Très long extrait trouvé sur le net, intéressant je trouve, je met la copie ici. https://www.facebook.com/groups/217 [...] 495015964/
“Blessures intérieurs, Blessures Extérieurs”
L'Automutilation
Comprendre - Réduire les risques - Décrocher.
L’automutilation est une façon de supporter et gérer les troubles intérieurs quand ceux si sont trop forts pour être prononcés.
Ce mot qui fait un peu peur est en effet victime de tout un tas de clichés et d’idées reçues et en tout méconnu en dehors de ceux ci.
Touchant environ 4% de la population générale et 21% de la population connaissent d’autres troubles ainsi que 11.2% chez les adolescentes et 3.2% pour les adolescents.
Là où les Etats Unis ou le Canada possèdent des groupes de parole ou des centres spécialisés la France joue à l’autruche sur le problème préférant le classer comme une « folie » ou une « bêtise d’adolescent rebelle » laissant la personne peu informée et souvent culpabilisante.
La vivre au jour le jour, la cacher aux yeux des autres, apprendre à la gérer ce n’est en rien facile, à réduire les risques, ce petit guide vise à comprendre l’action de se blesser volontairement, à la gérer et à la ralentir voir à se libérer de cette addiction.
Abordant le sujet dans toute sa complexité , informations, conseils, liens ou de numéros d’urgence, il a été fait pour les personnes concernées comme pour leur entourage.
Qu'est-ce que l'automutilation? et Pourquoi quelqu’un se fait volontairement du mal ?
L’automutilation est un rapide moyen pour une personne qui ressent quelque chose de très fort ou qui se sent dépassée par ce qu’elle ressent , de diminuer l’anxiété , la tension ressentie, la douleur. C'est une manière de s'échapper d'un moment émotionnellement difficile. Cette méthode aide certaines personnes à se sentir temporairement mieux parce qu'elles ont un moyen d'exprimer physiquement la souffrance qu'elles ont en elles et ainsi de relâcher la tension qu'elles éprouvent. En d'autres termes, Atténuer la souffrance mentale intolérable par une souffrance physique contrôlable. Certaines situations provoquent une très forte augmentation de l’anxiété, la tension et l’automutilation permet, sur un plan psychologique de ramener le niveau d’anxiété et de tension a un niveau presque normal. L’automutilation peut provoquer un sentiment de culpabilité ou de colère envers soi-même.
L'automutilation consiste à se blesser soi-même volontairement sans intention de se donner la mort.
Les personnes qui s'automutilent produisent des changements chimiques dans leur corps qui les conduisent à se sentir mieux et plus détendues.
Quelques raisons qui peuvent pousser quelqu’un a s’automutiler :
*La volonté d’échapper à un sentiment de vide, de dépression, d’irréel.
*Pour diminuer la tension ressentie
*Pour soulager une immense peine ou douleur intérieure. Le fait de ressentir une douleur physique permet de diminuer la douleur ressentie à l'intérieur pour ces personnes
*Pour exprimer une douleur émotionnelle
*Avoir un sentiment d’euphorie
*Pour se punir. Les victimes d’abus, de maltraitance durant leur enfance ont souvent le sentiment que ce qu'il leur est arrivé était leur faute et par ce moyen se punissent. Mais je tiens à préciser que ce sentiment est faux, ce n’est jamais la faute de la victime.
*Souvent beaucoup de personnes victimes d’abus ont à l’intérieur d’eux une immense colère et s’automutiler est un moyen d’exprimer cette colère que peut-être vous n’osez pas exprimer ouvertement. Ou pour se « purger » de la « salissure » intérieur.
*Avoir un sentiment de contrôle et de pouvoir sur son propre corps (En particulier à l'adolescence où le corps change)
*Revenir à la réalité pour les personnes qui souffrent de multiples personnalités.
*Provoquer un sentiment de sécurité et le sentiment d’être unique
*Exprimer ou réprimer ses sentiments par rapport à sa sexualité
*Exprimer le sentiment de «devenir fou/folle »
*Se sentir en vie lorsqu'on a l’impression d’être mort-e à l’intérieur
* Éliminer des sentiments intolérables pour un moment
*Diriger la colère sur soi plutôt que sur les autres
*...
Les personnes qui s’automutilent sont souvent incapables de dire pourquoi elles le font. C’est juste un moyen de se sentir mieux pour elles.
Cinq points permettent d'identifier et de définir l'automutilation :
* L'automutilation est une blessure que l'on s'inflige à soi-même.
* L'automutilation est uniquement pratiquée par soi-même. Si quelqu'un vous fait quelque chose qui vous fait mal, cela n'est pas de l'automutilation.
* Un acte d'automutilation doit comporter de la violence physique. Se punir émotionnellement (se traiter de moins que rien, penser qu'on est stupide, etc.) n'est pas de l'automutilation.
* Un acte d'automutilation n'est pas fait avec l'intention de se donner la mort. Les gens qui s'ouvrent les veines pour se tuer ne s'automutilent pas, même s'ils se blessent.
* L'automutilation est faite intentionnellement, non accidentellement. Mais c'est bien dans l'intention de se faire mal.
Comment l'automutilation apparaît-elle?
L'origine de l'automutilation est difficile à déterminer ou à comprendre. La plupart des gens sont incapables de se souvenir où ils ont eu l'idée de se blesser pour la première fois, ni même quand ils ont commencé à s'automutiler. Mais quelques personnes s'automutilent suite à la vue d une personne l'ayant fait. Les chances pour qu'une personne en voie une autre s'automutiler sont très faibles, mais dans des lieux tels que des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, les probabilités augmentent. Cependant cela reste très minoritaire.
Automutilation ou Scarification ?
On entend souvent parler de scarification à tord. Ce sont deux choses différentes :
- L'Automutilation est se blesser pour maîtriser des émotions ou des pensées sans intention directe de les montrer à quelqu'un, lutte contre une souffrance
- La Scarification est une blessure où la cicatrice joue le rôle principale et provenant d'un désir artistique (body art), d'un rituel d'appartenance à un groupe, tribu, caste ou des rite de passage comme le font que certains peuple d'Océanie ou d'Afrique, ou bien dans un but de provocation comme le fait Manson (merci à toi pour certaines musiques mais pour ça t'aurai pu t'abstenir ...)
Comment évolue l'automutilation?
Les gens qui s'automutilent commencent généralement par se couper avec un couteau, une lame de rasoir ou tout objet tranchant. A partir de là, certaines personnes essayent d'autres formes d'automutilation comme se brûler, se frapper, etc. jusqu'à ce qu'ils trouvent leur méthode préférée.
La pratique de l'automutilation atteint généralement son paroxysme entre 20 et 25 ans. C'est souvent la période où de grands changements surviennent dans la vie, et où de nouvelles responsabilités ainsi que de nouveaux rôles produisent un grand stress chez l'individu. Souvent, la pratique de l'automutilation décroît avec l'âge et la plupart des gens arrêtent lorsqu'ils atteignent la trentaine.
Certaines personnes commencent à s'automutiler très jeunes et d'autres beaucoup plus tard. D'autres continuent de s'automutiler après avoir atteint la trentaine. L'expérience de chacun est différente.
Certaines pratiques comme se ronger fréquemment les ongles jusqu'au sang sont souvent niées comme de l automutilation.
Que représentent les rituels dans l'automutilation?
L'automutilation suit souvent une procédure rituelle. Une procédure rituelle est un moyen de faire quelque chose, dans ce cas l'automutilation, qui suit un certain schéma ou bien qui peut être considéré comme étant un cérémonial.
L'automutilation peut être rituelle dans son environnement, ses instruments (rasoir, briquet, etc.), et/ou ses procédures.
Beaucoup de personnes ne s'automutileront pas si elles ne peuvent pas effectuer leur rituel et peuvent même organiser leur vie pour pouvoir le respecter. Mais certains types d'automutilation sont moins sujets à suivre des procédures rituelles. C'est le cas lorsque vous vous arrachez les cheveux ou bien lorsque vous vous frappez, etc. Ces types d'automutilation sont possibles sans l'usage d'objets (couteaux, rasoirs, allumettes, etc.). Ils peuvent, par conséquent, être effectués sans beaucoup de planification ni de réflexion.
L'environnement
Certaines personnes se font mal uniquement dans des lieux bien précis. Pour la majorité des personnes, il s'agit de la maison car cela offre l'intimité et la solitude. Les sentiments d'isolement et de solitude qui précèdent souvent un acte d'automutilation arrivent plus naturellement lorsque l'on est seul-e donc souvent pratiquer chez soi.
Vous avez certainement un endroit spécifique dans la maison ou vous pratiquez l'automutilation : une chambre, la salle de bains... Il se peut également que vous 'décoriez' cet endroit de différentes manières : en ajoutant des bougies, en fermant les rideaux, etc. Vous avez peut-être même un moment particulier de la journée que vous choisissez pour vous faire mal. Beaucoup de personnes s'automutilent le soir, parce qu'elles ont le plus de chance d'être seules, leurs autres techniques ayant échoué ou n'étant plus assez efficaces.
Parce que l'automutilation fait souvent resurgir de précédents abus; si vous avez été abusé-e dans votre passé (particulièrement, si vous avez été abusé-e de manière régulière) vous pouvez vous automutiler à la même heure du jour, au même jour de la semaine ou à la même période de l'année que l'abus que vous avez subi.
Les instruments
Beaucoup de personnes n'utilisent qu'un seul objet particulier pour se faire mal. Ils n'en utiliseront aucun autre, même si leurs effets peuvent être les mêmes. Comme un scalpel, le couteau coupe également mais non elles n'utiliseront que le scalpel. Certaines personnes au contraire ne font pas attention et se blesse avec ce qu’elles trouvent, comme un tesson de bouteille, ce qui est plus dangereux en raison des infections possibles sur les objets abandonnés.
La procédure
Préparer l'environnement, aller chercher les instruments puis s'engager dans une activité précédant l'acte constitue des éléments importants de ce rituel. Vous pouvez même trouver les rituels que vous effectuez comme étant aussi apaisant et satisfaisant que l'acte d'automutilation en lui-même. Ou bien peut-être avez-vous besoin de ces rituels avant de commencer à vous faire du mal. La nature exacte de ce rituel est probablement très personnelle et unique.
Il y a souvent des rituels qui suivent l'automutilation. Vous pouvez faire un bandage ou bien soigner la blessure de la même manière à chaque fois que vous vous automutilez. Vous pouvez également appliquer une pommade ou un désinfectant après vous être fait mal ou bien encore prendre un bain, peut-être même faire une photo ou pourquoi pas consigner l’évènement dans un journal.
Est-ce que l'automutilation est impulsive?
Impulsivité : Actes fait sans prévision “sur le coup”.
Les actes d'automutilation impulsifs sont les plus difficiles à contrôler. D'un autre coté, les actes d'automutilation planifiés et prémédités sont plus faciles à gérer et à contrôler.
Le degré d'impulsivité lié à l'automutilation est en général difficile à déterminer. Les chercheurs qui ont étudié ces phénomènes, ont présenté des résultats contradictoires.
Parfois cela peut dépendre de la situation.
Dans certaines situations vous pouvez ressentir l'urgence de vous faire mal, mais vous vous trouvez dans une situation où cela ne serait pas prudent de le faire.
Dans ce cas, il se peut que vous reportiez votre acte à plus tard. C'est donc planifié.
Mais si vous vous étiez automutilé-e au moment où vous en ressentiez le besoin, cela aurait été considéré comme impulsif.
Certains types d'automutilation, comme se frapper, s'arracher les cheveux, etc. ne nécessitent pas de préparation et peuvent être effectués sans même attirer l'attention.
Vous pouvez même ne pas être conscient que vous vous faites du mal. Et parce que ces types d'automutilation ne nécessitent pas de préparation, ils ont tendance à être plus impulsifs que d'autres qui ont besoin de plus de planification et de préméditation.
Vous pouvez décider de ne pas vous faire mal si vous n'êtes pas dans le bon environnement ou bien si vous n'avez pas les bons instruments. Ainsi, vous pouvez projeter de vous faire mal plus tard.
Parfois l'automutilation apparaît quand une personne en a besoin, et cela peut arriver sans que cela ne soit prévu.
Si vous ressentez le besoin de vous faire mal et que rien ne peut vous arrêter, vous vous ferez probablement mal. Parfois, vous pourrez vous trouver dans une situation où il n'est pas prudent de le faire (école, travail, etc.), mais être incapable de contrôler vos pulsions d'automutilation.
Parfois votre besoin d'évacuer cette tension est plus fort que votre besoin de secret et d'intimité.
Quels rapports existe t'il entre les pensées et l'automutilation?
Vous pouvez ne pas être conscient-e de cela, mais la plupart du temps vos pensées suivent un cycle lié au cheminement de l'automutilation.
Les pensées avant l'automutilation
Il se passe beaucoup de choses dans vos pensées avant que vous ne vous fassiez mal. Vous avez probablement conscience de certaines de ces pensées comme : le moyen que vous allez utiliser, où vous allez le faire ou bien même, de vous demander si finalement, vous allez vous faire mal.
Cependant, vous avez sûrement beaucoup d'autres pensées dont vous n'êtes peut-être pas conscient-e. Ces pensées sont souvent les premières sources de motivation pour vous faire mal.
Par conséquent si vous souhaitez modifier vos comportements vous devrez identifier et comprendre vos pensées avant de vous mutiler.
Les pensées que vous pouvez avoir avant de vous faire mal :
- Je me déteste
- Je suis si laid-e
- Je déteste tout le monde
- Je veux que quelqu'un prenne soin de moi
- La vie est ennuyeuse
- Tout est de ma faute
- Je suis gros-se
- Je vais péter un câble
- Je suis stupide
Parfois, vos pensées surviennent suite à des évènements identifiables. Par exemple, vous avez eu de mauvais résultats scolaires et vous pensez que vous êtes un-e mauvais-e étudiant-e. Mais à d'autres moments, vos pensées ne vont pas être aussi simples à identifier et seront plus compliquées.
Par exemple, vous pouvez penser que vous êtes stupide ou laid-e sans être capable de dire ni où ni comment vous avez eu l'idée de ces pensées.
Avant que vous ne vous automutiliez, vous pensiez probablement à vous-même et au monde de manière pessimiste.
Certaines personnes utilisent l'automutilation pour contrôler leurs pensées (et leurs émotions) négatives. Lorsqu'il vous arrive d'avoir des pensées négatives et destructrices, vous avez probablement envie que cela s'arrête. Au lieu de penser "je suis nul-le", vous pensez "je vais me faire mal". Et une fois que vous commencez à vous concentrer sur le fait que vous aller vous faire mal, vous mettez de coté les pensées à l'origine de votre désir de vous automutiler. Bien que, l'automutilation soit une méthode qui peut vous aider à contrôler vos pensées et à évacuer les pensées négatives, il y a d'autres options.
Les pensées pendant l'automutilation
Beaucoup de personnes entrent en dissociation avant de se faire mal. Dans cet état, elles peuvent se sentir détachées d'elles-mêmes ou bien comme si elles flottaient, et même comme si elles se regardaient elles-mêmes. Un des rôles de la dissociation est de rendre le corps insensible à la douleur. Et c'est pourquoi vous ne ressentez plus beaucoup de douleur lorsque vous vous faites mal. La dissociation peut être utile en un sens et avoir des effets négatifs dans l'autre. Cela peut vous rendre très difficile d'être conscient de ce que vous pensez exactement lorsque vous passez à l'acte. Mais c'est également à ce moment, que vos pensées sont les plus irrationnelles et destructrices.
Les pensées que vous pouvez avoir juste avant de vous blesser ou bien pendant l'acte :
* J'ai besoin de me faire mal
* Juste encore une (coupure, brûlure, etc.) et cela ira
* C'est la seule manière pour que je me sente mieux.
Chacune de ces pensées est illogique, mais au moment où vous vous blessez elle semble véritablement avoir un sens.
Les pensées après l'automutilation
Après s'être blessé, beaucoup de personnes disent qu'elles sont incapables de rassembler leurs pensées. Pour beaucoup d'entre elles, le processus physiologique associé à l'automutilation conduit leurs pensées à être désorganisées et éparpillées temporairement.
Leurs pensées à cet instant suivent en général trois thèmes principaux : honte, culpabilité et soulagement.
* Je ne peux pas croire que je me suis fait ça (coupure, brûlure, etc.) à nouveau
* Je suis si stupide et faible pour me blesser moi-même.
* Je ne vais le dire à personne, ils ne comprendraient pas
* Lorsque je me fais mal, je me sens mieux.
Il est difficile d'échapper à ces pensées de culpabilité et de honte, mais elles sont négatives. Et ce sont probablement des pensées et des sentiments négatifs qui font partie des raisons pour lesquelles vous vous blessez. Le fait de vous laissez aller à ces pensées, risque de vous conduire à vous blesser à nouveau. Vous devriez plutôt essayer d'arrêter ou bien de penser à autre chose.
Quels rapports existe t'il entre les émotions et l'automutilation?
Tout le monde ne ressent pas ces émotions, mais la plupart en rencontre certaines. Vous pouvez ne pas être conscient de ce que vous ressentez aux différentes étapes de votre acte.
Les émotions avant l'automutilation
La colère et la frustration, l'aliénation, la dépression...
Généralement, les gens se sentent en colère et frustrés lorsqu'ils ne peuvent pas satisfaire un désir, mais ces sentiments peuvent également venir d'un tas d'autres situations.
La frustration peut venir d'une incapacité à satisfaire une grande variété de demandes et de souhaits. Les sources de frustration sont trop nombreuses à énumérer et chaque acte d'automutilation peut être relié à des sources différentes d'émotion.
La colère est une émotion proche de la frustration par certains cotés mais vient généralement d'un sentiment d'hostilité. Contrairement à la frustration, la colère est souvent causée par des interactions avec les autres (parole, etc..) qui ne se sont pas déroulées comme prévu. Et cette colère est souvent dirigée contre une seule personne. Ainsi, la colère peut être une réponse à un traitement que vous jugez injuste de la part des autres. La colère et la frustration peuvent parfois être des sentiments très utiles mais ils peuvent aussi être destructeurs et dangereux s'ils ne sont pas gérés correctement. Les sentiments ou les émotions qui ne sont pas libérés ou modifiés peuvent avoir des cotés négatifs.
L'aliénation est la seconde émotion qu'une personne ressent souvent avant de se faire mal. Le sentiment d'aliénation, de solitude et d'isolement peut venir d'un grand nombre d’évènements (rejet, abandon, mauvais traitement, séparation, etc.). Les sentiments de déconnexion sont très fréquents avant un acte d'automutilation. L'automutilation est généralement pratiquée dans l'isolement et ces sentiments d'isolement et de déconnexion (séparation?) sont souvent augmentés. Il est difficile de ne pas se sentir isolé ou déconnecté si vous vous êtes vous-même reclus.
Après vous être blessé, vous continuez souvent à vous isoler des autres. Vous pouvez pratiquer cet isolement de manière physique (en restant à l'écart des autres personnes) ou bien mentale (en cachant votre automutilation ou bien comment vous vous sentez). L'aliénation, la déconnexion et l'isolement sont des sentiments qui surviennent souvent aussi bien après l'acte d'automutilation, qu'avant.
La dépression est le troisième sentiment qui précède souvent un acte d'automutilation. Les sentiments de tristesse, de mal-être ou de mélancolie sont souvent présents avant qu'une personne ne se fasse mal. Les gens ressentent la dépression de plusieurs manières : un sentiment d'ennui ou bien de vide ou encore d'insatisfaction de leur vie. Mais peut importe comment elles sont ressenties, ces émotions produisent souvent des sensations d'inutilité et de désespoir.
Il est possible de modifier ou bien de diminuer l'état de ces émotions, mais la plupart des personnes qui s'automutilent ne savent pas comment faire sans se faire mal.
Les stades émotionnels pendant l'automutilation
Durant l'acte d'automutilation, il peut être difficile d'identifier votre état émotionnel. Un des buts de l'automutilation est de modifier ou bien masquer des sensations qui sont irrésistibles. Parce que l'automutilation y parvient, la plupart des gens sont incapables d'identifier leurs émotions durant le passage à l'acte.
Beaucoup de personnes se dissocient également pendant qu'elles se blessent. La dissociation peut être à la fois un état émotionnel ou bien un état physique. Ainsi, pendant la dissociation, votre niveau de conscience change, ce qui peut modifier ou bien obscurcir votre mémoire et rendre vos sensations plus difficiles à identifier. De plus, la libération d'endorphines (neurotransmetteurs qui aident à bloquer la sensation de souffrance) qui survient en réponse à l'automutilation masque également ces sentiments.
Les émotions après l'automutilation
Après un acte d'automutilation, la plupart des personnes passent par deux stades d'émotions.
Le premier est un grand sentiment de soulagement ou d'euphorie. Le fait de vous blesser a permis d'évacuer une grande quantité de la tension que vous ressentiez. Ainsi, vous pouvez vous sentir calme et heureux, ce qui est produit par la libération d'endorphines. Ces sensations peuvent durer un petit moment.
Grâce à cela, juste après vous être blessé, vous pouvez vous sentir particulièrement bien. Ces sensations agréables sont probablement une des raisons pour lesquelles on devient dépendant à l'automutilation. Beaucoup de personnes aimeraient se sentir de cette manière plus souvent. Mais la plupart ne vont pas aussi loin que ceux qui s'automutilent.
Le second état émotionnel est celui dans lequel, la plupart des gens se sentent coupables, éprouvent du regret et de la honte et retrouvent les émotions qu'ils avaient avant de se blesser. Cela se produit souvent après que la sensation de bien-être se soit estompée. Quand vous atteignez ce stade, vous pouvez même vous sentir plus mal qu'avant votre passage à l'acte. Vous pouvez même vous sentir si mal, que vous souhaitez vous faire mal à nouveau. C'est précisément cet enchaînement d'émotions qui conduit au schéma cyclique de l'automutilation.
Qui s'automutile?
Sexe et/ou Genre
Les hommes, les femmes ou les transgenres sont tous concernés par l’automutilation. Le plus souvent, ce souvent les femmes que l’on rencontre en thérapie ou bien en hôpitaux psychiatriques, alors que l’on voit beaucoup d’hommes qui s’automutilent en prison.
Cela peut être une vengeance envers un corps qui n'est pas considéré comme parfais et cela concerne donc plus les femmes que la société assomme de normes.
Age
L’automutilation commence souvent à l’adolescence, pour devenir très présente pendant la vingtaine et disparaître à la trentaine.
Abus de substances
On trouve souvent chez les personnes qui s’automutilent un passé d’usage de drogues et d’alcool. En effet, les drogues sont perçues comme d’autres méthodes pour atténuer temporairement la souffrance morale. Mais, les gens sont rarement sous l’influence de l’alcool ou de la drogue lorsqu'ils se blessent.
Si vous pratiquer l'automutilation vous n'utiliserez pas forcement de substance rassurez vous ^^
Troubles du comportement alimentaires (TCA)
Les troubles alimentaires, comme la boulimie ou l’anorexie, sont assez fréquents chez les personnes qui se blessent. Comme l’automutilation, les troubles alimentaires ont souvent les mêmes effets psychologiques. Parfois, l’automutilation et les troubles alimentaires ont lieu simultanément.
Normes
La société impose des normes le plus souvent arbitraires comme un corps mince, une religion, apparence ou mode de vie suivant la pratique dominante, l'hétérosexualité et les clichés liés au sexe de naissance, ne pas loucher ou bégayer, ne pas être plate pour les filles ou ne pas être combatif pour un garçon ... autant de normes qui entraîne moquerie discrimination et souvent mépris de soi lorsque l'ont ne correspond pas. La personne dans se cas aura plus de chance de vouloir atténuer la souffrance vécue ou se venger de son corps.
Un passé d’abusé-e
Beaucoup des personnes qui se blessent ont été victimes d’abus physiques, sexuels ou psychologiques. Mais cela ne signifie pas que toutes les personnes qui s’automutilent ont été abusées, ou bien que chaque personne abusée développera un comportement d’automutilation.
Caractéristiques psychologiques
Il semble que ce soient des personnes qui:
*ne s'aiment pas
*sont très sensibles à toute forme de rejet
*sont souvent en colère contre elles-mêmes
*qui ont tendance a supprimer leur colère
*ont un niveau élevé d'agressivité. Elles sont contre cette agressivité qu'elles ont a l'intérieur et cherche à supprimer cette agressivité ou la redirige vers l'automutilation
*sont impulsifs et ont une plus grande difficulté a contrôler ce coté impulsif de leur personnalité
*ont tendance à agir en fonction de leur humeur du moment
*ont tendance à ne pas faire de plans pour le futur
*sont dépressives
*souffrent d'une anxiété chronique
*ont tendance a être facilement irritables
*ne se voient pas elles-mêmes dotées des capacités de surmonter leurs difficultés
*ont tendance à éviter les choses
*ne se voient pas elles-mêmes comme des personnes possédant un pouvoir sur elles-mêmes
Prise en charge thérapeutique
Beaucoup de personnes qui s’automutilent tentent une thérapie pour connaître les raisons de leurs comportements. Mais pour la plupart de ces personnes les thérapies ne fonctionnent pas pour différentes raisons.
Tout d’abord parce qu’il arrive encore que certains psychologues ignorent l’automutilation par manque d’expérience, par ignorance, voir un sentiment de dégoût. Le sujet de l’automutilation est rarement abordé. D’autre part, les professionnels de la santé mentale interrogent rarement leur patient sur l’automutilation. Cela implique que c’est à la personne qui se blesse de mentionner elle-même ce comportement. A cause de la honte et de la culpabilité que ressentent les personnes concernées, il est très rare qu’elles révèlent d’elle-même qu’elles se blessent.
Ensuite, les réactions et les stratégies des psy dans les cas d’automutilation sont souvent désastreuses pour les personnes. Il arrive qu’ils demandent à la personne d’arrêter de se blesser ou bien les envoient en hôpital psychiatrique. En Amérique l'automutilation est bien plus connue et moins tabou, des centres leur sont entièrement dédiés. Sur Internet des gens le vivant se films parfois pour raconter leurs expérience pendant ou après en être sorti-es (sur Youtube par exemple – Je vous conseil celles de
PerdueEnMoi aussi en en francophone qu’en anglophone ).
Différentes façons de se faire du mal
Se couper
C'est la façon la plus courante. Faite en général avec un couteau, un rasoir, un morceau de verre ou un objet tranchant. La plupart des coupures sont faites sur les bras, les jambes,les poignets ou la poitrine, mais certains se coupent sur d'autres parties du corps, ventre et hanche, et autres. Se couper aux bras ou aux poignets est le plus courant car les excuses sont plus plausibles (par exemple, on peut dire qu'on s'est blessé en faisant la cuisine).
Se brûler
Aussi une façon courante de se faire mal. Faite en général avec une cigarette, un briquet, des allumettes, bâton d'encens, les plaques de la cuisinière, des objets chauffés (fers ou récipients chauds) ou des objets brûlants. Comme la coupure, la brûlure est souvent faite sur les bras, les jambes, les poignets ou la poitrine. La brûlure est plus difficile à réalisée car cette douleur entraîne souvent un réflexe de retrait.
Interférence avec le soin d'une blessure
Souvent on interfère inconsciemment avec le soin d'une blessure, mais c'est considéré comme automutilation quand cette interférence est faite délibérément. Ca peut inclure, retirer des points avant terme, mettre des aiguilles dans la blessure, ou faire d'autres choses qui empêchent la guérison.
Se taper
Se taper avec les poings est une autre façon de se faire mal. Généralement on se tape sur la tête ou les cuisses. Bien que ça n'est pas l'air aussi sérieux que se couper ou se brûler, c'est fait pour les mêmes raisons et dans le même but.
Se ronger les ongles
Beaucoup de personnes se rongent les ongles, mais quand c'est fait dans le but de se faire mal, c'est fait de façon plus intense et plus fréquente. Ca peut aller jusqu'à endommager les ongles et des cuticules. Certains se rongent les ongles à sang.
Se gratter/griffer
Chose fréquente parmi la plupart des gens, se gratter peut également devenir une façon de se faire mal. Ceux qui le font dans ce but, le font de façon plus intense, plus fréquente et plus continue. Les parties de la peau deviennent à vif et peuvent saigner. Souvent fait avec les ongles, il arrive qu'on utilise également un objet tranchant ou semi tranchant, genre couteau, peigne ou crayon. C'est parfois fait inconsciemment. Le frottement frénétique sur la peau peut entraîner une brûlure.
Se mordre
Souvent sans gravité cela peut allez tout de même au sang. Peut être un moyen de passer l'envi de moyen plus violent.
S'arracher les cheveux
Trichotillomanie…."l'arrachage excessif et fréquent des ses cheveux résultant dans une perte conséquente des cheveux" est la seule forme d'automutilation reconnue comme un problème psychologique par le "diagnostic and statistical manual of mental disorders". Les cheveux ou les poils sont arrachés du scalp, des sourcils, de la barbe, mais peuvent également être arrachés de n'importe quelle partie du corps. Les endroits dénudés sont généralement cachés par un chapeau, un pansement ou des lunettes de soleil.
Se casser les os
C'est une façon plus rare de se faire mal, mais c'est aussi très sérieux et très grave. On se casse les os en général avec un marteau, une brique ou un objet lourd. Parfois, les gens se jettent contre des murs ou des portes. Cogner dans des objets solides tel que les murs, portes, mobilier est fréquent mais parfois pas au point d'entraîner une fracture.
Dire à votre entourage que vous automutilé
Dire aux personnes de votre entourage que vous vous automutilez est quelque chose de très difficile à faire. Cela doit être une décision mûrement réfléchie car elle aura des conséquences, négatives et/ou positives. Vous pouvez le faire dans une conversation, mais cela peut être plus facile pour vous par exemple de le dévoiler par écrit. Si vous choisissez de le faire par écrit, soyez ouvert à une conversation avec la personne à qui vous l'avez dit car cette personne aura certaine des questions et des inquiétudes par rapport à ce que vous venez de lui dire. Internet aidant de nombreuses personnes ont réussi à en parler uniquement par ce moyen, n'ayant pas à affronter le regard de l'autre.
Respectez les sentiments des autres
Cela sera certainement aussi difficile pour lui/elle/eux d'apprendre la vérité que cela l'est pour vous de leur dire. Soyez conscient qu'ils se demanderont peut-être ce qu'ils ont fait de mal ou ce qu'ils pourraient avoir fait pour vous arrêtez de ressentir tant de douleur ou d'agir "si bêtement". Vous n'avez pas à accepter leur jugement ou leur point de vue sur votre automutilation mais être ouvert a toute discussion sur ce qu'ils en ont à dire. Vous pourriez apprendre quelque chose ou leur enseigner quelque chose.
Expliquez leur que leur révéler est une preuve d'amour
Expliquez leur que leur dire à propos de votre automutilation est une preuve d'amour et de confiance. En général, quand quelqu'un décide de dévoiler son automutilation à quelqu'un, c'est parce qu'elle/il aime cette personne, désire ou a besoin de leur support affectif, et est fatigué(e) de garder secrète une partie de lui/elle-même. Le désir d'être honnête et de faire confiance à la personne devient plus important que la peur d'être rejeté(e), détesté(e) ou de dégoûter la personne. Faites savoir à la personne que vous
n'êtes pas en train de la punir, de la manipuler ou de chercher à la faire se sentir coupable.
Choisissez un lieu privé et un moment ou rien ne vous presse
Ceci est très important. Choisissez un moment ou toutes les personnes qui participent ont un long moment disponible. Choisissez aussi un lieu ou tout le monde est confortable et ou vous n'avez pas à vous inquiétez que quelqu'un(e) puisse vous entendre. Si vous étés pressé(e), inquiet(e), cela va se ressentir dans la qualité du dialogue à venir.
Ne leur dites pas en étant en colère
N'utilisez pas votre automutilation comme une arme: "Regardez, à cause de toi je me coupe/brûle ...". Pour obtenir le support et la compréhension que vous recherchez, vous devrez peut-être en donner en retour. Que le fait que la personne à qui vous décidez de révéler votre secret ait contribuée ou non à votre automutilation, ce n'est pas le moment d'aborder ce sujet. Si vous vous mettez en colère et commencez à rendre l'autre personne coupable, celle-ci va certainement se mettre en colère. Le processus en entier sera détruit et deviendra quelque chose de très désagréable.
Demander à une autre personne d'être pressente
Si vous avez un/une ami(e) qui comprend votre automutilation, vous pourriez peut-être leur demander d'être présent. Une troisième personne neutre peut aider à garder la conversation calme.
Fournissez autant d'informations que possible
Cela est crucial. Le plus quelqu'un est informé sur quelque chose, le moins il sera "effrayé" par cette chose. Beaucoup de gens n'ont jamais entendu parler de l'automutilation ou seulement d'une façon souvent déformée par les médias. Par exemple, la première réaction que j'ai obtenu quand j'en ai parle à un ami est "Maintenant je vais avoir peur d'apprendre que tu es morte après t'être coupée". Cet ami ne comprenait que s'automutiler n'est en aucune façon quelque chose qui conduit au suicide. Une personne qui s'automutile connaît les limites à ne pas dépasser. Il est important d'expliquer cela.
Dans le manga Life Mika l’amie d’Ayumi lui dit « Pourquoi tu t’automutile si ce n’est pas pour rester en vie !! »
Soyez prêt à répondre à leurs questions
Vous aurez certainement à les éduquer à propos de l'automutilation. Encouragez-les à poser toutes les questions qui leur viennent à l'esprit. S'ils vous posent une question et vous n'avez pas la réponse à cette question, juste dite "je ne sais pas", ou "je ne suis pas capable de dire" ou " je préfère ne pas rentrer là-dedans maintenant". Soyez aussi ouvert que possible. Vous pouvez essayer de deviner les questions qu'ils seront susceptibles de vous posez pour préparer vos réponses.
Ce n'est pas nécessaire de dire les éléments les plus perturbants dans votre première conversation
Ne commencer pas par décrire la fois où vous avez du aller aux urgences, ou bien ou vous a eu des points car vous vous étiez coupé(e) trop profondément. Évitez les descriptions imagées de vos pratiques. S'ils vous demandent ce que vous faites, répondez brièvement comme "je me coupe l'avant-bras" ou "je me cogne contre les murs jusqu'à ce que j'ai des bleus". Essayez de ne pas les effrayer.
Faites confiance à votre jugement
Adaptez tous ces conseils comme vous le sentez, vous connaissez mieux la personne à qui vous voulez en parler que moi!
Communiquez !
La communication est très importante. N'hésitez pas à demander aux personnes ce qu'elles pensent.
Quoi faire si l'on soupçonne un cas d'automutilation chez un(e) proche
Si vous vous doutez qu'un(e) proche s'inflige des blessures volontairement, renseignez-vous d'abord sur le sujet. Il importe que vous fassiez preuve de compassion et que vous évitiez à tout prix de la critiquer ou de la juger.
Si vous en comprenez les raisons, vous serez peut-être moins consterné par son comportement et pourrez lui porter une oreille attentive.
Étapes à suivre pour venir en aide à une victime d'automutilation
* Renseignez-vous sur l'automutilation avant de parler à la personne.
* Ne la jugez pas.
* Offrez-lui votre appui et validez ses sentiments.
* Laissez-la parler des sujets qui la mettent à l'aise.
* N'insistez pas pour obtenir plus de détails si la personne semble réticente à parler de son problème.
* Essayez de lui faire comprendre qu'elle a le contrôle sur son corps, son esprit et sa vie.
* Offrez-lui de l'aider à trouver un professionnel de la santé mentale.
* Ne la secouer pas en tout sens en manquant de lui démettre le bras en la/le traitant de folle/fou et en parlant d'internement ou d'échec (rajout)
Après
L'Automutilation peut finir par disparaître avec le temps, avec la résolution des problèmes, leur acceptation comme n'étant pas si invivable que ça ou bien par la thérapie.
L'envie restera sans doute à vie revenant plus où moins forte de temps en temps, fréquent puis moins couramment par la suite.
Certaines cicatrices ne partiront pas et devront être cachées ou ignorées quitte à attirer les questions.
Il se peut que vous avez fait des tentative de suicide ou été interner mais ça n'est pas toujours le cas.
A certain moment l'on arrive a rassembler assez de volonté pour engager une “cure de désintox” que ça soit personnel ou par des aides ... celle ci réussi rarement la première fois mais après des essais d'abstinence plus ou moins long la plupart des personnes finissent pas vivre sans.
Dans tout les cas vous n'êtes pas seul-e que ça soit à le faire, l'ayant fait ou en étant sorti ... du fait d'un sujet tabou et occulté il reste souvent uniquement Internet pour connaître d'autres personnes, pour informations, ou pour des aides.
L’automutilation Aujourd’hui , site: http://supermariemaud.wix.com/lautomutilation#!
Message édité par Autralia le 04-01-2013 à 19:20:35
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Bretonne pour toujours.