mafiaman42 | Merci à tous pour avoir pris le temps de me mettre un petit mot. Vous n'imaginez pas à quel point cela peut faire du bien de parler avec d'autres personnes, même inconnus qui peuvent imaginer ce que je ressens aujourd'hui.
Malheureusement les nouvelles ne sont pas bonnes du tout.
Comme conseillé ici :
tarzan proot a écrit :
Gérer ces situations sur le plan émotionnel est insurmontable, il faut basculer en mode technicien/scientifique, avec le bien-être et le confort de vie du chat comme seule boussole.
Je dirais juste, si possible, passer un maximum de temps avec le chat pour ne pas le laisser seul. Tout faire pour qu'il soit bien et ne stresse pas.
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D_omi a écrit :
C'est ce que j'ai fait avec ma Tartine et je l'ai soignée, laver au gant, nourrit à la cuillère, laisse pisser où elle pouvait et fais des milliers de câlins.
La nuit où elle est partie, je savais que ça allait arriver, je ne sais pas comment mais je savais. A un moment elle m'a regardé intensément et longuement, je lisais dans ses yeux comme "merci pour tout", peut-être je t'aime comme le ressent un chat et elle s'est endormie pour toujours. On craque après.
Plein de courage mafiaman42
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Je vois tout a fait ce que tu veux dire.
Je me suis mué en soignant en l'emmenant 2 fois par jour matin et soir au vétérinaire pour qu'elle puisse lui faire son injection d'antibio, et avec un bébé à gérer à côté ce n'était pas simple et surtout très chronophage.
La seule différence c'est que moi il ne partira pas tout seul, sans "aide". C'est difficile car c'est à moi de prendre la décision, et pas à ma petite boule de poils.
efyliae a écrit :
Je sais d'avance que je serai très seule le jour où ils vont décliner. Je n'ai aucune idée de comment je vais pouvoir gérer ça. Ça m'angoisse depuis des années, surtout depuis qu'ils sont passés chacun à l'hôpital vétérinaire C'est bête parce que parfois je me dis que ça m'empêche de profiter d'eux. En tout cas hésite pas à venir en parler ici, même si on n'a pas forcément de solution, parfois ça fait juste du bien de se sentir écouté.
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C'est ça, une énorme solitude.... 16 ans de vie commune, c'est juste énorme. Il s'est passé tellement de choses dans ma vie...
Je n'avais aucune idée de comment j'allais gérer ca quand j'y pensais il y a quelques années. Je n'ai toujours aucune réponse à cela. Je sais que c'est dur parfois, mais tant qu'ils sont en relative bonne santé, il faut profiter d'eux chaque instant, et surtout ne penser à rien de négatif, c'est déjà suffisament difficile le moment venu pour se faire du mal avec ça par anticipation.
Daphne a écrit :
Comme Pipo, Mishka on nous la rendait toujours "en pleine forme", elle avait "bien mangé" et je récupérais une loque. Les derniers temps quand je rentrais d'une N-ième consultation d'urgence, à peine sortie de la caisse elle pleurait devant la porte pour repartir...
Je me dis qu'en clinique ils sont perfusés/sous antalgiques/sous l'effet de l'adrénaline/au calme et ils se sentent mieux (pas tous les chats, Stig hospitalisé c'est un enfer pour lui, il le vit très mal). Et que peut-être les vétos :
- ne voient pas tout ;
- ne bazardent plus l'option de fin de soins autant qu'avant dès qu'un chat commençait à prendre de l'âge ou avait un truc un peu grave (après, j'ai grandi à la campagne, mentalité peut-être différente...), quitte à ne pas la proposer alors qu'il faudrait ;
- y trouvent un intérêt ($$) même si c'est cynique de se dire ça, j'arrive pas à m'en empêcher...
Discutes-en ouvertement et frontalement avec eux.
Et la décision doit venir de nous, qui connaissons nos chats. Je mets la suite sous spoiler, c'est pas facile à lire.
Spoiler :
C'est difficile de les laisser partir, mais dans mon cas c'était encore plus difficile de la voir souffrir, et même si elle avait pu s'en sortir, son confort de vie était nullissime (nourrie par sonde, capteur de glycémie, douleurs, nausées, fatigue, faiblesse musculaire, incontinence...) et quand à sa dernière visite (elle avait du mal à respirer) la véto m'a proposé encore une intervention lourde (ponction pulmonaire), j'ai refusé. Pour elle. C'était hors de question de lui faire subir ça après tout ce qu'elle avait déjà subi. Elle ne récupérait pas de l'intervention précédente et ça la pénalisait beaucoup.
On s'est mis d'accord pour que je la laisse pour la nuit sous oxygène, pour voir, je lui ai fait un bisou, et elle a fermé les yeux 10mn après que je sois partie. C'était la fin, je le savais, mais putain je le savais depuis 3 semaines en fait...
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Si Pipo dort correctement, s'il est toujours propre, s'il répond à tes caresses, profite à fond. Laisse-le profiter aussi. J'avais la chance d'avoir un conjoint très attaché à elle aussi, et pas d'autres facteurs de stress, ainsi que des collègues compréhensifs et empathiques, ça a aidé. Pour ça, je ne sais pas trop quoi te conseiller. A part vider ton sac sous la douche, ici, au sport...
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Merci pour tes mots Daphne.
Quand je récupérais Pipo au début de ses gros problèmes il y a 3 mois, il restait un moment en forme (il a même passé un mois de mai au top avant une rechute), mais là je pense avoir compris pourquoi la véto a insisté pour qu'il rentre à la maison. C'était pour qu'il se sente au mieux chez lui. C'est d'autant plus dur quand on y pense. Je ne pense pas m'être acharné sur lui, j'ai juste tout tenté pour le prolonger avec un véritable espoir de guérison, tout cela en équipe avec ma véto qui est formidable. Je n'ai vu pleurer ainsi que son assistante à plusieurs reprises à cause de mon petit bonhomme auquel elle s'est attaché. Elle ne poussera pas à l'archarnement, ni au soin. Elle m'a dit qu'il ne se remettrait pas d'une ponction rénale
Je ne pense pas vouloir qu'il soit nourri par sonde, à quoi bon s'il n'y a plus de possibilité de récupération ? Mais j'ai l'impression de signer une condamnation à mort et je n'en ai pas le courage. D'autant plus qu'il dort tranquilement, qu'il est très calin, qu'il est propre... mais il est tellement maigre J'aimerais tellement qu'il me parle pour me donner son avis...
flash_gordon a écrit :
Pour Gahia, j'étais dans le déni.. tout en sachant que j'étais dans le déni. Je savais que c'était la fin tout en refusant de l'admettre, ce n'est que la veille de sa mort que j'ai commencé à pleurer et ça ne s'est pas arrangé quand elle est morte.
Je suis vraiment désolé pour toi. Mon entourage est très animaux, ils connaissent tous la perte de leur vieil animal de compagnie et à quel point j'étais attaché à Gahia et m'ont tous soutenus.
N'hésite pas à utiliser ce forum comme soutien si tu n'en as pas irl, on sait tous ce que tu traverses.
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Je suis resté longtemps dans le déni, car il y avait encore plusieurs choses à tenter et qu'il mangeait. Cela fait 3 mois que je pleure, j'aurais pensé que je finirai par accepter la chose mais finalement non. Avoir un entourage qui est très animaux aide beaucoup car ca permet d'en parler, et ca évite les "oh il t'arrive quoi t'as tu une sale tête" puis "ouai en ce moment c'est compliqué pour tout le monde, je creve de chaud dans mon appart et je dors mal". Véridique. On ne peut pas obliger les gens à être sensible et empathique, mais ca renforce la solitude, l'impression de porter sa croix seul, et la détresse.
Ayrin a écrit :
Se sentir seul au point d'avoir l'impression de se noyer on n'est plus dans un simple soutien émotionnel que peut apporter une compagne ou un ami. Là c'est une aide psy professionnelle qu'il te faut. Pour ton bien et celui de ton entourage consulte au plus vite stp 
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J'en ai parlé à plusieurs rdv à ma psy, elle n'est pas du tout receptive et n'a pas l'air de comprendre que ca me chagrine.
Depuis une semaine, je dors extrêmement mal (et pas à cause de la chaleur), je fais des cauchemars puis me reveille en poussant un soulagement en me disant qu'il est toujours là. Que va t'il se passer quand ca ne sera plus le cas ?
Quelle image vais-je garder de mes adieux avec lui ?
J'ai terriblement peur.
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