PierreQuiRouIe a écrit :
C'est passionnant ces histoires ! J'ai quand même du mal à me faire une idée du potentiel de ces gisements. Toi qui sait tout : on a une idée du débit en phase industrielle ? Ça s'épuise au bout d'un moment ? Ou on va découvrir tout ça au fil des recherches ?
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C'est vraiment un secteur balbutiant avec peu d'acteur, mais depuis que le gaz devient cher, indésirable avec son C02 induit, on passe de qq millions sur la recherche de dihydrogène naturel il y a 3 ans, à qq dizaine de millions en 2022, à quelques 100 de millions en 2023,puis ...
L'hydrogène est vraiment une solution d'avenir, pour moi c'est une certitude, il existe déjà des chaudières 100% hydrogène à la vente en remplacement des chaudière gaz ( pas de modification à faire dans la maison si déjà équipé en gaz à l'origine ) et la plupart des dernière chaudières à condensation de qualité accepte un mélange 20% dihydrogène et 80% méthane ( le réseau amont sans modification tolère ce mélange, pour monter à 100% il faut modifier qq élément du réseau du concessionnaire )
robind75 a écrit :
Dans un puit existant, plus la sonde descend et plus elle détecte de H2? jusqu'à atteindre 98% de concentration? l'hydrogène est pas censé être plus léger que l'air et monter ?
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la loi d'Henry s'applique plus la pression augmente plus la dilution du gaz dans un liquide augmente ( + qq autres paramètre annexe de type température et affinité moléculaire mais entre de l'eau et dihydrogène les affinités sont bonnes ) ,et tant que le puits est étanche, la pression que l'on retrouve est la pression lithosphèrique cad de la couche minérale qui se trouve autour ( surtout au dessus ) de l'aquifère dans lequel l'hydrogène est estimé dissous à 98% à 3000m selon les données de dilution retrouvée à 1000m de profondeur .
Le phénomène de formation de cet hydrogène n'est pas connu à 100% , de mes lectures sur le sujet, vu la profondeur et la concentration je suis quasiment convaincu que ce n'est pas du dihydrogène provenant de la décomposition de la biomasse ( même à 1000m de profondeur ),donc pas d'origine fossile, on ne connait pas exactement le stock mais on peut imaginer que les aquifères sont nombreux dans le sous sol du plateau Lorrain proche de nombreuses failles entre plaques tectoniques ( la FDE vient de faire une demande de PEX permis d'exploration de 22000 km², soit 10 x plus que total dans les Pyrénées qui n'a même pas commencé un seul forage et ne dispose pas de sondes de la qualité de FDE /REGALOR ) , pour moi on serait plus sur un phénomène de Radiolyse un craquage de l'eau via les radiations ionisantes des roches périphérique, un phénomène renouvelable par contre la vitesse du process n'est pas connue puisque l'eau est quasi sursaturée par l'hydrogène à - 3000m , il faudrait extraire l'eau qui libérerait l'hydrogène en remontant ( baisse de pression , baisse de dilution ) et essayer de voir comment se comporte l'aquifère , c'est vraiment tout nouveau la recherche de cet hydrogène, il n'y pas de méthodes de quantification des réserves ( puisqu'elle peuvent se renouveler ) tout ce que l'on peut quantifier pour l'instant c'est le flux !
En théorie le projet de base de la FDE c'était de faire la production d'hydrogène turquoise à la manière de monolith corp , de la pyrolise de méthane avec des torches à plasma ( contrairement au vaporeformage de l'hydrogène gris, où l'on utilise de la vapeur pour craquer le méthane et faire de l'hydrogène ), qui permet aussi de faire du noir de charbon ( pour les pneus entre autres ), le tout sans eau et sans émission de C02 pour à peine de 2 fois plus cher que la méthode indus bien crasseuse lorsque le gaz est pas cher ( et c'est sans compter la revente du noir de carbone ) .
il existe des acteurs la technologie torche à plasma en France ( europlasma lolilol ) notamment la Société PLENESYS
https://argo-editions.com/hydrogene [...] ergetique/
Message édité par mattgiver le 24-05-2023 à 21:35:36
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Je suis riche des biens dont je sais me passer.