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La création du port Tanger Med en est symboliquement l'acte fondateur, le point de départ d'une « plateforme » qui a pris racine à quelques encablures de la ville décrite par Paul Bowles dans le mythique Un thé au Sahara. Ce « hub » – selon le mot employé par les autorités – entre l'Afrique et l'Europe permet d'irriguer le monde des produits fabriqués au Maroc et de recevoir les importations. Une ligne de LGV a été construite par Alstom depuis Tanger jusqu'à Kénitra puis Casablanca. Elle va être prolongée jusqu'à Marrakech, formant un axe stratégique entre deux villes touristiques majeures. La France a toujours eu des liens importants avec Rabat, mais le pays ouvre grand ses frontières pour accueillir usines et start-up. Pour satisfaire ses desseins, le royaume a soif d'infrastructures et d'investissements. Et la France, ses entreprises, son État ont ce qu'il faut pour y répondre : CMA CGM (transport et logistique), Veolia, Engie, TotalEnergies (énergie et environnement), Thales, Safran (avions et satellites)…
PDG, ministres et investisseurs dans l'avion présidentiel
« Le Maroc, ça compte ! » lance un routier des relations économiques entre les deux pays. Une bonne partie des entreprises cotées au CAC 40 sont présentes au Maroc. On y compte plus de 1 100 entreprises françaises, des dizaines de milliers d'emplois directs et indirects. 53 000 Français y vivent. La France dispute à l'Espagne la place de premier partenaire économique. Les échanges commerciaux ont dépassé les 14 milliards en 2023.
Une petite partie de chaque Airbus est fabriquée au royaume. L'industrie automobile a pris ses quartiers à Kénitra, à 60 kilomètres de Rabat, à portée de LGV de Tanger Med. En 2019, Stellantis installait sa première usine puis décidait, quatre ans plus tard, de doubler sa capacité de production afin d'y produire 450 000 voitures chaque année.
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