Citation :
Cette procédure d’OPR-RO demeure valide mais, depuis peu, une nouvelle procédure est à la disposition des sociétés cotées sur Euronext, dès lors qu’elles veulent être rayées de la cote sans pour autant être obligées de débourser des sommes faramineuses pour indemniser les derniers actionnaires. Cette nouvelle « offre publique d’achat simplifiée suivie de radiation » permet à une société cotée sur Euronext de mettre fin à sa cotation en Bourse, sous réserve que ses actions soit devenues peu liquides ( moins de 0,5 % du capital de la société échangé dans les 12 derniers mois) et que ses actionnaires majoritaires aient réunis au moins 90 % du capital et des droits de vote. Pour ce faire, l’émetteur, voire un groupe d’actionnaires majoritaires lance une OPA simplifiée sur les actions restant cotées au prix qu’il juge équitable à l’instant « t », prix qu’il fait valider par un expert dit indépendant. La règle de fixation du prix est celle de l’OPAS classique et il ne s’agit pas d’un prix d’expropriation qui correspondrait à une indemnisation en cas de retrait obligatoire. L’actionnaire qui n’apporte pas à cette offre parce qu’il considère par exemple, que le prix n’est pas le bon, se retrouve du jour au lendemain actionnaire minoritaire d’une société non cotée, à la merci des majoritaires, une fois la radiation consommée.
Dorénavant, si les actions d’une entreprise s’étiolent en Bourse, alors qu’un actionnaire de contrôle possède plus de 90 % du capital, les minoritaires devront faire preuve de vigilance pour ne pas connaître la mésaventure arrivée aux actionnaires de Radiall, société familiale dirigée par Pierre Gattaz.
Car l’initiative du patron du Medef avec l’OPAS de la famille Gattaz sur la société familiale Radiall a permis d’expérimenter cette nouvelle procédure de radiation lancée en décembre dernier, et de constater qu’elle ne satisfait pas forcément les minoritaires.
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