j'ai passé du temps à faire la paix avec mes envies. Aujourd'hui, mes problèmes de fond sur la vie sont les mêmes. C'est seulement l'humeur et le bien-être au quotidien qui ont changé, et mon appréciation des choses. Les problèmes pèsent moins et les bons moment pèsent plus. Assez pour que ma sinusoïde soit enfin du bon côté de l'axe.
Cela fait maintenant presque 2 ans que tout s'est amélioré, après 5 années d'obscurité. Alors oui il y a toujours des petites rechutes, mais elles sont plus rares et bien moins intenses que par le passé. Je ne suis pas à l'abri d'un retour de bâton, mais comme je l'ai dit au début de ce message, j'essaie d'apprécier les périodes de rémission. Et aujourd'hui, cela fait un moment que tout va plutôt bien. Un long moment.

 

J'ai conscience que ce message n'aura pas d'intérêt pour certains d'entre vous, que beaucoup ont peut-être des pathologies plus lourdes, plus complexes à prendre en charge, ou bien des problèmes personnels plus graves et handicapant au quotidien. Ce message n'a aucunement vocation à réduire la dépression à une petite pathologie toujours contrôlable par une bonne hygiène de vie. Seulement, j'espère que certains en tireront des choses ou des idées leur permettant de mieux supporter leur quotidien.

Message cité 1 fois
Message édité par Botkarthus le 05-09-2020 à 22:50:04
n°60662117
ecs
Espèce d'indocile.
Posté le 05-09-2020 à 23:23:27  profilanswer
 

Merci pour ce post construit, intelligent et plein de pistes :)
 
Je ne peut que plussoyer le rôle positif de l'hygiène de vie, de l'activité physique et de l'adaptation de ses désirs à la réalité que l'on vit. Ce dernier point me fait penser à la philosophie stoïciste, qu'il me semble quelqu'un avait cité ici il y a quelques pages (en l'espèce de Marc Aurèle). Merci à lui, ca m'aide beaucoup au quotidien en ce moment !


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If it ain't broken, don't fix it.
n°60662858
true-wiwi
Posté le 06-09-2020 à 09:59:19  profilanswer
 

@Botkarthus : c'est intelligent, j'aime :jap:
 
J'ai pu expérimenter la chose en partie durant le confinement. Avec la possibilité d'organiser mon emploi du temps pour avoir le temps de cuisiner, de faire du sport tous les jours (10-20 minutes) et j'ai rarement été aussi bien de ma vie.
 
Le retour au 100% présentiel a pas mal flingué tout ça.


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°60664212
Zeuhlwortz
À vie, à mort et après...
Posté le 06-09-2020 à 13:58:51  profilanswer
 

Post très inspirant et porteur d'espoir, merci beaucoup!
Ça me fait penser à un conte qu'on m'a raconté il y a peu

Spoiler :

Il était une fois, dans une contrée lointaine, un roi, bon et juste, possédant prudence et tempérance, et gouvernant de concert avec les plus sages et érudits du royaume, ne prenant jamais la moindre décision sans s'enquérir de leur voix.
 
Un jour, alors qu'il pensait à l'avenir du pays et à la nécessité de lui laisser un successeur de confiance, il réunit autour de lui un conseil rassemblant, comme à son habitude, tous les sages du pays, et leur dit :  
 
"J'ai un anneau avec l'un des plus beaux diamants du monde et je voudrais cacher un message sous la pierre, pouvant être utile en cas de désespoir. Je donnerai cette bague à mes héritiers et je veux qu'elle les serve fidèlement. Venez avec un message à inscrire sous le diamant - il doit être court pour tenir sur l'anneau."
 
Or, les sages savaient comment rédiger des traités mais ne pouvaient s'exprimer en une courte phrase. Ils essayèrent, encore et encore... mais ne trouvèrent rien.
 
Alors un jour, le roi se plaignant de l'échec de son entreprise, alla chercher réconfort auprès d'un vieux serviteur fidèle, qui l'avait élevé dès l'enfance et faisait partie de sa famille.  
Le vieil homme l'écouta attentivement, puis, contre toute attente, lui dit :
 
"Je ne suis pas un sage, je ne suis pas éduqué, mais je connais un tel message. Pendant mes nombreuses années passées au palais, j'ai rencontré beaucoup de gens. Une fois, j'ai servi un mystique en visite que votre père a invité et il m'a transmis ce message. Non, ne le lisez pas, mettez-le sous la pierre à l'intérieur de l'anneau, vous le lirez uniquement le jour où vous serez acculé, quand il n'y aura aucun moyen de sortir. "
 
Le roi écouta le vieux serviteur et plaça le message sous la pierre de l'anneau, sans le consulter.
 
Quelques temps plus tard, le pays fut attaqué par des envahisseurs voisins qui detruirent tout sur leur passage. Rien ne les arrêtait, mettant tout à feu et à sang. Et ce qui devait arriver arriva : un jour, les ennemis arrivèrent aux portes du palais. Alors pris de panique, le roi enfourcha son cheval et s'enfuit hors de la ville, poursuivi par ses ennemis.
Il chevaucha, chevaucha, chevaucha, désespéré :  Il était seul, ils étaient nombreux... Il chevaucha encore, encore, et encore, jusqu'au bout de la route... Jusqu'à atteindre une grande falaise. Pris au piège. Paniqué, il regarda de tous côté, tremblant et suant, cherchant une solution, en vain puisqu'il savait pertinemment que s'il continuait en avant, il tomberait, et ce serait la fin. Or, il ne pouvait pas revenir en arrière, alors que les ennemis approchaient. Il entendait déjà le cliquetis des sabots de leurs chevaux... Il n'y avait aucun moyen d'en sortir...
Soudain, il se souvint de l'anneau.  
Fébrilement, il le prit. Chercha sous la pierre l'inscription inconnue. Et découvrir un message, de seulement trois mots : "Cela aussi passera."
 
Un grand silence tomba sur lui.  
Étonné, il releva la tête. Tendit l'oreille, aux aguets... Plus aucun bruit de chevauchée. Plus de fourmillement dans le terrain. Plus rien à l'horizon.
Les poursuivants s'étaient-ils perdus ? Étaient-ils allé dans la mauvaise direction ?
Il prêta encore l'oreille quelques instants. Plus rien.
 
Le roi, apaisé, se sentit alors rempli de gratitude envers le serviteur et le mystique inconnu. Les mots étaient puissants.  
 
Il ferma l'anneau et reprit la route, déterminé à rassembler les restes de son armée, afin de reconquérir son état. Ce qu'ils fit... avec succès.
 
Le jour de son retour au palais, un accueil somptueux fut organisé pour lui - une fête pour tout le pays.
Les gens aimaient leur roi. Et le roi était heureux et fier.
 
En pleines festivités, le vieux serviteur, qui était bien entendu présent comme tous à cette joyeuse célébration collective, s'approcha du roi, pour lui dire doucement :  
 
"Même ce moment passera. Regardez à nouveau le message."
 
Le roi, bien trop emporté par son euphorie, lui rétorqua, radieux : "Mais maintenant, je suis le gagnant. Les gens célèbrent mon retour, je ne suis pas désespéré !"
 
"Écoutez le vieux serviteur", insista celui-ci avec douceur. "Cela fonctionne non seulement dans les mauvais moments mais aussi dans les bons."
 
Alors, calmement, le roi ouvrit l'anneau et lut le message : "Cela aussi passera".
 
Encore une fois, il sentit le silence tomber sur lui - bien qu'il fut au milieu d'une foule dansante bruyante. Les sentiments de fierté et de droit disparurent. Et, au plus profond de son coeur, il comprit le message - c'était un homme sage.
 
Alors le vieux serviteur ajouta : «Vous souvenez-vous de tout ce qui vous est arrivé? Rien n'est éternel. Aucun sentiment ne reste. Tandis que la nuit change de jour, des moments de joie et de désespoir se succèdent et se remplacent, constamment. Acceptez-les comme la nature des choses, comme faisant partie de la vie. »


Je pense souvent à cette histoire quand j'essaie de faire face aux moments ou ca va pas bien, en me disant que c'est impermanent. J'ai encore beaucoup de sautes d'humeur, de crises d'angoisses qui peuvent arriver en pleine journée sans aucune raison (ou alors j'arrive pas à identifier) et j'ai toujours peur que cet état dure pour toujours, mais globalement ca va mieux depuis plusieurs semaines.
J'ai été diagnostiqué officiellement du syndrome d'Asperger il y a quelques jours. Le neurospy qui m'a pris en charge me disait que les problemes de dépression et d'anxiété étaient beaucoup plus courants chez les gens atteints du syndrome. Ça me donne un début d'explication au moins.


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Will Still on fire
n°60668438
simius_com​putus
oh Gary boy
Posté le 06-09-2020 à 21:44:22  profilanswer
 

J'ai passé 2 semaines à bouger tous les jours, pas forcément du "sport" mais rarement assis, beaucoup de bricolage, tâches ménagères etc.
Meilleure digestion, meilleur moral.
Rester avachi dans un bureau 8h par jour, même si on se cale du sport sur le temps libre, c'est pas bon.


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IWH  ---  Le forum de toute une génération : http://losersiv.1fr1.net (losers, sans-ami, dépressifs, allez on va faire cette merde)
n°60668463
poutrella
Contributeur net
Posté le 06-09-2020 à 21:46:27  profilanswer
 

je fais plus de sport aussi depuis quelques jours, ça va bien mieux
j'ai repris la CAP, je souffre pour le moment mais ça va aller


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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
mood
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Posté le 06-09-2020 à 21:46:27  profilanswer
 

n°60668620
zuf
Merci Moudenc
Posté le 06-09-2020 à 22:02:35  profilanswer
 

Botkarthus a écrit :

Bonsoir à tous.  
 
J'ai longtemps attendu avant de me décider à écrire ce message, et bien que n'ayant aucune vocation médicale, j'espère qu'il pourra apporter de l'aide à certains.
 
Le premier, vous les connaissez tous, ce sont les médicaments, ainsi que les drogues (alcool compris). Ces substances modifient la chimie de votre cerveau à court ou à long terme. L'alcool, omniprésent, est pourtant un puissant dépresseur à long terme. Même chose pour les amphétamines et l'ecstasy. Je ne vais pas m'attarder sur ce point, surtout que de mon point de vue, c'est celui que l'on accuse le plus, alors que son impact est peut-être moindre que ce que l'on pense.
 
Le second levier, c'est la fabrication de ces neurotransmetteurs. Cette production a lieu dans votre corps et est donc dépendante de votre santé physique. Notamment au niveau intestinal. L'alimentation a en effet un rôle primordial dans la fabrication de ces neuro-transmetteurs. Mais avoir une mauvaise alimentation ne va pas seulement influer directement sur la production de neurotransmetteurs, mais aussi sur votre santé digestive, qui est le chef d'orchestre de tout le reste. De plus en plus d'études soulignent le lien entre santé intestinale et santé mentale. L'abus chronique de malbouffe, d'alcool, de drogues et médicaments va fragiliser votre système digestif, qui deviendra alors beaucoup plus sensible aux aggressions, une fois le microbiote déséquilibré. On voit de plus en plus de syndromes de l'intestin irritable, d’intolérants au gluten, au lactose, et autres, et ce n'est pas par hasard. Vous en faites peut être partie, même sans le savoir. Si vous avez régulièrement des problèmes de digestion, pensez à les résoudre avant de désespérer pour votre dépression car les deux sont peut-être intimement liés.
Et malheureusement, non seulement une mauvaise digestion n'est pas toujours facilement détectable (il est possible d'avoir des problèmes au niveau intestinal sans nécessairement avoir de gros maux de ventre ou autres symptômes digestifs), mais en plus, améliorer sa digestion après des années d'excès est une tâche de fond très compliquée. Cela peut prendre des mois, voir des années pour revenir à la normale. Peut être aurez vous besoin d'un régime très strict ou de probiotiques à long terme pour y arriver. Je ne peux que le conseiller, car le jeu en vaut la chandelle. C'est à mon sens la chose la plus importante à faire pour essayer d'aller mieux. J'avais beaucoup de problèmes digestifs qui, comme par hasard, ont commencé en même temps que les troubles dépressifs. J'ai toujours accusé la malbouffe, l'alcool, les substances, mais je n'ai jamais soupçonné ma digestion d'être la cause de mon mal-être psychologique. À la limite un symptôme, mais pas plus. Alors que pourtant, dans mon cas, c'était sans doute la cause numéro un.
 
J'ai conscience que ce message n'aura pas d'intérêt pour certains d'entre vous, que beaucoup ont peut-être des pathologies plus lourdes, plus complexes à prendre en charge, ou bien des problèmes personnels plus graves et handicapant au quotidien. Ce message n'a aucunement vocation à réduire la dépression à une petite pathologie toujours contrôlable par une bonne hygiène de vie. Seulement, j'espère que certains en tireront des choses ou des idées leur permettant de mieux supporter leur quotidien.


 
Merci d'avoir pris le temps d'écrire ce message, ça devrait aider.
Ca fait un moment que j'ai envie d'améliorer ma digestion (j'ai des troubles depuis l'enfance), peut-être un truc à creuser de ce côté.
 
Bien sûr, ça ne peut pas être la solution miracle à tous les problèmes, comme tu le dis, mais il y a beaucoup d'éléments pertinents qui devraient aider beaucoup d'entre nous :)
 
Perso je sais que j'ai aussi besoin de continuer à travailler en thérapie. J'ai toujours les mêmes schémas qui amènent toujours aux mêmes réactions déprimantes, et la thérapie m'aide à sortir de ces schémas.

n°60669305
bombeiro78
Posté le 06-09-2020 à 23:11:45  profilanswer
 

C'est un médecin traitant qui prescrit ces thérapie ?
Et comment on détermine celle à suivre parmi toutes ?

n°60669382
zuf
Merci Moudenc
Posté le 06-09-2020 à 23:22:06  profilanswer
 

bombeiro78 a écrit :

C'est un médecin traitant qui prescrit ces thérapie ?  
Et comment on détermine celle à suivre parmi toutes ?


 
Dans mon cas, le médecin a conseillé des thérapeutes. Pour trouver celle à suivre ... j'ai tâtonné pendant quelques temps à essayer des thérapeutes, à déménager et recommencer ...
Perso j'ai tendance à conseiller de regarder du côté des TCC pour démarrer car c'est assez général et efficace pour la dépression dans de nombreux cas.

n°60715349
Art Core
Posté le 11-09-2020 à 17:15:38  profilanswer
 

J'ai une question qui va peut-être paraître hors-sujet sur ce topic et si c'est le cas désolé.
Voilà depuis trois semaines j'ai des vertiges légers quasi permanents et j'enchaîne des genres de micro crises de panique (notamment dans le métro alors que ça m'arrivait jamais). Respiration qui s'accélère, vague de chaleur, tête qui tourne. Ça ne dure que quelques secondes mais c'est évidemment très désagréable. Et ce sentiment un peu permanent de "cerveau endormi" ou cerveau qui flotte, je sais pas...  
 
Bref je fais une consultation médicale et médecin m'a prescrit du Xanax 0,25 direct. Ce qui m'a surpris parce que je pensais qu'on ne le prescrivait pas si facilement. Elle m'a conseillé un cachet matin et soir pendant une semaine et un cachet en plus si jamais j'ai des crises ponctuelles. Elle m'a dit que je ne craignais rien en terme d'accoutumance ou de somnolence dans la journée. Je n'ai jamais pris d’anxiolytique du coup ça m'inquiète un peu. Qu'en pensez-vous ?


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If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°60717082
nucl3arfl0
Better Call Saul
Posté le 11-09-2020 à 20:25:12  profilanswer
 

Art Core a écrit :

J'ai une question qui va peut-être paraître hors-sujet sur ce topic et si c'est le cas désolé.
Voilà depuis trois semaines j'ai des vertiges légers quasi permanents et j'enchaîne des genres de micro crises de panique (notamment dans le métro alors que ça m'arrivait jamais). Respiration qui s'accélère, vague de chaleur, tête qui tourne. Ça ne dure que quelques secondes mais c'est évidemment très désagréable. Et ce sentiment un peu permanent de "cerveau endormi" ou cerveau qui flotte, je sais pas...

 

Bref je fais une consultation médicale et médecin m'a prescrit du Xanax 0,25 direct. Ce qui m'a surpris parce que je pensais qu'on ne le prescrivait pas si facilement. Elle m'a conseillé un cachet matin et soir pendant une semaine et un cachet en plus si jamais j'ai des crises ponctuelles. Elle m'a dit que je ne craignais rien en terme d'accoutumance ou de somnolence dans la journée. Je n'ai jamais pris d’anxiolytique du coup ça m'inquiète un peu. Qu'en pensez-vous ?


Mais t'as des antécédents médicaux (dépression etc)??

n°60717381
Art Core
Posté le 11-09-2020 à 21:03:47  profilanswer
 

Non aucun c'est pour ça que ça m'a surpris de partir sur un traitement aussi "fort".


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If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°60718459
zuf
Merci Moudenc
Posté le 11-09-2020 à 22:44:19  profilanswer
 

Alors 0.25 deux fois par jour pendant une semaine je pense que c'est pas trop fort. J'avais commencé avec 3 fois 0.50 par jour. Mais j'avais eu un début de dépendance après 2 semaines.

 

J'ai aussi eu des périodes avec ce genre de symptômes, comme des micro vertiges, l'impression que le sol n'est pas à sa place quand je pose le pied et donc des pertes d'équilibre.

 

Avec le Xanax les symptômes disparaissent chez moi. Je pense que ton médecin veut faire le même test : si en une semaine de Xanax ça passe c'est probablement juste lié à l'angoisse. Ça sera rassurant de savoir que c'est pas grave (pas de problème neurologique par exemple).

 

Pour une semaine j'aurais tendance à faire confiance. Mais j'éviterais de prendre plus que 0.5

 

Et surtout plus du tout d'alcool

n°60719729
major95
The !!!! Beat
Posté le 12-09-2020 à 08:09:57  profilanswer
 

Franchement un cachet d'Alprazolam 0.25mg le matin et le soir, ce n'est pas très lourd, même si comme tout traitement par les BZD, le sevrage sera chiant.

 

ça reste léger, je montais jusqu'à 150mg d'Oxazépam (Seresta) par jour à une époque avec mon trouble panique.


Message édité par major95 le 12-09-2020 à 13:04:21
n°60720153
Art Core
Posté le 12-09-2020 à 09:59:09  profilanswer
 

Merci pour vos réponses. Mais c'est cette histoire de sevrage qui me tracasse. Si c'est pour me rajouter un problème par dessus un autre c'est pas idéal.
Je pense que je vais demander un deuxième avis et voir comment évolue mon état.

Message cité 2 fois
Message édité par Art Core le 12-09-2020 à 12:37:20

---------------
If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°60720629
bombeiro78
Posté le 12-09-2020 à 11:24:51  profilanswer
 

Je pense que pour une semaine t'es à l'abri quand même

n°60720829
zuf
Merci Moudenc
Posté le 12-09-2020 à 12:00:35  profilanswer
 

Art Core a écrit :

Merci pour vos réponse. Mais c'est cette histoire de sevrage qui me tracasse. Si c'est pour me rajouter un problème par dessus un autre c'est pas idéal.  
Je pense que je vais demander un deuxième avis et voir comment évolue mon état.


 
Pour une semaine, je ne pense pas que tu auras de problème de sevrage vu les doses proposées. Mais un deuxième avis plus pro que les nôtres ne serait pas de trop.

n°60721223
major95
The !!!! Beat
Posté le 12-09-2020 à 13:06:06  profilanswer
 

Art Core a écrit :

Merci pour vos réponses. Mais c'est cette histoire de sevrage qui me tracasse. Si c'est pour me rajouter un problème par dessus un autre c'est pas idéal.
Je pense que je vais demander un deuxième avis et voir comment évolue mon état.

 

Après il faut voir, si tu respectes bien les doses thérapeutiques, tu auras au pire une insomnie d'une nuit ou deux, j'en conviens que ce n'est pas l'idéal quand on a un travail...


Message édité par major95 le 12-09-2020 à 13:06:49
n°60721801
Ran Mouri
Posté le 12-09-2020 à 14:48:30  profilanswer
 

Après, je suis pas toubib, mais celui que tu as consulté te connais depuis longtemps?
 
Sinon tes sensations de vertiges, ca apparait tout le temps? Quand tu changes de position ? (passage allongé => debout ou assis => debout ou inversement)?
 
Tu ne serais pas fatigué? Le toubib ne t'a pas prescrit une prise de sang pour vérifier une éventuelle anémie?

n°60721997
Art Core
Posté le 12-09-2020 à 15:15:54  profilanswer
 

Non c'est un docteur que j'ai vu par téléconsultation, je la voyais pour la première fois. Je pensais aussi qu'il commencerait par me faire faire un bilan meme si c'est vrai que les crises d'angoisse laissent pas trop de doutes... Mais je vais peut être demander un autre avis. Le truc c'est qu'aucun docteur ne me suit vraiment vu que je suis assez peu malade.

 

En fait, plus que des vertiges, c'est la sensation du cerveau endormi ou qui "flotte". Le corps n'est pas fatigué mais le cerveau si, impression que chaque chose à faire demande un effort particulier et que la réalité est un peu "décalée". Estomac un peu noué aussi, jamais trop faim mais si je mange ça passe. Plus donc les crises de panique, brèves et peu intenses (je pense, j'ai pas trop de point de comparaison) mais réelles. Trois semaines comme ça, ça commence à être épuisant :(

Message cité 1 fois
Message édité par Art Core le 12-09-2020 à 15:16:42

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n°60722067
poutrella
Contributeur net
Posté le 12-09-2020 à 15:24:12  profilanswer
 

tu as vécu un gros stress récemment ?
les consult de médecine générale pour tout ce qui est psychique c'est du grand n'importe quoi

 

En 10min tu peux rien faire d'autre que du bâclé, donc conseils bateaux, prescription
Écouter le patient ça se fait pas à la va vite


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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°60722141
Art Core
Posté le 12-09-2020 à 15:34:06  profilanswer
 

Ma femme a fait une fausse couche cet été, ça m'a forcément marqué mais j'avais l'impression que je le vivais relativement bien (c'était en tout début de grossesse). Ma fille de 3 ans est rentrée à l'école donc un petit stress mais rien d'insurmontable. Je sais pas, à mon avis c'est plus indistinct et profond...

 

Mais oui je suis sûr que ça aurait été un autre médecin, le résultat aurait été différent. Bref je vais tenter d'en voir un autre.


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n°60722216
poutrella
Contributeur net
Posté le 12-09-2020 à 15:44:44  profilanswer
 

les psychotraumatismes c'est souvent comme ça

 

tu crois encaisser les premiers jours mais t'es souvent déjà affecté, quelques temps après tu as d'autres symptômes qui arrivent

 

faut voir si vous ne pouvez pas bénéficier d'une prise en charge avec l'hôpital peut être

 



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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°60722363
Ran Mouri
Posté le 12-09-2020 à 16:10:30  profilanswer
 

Je vois que tu as déjà une fille, elle est suivie par un pédiatre ou un généraliste? Si pédiatre, demande lui de te conseiller un généraliste.
Ou même le généraliste de ta femme.... parce que bon les téléconsultations, sans voir le patient, ca a ses limites
 
Bref, je dirai de commencer par faire un bilan sanguin complet.... mais bon si tu es sûr que ce sont des crises d'angoisse

n°60722621
zuf
Merci Moudenc
Posté le 12-09-2020 à 17:06:06  profilanswer
 

Art Core a écrit :

Non c'est un docteur que j'ai vu par téléconsultation, je la voyais pour la première fois. Je pensais aussi qu'il commencerait par me faire faire un bilan meme si c'est vrai que les crises d'angoisse laissent pas trop de doutes... Mais je vais peut être demander un autre avis. Le truc c'est qu'aucun docteur ne me suit vraiment vu que je suis assez peu malade.  
 
En fait, plus que des vertiges, c'est la sensation du cerveau endormi ou qui "flotte". Le corps n'est pas fatigué mais le cerveau si, impression que chaque chose à faire demande un effort particulier et que la réalité est un peu "décalée". Estomac un peu noué aussi, jamais trop faim mais si je mange ça passe. Plus donc les crises de panique, brèves et peu intenses (je pense, j'ai pas trop de point de comparaison) mais réelles. Trois semaines comme ça, ça commence à être épuisant :(


 
Ca ressemble assez à une période de stress. Je ne sais pas si on peut parler de dépression, mais ce que tu décris me rappelle des états que je ne connais que trop bien.
Trois semaines c'est épuisant, mais tu as bien fait de commencer à agir car ça peut durer beaucoup plus longtemps que 3 semaines.
 
En première approche, tu peux aussi essayer d'améliorer ton hygiène de vie : surveiller ton alimentation, éviter l'alcool qui est un dépresseur, activité physique, prendre l'air, dormir suffisamment et à heures régulières, ...

n°60724031
rafioul2
Posté le 12-09-2020 à 20:55:20  profilanswer
 

 

Tu avais déjà consulté des psychiatres ou des neuropsychiatres avant que l'un d'eux ne fasse ce diagnostic ?


Message édité par rafioul2 le 12-09-2020 à 20:57:14
n°60725580
Art Core
Posté le 13-09-2020 à 08:13:28  profilanswer
 

Oui merci pour vos réponses, je vais aller faire un bilan sanguin dans un premier temps et voir comment ça évolue.


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n°60725850
Ran Mouri
Posté le 13-09-2020 à 09:37:43  profilanswer
 

Pour le bilan, si le médecin ni pense pas, demande également de tester:
- la thyroide
- fer
- vitamine D
et plus généralement tout ce qui est vitamines, pour vérifier les anémies

n°60726103
Art Core
Posté le 13-09-2020 à 10:33:48  profilanswer
 

Merci !


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If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°60727558
rorosk
Posté le 13-09-2020 à 14:09:36  profilanswer
 

Je sombre de nouveau. Un an après la mort de mon frère. Je me réveille brutalement avec une énorme angoisse et des idées noires, et je n'arrive pas à me lever pour autant, écrasé de fatigue. J'ai passé mon samedi au lit. Je rêve parfois  qu'il est vivant, je lui demande qu'est-ce qu'il avait bien pu foutre pendant ce temps, et le réveil est horrible. Je n'ai plus d'énergie vitale, plus envie de continuer, j'aimerais ne plus jamais avoir à me lever, plus rien de bon ne m'attends de toute façon. Mon généraliste m'a de nouveau prescrit du Bromazépam, mais combien de temps ce mal-être va durer ? Une fois installée, la dépression sera toujours là je ne pense pas qu'elle puisse disparaitre...

n°60732745
rafioul2
Posté le 13-09-2020 à 22:28:23  profilanswer
 

De quoi est mort ton frère ? Parles-tu de sa mort de temps en temps avec tes proches ?

n°60733967
rorosk
Posté le 14-09-2020 à 00:00:43  profilanswer
 

Il est mort subitement dans la nuit à son domicile. Les pompiers ont forcé la porte le dimanche car il était injoignable. J'ai eu un appel le dimanche après-midi, et voilà, il était mort, comme ça. J'en parle un peu avec mes parents, de sa vie surtout plus que de sa mort, mais c'est très dur pour eux, ce n'est pas le premier enfant qu'ils perdent. Moi je ressasse beaucoup, des regrets, des choses que j'aurais pu mieux faire. C'est trop tard, à jamais trop tard. Je suis fragile, au bout d'un an, ça ne devrait pas m’affecté autant j'imagine. Je ne sais pas comment les gens normaux gère le deuil.

n°60735866
Blaq
Posté le 14-09-2020 à 09:59:39  profilanswer
 

Bah si ça devrait t'affecter autant. Déjà on ne fait pas de comparaison et ensuite la perte d'un frère ça peut t'affecter toute la vie.

n°60736570
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 14-09-2020 à 10:54:42  profilanswer
 

Si cela peut te rassurer, la dépression que l'on vit après un drame est une dépression "saine", au sens où elle est normale, dont on connaît la cause et dont on se remet naturellement.

 

On reste marqué à vie, mais on apprend à vivre avec et on peut redevenir heureux quand on arrive à être en paix avec l'événement qui l'a déclenché.

 

Ça ne se fait pas en un temps, il n'y a pas d'interrupteur magique où de durée normale. Tu as le droit d'être triste et d'être en deuil.

 

Il ne faut pas chercher à tout refouler trop vite, il faut réussir à faire s'exprimer ses émotions d'une manière ou d'une autre, les laisser couler pour ensuite retrouver la paix.


---------------
[YouTube] Le Cerveau Lent : vulgarisation sciences cognitives ◦ [url=https://forum.hardware.fr/hfr/AchatsVentes/Photo-Audio-Video/vds-pentax-samyang-sujet_644991_1.htm]Vente Penta
n°60742790
rorosk
Posté le 14-09-2020 à 19:31:01  profilanswer
 

Merci pour vos messages

lxl ihsahn lxl a écrit :

Si cela peut te rassurer, la dépression que l'on vit après un drame est une dépression "saine", au sens où elle est normale, dont on connaît la cause et dont on se remet naturellement.


Malheureusement, je n'allais déjà vraiment pas bien avant ce décès, je ne vais pas me remettre de sitôt :(
 

mood
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