CR GR54 Tour des écrins/oisans 2018
Les photos ne sont pas top mais elles sont prises avec mon téléphone
Un peu de nourriture (je peux détailler si ça intéresse qqun.
La carte pour mes parents afin qu'ils puissent me suivre
A priori, ma mère a été imbuvable avec mon père/frère durant cette semaine
Trop de stress. Pourtant, cette année, j'avais pris une carte sim orange en plus de mon compte free afin d'avoir plus de possibilité d'envoyer des sms à sa famille/amis pour dire que tout allait bien
- J1 La Gave - lieu dit les grangettes
Le début est plutot facile mais il y a pas mal de monde sur le GR. Du coup, lorsque que je le quitte afin de zapper Monétier les bains, bah il n'y a plus personne. C'est mieux ainsi. Je me retrouve au lieu dit les Grangettes et il se met à pleuvoir. Je m'abrite un instant mais ça va durer 2 heures. Une accalmie se précise et je décide de repartir pour le col final, dit des Grangettes (1000m d+), et dormir au lac d'Eychauda, mais j'entends, ou alors il me semble entendre, du tonnerre. Ni une, ni deux je fais demi tour
et je décide de passer la nuit aux Grangettes. Il va repleuvoir de toute manière et puis c'était un peu tard dans la journée pour passer à ~2800m.
6:18:41 27,47 km 1 606 m
https://www.strava.com/activities/1800737592
Le sac à prêt @ 11.1kg :
La grave la veille du départ :
Vers le col d'Arsine :
Les grangettes pour dodo à l'arrache chez un particulier qui n'était pas là (ouf) :
- J2 lieu dit les grangettes - Entre les Aygues
7h00 Hop le matin c'est parti pour ce col des Grangettes. C'est bien raide, il y a des mains courantes, il faut un peu poser les mains. Du coup, j'ai très bien fait de ne pas essayer de la passer la veille sous la pluie... Le lac Eychauda est vraiment pas mal et super encaissé. Un peu déçu de n'y avoir pas bivouaqué mais bon c'est la vie. Safety first comme m'avait dit l'allemand de Hamburg rencontré dimanche soir au resto du gite à la Grave. Bon, comme je suis déjà en retard, je décide de courir dans la descente, car elle le permet. Je croise un mec qui me sort qu'il m'avait pris pour zorro de loin (j'étais tout en noir ce matin là avec mon chapeau). 200m plus loin, je me dis que j'aurais dû lui dire que je l'avais pris pour Sgt Garcia
Lors de la descente, je rejoins de nouveau le GR que je quitte un peu plus loin pour aller à Ailefroide. C'est plutôt plat mais assez cassant. Toujours un peu en retard, je décide de bombarder un peu. Je me dis que je vais bien le payer à un moment donné (et ça va arriver
). Ailefroide détonne un peu dans ce coin reculé : a priori ça me semble être un spot d'escaclade, d'alpi etc... Je crois des mecs torse nu avec des bonnets et des chaussures d'escalades sur les épaules, portant des tapis de bloc etc... Bref le cliché des mecs cools et pas des ringards qui font de la randonnée
Je passe au bureau des guides pour chopper la météo de la journée. C'est un joli fille, du coup après qu'elle m'ait indiqué la météo bah je lui sors un "ça va?" sorti de nul part. Je n'aurai évidemment pas de réponse. Bon, temps très instable dans l'après midi et c'est déjà midi... Il me reste un col, le collet du Rascrouset vers 2800m (1300m d+)...
La montée se passe en deux temps, un chemin qui monte mais plutôt constant puis ensuite le 600 derniers mètres de d+, un pierrier immonde. Je vous le donne en mille, j'envoie la sauce dans la première partie. La seconde moitié sera bien difficile... J'avance pas, j'ai le cardio dans les choux. Le mental joue là, je me repasse dans la tête "Venus in Furs" du Velvet : y'a un passage qui parle de "taste the whip" bah je le teste bien le fouet là (je vais avoir cette chanson dans la tête toute la journée). J'enchaine sur In the end des Doors. Bon, je passe le col quand même. La descente sera encore un enfer ~1000m de pierrier. J'arrive à Entre les Aygues, je suis super en PLS. J'attends sans rien pendant 15min. Puis je marche 10min afin de trouver un coin pour bivouaquer. J'ai eu soif tout le temps durant cette journée, horrible. Le soir quand je mange, une biche se pointe et on se regarde mutuellement pendant 5-10min
Finalement pas de pluie cette journée, ouf!
8:20:20 31,13 km 2 551 m
https://www.strava.com/activities/1800738813
Lac Eychauda :
Collet du Rascrouset quelque part dans ce merdier de pierrier :
- J3 Entre les Aygues - Refuge du clot
Encore debout à 6h20 pour partir à 7h. 1100m d+ dans un premier temps. ça se passe plutôt bien en fait, la pente est régulière, sauf les derniers mètres qui sont assez raides. Toute la fin, le chemin est sur du schiste. Par temps pluvieux, ça ne doit pas être la même limonade. C'est assez long quand même. La descente se passe bien jusqu'au refuge du pré de la chaumette. Je me pause 5min pour prendre de l'eau et demander la météo. Risque d'orage vers 15-16h. Bon pbah pas le temps de niaiser hein, c'est repartie pour une montée de 800m à fond pour le col de la Valette. Ensuite, s'en suis une série de 3 petits cols pour atteindre le refuge de valonpierre avec son petit plateau, son lac et son massif, le Sirac, dominant tout ça. Là, je décide de me pauser et de prendre une tarte aux myrtilles
Là, j'aperçois 4 mecs entrain de manger de rillettes bordeau-chanel en prennt des bières. Je vois qu'ils trimbalent une guitare
J'entends qu'ils sont Centraliens, ceci explique cela, des gens bizarres ces Centraliens. Bref, on me dira plus tard qu'ils sont reparti vers 18h (!!) en direction du col de la Valette et qu'il a plu
Sur ces entrefaites, je poursuis ma descente de 900m jusqu'au Refuge du Clot. 5min après mon arrivée, une putain d'averse et que ça tonne. Je déconseille ce refuge CAF, il n'est pas top et pis merde quoi, je viens de me taper ~36km en montagne et on me sert des putains d'épinards à manger. Non, non et non.
8:56:17 35,58 km 2 446 m
https://www.strava.com/activities/1800740259
Vue prise du col de l'Aulp martin :
Refuge valonpierre pour une tarte au myrtilles
- J4 Refuge du clot - Refuge des Souffles
Départ 7h30 ce matin. Au menu, une variante du GR54 par le refuge de l'Olan. La montée démarre après 1h de plat/descente. 1200m d+ environ. Arrivée au refuge de l'Olan, petite pause avec un coca. J'entends des mecs dirent qu'il faut qu'ils prennent leur temps car rien ne presse pour rejoindre leur point de bivouac, où je passerai, donc ils prennent une bière. Soit. Moi, je me dépêche un peu. Je passe le Pas de l'Olan, assez aérien pour le coup sur du pierrer dégeu faut pas faire un pas de travers sinon... Puis le col des colombes, le lac lautier, le col des colombes et enfin le refuge des Souffles à 14h.
Je pense aux deux mecs de tout à l'heure quand il pleut à verse vers 15h pendant que je prends un tarte aux myrtilles en discutant avec un couple sympas
Pendant, l'averse, on voit débarquer un groupe de 4 jeunes et un couple de suédois, ils sont trempés. La pluie s’arrête, ils se sèchent, et vers 18h-18h30 (!!) repartent en direction du col de Vaurze, que je ferai demain matin. Bizarre de repartir à cette heure alors que des emplacements de tentes sont dispo autour du refuge... Bref.
6:27:38 22,28 km 1 992 m
https://www.strava.com/activities/1800740717
Le pas de l'Olan
Juste après le pas de l'Olan :
- J5 Refuge des Souffles - Lac Labarre
Départ à 7h. Nous sommes plusieurs à partir dans cette direction. Je le double tranquillement au cours des 500m de d+ pour aller au col de Vaurze. On croise le groupe de 4 et le couple de suédois qui ont campé à l'arrache, trempé j'imagine, dans la montée du col
Dscente de 1000m, en direction du Désert en Valjouffrey, je commence à sentir mon genour gauche donc je descends tranquille. J'aperçois le col suivant, la côté belle. Au Désert, ça remonte direct dans le torrent/pierrer puis ensuite c'est montagne à vache donc j’enclenche les watts, je monte tout seul. Je sais que je vais surement le payer ensuite mais je me sens bien donc j'envoie un peu dans les 1000m de la montée. Au col de la côté Belle, la montagne est assez bizarre avec de grandes plaques de schistes plantées là, c'est jolie.
La descente est tranquille jusqu'à Valsenestre ~900m plus bas. C'est 13h30, je décide de prendre d'aller dans un gite manger un ptit bout. La cuisine est fermée mais la cuisinière va voir ce qu'elle peut faire. Elle me fait une assiette de charcute avec de la salade. j'accompagne ça d'un coca, qu'elle me fera payer 17€80 (!!!!) "d'habitude je ne prends pas la carte en dessous de 20€ mais là, je suis gentille". J'avais envie de lui foutre un pain dans la gueule pour se foutre de ma gueule. Variante GR54 B ici.
Bref, je remonte ensuite ~1100m pour aller au lac Labarre, en plein cagnard, je transpire à grosses gouttes, je ne suis pas si bien que ça. Vers 2000m, c'est le brouillard. J'arrive à 16h. Je suis explosé pour le coup, je décide d'arrêter là, le temps n'est pas terrible. C'est assez joli avec la brume/brouillard qui monte et descend un peu de partout. Je vois plein de marmottes partout. Je mets mon tarp assez tôt et je comate. Je vais pour dormir vers 20h quand le vent se met en route. J'ai dû choisir particulièrement judicieusement bien son emplacement car ça souffle de partout non stop et de plus en plus jusqu'à 2h du mat. Je dors et je me fait réveiller vers 5h, de nouveau par le vent
7:53:54 28,80 km 2 892 m
https://www.strava.com/activities/1800741709
Le col vaurze en face le col suivant côte belle :
Au dessus de Valsenetre col côte belle :
La cabane de la Selle et sa source. Parfait pour passer un orage ou dormir lors d'une session de ski de rando :
- J6 Lac Labarre - Au dessus de Venosc
C'est reparti vers 7h complètement décalqué. Il fait frais et à cette altitude, je suis au dessus des nuages. Je passe le col du Romeiou juste au dessus du lac Labarre. Je marche un peu en balcon et là, hop, 5 chamois à 50m! ça me fait tout de suite oublier la nuit de merde que j'ai passée. Je passe la cabane/abris de la Selle puis je monte sur la crête pour la brèche du pierrier. C'est joli en étant au dessus des nuages. Puis la grande descente des lacs Plan Vianney puis Lauvitel. Pas de plat, ça remonte direct pour le col du vallon pour 1000m. J'ai retrouvé mes jambes de 20ans (j'avais surement moins de jambes à cette époque
), ça monte tout seul. On repasse au dessus des nuages puis c'est la descente pour le refuge de la Muzelle. Temps dégueu. Le temps de faire UNE photo du lac/refuge et hop du brouillard.
Au refuge, je prends une omelette complète. Miam, elle est fort bien réussie. Et je descends à Venosc, au pieds des 2 Alpes, ~1000m encore de descente. Le genou gauche me fait légèrement souffrir mais ça va. J'embraye pour faire la variante GR54 C afin de zapper les 2 Alpes mais en fait le chemin est coupé pour cause d'éboulements. Bon, je retourne sur venosc, emprunte la piste KV trail de la station et trouve difficilement 9m² pour mettre mon tarp. Bonne nuit malgré le froid, bien aidé par la forêt de mélèzes qui m'entoure. Bonne journée sans pluie!
8:40:19 31,76 km 2 356 m
https://www.strava.com/activities/1800742536
Le col de romeiou :
La brèche du pierrier :
Lac de la Muzelle depuis col du vallon :
Va falloir trouver un autre chemin ...
- J7 Au dessus de Venosc - Lac Lérié sur le plateau d'Emparis
Depuis plusieurs jours, une rumeur s'est propagée dans les rangs des randonneurs : il ferait enfin beau ce dimanche, sans instabilité. Je décide alors de bivouaquer ce soir sur le plateau d'emparis. De plus, cela m'évitera de faire 2h30 de route un dimanche soir après avoir marché quasiment 40km avec 2800m de d+
Donc c'est reparti pour un tour en montant dans les 2 Alpes et remonter à 2000m pour redescendre à 1000m au barrage de chambon. Rien de particulier mais il fait frais et méga beau! Vers Mizoën, c'est parti pour la montée à Emparis. Au début ça monte tranquill sur un sentier en balcon au dessus du barrage. Puis à partir du refuge du Clot, ça monte bien raide
parfait pour appuyer sur les jambes car j'ai de l'énergie!
J'arrive au refuge des Mouterres où je peux enfin prendre mon temps et chiller un peu, n'étant pas pressé par le temps. Donc, ça sera un plat de ravioles au bleu du Vercors, une rousse du Mt Blanc et un café. C'était très bon et le couple de gardien du refuge et leur 3 enfants étaient super sympas. Je recommande. Ensuite, les 200m derniers mètres de d+ sont durs, tellement j'ai mangé...
Mais, arrivé au lac Noir et lac Lérié, tout est oublié. C'est magnifique. Je passe l'après midi entre lecture, petit somme et longue observation du massif de la Meije. Je repense à la semaine que je viens de passer à courir un peu après la météo. Je fais un peu le bilan, et je me dis que finalement, j'ai mal nul part et que ça c'est globalement très bien passé malgré l’enchaînement des journées
7:23:59 28,45 km 2 750 m
https://www.strava.com/activities/1800737005
Vue de la Muzelle :
La fontaine des Arbriorots, bourg d'oisans il me semble dans la vallée :
La fontaine pétrifiante au dessus du refuge du Clot :
Le massif de la Meije l'après midi :
Vu de la tente :
Le massif de la Meije le soir :
- J8 Lac Lérié sur le plateau d'Emparis - La Grave
Rien n'a dire pour cette étape à part le sourire qui se dessine de plus en plus au fur et à mesure que je me rapproche de la Grave.
1:51:18 9,63 km 133 m
https://www.strava.com/activities/1800737493
Le massif le matin :
Total : 215.4km pour 16725m d+ (strava). Même pas mal.
Après une pâtisserie et un café, je repars en voiture avec Moderat et The Knife/Fever Ray en musique. Je repasse dans la vallée, le barrage chambon etc... Je divague un peu, le sourire aux lèvres et je me dis que la vie n'est pas si dégueu.
En conclusion, cette semaine d'aventure en montagne m'a permis de faire quelques rencontres sympas, d'avoir des moments de doutes, de prendre des décisions (notamment pour la météo), de faire preuve de MENTAL, d'avoir des moments de joie, de simplement sourire (coucou aux chamois à 40m) etc. bref, la vie
J'ai perdu seulement 2% de mon poids (
) et à l'heure actuelle, je n'ai toujours pas mal quelque part. Pour le coup, je suis assez épaté par la récup' d'un jour sur l'autre et même l'accumulation sur une semaine
Sur le GR54 : après le tour du beaufortain à ma sauce l'année dernière et sa montagne à vache, là c'est complètement différent. La montagne est coupée à la serpe, c'est de la "haute montagne" avec des pierriers dans tous les sens, de longues montées et de longues descentes et surtout quasi aucun plat pour se refaire une santé. J'ai adoré le côté physique, le fait d'arriver à un col et de voir le suivant en face mais beaucoup moins le caprice de la météo instable qui m'a empêché de "chiller" dans des endroits magnifiques.
PS : J'espère quand même que tout cela n'aura pas servi à rien et me permettra d'augmenter mon allure de true EF de 5,34"/km
/crosstopic