Hegemonie a écrit :
Retour de 5j/4nuits sur le Gr400, environ 125km et beaucoup trop de dénivelé Je ferai un retour plus détaillé demain, là je rentre tout juste après 8h de route, c'est l'heure du dodo!
Spoiler : n'est pas tarpiste qui veut... 
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Du coup !
#CR : Le GR400, ou le tour du massif du Cantal.
Petit topo : j'ai une semaine de vacances à remplir, ça fait cinq ans que j'ai pas fait de rando sur plus d'une journée, je suis complètement à la masse en termes de préparation physique avec un boulot qui me bouffe littérallement la santé. Du coup je décide de partir sur le tour du Cantal, en 5jours, en autonomie complète. Bon, c'était vraiment à l'arrache et à choisir je le referais pas dans les mêmes conditions
Niveau matos, j'ai beaucoup de choses qui "restent" d'il y a longtemps, des choses que j'ai envie d'essayer, et des choses que j'ai pris sur un coup de tête.
Dans les grandes lignes, le sac au moment de partir fait environ 9kg avec 1L de flotte et ~2,5kg de bouffe.
Je n'ai pas fait de lighterpack, pas pris le temps avant, mais grossièrement je suis parti avec un sac de couchage cumulus Panyam 450, un Tarp DDhammock super light 3x3 (première fois en rando!), pas assez de piquets (8, j'aurais aimé en avoir au moins deux de plus...), un matelas gonflable natureHike pleine taille, un sac à dos MH100 d'il y a quelques années (40L), une polaire d4, une doudoune Patagonia légère, un buff, deux TSML + 1 pour la nuit, une popotte titane + BRS300 + cuillere long manche, un poncho pour la pluie, deux caleçons, deux paires de chaussettes + 1 pour la nuit, 1 pantalon convertible TNF (une catastrophe niveau coupe...), une paire de chaussures de trail (Altra LonePeak9+, un régal) et des bâtons.
Niveau flotte : une katadyn BeFree de 600mL, un platypus de 1L et un de 2L, ainsi que des micropure forte. Toute l'eau sera traitée lors de la rando sauf lorsqu'explicitement potable.
J1 : Murat -> pied du puy Mary, 18km, 2150D+
Je pars de Murat vers 13h30, après environ 7h de route. Dès le début, ça grimpe dur! Globlament sur l'ensemble du périple, il y aura peu d'endroits roulants, c'est souvent très raide avec beaucoup de pierriers ou des passages dans les bois où il faut louvoyer entre les racines. Je trouve beaucoup d'eau au début, mais à partir de 16h plus rien. Avant d'arriver à l'endroit où je me poserai pour la nuit, je trouve un abreuvoir et je remplis le platypus d'un litre, pensant que ça suffirait jusqu'au lendemain. Première erreur.
Vers 19h, je trouve le premier emplacement à peu près plat pour monter la tente, mais c'est sur un "plateau" avec un peu de vent. Je monte donc le tarp en A frame perpendiculairement au sens du vent, mais je regrette de ne pas avoir assez de piquets pour vraiment faire un truc costaud. Ça n'aura pas manqué pendant la nuit de faire du bruit, mais pas eu froid.
J2 : Pied du Puy Mary -> Pied du Puy Violent, 28km, 2850D+
Je me réveille avec le lever du soleil, la nuit n'a pas été idéale mais j'ai quand même dormi quelques heures. Je remballe rapidement et je pars pour l'ascension du Puy Mary! Pas de difficulté particulière, mais la descente est très chiante, du béton incliné par "dalles" tout du long. Je descends ensuite jusqu'en fond de vallée, au Falgoux, avant de remonter vers le Puy Violent. Alors que je pensais trouver de l'eau un peu partout, mais le premier spot est au Falgou. Je n'aurais pas du tout bu entre 8h et 13h, vu la température ce n'était pas idéal. Je décide donc de remplir toutes mes réserves à chaque opportunité, quitte à porter plus. Bien m'en a pris, il y avait effectivement peu d'eau sur le reste du chemin, et je consomme entre 4 et 6L/j. Je m'arrêterai pour la nuit dans un buron en ruines, histoire d'être protégé du vent
Pendant la journée, je crois plein d'animaux : écureuil, faucons milanais, chevreuil, vaches et veaux bien sûr. Petite surprise quand j'ai posé ma tente : un troupeau de chamoix viennent me dire bonjour! Ils ne sont pas restés...
J3 : Pied du Puy Violent -> Mandailles, 33km, 2445D+
Plutôt très bien dormi, je repars en forme et à fond pour l'ascension du Puy Violent. J'arrive au Fau vers midi, et je décide de continuer vers Mandailles, où un camping est censé être ouvert (j'ai besoin d'une douche!). Malheureusement, nous sommes le 15 septembre, c'est le jour de la fin de la saison, ils ne prennent plus de campeurs. Tant pis, je m'installe sur une "aire de piquenique" au bord de la rivière. Il y a de l'eau potable à proximité, j'en profite pour faire une toilette un peu plus poussée. D'ailleurs, les petites lingettes "compactées/désyhdratées" sont un vrai plaisir à l'utilisation
Montage de l'abri contre une table de pique nique pour être un peu caché des éventuele passant, même s'il est déjà 19h, et je me couche tôt.
J4 : Mandailles -> Le prat de bouc, 35km, 2570D+
Je refais le plein d'eau avant de partir, mais le temps est plutôt gris. Objectif Thiezac avant midi, puis un refuge au Prat de Bouc pour la soirée. Le commerce d'alimentation à Thiezac est bien évidemment fermé le mercredi (...), je me rabats donc sur la boulangerie qui ne paye pas de mine. Après une quiche lorraine pas fameuse, je repars en direction du prat de bouc. Le chemin est plutôt sympa, avec plus de dix km de crètes. C'est également le moment de gravir le plomb du Cantal et ses 1855m, plus haut "sommet" du coin. Après cela vient la descente vers Prat de Bouc, en suivant plus ou moins une piste de ski. Le chemin est tortueux, accidenté et il me faut une heure et demi pour faire les 3 derniers km. Une fois au refuge, j'apprends que celui ci est également fermé par manque de touristes
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Je continues 500m dans la forêt, je plante mon abri sur le chemin, et je me prépare à dormir. La météo est revenue au ciel dégagé, mais il est prévu 2°C dans la nuit. Je m'aperçois que j'ai une grosse ampoule qui court le long de mon petit orteil du pied droit, contre l'autre orteil. Un compeed plus tard, cela va mieux et je pourrais repartir le lendemain
J5 : Le Prat de Bouc -> Murat, 12km, 400D+ :
Dernier jour ! Je n'ai pas du tout eu froid pendant la nuit, mais je suis fourbu. Heureusement, c'est du chemin relativement facile jusqu'à Murat, et j'y arrive en un peu moins de 3h. Là, je mets ma voiture (électrique) à charger pendant que je vais acheter du fromage, et je repars vers 12h du Cantal, la tête bien vidée.
