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cette population de dangers publics
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Qui est responsable de la situation de ces derniers mois ?
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Je vois que vous appartenez aux légalistes tendance marteau-piqueur. Voilà qui me pousse à sortir en partie de l'anonymat.
Figurez-vous monsieur que je travaille dans les pompes funèbres et, à ce titre, ait pu attester de la crédibilité des méthodes de comptabilité des décès Covid dans ma région et en France en général. Région qui était d'ailleurs réputée comme l'une des plus touchées de France au moment de la «pandémie».
Premièrement, je vais devoir relativiser l'hécatombe . J'espère ne pas nier ainsi un crime contre l'humanité, cela m'amènerait sur les mêmes plates-bandes que ce dangereux terroriste de Chouard.
Quand un décès à domicile advenait - nonobstant sa nature - le médecin chargé de remplir le certificat de décès cochait automatiquement la case «Obstacle médico légal» en y ajoutant la mention «Covid» quand aucun témoin de la mort n'était présent. Des gens seuls qui meurent à domicile... il y en a une chiée, je vous prie de le croire. Alors peut-être sont-ils tous morts du Covid... il n'empêche que certains avaient le teint bleu/violacé spécifique aux décès occasionnés par des arrêts cardiaques, j'en ai même vu un la tête dans la table basse - attestant alors d'un arrêt soudain - comptabilisé Covid.
Ajoutez à ça les familles des défunts qui, voyant leur proche en cercueil fermé (procédure obligatoire pour les cas frappés de la «Suspicion de covid») qui s'étonnent. Les décès en hôpitaux frappés de Covid n'étaient jamais des Covids. Les familles les suivaient et connaissaient leur état. N'importe quelle maladie pulmonaire - fusse-t-elle de longue haleine - était automatiquement comptabilisée Covid. Pour éviter les risques éventuels de propagation de la maladie.... en sachant que la probabilité pour qu'il s'agisse de la maladie en question était véritablement très faible. Dites-vous qu'ils sont allés parfois assez loin pour comptabiliser un cas d'infection urinaire comme Covid... Et ça, c'est juste à mon échelle. J'en ai entendu des pas mal de la part de confrères.
Les brancardiers, les infirmières, les médecins, je les fréquente relativement souvent du fait de mes attributions, je n'en ai pas entendu beaucoup me vanter les bienfaits du masque, bien au contraire. Les personnels de chirurgie - qui auront dû laisser à contrecœur des tas de patients nécessitant pourtant des soins urgents - se marrent d'ailleurs pas mal des mesures sanitaires n'ayant aucun sens au regard de la nature du virus contre lequel ne protège pas les masques. Les chirurgiens (je tiens ça d'infirmières en chirurgie, pas directement d'un chirurgien) rapportent que si eux utilisent des masques, les leurs ne sont pas de même nature et sont surtout utilisés dans un environnement stérile où l'aération est prévue de sorte à ventiler les infections éventuelles... ce qui n'est pas le cas de masses répandues en magasin.
Si ce n'est vous garder la gueule dans des microbes et occasionner d'éventuels troubles respiratoires, ce qui - si vous êtes effectivement corpulent - n'est pas nécessairement une bonne chose pour vôtre santé, ils ne servent à rien. Ce n'est pas du complotisme que de le dire.
Vous aurez beau porter votre masque «correctement», c'est à dire, très ponctuellement pour un usage unique très court, d'autres le gardent sur le nez à longueur de journée et le touchent sans arrêt, ce qui n'est pas recommandé.
Ne vous inquiétez pas tant de la panse de votre voisin discourtois - j'ai moi aussi en horreur ce genre de personnages - que des mains de la caissière. Tout le monde touche à tous les produits. On ne met pas de gants et, le ferions-nous qu'il faudrait de toute manière les changer continuellement à chaque nouvelle manipulation que nous effectuerions.
Les germes se transmettent infiniment mieux par ce biais que par la proximité d'individus qui, à moins de vous souffler dans la nuque et de vous lécher l'oreille, sont infiniment moins dangereux que des conserves ou des fruits que tout le monde aurait tâté.
Vous présentez l'O.M.S comme une source crédible, j'imagine que le fait qu'on puisse contester cela me vaudrait l'excommunication «complotiste» dans la seconde. Il s'agit d'une de ces «divinités scientifiques» que je mentionnais précédemment. J'ai moi aussi mon propre panthéon, je vous rassure.
Ce même O.M.S que vous semblez tenir comme une figure d'autorité crédible avait pourtant nié la dangerosité d'un virus qui circulait pourtant en France depuis au moins Janvier sans qu'on s'en soit aperçu ; un de mes collègues de soixante ans ainsi qu'un marbrier de ma connaissance l'avaient eu à cette époque et s'en étaient sortis sans hospitalisation, ils avaient quand même douillé. Je ne conteste pas la dangerosité du virus, je maintiens cependant que sa léthalité est très largement exagérée. Je vous fais grâce des joyeusetés de Ferguson - autre figure d'autorité notable s'il en est - qui s'est planté sur tout comme il l'avait toujours fait à chaque épidémie, mais là n'est pas le sujet.
Votre réponse atteste d'une certaine angoisse. Vous appartenez à une partie de la population à risque et je comprends que vous soyez sur les nerfs compte tenu de l'absence de civisme de certains individus. Seulement, ne mettez pas dos à dos un Jacky tendance beauffitude extrême avec des gens qui, parce qu'ils sont informés du fait de leur milieu professionnel, savent que les mesures sanitaires entreprises relèvent de la connerie furieuse et n'apprécient que trop peu de devoir s'y soumettre. Si vous voyez quelqu'un mettre un masque en dessous de son nez, il n'est pas un danger pour vous. En revanche, vous trouver dans un bus où tout le monde met correctement un masque qui ne sert à rien dans un environnement où un tel peut toucher son masque puis son siège dans la foulée vous serait plus préjudiciable que l'autre beauf et sa grosse.
Si vous avez réagi de manière hystérique - votre précédent message tend à y incliner - envers ce que vous nous avez présenté comme un con manifeste, dites-vous bien que l'agressivité nourrit l'agressivité. Si quelqu'un récidive, je vous encourage - aussi malotru puisse-t-il être - à user abondamment des «Excusez-moi», des «S'il vous plaît», entre autres «Je vous remercie». Les gens sont à cran, et vous auriez plus à craindre des coups et blessures éventuels qui pourraient pleuvoir qu'une grippe violente. Il faut garder le sens des priorités.
Cette «Deuxième vague» est la deuxième saison d'un feuilleton dont l'histoire de base se veut déjà bancale. Même en travaillant dans le funéraire, je n'ai pas vu une hausse flagrante des décès durant cette période qui est habituellement fournie en la matière. Les médias ne m'auraient pas dit qu'un virus sévissait et rôdait.... que je ne l'aurais jamais su et qu'il en aurait probablement été de même du gros du personnel soignant que je suis amené à fréquenter. La grippe de Hong-Kong avait fait un nombre de mort bien plus conséquent sans que personne ne s'affole. Peut-être à tort, mais l'humanité s'en est sortie et compte quelques milliards de vies en plus depuis.
Peut-être êtes-vous sensible aux effets d'annonce, mais quand le triste sire Salomon déclarait que le Covid était aussi terrible que la peste noire (il a osé : https://www.lindependant.fr/2020/04 [...] 59585.php), je puis dire qu'exagération il y a et que le stress que cela peut provoquer entame probablement plus vos défenses immunitaires que les incivilités de vos contemporains au supermarché.
Il y a quelques années de ça, un virus de gastro-entérite particulièrement virulent a circulé. Peut-être était-ce il y a trois ou quatre ans. J'ai rarement connu quelque chose d'aussi transmissible. Toute ma famille élargie (une trentaine de personne) l'a chopé en un rien de temps. Moi-même qui, exceptionnellement avait pris le tram, l'avait chopé en tenant la barre sans mettre de gant... Comme quoi... méfiez-vous de ça en priorité.
C'était ultra-violent. Moi qui ne tombe jamais malade ne pouvais plus boire du tout sans régurgiter dans l'instant, ce qui, dans ces circonstances, est assez fâcheux.
J'ai appris l'année qui suivit que ça avait décimé pas mal de monde grâce à des confidences ici et là de personnes dans le milieu médical, ça n'avait pas fait grand bruit dans les médias. Des virus bien méchants qui passent... y'en a eu et y'en aura toujours. N'aurait-on pas mis médiatiquement l'accent sur celui-ci qu'il serait passé comme les autres sans que le gros de l'a population ne l'aperçoive. Peut-être y aurait-il eu plus de morts que ça, mais je puis en tout cas vous dire que d'ici quelques mois, je ne vais pas chômer. Pas à cause de la «Deuxième vague», mais des innombrables patients atteints d'un cancer qui n'ont pas pu passer en chirurgie à des étapes critiques de leur traitement. Le chirurgiens grincent des dents de savoir ça.
Au moins, je m'estime heureux qu'il n'y ait pas eu de canicule cette année. En 2016, plus d'un tiers d'un service de l'EHPAD à proximité de chez nous y est passé. Ça n'a pas fait grand bruit et pourtant, toute la France y a eu droit. Des morts, il en pleut toujours de partout. Mais si l'on n'en parle pas à la télé, personne ne s'en rend compte en dehors de ceux qui les soignent et les convoient.
Dernière anecdote grinçante sur la joyeuse impéritie du gouvernement (qui comme l'O.M.S, riait d'un virus qui était là depuis deux mois et appelait même à aller au théâtre) et ses conséquences. Voilà un cas pratique.
Nous allons chercher un décès à domicile avec un collègue. Une dame, un peu moins de soixante ans. Le médecin remplit le certificat de décès et demande à son jeune fils en larmes (il avait seize ans) si auparavant, elle avait toussé. Lui était dans un état second et lui répond que «Oui». Automatiquement «Covid». Il se trouve que la dame était suivie par les ambulances du coin qui l'emmenaient dans un service de pneumologie depuis des mois.... mais détail que cela. Aucun rapport entre des problèmes aux poumons et de la toux.
Non. Le fond de l'affaire étant que ce fils était réputé de notoriété publique comme battant souvent sa mère relativement menue. Je l'ai entendu plus tard au funé (nous ne l'avions encore pas fermé) se morfondre en un tonitruant «C'est ma faute» alors que sa famille regardait par-dessus leur épaule avec anxiété.
Ça ne prouve rien, mais ça valait la peine d'être rapporté. Les directives données spécifiant qu'on interdisait tout passage à l'I.M.L pour une autopsie à cause des risques de transmission (aussi élevé que n'importe quelle autre virus) a pu permettre quelques.... négligences de cet ordre. Je ne voudrais pas rajouter de l'atroce au «complotisme», mais pour connaître un peu le milieu des décès et de la manière dont les médecins les recensent (c'est-à-dire au doigt mouillé) en cette période.... je puis vous assurer qu'il ne faut pas beaucoup d'habileté pour maquiller des homicides en Covid.
Vous avez la conviction que des bandes espacées d'un mètre chacune ont sauvé des vies. J'ai - en ce qui me concerne - la conviction que la gestion désastreuses d'une crise sanitaire qui n'en était pas une au regard du nombre de morts véritables - très largement gonflé - aura été probablement plus mortifère que le virus en lui-même.
Si deuxième vague il devait y avoir eu, les souches se seraient manifestées autour des rassemblements pour George Floyd aux États-Unis, pour Adama Traoré en France, au lendemain de la fête de la musique et au sein des populations se révoltant contre port du masque et confinement en Serbie, en Allemagne et au Royaume-Uni.
Tout ça pour dire - car je suis prolixe - que les beaufs ne sont pas votre problème principal en cette période de «pandémie». Avoir un pied dans le milieu des décès et de l'hospitalisation permet de mieux prendre le pouls de la situation et - je tiens à vous rassurer - elle n'est pas aussi horrible que vous semblez le croire. Pas sur le plan de l'infection en tout cas, car je vous ai fait grâce des conséquences économiques et ce qu'elles risquent d'engendrer à terme.
En vous priant de m'excuser par avance si vous m'avez trouvé insultant à votre endroit par instants. Je comprends votre anxiété mais ne puis pas raisonnablement y souscrire.
Message édité par jojosterlitz le 06-08-2020 à 23:09:58