Plymouth a écrit :
Scipion8 merci de ta réponse c'est super que tu sois sorti de TT. A coté des PV les MV semblent largement compensées et c'est donc une bonne stratégie de se diversifier. Pour tes principales MV, tu les gardes en pensant que l'avenir sera meilleur ? Certaines sont assez étonnantes mais peuvent s'expliquer par la concurrence (showroomprivé), ou des mauvais résultats (Drone Volt). Je n'ai pas trop regardé en détail encore les autres valeurs. Mais une est assez étonnante, c'est Katanga Mining. Le secteur est porteur mais l'action a énormément dévissé depuis une dizaine d'années. Est-ce par ce que Glencore possède la majorité du capital et prend de grosses commissions, empiétant sur le résultat ?
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Je garde mes lignes en grosse MV mais je ne renforce pas sauf grande conviction (ou small caps cycliques trop massacrées en 2018). Cela dit, c'est sans doute sous-optimal de garder des lignes sans espoir. Mais bon selon mes estimations elles ne représentent que 0,5-1% du portefeuille.
Pour Katanga Mining, l'effondrement du cours s'explique par des facteurs multiples dont : la baisse du cours du cobalt, des problèmes comptables, une dilution via recapitalisation par Glencore, des problèmes politiques avec la RDC sur fond de corruption etc. Bref, une minière africaine classique, très risquée.
Plymouth a écrit :
Et quels sont tes objectifs sur les valeurs que tu as en portefeuille et qui ont énormément augmenté ? Tu as mis des stops loss, tu as un prix de vente en tête ? Je me doute bien qu'Air Liquide c'est une valeur qui se garde en portefeuille, Virgin Galactic également car ce n'est que le début de l'aventure... Mais GTT, possédée par Engie, tu n'as pas envie de prendre la PV ? Je dis ca car à un moment j'avais des cryptomonnaies et je n'ai jamais réussi à pendre la plus value, en quelques jours tout à basculé et j'ai jamais pu faire de bénéfice. Le timming est primordial
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Je n'utilise pas de stop loss car je constitue mes lignes très progressivement : si la thèse s'effondre, je ne renforce pas, c'est tout.
Je n'aime pas non plus prendre mes profits, car l'erreur la plus fréquente et destructrice de valeur est de ne pas laisser ses winners s'envoler. Plusieurs solutions possibles :
1) Diversifier à l'extrême facilite le buy & hold : mon plus gros bagger sur cette liste ne représente que 0,5% de mon portefeuille (600 lignes), donc je ne ressens pas du tout le besoin de prendre mes profits.
2) Définir sa cible d'apport sur une ligne donnée en x% des apports totaux et le point de prise partielle de profit (= d'écrémage) en y% de la valeur du portefeuille (avec typiquement y>>x) : par exemple si je visais un portefeuille de 20 lignes sur lesquelles mes convictions sont à peu près équivalentes, je pourrais définir l'apport par ligne à 5% (= cela permet de mettre une limite aux renforcements, notamment à la baisse) et le point d'écrémage à 10% de la valeur du portefeuille (par exemple) : cela permet de laisser décoller ses winners tout en gardant une diversification suffisante du portefeuille.
Perso évidemment, je suis adepte de la méthode la plus simple, (1). Cela dit cette forme d'investissement se prête mieux aux valeurs de croissance qu'à du value ou des actions cycliques.
SaucissonMasque a écrit :
Scipion Pourquoi avoir révisé et investi avec force uniquement à partir de 2018/2019 ? Tu attendais la baisse de fin 2018 ?
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Jusqu'à 2014 j'étais focalisé uniquement sur ma carrière en Allemagne, j'envoyais mon argent en France où mon père le plaçait - de façon très conservatrice, essentiellement en fonds € (+ quelques OPCVM, Air Liquide, BNP, EDF, Renault). En plus mon employeur m'interdisait tout trading actif (le drame quand mon père a acheté du BNP sans m'avertir : 3 ans consécutifs d'audit de mes comptes - en plus j'imagine que j'étais suspect car naturellement gros épargnant). Cela dit, j'aurais pu/dû investir dans des ETF, donc pas vraiment d'excuse.
En 2015-2016 j'étais occupé à survivre (pbs persos + perte d'emploi).
J'ai commencé à m'occuper de mon épargne fin 2016, en partant d'un patrimoine essentiellement en fonds € (en gros 500k€) et un petit portefeuille boursier de 50k€ sur CTO (OPCVM La Banque Postale, Air Liquide, BNP, EDF).
A partir de ce moment, j'ai investi avec une grande discipline toute mon épargne (importante du fait de mon expatriation, environ 200-250k€ / an) en bourse, pour rééquilibrer et dynamiser rapidement mon patrimoine. Donc j'ai investi chaque mois en bourse au fur et à mesure que mes revenus tombaient, sans jamais m'arrêter et en étant toujours 100% investi.
En 2017, j'ai investi uniquement en France et ouvert un PEA et un PEA-PME (ils ne sont pas encore au plafond de versement !), notamment en small caps.
Au 1er semestre 2018, j'ai investi en Europe, avec un mauvais timing (élections italiennes, ralentissement allemand).
Au 2nd semestre 2018 et en 2019, conscient de mon erreur stratégique (je considérais les marchés US survalorisés par rapport à l'Europe), j'ai exclusivement investi aux USA, et aussi sur les marchés émergents. La correction de fin 2018 a été une opportunité pour moi de rentrer massivement sur le secteur du SaaS US, plutôt que de renforcer mes small caps françaises massacrées : décision tactique correcte.
Mon portefeuille est désormais bien plus équilibré. Début 2020 j'ai commencé à investir au Canada et en Australie, et à renforcer mes small caps françaises pas chères par rapport au reste du marché. J'ai pris un peu de levier pour constituer de grosses positions sur mes convictions (Visa, Amazon, Alphabet).
Donc mes "vagues" successives d'investissement par zone géographique s'expliquent par des considérations tactiques et le rééquilibrage graduel du portefeuille, mais 2 choses n'ont jamais changé : (1) extrême diversification et (2) 100% investi. ça se rapproche bcp d'un investissement indiciel classique, mais sans ETF.
Fin de mon expérience africaine fin mai + grosse promotion annoncée lors de mon séjour aux USA la semaine dernière : à compter de juillet (normalement) je vais avoir 14 (peut-être 15) pays sous ma responsabilité. On me récompense pour services rendus en Afrique (des missions que personne ne voulait) ces dernières années. Ma nouvelle zone d'activité n'est pas vraiment calme (5 pays en guerre ou quasi), mais je vais gagner bcp en visibilité et en statut au sein de mon organisation... sans toutefois de gros changement niveau salaire. Davantage de travail mais je serai bcp plus proche de l'Europe, point essentiel pour ma copine et moi. (J'ai rejeté des offres de poste à Maurice et Bangkok pour avoir ce poste plus proche de l'Europe.)