Amis de la
:
Ca fait un moment que je me devais de l'écrire, chers amis, le voici
. J'espère en capturer encore l'essence même de ces aventures vu que ça fait déjà une grosse semaine
.
En pensant à rédiger ce CR, petite nouveauté, j'ai pensé à rajouter quelques clips vidéos pour capturer l'humeur du moment
.
CR: Rando 3 jours autonomie "Entre Lesse et Lomme" (Belgique) 22/06 => 24/06 (bivouac 21/06)
La liste LP finale se trouve ici.
J'y ai rajouté mon retour d'expérience (fin de description) sur les objets à retirer/ajouter/modifier
.
Jour 0 "La marche du Gendarme" : Parking Redu => Bivouac Virée à Chêne
Distance: 4.50km
D+/-: Non déterminé.
Voilà le grand jour ! Je décidai de changer un peu mes plans quelques jours avant de me lancer à l'aventure et de commencer le chemin par un bivouac le lundi soir, de manière à être sur le chemin directement en me levant et en ne traînant donc pas
.
Coincé psychologiquement entre
et
, scrutant la météo, hésitant sur uniquement le SOL ou bien le G1L ou bien les deux (ce que je finirai par prendre en me laissant convaincre par le taulier qui jouait la carte de la sécurité
) , je traîne un peu chez moi à faire les derniers préparatifs avant de partir. Bref, je suis à la bourre
.
Je dépose le fauve sous bonne garde, la gardienne me proposant derechef de manger sur place rapidement pour avoir ça derrière moi. J'accepte bien volontiers, partageant là peut-être mon dernier repas sur Terre
. Je me mets ensuite en route pour le lieu du parking
.
Dans la voiture, je ressasse mon inexpérience sur le montage de la tente mais je me dis que ça va aller, puisque le système de réservation obligatoire (
) n'avait pas l'air de montrer foule de réservation pour ces nuitées. Avec un peu de chance, je ferai un petit auto-
tout seul, sans personne pour me voir
.
Me voilà donc garé au parking, quelle ne fût pas mon agréable surprise de constater que tout a été aménagé pour que, dès la sortie du véhicule, nous soyons sur un sentier mi-forestier mi-plaine jusqu'à rejoindre le chemin officiel
. Cela met tout de suite dans l'ambiance
.
Mon sac-à-dos ne me semble pas trop lourd mais "bien chargé"; me fiant à l'expérience des nombreuses lectures vues ici et là, je me dis que tant que le report de charge se fait correctement, ça devrait le faire si je passe le premier jour sans encombre (puisque j'allais m'alléger naturellement). En particulier, je sais que je trimballe trop d'eau puisque j'ai 0.5L (flasque) + 1.2 L (platypus 1L) + 2.0 L (poche Sawyer) sur moi. Cela est fait exprès, d'abord pour tester une "surcharge" sur une courte distance, ensuite car je suis encore un peu inexpérimenté sur la gestion autonome de l'eau sur le chemin. Bien que je sois de nature très prudente et que je n'ai finalement eu absolument aucun problème avec tout ça, gérant bien la cartographie à l'avance des bivouacs. J'avais évidemment éprouvé les réglages de mon Zulu 40 (S/M) à la journée de nombreuses fois, donc pas de trop grosses surprises à ce niveau.
Me voilà donc parti à l'aventure, avec le dynamisme et l'entraînement que le Maréchal des Logis-Chef Cruchot aurait validé
Pour mener mon plan à bien, je vais donc remonter le chemin à l'envers sur environ 3-4 km.
Cette partie du trail passe au début par de la civilisation campagnarde puis s'enfonce assez rapidement en forêt:
Arrivé au bivouac, il est déjà passé 21h00 et j'y trouve trois tentes, dont une occupée par un mystérieux randonneur que je ne verrai jamais. Les deux autres, proches de moi, randonnent manifestement ensemble.
Nous échangeons les politesses d'usage et je comprends rapidement qu'ils sont néerlandophones; peu m'importe je dois rapidement trouver mon spot et monter la tente sur cette aire de bivouac autorisée.
Nous sommes en orée de forêt, de feuillus de mémoire. Je scanne rapidement l'aire: il y a 3-4 poubelles, des bancs et ce que j'imagine être un emplacement WC. On verra ça demain. La tente est la priorité.
Premier
: je sors ce que je pense être le polycree, qui me paraît bien petit, pour me rendre compte que j'ai pris le nylofume avec moi par erreur avec ce sac (puisque poche valise, un peu triste d'en condamner l'utilité)
. Bon ben c'est ballot
. Je sais pas ce que j'ai foutu en faisant mon sac pourtant fait à l'équerre
. Au final le polycree était compacté avec la tente
.
Le montage ne me pose pour ainsi dire pas de problème
. Le pitch n'est pas parfait mais il n'est pas dégueulasse non plus
.
Je tente une petite astuce pour limiter l'usage d'une sardine; j'utilise un des plots de démarcation de l'aire comme ancrage. Ca marche plutôt bien
.
Petite photo rapide du bivouac avec ma Lanshan 2 Pro en avant, en revenant d'une pause pipi bien méritée, la nuit tombe déjà bien, l'APN du smartphone a bien du mal.
La météo annonçait de la pluie déjà le soir pour me rendre et bivouac et il ne fût rien
, je me dis que je suis passé entre les gouttes et que ça va le faire nickel
.
Je n'ai malheureusement pas de réception donc je ne sais pas avoir le dernier bulletin météo. Peu importe.
J'organise quelque peu l'intérieur de la tente, n'ayant pas l'habitude (mais détestant le bordel), tout semble en ordre. Je laisse bien tout dans mes petits sacs étanches compartimentés, plus par logique de rangement/accessibilité que par sécurité.
J'hésite entre dormir dans le G1 et le SOL. Il fait environ 10-15°C, je ne suis pas frileux, je tente le SOL avec mon change de nuit.
Par l'excitation du moment, j'ai du mal à m'endormir, pas de problème, j'ai tout prévu: la gnôle va faire le boulot
.
Je m'endors, paisiblement
Jour 1 "Welcome to bootcamp, soldier
" : Bivouac Virée à Chêne => Bivouac du Biolin
Distance: 28km
D+/-: 781m / 729m
2h00 du matin: je me réveille, la température est tombée d'un coup et le vent se lève quelque peu
. Bizarre, à moitié dans le coaltar, je sors mon G1L et ne calcule pas plus que cela ce qui se passe
. Je me rendors directement pendant que le duvet m'enrobe de son isolation
2h30: Le réveil de la nature sonne.
Moi qui avait toujours "rêvé" de dormir sous un orage et pluies tellement le bruit a tendance à me bercer (je mets d'ailleurs souvent des clips Youtube spécifiquement dédiés à trouver le sommeil avec ce type de bruits pour m'endormir
), me voilà servi
. Ce n'est même plus une "drache" nationale à ce niveau, mais carrément un déluge qui me tombe sur la gueule
.
Le mec là-haut a décidé de me faire le baptême du feu de l'eau l'orage va gronder pendant facilement 1h à 2h. A mon avis, le mec là-haut était resté coincé sur AC/DC
.
Je scrute l'extérieur et voit qu'il tombe vraiment des cordes; le terrain commence d'ailleurs à avoir du mal à absorber, je me fais du mauvais sang de finir dans la gadoue
.
Il va continuer à tomber des cordes ininterrompues jusqu'à 8h30 environ.
Je vais également expérimenter mes premières rentrées d'eau dans la Lanshan
; lorsqu'il tombe de grosses trombes, l'eau rentre goutte à goutte par les coutures renforcées des haubans tête/pieds
. J'avais pourtant fait l'étanchéification, mais par l'extérieur uniquement
. Par un miracle inespéré, je ne panique pas (ce qui serait plutôt ma nature) mais me dis que ça n'est pas grave jusqu'à présent, qu'il faut uniquement protéger le SDC et que le reste est bien au sec, soit sur le côté, soit dans les sacs étanches respectifs
. Je constate calmement que j'ai orienté la tente dans le bon axe du terrain et les gouttes iront donc au fond de la baignoire, à mes pieds.
Vu le débit, je me mets sur le côté avec mon matelas gonflable, j'enfile le SOL sur le G1L pour le protéger et je fais fi des quelques gouttes qui me tombent sur le visage
. Je me rendors sans trop de difficulté non plus (très étonnant ça
).
Voilà le résultat vers 7h:
On remerciera, au passage, l'inventeur de la bouteille pipi (baptême pipi
) qui trône majestueusement dans l'abside
:
On aperçoit déjà sur les photos l'état général de la tente, pour laquelle j'aurai aussi expérimenté le fameux splash effect bien comme il faut
. Rien n'est rentré dans la baignoire, mais tout le reste à l'extérieur est tout simplement dégueulasse
10h: Je profite d'une accalmie pour me lever, sortir de la tente et espérer me mettre en route. Je ne sais pas encore comment je vais gérer la tente, on va bien voir. D'abord je profite de voir que je suis seul sur l'aire pour faire le tour du propriétaire:
La cabane au fond du jardin
Bac de sciure sur la gauche, ça donne envie
. Thanks but no thanks, j'ai toujours pas envie c'est bon je me suis vidé avant de venir sur le trek, advienne que pourra
Le pitch n'était pas parfait mais n'était pas dégueulasse non plus, vu le terrain et les prévisions météo, j'aurais clairement dû monter la tente plus basse pour le splash effect
.
Je n'avais de toute façon pas de cours d'eau à proximité pour rincer un coup la toile extérieure de tente et je préfère garder mon eau potable à d'autres fins pour le moment.
Bordel, comment vais-je faire pour ranger ça sans dégueulasser tout mon sac et mes affaires
.
J'utiliserai le nylofume qui, finalement, ne sera pas de trop, pour ranger ma tente dégueulasse et humide à chaque bivouac.
11h: je me mets - enfin - en route.
Bien qu'il continue de pleuvoir légèrement (plutôt une ondée), le parcours est bucolique en longeant la Lesse pendant un bon moment.
Qui a dit que c'était plat chez nous
. On remarquera aussi que le balisage est de grande qualité, et cela se confirmera sur les 3 jours de marche.

Une de mes photos préférées de ce trek
:
Pour donner une idée de la quantité de flotte qui est tombée la nuit et qui n'a pas été absorbée par le sol:
Petits passages sympas où il est de bon augure de ne pas glisser:
A cette étape, j'aurai déjà été rejoint par un couple de randonneurs (limite mulets, j'ai un témoin ici même
), ma foi fort sympathiques mais mals préparés de leur propre aveux bien qu'ayant tous les deux de l'expérience de randonnée.
N'étant pas pressé et la météo se dégradant aussi, je prends rapidement mon rôle d'infirmier improvisé : bande anti-frottement sur talons pour des chaussures achetées 2h avant pour Madame
, un peu de crème NOK pour les orteils de Monsieur.
Dans l'après-midi, la météo va vraiment se dégrader et nous aurons donc des pluies constantes de 13h jusqu'à 18h environ:
Mon équipement de pluie tient très bien le coup et le combo chapeau semi-rigide + capuche veste pluie trail D4 est diaboliquement efficace
. J'ai l'air d'un clodo mais pas une goutte ne tombe sur mes lunettes, on ne peut pas vraiment en dire autant de mes comparses
.
Le pantalon MH550 D4 est humide mais ne s'imbibe pas et sèche même très rapidement au mouvement. Bref, aucun regret de ne pas avoir emporté la partie pantalon de pluie.
Je découvre la forêt sous un autre regard, un regard que je n'aurais probablement jamais porté si j'étais parti à la journée (vu que je ne serais pas parti du tout, probablement
), la brume est envoûtante, j'apprécie tout de même le spectacle
.
Les forces de mes camarades s'épuisent, donc je tente de les soutenir et de marcher jusqu'au bivouac tranquillement avec eux. Nous y arriverons vers 19h00.
Plus intéressé à ne pas tarder de monter le campement, mettre les affaires sécher et profiter d'un repas ensemble, je ne ferai plus de photos jusqu'au lendemain.
Jour 2 "Enfin on avance": Bivouac du Biolin => Bivouac du bois du Banè
Distance: 23km
D+/-: 612m / 542m
6h00: La nuit fut pluvieuse, de nouveau, mais beaucoup moins que la première. Peu de splash effect et toute façon je m'en balance vu comment la tente est crado
. Je renvoie de nouveau des fleurs à l'inventeur de la bouteille pipi qui me sert aussi la journée de bouteille bidet
bon, sans la pisse évidemment
. D'ailleurs, mes comparses d'hier ne comprennent toujours pas comment je peux utiliser si peu de PQ
. Je finirai par leur faire un dessin plus tard
.
J'en profite pour me lever tranquillement à mon aise et taper un peu la tchatche avec les trois jeunes étudiants croisés hier et avec qui on a un peu plus discuté hier soir.
Ils sont sympas mais sont aussi partis à l'arrache
. L'un a découvert le montage de sa tente au bivouac hier soir, l'autre a insisté pour dormir en hamac sous l'abri sans être certain de se prendre la pluie ou non, le dernier s'est acheté une tente bivvy D4 1P mais a pesté de découvrir qu'il ne peut rentrer dedans que par l'emplacement des pieds et pas sur le côté, alors qu'il est grand et que l'abri est pile poil à sa taille.
Ca discute matos et réglage de sac-à-dos pendant qu'on lève tous gentiment le campement.
La tente est toujours aussi crade malheureusement:
A côté, la Hubba Hubba de mes comparses d'hier.
L'air du Biolin est assez sympa, un peu trop même. Sa réputation d'être "mal fréquentée" ne me choque pas vu sa proximité à une route (avec barrière depuis).
Avant l'arrivée des randonneurs, une première petite tente de deux personnes s'était installée clairement dans une optique de camping.
Peu avenants et peu respectueux des lieux, aucun randonneur ne cherchera à établir contact. Ca tombe bien, ils restent surtout dans leur tente
.
Plus tard dans la nuit, deux nouvelles tentes s'installeront, une grande Quechua de camping (1ère à droite sur la photo ci-après) de deux hippies (
) et une tente de rando 2 places (tout à droite) remplie d'un couple très sympa
.
Ils nous demanderont d'ailleurs au matin même si nous avons entendu les "bêtes féroces niquer"
. Je lui répondrai que je n'ai (mal?)heureusement entendu que le ronfleur en hamac, qui était pourtant bien loin de ma tente
.
Interdiction de faire du feu alors que les installations le rendent clairement possible, sûr et cozy
. Aurait-on fait passer l'argument sécuritaire par-dessus l'envie de décourager les campeurs irrespectueux venant squatter les lieux ?
8h00: Je suis prêt à partir. Que faire ?
Mes comparses d'hier sont toujours K0 et pas encore sortis de leur tente; je n'ai pas envie de leur donner l'impression de les abandonner (ni, inconsciemment, de les laisser sur le carreau si leur état physique et moral se détérioraient). Hegemonie@HFR doit être en route depuis tôt ce matin, pour +/- plier 2 étapes en une, afin de me rejoindre.
Ce dernier élément me dit que je vais me la jouer tranquille ce matin pour donner du lest à mon compagnon de route qui doit me rejoindre et j'attends, donc.
11h00: Nous partons, enfin
. Là, je regrette quand même un peu d'avoir attendu, pour être honnête
. Bref, ce n'est pas grave, ce sera une leçon à apprendre
. On se traîne pas mal mais bon, l'étape n'est pas énorme, ils sont rincés et moi j'ai le temps.
11h30: La formidable poche Sawyer rend l'âme à sa deuxième séance de squeeze juste avant de franchir le passage ci-après
. HFR m'aura bien prévenu qu'elles n'étaient pas fiables, mais alors à ce point je m'y attendais pas
. J'avais au moins espéré faire un trek avec
. Bon ben ça sera 0,30 trek
. Je me réjouis de savoir que j'ai déjà une Platypus 2L à la maison en remplacement
. Je me débarrasserai de la Sawyer le lendemain matin, dans une poubelle du dernier bivouac, après l'avoir utilisée une dernière fois comme récipient à eau, la fuite étant située sur les "coutures" du bouchon.
12h30: Hegemonie nous rejoint sur le chemin, tout fringuant
. J'avoue (et je lui ai avoué) profiter de son arrivée pour faire une échappée belle avec lui et nous avançons à rythme "normal". Globalement, on trace, surtout après mon deuxième
(J'arrête de les compter après ce récit, je vous rassure
) .
15h45: On profite d'un petit passage ruisseau / banc / boîte à visiteurs pour faire une petite halte. Je voulais décrotter mon polycree
.
On en profite pour y laisser une bafouille dans le livre d'or et je laisse également un petit mot d'encouragement pour mes comparses liégeois d'hier qui doivent avoir un peu de mal (ils me confirmeront l'avoir vu plus tard
) .
Depuis deux jours, je suis vraiment fort ballonné (ça en devient un gag avec la troupe
) et j'ignore comment j'ai fait pour ne pas devenir Sébastien Patoche. Est-ce la nourriture de rando ? Est-ce le serrage de la ceinture ventrale ? Aucune idée...
En parallèle, je constate que le report de charge du sac-à-dos fonctionne très bien et je n'ai ni douleur ni courbatures chaque matin. Néanmoins, lorsque le sac est bien chargé, les bretelles du sac me paraissent trop courtes pour un bon confort de pose sur le buste.
J'en conclurai que la mesure dorsale était bonne mais que, vu mon gabarit (1m85 pour 93kg), avec le cul assis entre deux chaises sur les deux tailles de sac possible, j'aurais plutôt dû préférer la taille M/L du sac et pas S/M. Bon, on règlera ça en rentrant, rien de catastrophique.
17h30-18h00: Arrivée au bivouac. Chouette, je vais avoir le temps de bien m'installer tranquillement
. Ou pas vu que j'ai fait le bon samaritain sur l'eau
. Pas grave
.
On apprendra à l'arrivée par d'autres randonneurs qu'il y a eu un peu de "rififi"; probablement avec un habitant voisin qui venait faire sa patrouille
. On apprend également que cette aire va être fermée (et déplacée), ce qui expliquera les commodités très réduites encore sur place: 3 bancs en carré. L'aire (son tracé officiel du moins) est assez petite et longe un sentier forestier accessible en voiture (plutôt 4x4). Mais bon, il ne devrait pas y avoir grand-monde la nuit, en effet.
On notera par ailleurs que certain(s) MUL(s) (je citerai personne
) voyagent tellement léger, qu'ils n'emportent pas de pansement
. Mon infirmerie de campagne fera encore le taff.
Mais le mélange fruits à coques/M&M's ainsi que le Chorizo sorti le soir expieront tous les péchés mulesques
Jour 3 "Mais pas si vite, ça fait de la mousse
" : Bivouac du Bois du Banè => Parking Redu
Distance: 32km
D+/-: 584m/711m
La nuit a été calme et sèche, surtout. La tente a bien séché, même si elle est toujours autant dégueulasse et je regrette amèrement de ne pas avoir pris de quoi faire une corde à linge dans la tente avec les deux crochets suspendus à chaque entrée
.
De même, je souhaiterais rendre à notre Créateur mes pouvoirs de téléportation du combiné matelas + sac de couchage + randonneur dans la faille spatio-temporelle que constitue la tente pendant la nuit
.
7h00: Réveil, rangement de la tente vers 7h30. PDJ vers 8h00, en papotant tranquillement avec les jeunes randonneurs. Ce (dernier) matin, j'ai envie de me faire plaisir et je ne suis pas rapide au réveil de toute façon. Ca sera lyo D4 Muesli au chocolat, un régal
. Hegemonie partira en éclaireur vers 8h15, je partirai, seul, à mon aise vers 8h45.
J'y vais tranquillement, mon esprit guidant mon allure
. Au détour du chemin je constate la présence d'un gardien:
Arrivé dans cet enchevêtrement de feuillus, je me faufile à travers pour découvrir mon collègue HFR, m'attendant, seul sur un tronc d'arbre paisiblement
.
Pris de pitié, je lui propose évidemment de me rejoindre à nouveau
Nous marchâmes, pendant longtemps, très longtemps.
Bon en fait pas du tout puisque les escapades d'alpinisme récentes, puis d'Europe-Assistance du soir d'avant (je le laisse expliquer au besoin
) de Hegemonie ont fini par avoir raison de ses pieds
.
Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu Hegemonie demander de faire une pause
puis une deuxième
puis une troisième
.
Au bout du rouleau, il me demanda de faire une pause dans un endroit approprié. Face à ce désarroi, je ne pu que m'exécuter et lui proposer un lieu de repos silencieux, contemplatif et éternel
.
Nous finirons la randonnée non sans quelques surprises sur les types de passage que nous rencontrons:
Vous noterez le nom du pont affiché en-dessous de la pancarte blanche de réserve de pêche. On imagine ce qui a pu être balancé par dessus bord
.
Il devait pas être cher le loyer là
:
Un dernier pont juste après un autre parking, sur le chemin, organisé pour cette randonnée et qui se situe quelques kilomètres avant la dernière (enfin, ma première
) aire de bivouac.
Bilan équipements/objets:
(copier/coller de la liste LP)
'-' = Objet/Quantité restant(e), potentiellement à retirer.
'+' = Objet/Quantité ayant fait défaut, à rajouter.
'+/-' = Objet à modifier.
Equipement
+/- Sac-à-dos: tester taille M/L (longueurs bretelles +66g), changer fixation flasque à la bretelle droite (+2g)
+/- Sardine: remettre cordelette réfléchissante
+/- Tente: Imperméabiliser coutures haubans têtes/pieds, coutures emplacements bâtons de marche.
+/- Tente: Anti-dérapant sur baignoire (Seamgrip)
+1x Tente: haubans fil à linge UL tente intérieure (min 120cm) (est. +5g)
-1x Nylofume (-27g)
+1x Sac poubelle (isolation affaires sales/humides) 20L max (+16g)
-1x SOL Escape Bivvy (-240g)
-1x Espadrilles (paire -277g)
-1x Poche Sawyer (détruite -28g)
+1x Platypus 2L (+38g)
-1x Paravent titane (utiliser sitpad accordéon + sardines au besoin, -15g)
Variation de poids: -460g
Consommables
-8g PQ
-1x Lyophilisé repas Semoule aux légumes (-146g)
-1x Lyophilisé petit-déjeuner Muesli aux raisins (-112g)
-1x Jimmy Joy Plenny Bar Vanille (-107g)
-1x Apéro protéiné shot Good4U Salt'N'Pepper (-27g)
-1x Cliff Bar Chocolate Almond Fudge (-70g)
-1x JC's Trek bar (-55g)
-2x Hotcemel cacao instantané en poudre (-62g)
-3x Electrolytes (50%) (-12g)
(30g de gaz consommés pour 4x lyophilisés, 2 cafés)
Variation de poids: -591g
Divers
+/- Etui clip solaire: à remplacer par étui microfibres pour 2e usage de gant de toilette. (+2g)
+1x Accu 18650 3500mah. (+47g)
-1x Corde bungee jaune 80cm (-6g)
-1x Tanka double (-1.5g)
-2x Bouchons gros culot bidet/pipi (-6g)
-1x Bouchon douche liège (-4g)
+1x Carnet de randonnée (pour consigner sur le chemin, +199g) +1x crayon IKEA (+2g)
+ Médicament (?) anti-ballonnement (est. +5g).
Variation de poids: +237,5g
Prochain projet: Tour du Grand Ballon (Vosges) sur 3-4 jours