Critias a écrit :
Citation :
TLDR : j’ai élaboré un petit tableau comparatif d’un très grand nombre d’actions européennes (et donc éligibles PEA), permettant de déterminer celles qui ont durablement surperformé le S&P 500 (que je tiens pour le “mètre étalon” des indices à base large), tout en étant moins chères que ce dernier.
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Bonjour à tous, J’ai mis à profit un peu de temps libre ce week-end pour compléter un des tableaux google sheet vomitifs dont j’ai le secret, (déjà exposé dans une première version quelques pages plus haut) et le partager avec vous. Vous le trouverez ICI : https://docs.google.com/spreadsheet [...] sp=sharing Il s’agit d’un petit tableau comparatif d’un très grand nombre d’actions européennes (et donc éligibles PEA), permettant de déterminer celles qui ont durablement surperformé le S&P 500 (que je tiens pour le “mètre étalon” des indices à base large), tout en étant moins chères que ce dernier. N’ont été intégrées pour l’instant que les informations des actions des sociétés cotées au : CAC 40 (France) DAX 30 (Allemagne) AEX (Pays bas) BEL 20 (Belgique) FTSE MIB (Italie) IBEX 35 (Espagne) D’autres indices seront intégrés ultérieurement. Il comprend deux parties, la première étant sans doute plus susceptible de vous intéresser que la seconde : La première est un “état de l'existant" et vous y trouverez, en plus du PER et de la capitalisation : - un récapitulatif de l’évolution des cours sur 12 années ; - un récapitulatif de l’évolution de la performance boursière en %, par tranche de 3 années, sur un total de 12. - l’évolution de la performance boursière globale sur 1, 3, 5 et 10 ans. - Une comparaison de l’ensemble des résultats précédents avec ceux du SP500. IMPORTANT : la performance du SP500 est estimée avec dividendes réinvestis (à partir des résultat de l'ETF CSPX de chez Blackrock). La performance des entreprises est quant à elle estimée à partir de la seule croissance de leur capitalisation, hors réinvestissement des dividendes. C'est très discutable, mais je ne peux pas faire autrement. Cela a pour mérite de mettre en avant les entreprises qui réinvestissent une part considérable de leurs bénéfices dans la conquête de nouvelles parts de marché et qui ont ainsi des espoirs raisonnables de croissance, plutôt que celles qui par choix ou de par leur objet distribuent la richesse créée aux actionnaires. Mais il n’en demeure pas moins que de ce fait, il est possible de passer à côté de belles valeurs à dividende. La deuxième partie est une “analyse” des perspectives d’évolution futures de la performance boursière des sociétés. J’utilise ici le terme “analyse” à défaut d’un autre moins pédant et plus adéquat, tant cette dernière s’avère sommaire, pour dire le mieux. Elle repose sur les postulats suivants : - Pour les valeurs cotées sur les “grands indices”, le niveau d’information de l’ensemble des acteurs du marché est élevé. - Sur le court terme le marché compte les voix. Sur le long terme il est efficient. En optant pour l’examen de la performance boursière sur des périodes de temps longues (10 ou 12 ans), il est donc possible de se faire une idée relativement fidèle de la valeur réelle d’une entreprise, parce que l’évolution de la performance boursière est le reflet de celui du résultat net ou des perspectives d’évolution réelles du résultat net. - Les performances passées, prises sur un temps long, préfigurent - à minima - les performances à venir. Il serait plus exact de dire - toujours sur le temps long - que si les bonnes performances passées ne sont pas forcément une garantie de bonnes performances à venir, les mauvaises performances passées sont généralement annonciatrices de mauvaises performances à venir. Les lois qui gouvernent les logiques d'investissement et de retour sur investissement sont asservies à celle des rendements décroissants : autrement dit, il ne sera pas possible pour une entreprise de maintenir éternellement un taux de croissance élevé et celui-ci est mécaniquement condamné à décroitre. Cette observation est vraie pour chacune des entreprises analysées, de même que pour chacune de celles qui composent le SP500. Toutefois, cette observation est fausse à l’échelle de l’ensemble de l’indice lui même : en effet, parce qu’il s’agit d’un indice à base très large, couvrant des secteurs très diversifiés, il bénéficie d’un effet de “vases communicants" entre les sociétés qui le composent. Nous pouvons spéculer (et c’est une spéculation) que les plus-values réalisées par les acteurs suite à la vente de leurs actions d’une entreprise donnée du SP500, seront réinvesties dans une autre entreprise du SP500. Par conséquent, pour noter la performance attendue du SP500, j’ai utilisé la formule suivante : (Performance boursière sur les 5 dernières années * 1000) / PER - Pourquoi la performance boursière sur les 5 dernières années ? Parce que j’ai estimé que 5 ans étaient une durée assez longue pour lisser les excès d'enthousiasme du marché, de même que les craintes irraisonnées, et une durée assez courte pour être révélatrice des performances à venir. - Pourquoi “* 1000” ? Pour obtenir un résultat “lisible” et non quelque chose qui ressemble à 0,xxxx - Pourquoi diviser le résultat obtenu par le PER ? Pour déterminer quelle société offre la perspective de croissance la plus élevée… mais aussi la moins chère. Pour les sociétés analysées, la formule est identique, à ceci prêt que le résultat obtenu est multiplié par un “coefficient de réduction”, de la manière suivante : ( (Performance boursière sur les 5 dernières années * 1000) / PER ) *Coefficient de réduction. - Pourquoi ce “coefficient de réduction” et à quoi correspond-il ? Il s’agit là tout à la fois d’un moyen d’intégrer dans l’analyse : -L’idée selon laquelle il ne sera pas possible à la société de continuer durablement à dégager une performance boursière élevée ; - Une marge de sécurité. On ne demande pas seulement à la société de surperformer le SP500, mais de le surperformer de façon suffisamment significative pour s’assurer que même si sa performance devait baisser, elle demeurerait devant celle du SP500. Appliquer un coefficient revient à baisser la note des sociétés analysées. Trois coefficients sont proposés : 10%, 15% et 20%. Dans tout le tableau, les valeurs qui surperforment apparaissent sur fond jaune. Note :La partie “performance boursière espérée”, présente dans la version précédente, a été masquée sur le tableau : en l’état, elle ne présente aucun intérêt. Je vous laisse discuter si l’envie vous en dit du tableau en question, des postulats sur lesquels il repose et de tout ce qui pourrait vous venir à l’esprit. En ce qui me concerne, je vous laisse provisoirement : je dois… acheter du CW8…
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