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Auteur Sujet :

EDF : ouverture du capital

n°6844738
xavier-
Futur président
Posté le 27-10-2005 à 10:21:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
L'entreprise présente une dette officielle de 19,7 milliards d'euros, auquel s'ajoutent 40 milliards de provisions pour les retraites des agents, et des provisions pour le financement du retraitement des dechets nucléaire qui selon certains a mal été évalué.
 
En additionnant tout ça on arrive au minimum à 60 milliards d'euros de dettes, ce qui est (à confirmer) davantage que leurs fonds propres, et fait de l'entreprise certainement la plus endettée au monde.
 
Je crois qu'on a vu mieux comme investissement.

mood
Publicité
Posté le 27-10-2005 à 10:21:17  profilanswer
 

n°6844755
Tristou
Keep calm and hack cookies
Posté le 27-10-2005 à 10:26:00  profilanswer
 

Personnellement, je pense que s'il n'y a que 15% de privatisation il n'y a pas de quoi s'affoler; ;)


---------------
"About your cat Mr. Schrödinger : I have good news and bad news"
n°6846768
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 14:41:30  profilanswer
 

miniTAX a écrit :

Mon "seul argument" consiste à critiquer le public? Bah tu devrais apprendre à lire. Comme dirait l'autre, il ne faut pas attribuer à la malice ce qui relève de l'incompétence.
 
Je me tue à te dire
- Que EDF, même s'il va bien maintenant, va devoir faire face au coût du démantèlement des centrales et à celui de son régime spécial de retraite. Ces postes là va PESER sur le futur et EDF vit actuellement à crédit, sans parler des déchets nucléaires qu'on entasse à 500 m sous terre en attente qu'un jour, nos héritiers les traitent. Ces problèmes là, personne de bonne foi ne peut les nier.
- Que le fait d'ouvrir le capital et de changer son statut lui a permis de de prendre à bras le corp ces problèmes, ne serait ce qu'en provisionnant correctement les retraites avec la norme IFRS (ce qui n'a pas été fait avant).
- Que EDF va maintenant pouvoir s'étendre sur les marchés étrangers
etc. etc...
Et puis zut, j'ai pas envie de redire ce que j'ai dit, t'as qu'à relire nom d'un chien.


BP a répondu à tout cela et comme il en connait bien plus que moi sur le sujet, je n'y reviendrais pas ;)
 

Citation :


Par contre, toi, l'argument massu que tu ne cesse de ressortir, c'est que c'est mal d'ouvrir le marché de l'électricité à la concurrence. Mais bon sang, le monde bouge autour de toi mon gars. Les français sont dans la mondialisation, ils exportent, délocalisent, investissent à l'étranger, et bénéficient de l'investissement étranger même si ça te fait mal à ton cul (selon tes termes).  
Alors réveille toi et arrête avec ton économie étatique. Sinon, tu seras un éternel aigri.  
Que tu le veuilles ou non, l'ouverture est faite alors même si tu veux avoir raison, la réalité est là. Tu peux discourir pendant 10 ans, ton EDF à 100%, tu l'as plus que dans tes fantasmes. Tu veux quoi, une révolution? Descendre manifester avec la CGT? Ben vas y, tu seras bien avancé.  
Tes discours du passé sont bien vains tiens.


Je n'ai JAMAIS sorti cet argument, dommage [:itm]
 
Je me permet même de m'auto-citer pour te montrer que t'as rien compris à ce que je disais :
 

Ernestor a écrit :


Dans l'absolu, je n'ai évidement rien contre des marchés entièrement privés. Ca dépend des secteurs. Pour l'électricité, privatiser EDF serait une connerie, c'est mon propos. Par contre, on peut ouvrir le marché de l'électricité en France au privé, je m'en fous, ça changera pas grand chose de toute façon ... Et l'ouvrir au privé n'est en rien incompatible avec un EDF totalement public, c'est ça le détail que t'as fait semblant de pas voir ;)


 

Ernestor a écrit :


Moi je suis plus modéré je te rappelle. Je rappelle mon opinion sur le sujet :
- oui à l'ouverture du marché de l'électricité
- non à la privatisation d'EDF


 
Bref  :sarcastic:  
 
Et quant à ton couplet sur le monde qui change patiti patata, oui je sais il change. La question à se poser est de savoir s'il change dans le bon sens ? Visiblement, tu ne te poses pas cette question, moi si. Entre être un pragmatique résigné qui cherche à s'adapter au nouvel ordre des choses et vouloir changer l'ordre des choses, moi je choisis la deuxième voie sans hésiter :o Et toi la première je suppose...


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Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6847646
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 16:21:51  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

BP a répondu à tout cela et comme il en connait bien plus que moi sur le sujet, je n'y reviendrais pas ;)


BP travaille chez EDF!!! Ca ne t'effleure pas l'esprit qu'il pourrait ne pas être entièrement objectif, même si ce qu'il dit est souvent réfléchi et de bonne foi? Quand tu veux t'informer en honnête homme, tu tiens compte de toutes infos, qu'elles soient à charge ou à décharge.
Est ce que BP t'a révélé ces quelques vérités pas toujours bonnes à dire
-Qu'EDF verse au mieux 14 milliards à la CNAV (la Caisse du Régime Général), et l'AGIRC et l'ARRCO lui propose de payer le reste, c'est-à-dire 46 milliards ! Et devine avec quel argent ?  
-Qu'en tant qu'agent EDF, BP paie sa facture d'électricité 10% du prix du pékin moyen
-Qu'à partir de 2005, les salariés d'EDF qui partiront à la retraite bénéficient d'une hausse de leur retraite de 6,4 %
-Que les retraités d'EDF peuvent partir après 32 années de service (42 ans dans le privé) et avec une retraite de 75 % du dernier mois de salaire (25 meilleures années dans le privé).
Et tout cela dans le contexte d'un endettement record de l'Etat (65% de PIB de dette) et d'un régime de retraite général en ruine (850 Milliards de "hors bilan" pour les retraites).
Aucun chiffre que j'avance n'est contestable. Toi qui dis que le système libéral basé sur la croissance n'est pas tenable, crois tu que le système tel qu'EDF que tu sembles tant chérir est tenable?  
Bien sûr on va gueuler comme un veau que je suis aigri, jaloux ou que ne sais je, alors que je ne fais que dénoncer un système à 2 vitesses qui part en dérive. S'il n'y avait pas la secousse de l'ouverture du capital, crois tu que Gadonneix se serait décarcassé depuis 2 an à faire le ménage chez EDF? Demande à BP comment c'était sous Roussely?
 
 

Ernestor a écrit :


Je me permet même de m'auto-citer pour te montrer que t'as rien compris à ce que je disais :
 
- oui à l'ouverture du marché de l'électricité
- non à la privatisation d'EDF


 
Effectivement, je t'avoue que ça m'a été difficile de saisir un tel contresens.  
Tu ne sens pas qu'il y a une contradiction dans tes 2 affirmations  :??:   :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  
 
Je vais t'exposer les faits :
Tu ouvres le marché dans un pays où il y a une entreprise entièrement publique qui a jusqu'à présent le monopole quasi absolu à la fois pour la production et pour la distribution. Cette entreprise, comme elle appartiendrait à 100% à l'Etat peut avoir sa comptabilité propre (cf SNCF qui a créé RFF et dont on ne connaît pas la ventillation du CA par activité) en provisionnant comme elle veut les retraites et le démantèlement des centrales et donc FIXER artificiellement BAS le prix du kwh aussi longtemps qu'elle veut (souvent le temps que le concurrence soit tuée dans l'oeuf).
 
Et tu veux que les concurrents viennent dans un marché soit disant "ouvert" mais en fait truqué comme celui que tu viens de préconiser???? Tu crois qu'il y a marqué pigeon sur leur front ? Tu prends les investisseurs pour des crétins des alpes ? Tu veux vendre ce genre de camelotte à qui, dis moi ? Comme je te l'ai déjà démontré, tu ne peux malheureusement pas avoir à la fois le beurre ET l'argent du beurre.
 
En plus de ces prémisses irréalistes, tu crois qu'on peut laisser longtemps une entreprise avec de pareils passifs latents concernants le démantèlement des centrales (qui n'est pas provisionné correctement contrairement à ce que dit BP, tu peux le vérifier sur la plupart des magazines économiques) et le régime des retraites spécial des agents EDF nous exploser à la figurer dans le futur ?
 
Toi qui te veux pragmatique, explique moi comment tu fais pour lever cette contradiction à savoir ouvrir le marché ET garder EDF à 100% publique. Fais moi un scénario, juste pour voir, je suis vraiment curieux de découvrir le fond de ta pensée.
 
 
 
 

n°6848194
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 17:33:13  profilanswer
 

miniTAX a écrit :

BP travaille chez EDF!!! Ca ne t'effleure pas l'esprit qu'il pourrait ne pas être entièrement objectif, même si ce qu'il dit est souvent réfléchi et de bonne foi? Quand tu veux t'informer en honnête homme, tu tiens compte de toutes infos, qu'elles soient à charge ou à décharge.


Ce qui ne m''éffleure pas l'esprit mais qui est par contre une certitude, c'est que toi, avec ton binairisme idéologique, tu n'es clairement pas objectif sur le sujet :D
 
Donc entre toi et BP, j'ai vite fait mon choix niveau confiance ;)
 

Citation :


Est ce que BP t'a révélé ces quelques vérités pas toujours bonnes à dire.  
Aucun chiffre que j'avance n'est contestable.  


BP y a répondu, je lui fait confiance, je n'y reviens pas :p
 

Citation :


Toi qui dis que le système libéral basé sur la croissance n'est pas tenable, crois tu que le système tel qu'EDF que tu sembles tant chérir est tenable?  


:??:  
C'est quoi encore cette invention ? J'ai jamais dit ça.  
 
Je dis qu'un marché entièrement ouvert avec seulement avec des entreprises privées aménerait à une hausse des prix. D'ailleurs je te l'ai expliqué à moultes reprises et JAMAIS tu n'as répondu à mes remarques sur le sujet, preuves qu'elles sont tout à fait fondées ;)
 

Citation :


Effectivement, je t'avoue que ça m'a été difficile de saisir un tel contresens.  
Tu ne sens pas qu'il y a une contradiction dans tes 2 affirmations  :??:   :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  :??:  
 
Je vais t'exposer les faits :
Tu ouvres le marché dans un pays où il y a une entreprise entièrement publique qui a jusqu'à présent le monopole quasi absolu à la fois pour la production et pour la distribution. Cette entreprise, comme elle appartiendrait à 100% à l'Etat peut avoir sa comptabilité propre (cf SNCF qui a créé RFF et dont on ne connaît pas la ventillation du CA par activité) en provisionnant comme elle veut les retraites et le démantèlement des centrales et donc FIXER artificiellement BAS le prix du kwh aussi longtemps qu'elle veut (souvent le temps que le concurrence soit tuée dans l'oeuf).
 
Et tu veux que les concurrents viennent dans un marché soit disant "ouvert" mais en fait truqué comme celui que tu viens de préconiser???? Tu crois qu'il y a marqué pigeon sur leur front ? Tu prends les investisseurs pour des crétins des alpes ? Tu veux vendre ce genre de camelotte à qui, dis moi ? Comme je te l'ai déjà démontré, tu ne peux malheureusement pas avoir à la fois le beurre ET l'argent du beurre.
 
En plus de ces prémisses irréalistes, tu crois qu'on peut laisser longtemps une entreprise avec de pareils passifs latents concernants le démantèlement des centrales (qui n'est pas provisionné correctement contrairement à ce que dit BP, tu peux le vérifier sur la plupart des magazines économiques) et le régime des retraites spécial des agents EDF nous exploser à la figurer dans le futur ?
 
Toi qui te veux pragmatique, explique moi comment tu fais pour lever cette contradiction à savoir ouvrir le marché ET garder EDF à 100% publique. Fais moi un scénario, juste pour voir, je suis vraiment curieux de découvrir le fond de ta pensée.


Ah mais bien sur, l'état c'est forcément le grand méchant qui est là pour faire du mal aux gentilles entreprises privées  [:ddr555]  
 
Les négociations et décisions actuelles concernant les retraites et autres, sont justement là dans un but de clarifier la situation et qu'EDF paye justement ce qu'il doit. Bref, que les choses soient claires et honnêtes pour que le marché puisse être ouvert sans embrouilles, ni arnaques.
 
Ensuite, si vraiment l'état français faisaient toutes les saloperies que tu dis, tu crois pas qu'on ferait taper dessus par Bruxelles ? C'est eux qui imposent l'ouverture du marché, et c'est eux qui vont contrôler.
 
Et je te ferai remarquer que le marché est DEJA ouvert en ce qui concerne les entreprises ;) Tu trouves donc qu'actuellement EDF est en train d'entuber tout le monde ? Prouve le dans ce cas :D
 
Bref, je persiste, il n'y absolument aucune contradiction à avoir une entreprise 100% publique dans un marché concurrentiel complétement ouvert, à condition que chacun respecte les règles (et le privé, lui aussi, ne se prive pas de les violer bien souvent, donc bref, arrête ton binarisme encore une fois). Ce qu'il faut donc, c'est un arbitre extérieur. Et il s'appelle Union Européenne :o


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Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848426
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 27-10-2005 à 18:12:21  profilanswer
 


 
[:ddr555] (j'imagine la tête d'ernestor en lisant ça :lol:)


Message édité par Maouuu le 27-10-2005 à 18:13:31
n°6848457
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 18:18:36  profilanswer
 


:D
 
Certes, mais je préféres croire un manipulateur de gauche modérée plutôt qu'un manipulateur libéral intégriste de droite :p


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Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848508
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 18:27:05  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 

Citation :


Toi qui dis que le système libéral basé sur la croissance n'est pas tenable, crois tu que le système tel qu'EDF que tu sembles tant chérir est tenable?  


:??:  
C'est quoi encore cette invention ? J'ai jamais dit ça.  


Autant pour moi, c'est BP qui l'a dit.
 

Ernestor a écrit :


Je dis qu'un marché entièrement ouvert avec seulement avec des entreprises privées aménerait à une hausse des prix. D'ailleurs je te l'ai expliqué à moultes reprises et JAMAIS tu n'as répondu à mes remarques sur le sujet, preuves qu'elles sont tout à fait fondées ;)


Moi, j'ai répondu, c'est toi qui ne veut pas entendre. Les tarifs du téléphone et d'internet ont baissé, tu fait quoi de cette preuve ?
Pour EDF, je t'ai dit que même dans l'hypothèse où elle reste à 100% publique, les tarifs ne peuvent pas rester bas éternellement car il faut prendre en compte le démantèlement, le traitement des déchets et le problème de retraite. Si tu te plains que ta baguette augmente (le coût de la vie augmente et les salaires augmentent) parce que ton boulanger est privé, pourquoi dans ce cas ne pas nationaliser toute la filière du blé?  
Va jusqu'au bout de ta logique et tu verras que ta position est intenable.  
 
Tu me traites de binaire alors que tu défends coûte que coûte un modèle qui existe de moins en moins dans ce bas monde ? Tu es persuadé que tu as raison, qu'on va dans le "mauvais sens" alors que 70% de l'énergie électrique dans le monde est fournie sous forme de régie ?  
Si l'économie va dans le mauvais sens comme tu prétends à cause d'une orientation "ultra-libérale", pourquoi le niveau de vie que tu as maintenant est meilleur que celui que tu as il y a 10 ans, alors même que la France est en crise (ne parlons pas des autres pays à 5% de croissance)?
 
Tu ne peux pas avoir raison envers et contre la majorité et contre FAITS. Ca, c'est du dogmatique pur jus et non pas du pragmatisme.
 
 
 

Ernestor a écrit :


Les négociations et décisions actuelles concernant les retraites et autres, sont justement là dans un but de clarifier la situation et qu'EDF paye justement ce qu'il doit. Bref, que les choses soient claires et honnêtes pour que le marché puisse être ouvert sans embrouilles, ni arnaques.
 
Ensuite, si vraiment l'état français faisaient toutes les saloperies que tu dis, tu crois pas qu'on ferait taper dessus par Bruxelles ? C'est eux qui imposent l'ouverture du marché, et c'est eux qui vont contrôler.
 
Et je te ferai remarquer que le marché est DEJA ouvert en ce qui concerne les entreprises ;) Tu trouves donc qu'actuellement EDF est en train d'entuber tout le monde ? Prouve le dans ce cas :D
 
Bref, je persiste, il n'y absolument aucune contradiction à avoir une entreprise 100% publique dans un marché concurrentiel complétement ouvert, à condition que chacun respecte les règles (et le privé, lui aussi, ne se prive pas de les violer bien souvent, donc bref, arrête ton binarisme encore une fois). Ce qu'il faut donc, c'est un arbitre extérieur. Et il s'appelle Union Européenne :o


 
Une condition préalable à l'ouverture du marché lors des négociations avec Bruxelles, c'est que justement EDF change de statut et ouvre son capital à cause de sa situation monopolistique écrasante. Donc je répète ouvrir le marché et rester à 100% public, c'est IMPOSSIBLE. Ce n'est pas parce que tu veux à tout prix une chose que celle ci soit réalisable ou réaliste.
 
Et je persiste à croire que s'il n'y avait pas l'ouverture, jamais EDF n'aurait pris en compte avec autant de rigueur les problèmes de retraite et de démantèlement (de mémoire, la norme IFRS n'a été adopté que depuis 2004, tient , coincidence!). Mais ça, je te concède, ce n'est pas prouvable.

Message cité 3 fois
Message édité par miniTAX le 27-10-2005 à 18:29:05
n°6848547
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 18:31:08  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

:D
 
Certes, mais je préféres croire un manipulateur de gauche modérée plutôt qu'un manipulateur libéral intégriste de droite :p


 
Non, il ne faut pas croire à une seule source, même si elle est de BP  ;) . Enfin, c'est ma position.


Message édité par miniTAX le 27-10-2005 à 18:31:22
n°6848602
Ciler
Posté le 27-10-2005 à 18:38:15  profilanswer
 

Tiens parlons de privatisation et d'ouverture du marche de l'electricite ...
 
Des nouvelles du front en irlande :
 
Malgre une ouvetrure du marche il y a 5 ans (en 2000), ESB (l'EDF irlandais) est toujours en situation de quasi-monopole. Personne ne s'est aligne, a l'exception Viridian (centrales a petrole) et Airticity (eoliennes). Les deux competiteurs fournissent l'industrie, mais aucun ne s'est risque sur le marche des particuliers - pourtant completement ouvert. Avec des consequences interessantes :
 
http://www.unison.ie/business/stor [...] si=1493853

Citation :

We are heading into a harsh winter as far as electricty prices are concerned.
[...]
The upcoming increase means that electricity bills will have rocketed by  almost 40% since 2000, despite the opening of the market to competitors to the ESB.
[...]
The ESB spokesman added that, over a 15-years period between 1986 and 2001, there were no price rises allowed. Irish electricity prices were among the lowest in Europe, but the market was unattractive to outside players.
So, perversly, one of the main reasons electricity prices have shot up so much in recent years has been to promote competition.


 
Afin de reduire la position dominante de ESB, donc, la proposition suvante a ete faite :
http://www.unison.ie/business/stor [...] si=1494790

Citation :

GREATER competition could be created in the electricity market if the ESB was forced to sell several of its power stations over the next five years, a recent report from ESRI suggests.
 
The report, 'Aspects of Irish Energy Policy', suggests the ESB should sell between 500 and 1,000 megawatts in the period running up to 2010. This would amount to three to four stations.
 
The ESRI said the ESB should be allowed replace some of these stations, but others should be provided by its competitors. The organisation said these changes would reduce the ESB's dominant position in the market.


 
Je vous laisse interpreter, les 2 articles sont extraits du Irish independent de ce jour. Charlie Weston est l'expert du marche electrique consultant pour le journal : http://www.google.com/search?hl=en [...] tnG=Search


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And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
mood
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Posté le 27-10-2005 à 18:38:15  profilanswer
 

n°6848664
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 18:45:13  profilanswer
 

miniTAX a écrit :

Autant pour moi, c'est BP qui l'a dit.


Ok, pas de problèmes :)
 

Citation :


Moi, j'ai répondu, c'est toi qui ne veut pas entendre. Les tarifs du téléphone et d'internet ont baissé, tu fait quoi de cette preuve ?


Mais c'est pas une preuve ça :D
 
Tu ne peux pas comparer les investissements de quelques centaines de commutateurs et de milliers de kms de fibre optique par rapport à la construction de  10 centrales nucléaires  :pt1cable:  
 
Là c'est bien toi qui fait de l'idéoligisme primaire en disant que la libéralisation amène forcément à une baisse des prix :p
 
Le marché de l'electricité est TRES particulier. Et ça, ça change tout au niveau du modèle économique, mais tu ne veux pas le prendre en compte. La première contrainte est justement cet investissement énorme qui fait que les entreprises voulant s'installer devront proposer des prix plus cher qu'EDF, qui je le rappelle n'a pas ses actionnaires à rémunérer, ce qu lui permet d'avoir des prix relativement bas.
 
En fait, la seule chance de voir apparaitre un début de vraie concurrence, c'est justement de privatiser EDF pour que ses prix augmentent et que la concurrence puisse récupérer des clients. Voila le paradoxe : l'arrivée de la concurrence nécessite une hausse des prix  :whistle:  
 

Citation :


Pour EDF, je t'ai dit que même dans l'hypothèse où elle reste à 100% publique, les tarifs ne peuvent pas rester bas éternellement car il faut prendre en compte le démantèlement, le traitement des déchets et le problème de retraite. Si tu te plains que ta baguette augmente (le coût de la vie augmente et les salaires augmentent) parce que ton boulanger est privé, pourquoi dans ce cas ne pas nationaliser toute la filière du blé?  
Va jusqu'au bout de ta logique et tu verras que ta position est intenable.  


Ces contraintes là, toute entreprise  (publique ou privée) utilisant du nucléaire les aura. Et oublie pas encore une fois que la non nécessité de rémunérer les actionnaires chez EDF (avec une rentabilité de 7 à 8%) compensent largement des choses comme les "cadeaux aux employés" ;)
 

Citation :


Tu me traites de binaire alors que tu défends coûte que coûte un modèle qui existe de moins en moins dans ce bas monde ? Tu es persuadé que tu as raison, qu'on va dans le "mauvais sens" alors que 70% de l'énergie électrique dans le monde est fournie sous forme de régie ?  


Et qui a un des meilleurs réseaux de la planète, un des plus fiables, avec une très bonne capacité de surproduction, le tout avec des prix relativement bas ? EDF :p
 
Bref, tes 70% là ne montrent rien.  Ce n'est pas parce que peu de pays font comme nous que c'est eux qui ont raison, c'est vraiment pas un argument ça :D La preuve au contraire est qu'EDF, entièrement public, arrive à allier bon prix et très bonne qualité de service. C'est pas justement ce que le consommateur recherche ? Preuve donc est faite que le modèle français public de l'électricité est très bon ;)
 
Ce qui ne veut pas dire que d'autres modèles ne sont pas très bon non plus, mais faut comparer pour voir ce que l'on a gagné et à perdre en changeant de modèle.
 

Citation :


Si l'économie va dans le mauvais sens comme tu prétends à cause d'une orientation "ultra-libérale", pourquoi le niveau de vie que tu as maintenant est meilleur que celui que tu as il y a 10 ans, alors même que la France est en crise (ne parlons pas des autres pays à 5% de croissance)?


Le problème n'est pas là, mais dans le nombre toujours croissants d'exclus de ce système et des richesses générées, du nombre de pauvres qui ne cessent d'augmenter ... C'est pas tout de créer des richesses, l'important est de voir comment on les distribue [:spamafote]
 

Citation :


Tu ne peux pas avoir raison envers et contre la majorité et contre FAITS. Ca, c'est du dogmatique pur jus et non pas du pragmatisme.


Je viens de te montrer juste au dessus que le modèle électrique public français est meilleur que la moyenne mondiale alors bon hein :p
 
Bref, vouloir casser ce modèle sans avoir aucune certitude qu'on aura quelque chose de mieux, et même plutôt la conviction que ça sera moins bien, c'est ça faire de l'idéologique pur, et c'est toi qui le fait pas moi ;) Moi je cherche à assurer un service accessibles à tous et de qualité, le tout à un prix intéressant. Dans le cas de la privatisation totale d'EDF, désolé, mais je vois pas de gain à attendre de ce coté là (contrairement au marché des télécoms) donc je suis logiquement contre.
 

Citation :


Une condition préalable à l'ouverture du marché lors des négociations avec Bruxelles, c'est que justement EDF change de statut et ouvre son capital à cause de sa situation monopolistique écrasante. Donc je répète ouvrir et rester à 100% public, c'est IMPOSSIBLE. Ce n'est pas parce que tu veux à tout prix une chose que celle ci soit réalisable ou réaliste.


l'Union Européenne n'a jamais demandé l'ouverture du capital d'EDF ;) EDF doit peut-être changer de statut, mais aurait très bien pu rester 100% public.
 

Citation :


Et je persiste à croire que s'il n'y avait pas l'ouverture, jamais EDF n'aurait pris en compte avec autant de rigueur les problèmes de retraite et de démantèlement (de mémoire, la norme IFRS n'a été adopté que depuis 2004, tient , coincidence!). Mais ça, je te concède, ce n'est pas prouvable.


C'est pas prouvable mais là je veux bien te croire :D

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 27-10-2005 à 18:47:44

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Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848690
Ciler
Posté le 27-10-2005 à 18:48:10  profilanswer
 


Non, mais, y a pas de probleme,  d'ailleur la recommendation c'est bien de forcer a vendre les centrales.  
 
Avant l'ouverture, tout vas bien, une electricte parmis les moins cheres d'europe (prix fixe par l'etat, pour eviter l'abus de position dominante), un parc qui tourne rond... on ouvre a la concurrence, qui bien sur peux pas s'etablir a cause de la situation geographique, on fait sauter le controle des prix (puisque plus de monopole) etr hop, +40% dans les dents des consommateurs.  Puis ensuite on vas vendre les centrales a la competition pour l'aider, mais pas leur entretiens, trop sensible et qui restera donc a la charge de l'etat.


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And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°6848700
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 18:49:54  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 
Là c'est bien toi qui fait de l'idéoligisme primaire en disant que la libéralisation amène forcément à une baisse des prix :p


 
Je n'ai jamais, mais alors là, au grand jamais dit ça pour EDF. Et si je l'ai dit, c'est que j'étais proche du coma éthylique  :pt1cable:  

n°6848710
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 27-10-2005 à 18:52:11  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

:D
 
Certes, mais je préféres croire un manipulateur de gauche modérée plutôt qu'un manipulateur libéral intégriste de droite :p


 
Briseparpaing modéré ?? [:rofl]
 
 [:skyx@v]  
 

n°6848714
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 18:52:40  profilanswer
 

miniTAX a écrit :

Je n'ai jamais, mais alors là, au grand jamais dit ça pour EDF. Et si je l'ai dit, c'est que j'étais proche du coma éthylique  :pt1cable:


Ben pourquoi tu nous sors alors le coup du marché des télécoms pour montrer que la libéralisation du marché amène à une baisse des prix, si ce n'est dans le but de dire que cet exemple particulier peut-être généralisé pour tous les marchés ;)


Message édité par Ernestor le 27-10-2005 à 18:59:05

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Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848715
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 18:53:07  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

Briseparpaing modéré ?? [:rofl]
 
 [:skyx@v]


Il est de gauche modérée [:aloy]  
 
Après, bon, bon :whistle:


---------------
Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848725
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 27-10-2005 à 18:55:11  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Il est de gauche modérée [:aloy]  
 
Après, bon, bon :whistle:


 
Gauche modéré ?? [:rofl]  
 
C'est pas lui qui disait que tous ceux qui n'était pas pleinement d'accord avec le manifeste du parti communiste n'etaient pas de gauche ??  [:skyx@v]

n°6848752
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 18:58:49  profilanswer
 

Et alors :whistle:
 
Le socialisme, en théorie, c'est la version light du communisme, avec surtout une approche différente pour y arriver.
 
Je te ferai remarquer que le PS n'a pas renié sa référence au marxisme donc il a bien raison là-dessus :p


---------------
Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848757
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 27-10-2005 à 19:00:19  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Et alors :whistle:
 
Le socialisme, en théorie, c'est la version light du communisme, avec surtout une approche différente pour y arriver.
 
Je te ferai remarquer que le PS n'a pas renié sa référence au marxisme donc il a bien raison là-dessus :p


 
Donc si c'est light, il n'est pas modéré, parce qu'il ne le suit pas pleinement :D :o

n°6848762
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-10-2005 à 19:01:13  profilanswer
 

Arrête de jouer sur les mots, ou alors prouve moi que BP prone l'instauration d'un régime communiste :p


---------------
Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°6848783
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 27-10-2005 à 19:04:11  profilanswer
 

Heuuu, dans ses beau trolls, ça doit se trouver :p

n°6848922
lolo92
Posté le 27-10-2005 à 19:32:50  profilanswer
 

miniTAX a écrit :


-Que les retraités d'EDF peuvent partir après 32 années de service (42 ans dans le privé) et avec une retraite de 75 % du dernier mois de salaire (25 meilleures années dans le privé).
 
Aucun chiffre que j'avance n'est contestable. => bien si  :pfff:  


 
 
Pas de bol je travaille maintenant au RH EDF maintenant  :D  
 
1) au cas on tu ne le serais pas la caisse de retraite EDF est filialisée maintenant et probablement plus une filiale du tout dans quelque temps  ;)  
=> retraite à 75% du dernier mois de salaire ca va pas durer donc tu seras content.
 
2) départ retraite après 32 années c'est totalement faux renseignes toi avant de sortir des  anneries comme ca, c'est 37.5 années dans la plupart des cas. Sauf si service "difficile" comme l'a dit BP, mais ca devient de plus en rare.
 
   
 
 

n°6849661
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 21:15:14  profilanswer
 

lolo92 a écrit :

Pas de bol je travaille maintenant au RH EDF maintenant  :D  
 
1) au cas on tu ne le serais pas la caisse de retraite EDF est filialisée maintenant et probablement plus une filiale du tout dans quelque temps  ;)  
=> retraite à 75% du dernier mois de salaire ca va pas durer donc tu seras content.
 
2) départ retraite après 32 années c'est totalement faux renseignes toi avant de sortir des  anneries comme ca, c'est 37.5 années dans la plupart des cas. Sauf si service "difficile" comme l'a dit BP, mais ca devient de plus en rare.


 
Ah oui, et tu peux me dire quel est le pourcentage de ceux qui ont bénéficié des 32 années sur la génération du babby boom. Allez, je t'écoute.

n°6849705
miniTAX
Posté le 27-10-2005 à 21:21:05  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Le problème n'est pas là, mais dans le nombre toujours croissants d'exclus de ce système et des richesses générées, du nombre de pauvres qui ne cessent d'augmenter ... C'est pas tout de créer des richesses, l'important est de voir comment on les distribue
 


Chiche. Je propose qu'on donne le 1% du CA réservé au CE d'EDF à la construction de logements sociaux. Je trouve que les vacances de neige des agents EDF et le financement de l'Humanité sont moins importants que la suppression progressive des cités dortoirs et des logements insalubres. Pragmatique, je suis. :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  
 
 

Ernestor a écrit :


Et qui a un des meilleurs réseaux de la planète, un des plus fiables, avec une très bonne capacité de surproduction, le tout avec des prix relativement bas ? EDF :p
 
Bref, tes 70% là ne montrent rien.  Ce n'est pas parce que peu de pays font comme nous que c'est eux qui ont raison, c'est vraiment pas un argument ça :D La preuve au contraire est qu'EDF, entièrement public, arrive à allier bon prix et très bonne qualité de service. C'est pas justement ce que le consommateur recherche ? Preuve donc est faite que le modèle français public de l'électricité est très bon ;)
 
Ce qui ne veut pas dire que d'autres modèles ne sont pas très bon non plus, mais faut comparer pour voir ce que l'on a gagné et à perdre en changeant de modèle.  


Pas d'accord Monsieur. Tu ne respectes pas la règle du jeu. Tu me joues le coup du train qui n'arrive pas à l'heure (alors que la plupart des trains si) en citant les exemples de la Californie ou de la Grande Bretagne où ça foire et là, quand je te dis que 70% de l'électricité mondiale fonctionne selon le principe de régie, tu me balances pour contre-argument "tes 70% là ne montrent rien". Tu ne montrerais pas par hasard là un exemple flagrant d'abus de position dominante... d'idée ?  :)  
Dans ce cas, je peux citer l'exemple de la Corse qui se fait couper son électricité à cause des grèves d'EDF (BP peut confirmer), où est ce qu'on va alors ? :pfff:  
 
De toute façon, ça ne sert rien de continuer plus loin. Je vais étudier tranquillement la question sur les pays du G7, voire G20 comme je l'ai dit à BP. Je reconnais que vous m'avez amené dans le doute donc je vais regarder la chose dans le détail en tenant compte de la spécificité de l'électricité. Si ça se trouve, je vais trouver les mêmes écrans de fumées comme pour Air France où on évoquait des problèmes de sécurité pour combattre la privatisation ou pour France Telecom où la boucle locale abonné était l'argument massu comme quoi la privatisation serait impossible :fou:  :fou:  
 
En tout cas, pour EDF, contrairement à la plupart des gens, j'ai étudié sérieusement sa situation. En tant de boursicoteur, je ne peux pas me contenter d'oui-dire ou d'approximations sur le plan économique car mes erreurs d'appréciation se paieraient CASH. Et j'ai découvert des choses pas joli, joli, comme la plupart des investisseurs concernant EDF  :non:  :non:  
 
Donc ceux qui nous font croire qu'EDF, c'est une bonne boîte bien gérée dans un bon système de gouvernement d'entreprise, j'estime qu'ils parlent avec l'affectif mais pas avec la raison. EDF en bourse, c'est tout sauf un conte de fée : quand tu embrasses un crapaud en pensant très fort à un prince, tu as un ... crapaud.

Message cité 2 fois
Message édité par miniTAX le 27-10-2005 à 21:30:37
n°6852839
miniTAX
Posté le 28-10-2005 à 10:36:09  profilanswer
 

Bonne lecture à tous... pour ceux qui en ont courage (source Boursorama, Zorglub)
 
EDF Enquête sur un scandale d'Etat
 
Incroyable ! Les salariés du privé vont devoir largement mettre la main au portefeuille pour financer les retraites dorées des salariés d'EDF. Un tour de passe-passe cautionné par le ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy
 
Patrick Bonazza
 
Ce scandale-là, tout a été fait pour l'étouffer. Personne ne l'a vu arriver. Même s'il touche beaucoup de gens, les assurés sociaux, dont la retraite dépend du régime général. Mais aussi, et c'est souvent les mêmes, les contribuables et enfin les clients d'EDF. Autrement dit, tout le monde.
 
Le point de départ, c'est la décision, très discrète, d'EDF et de son actionnaire, l'Etat, d'adosser le régime de retraite maison au régime général. L'opération, clament les politiques, le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy en tête, est neutre. Selon eux, elle n'aura aucune incidence négative pour les retraités ou les clients d'EDF. Voire. Si les salariés et retraités d'EDF-GDF, ces héros du travail, peuvent dormir tranquilles, tel n'est pas le cas pour les futurs retraités du privé. Leur régime, qui a été réformé à grand fracas l'an dernier - alors que celui des électriciens, pourtant bien plus favorable, n'a pas été touché d'un iota -, risque d'être bousculé. La CGT a gagné la bataille de haute lutte. Même l'intraitable Sarkozy a arbitré en faveur d'intérêts corporatistes au détriment de l'intérêt général... Voici donc l'histoire édifiante de ce scandale à la française.
 
Au coeur de l'affaire : la situation économique et financière d'EDF-GDF, immense paquebot qui réalise un chiffre d'affaires de 44,9 milliards d'euros. EDF est l'une des plus grandes entreprises du pays et le premier électricien mondial ! Aucune entreprise d'électricité sur la planète ne possède pareil parc de centrales nucléaires : 58 réacteurs et, à partir de 2012, de nouvelles tranches avec l'EPR, qui sera implanté à Flamanville, dans le Cotentin (coût : 3 milliards d'euros). Aucune entreprise privée, dans aucun pays, n'aurait pu développer un programme nucléaire comme l'a fait EDF dans les années 70 et 80. Les sommes en jeu étaient trop importantes et les risques en cas de défaillance de la série de centrales trop élevés. Sans la garantie en or du Trésor, EDF n'aurait pas la configuration qu'elle a aujourd'hui. C'est cette garantie, justement, qui, peu à peu, s'efface et change la donne. EDF n'est plus une sorte de régie nationale d'électricité, elle devient une entreprise.
 
Bruxelles exige en effet du champion national qu'il coupe ses liens avec l'Etat, qu'il accepte la concurrence, ouvre son territoire... Ce à quoi, pour ne pas perdre son rang, EDF réagit en prenant des positions, parfois hasardeuses, à l'étranger. Cette forme de banalisation s'est traduite en août par un acte majeur, le changement de statut d'EDF, qui est devenue une société anonyme. Ce virage s'est conjugué avec l'adoption de nouvelles normes comptables imposées par Bruxelles. Des changements auxquels elle pouvait d'autant moins se soustraire qu'EDF, qui n'a pas reçu un sou de l'Etat depuis vingt-deux ans, manque de fonds propres et se trouve condamnée à une vaste opération vérité. Mais, dira-t-on, qu'est-ce que cela peut bien avoir à faire avec les retraites ?
 
Eh bien, cette transparence obligée exige que les retraites soient provisionnées. Autrement dit que l'entreprise déclare le montant des droits à la retraite acquis par ses agents. Aujourd'hui, en effet, c'est l'entreprise EDF qui verse directement les retraites. Un système qui fonctionne en circuit fermé. L'entreprise paie, chaque mois, ses agents, mais aussi ses retraités. La Bourse et les marchés financiers auxquels EDF est destinée à se confronter n'ont rien contre. A condition que des provisions soient constituées pour honorer ces charges futures. Or, si EDF provisionne ses retraites, ce n'est pas compliqué : elle est en faillite. Car les ordres de grandeur sont impressionnants, de l'ordre de 60 milliards d'euros. Alors, que faire ? Comment sortir de l'impasse ?
 
Bercy, qui gérait en direct le dossier avec les équipes de François Roussely, l'ex-président d'EDF, n'a pas longtemps hésité. La retraite des agents EDF serait « adossée » à celle des régimes obligatoires (Sécu et Agirc-Arrco). Il suffisait d'y penser ! Dans la mesure où ce régime relève d'un engagement de la nation, de l'Etat, et non d'une entreprise particulière, il n'a pas à être provisionné. Bruxelles n'a pas son mot à dire. Un petit tour de magie, en somme. Bienvenue donc au club pour les 150 000 salariés et les 150 000 retraités d'EDF. L'opération, assurent le gouvernement, les responsables d'EDF et même les dirigeants de la CNAV, serait indolore. A condition tout de même de régler une soulte pour éviter de provoquer un déséquilibre du régime général. Soulte, le grand mot est lâché. De quoi s'agit-il ?
 
Valse des milliards inquiétante
 
Pour simplifier, disons que cette somme sert à compenser les risques démographiques : pour l'heure, à EDF, le rapport cotisant/retraité est de un pour un (contre un pour deux et demi dans le régime général). Cela mérite compensation. La soulte est censée régler la partie des droits passés qui ne sera pas couverte par les cotisations futures. Le tout est de s'entendre sur la durée pendant laquelle on prendra en compte cette différence (vingt ou vingt-cinq ans ?), sur les hypothèses démographiques et sur la manière d'actualiser pour demain les sommes versées aujourd'hui (1 %, 2 %, 3 %). Techniquement, les experts peuvent s'en donner à coeur joie (voir encadré). Selon que l'on place le curseur à un endroit ou à un autre, les montants varieront du simple au double. D'un côté, Danièle Karniewicz, la présidente de la CNAV, négociant pied à pied, a tenté d'obtenir une soulte maximale. De l'autre, EDF, soutenue par Bercy, a voulu, à toute force, minimiser l'addition. Preuve que l'exercice n'a rien de scientifique, la CNAV, à qui l'on proposait une soulte de 6,9 milliards en septembre, a réussi à la porter à 9 milliards en octobre - elle voulait 9,2 à 9,5. Une valse des milliards inquiétante. Danièle Karniewicz ne cache pas sa satisfaction d'avoir obtenu pareille somme. Elle aurait tort de triompher, pourtant. Car le résultat peut aussi bien se révéler catastrophique pour la CNAV. Le risque majeur tient justement aux prévisions démographiques. Si la présidente de la CNAV n'en parle pas, ses experts, comme ceux de l'Agirc-Arrco, ont clairement identifié le risque : il réside dans les 80 000 agents qui travaillent à la distribution et au relevé des compteurs. Avec les prouesses de l'Internet et les progrès des règlements à distance, un tel volume de main-d'oeuvre ne sera plus forcément nécessaire. Sans compter qu'EDF, même si ses dirigeants s'en défendent, est notoirement en sureffectif. Ce n'est pas tout à fait par hasard que le pamphlet à la mode, « Bonjour paresse », a été écrit par l'un de ses agents. D'ailleurs, si la pente forcée d'EDF est d'aligner ses pratiques sur celles du privé, elle n'embauchera plus comme elle le fait aujourd'hui. EDF a pourtant une vision très optimiste de son avenir économique, et donc de l'emploi. L'électricien pense que l'impact de l'ouverture de ses marchés sur les effectifs ne devrait pas être significatif. Dans le pire des scénarios, il prévoit à l'horizon 2030 cinq remplacements pour six départs. Si les experts se trompent - ce ne serait pas la première fois -, si l'on passe par exemple à un remplacement pour deux départs, alors patatras, tout s'écroule.
 
Ce ne serait pas si grave s'il existait au moins une « clause de revoyure » dans dix ans, dans quinze ans, pour réexaminer l'accord. Mais la loi du 9 août ferme cette porte à double tour. L'argument : EDF devant faire appel aux marchés, en particulier pour une prochaine ouverture de son capital - pour financer ses retraites ? -, les investisseurs n'accepteront pas que planent des doutes sur ses comptes. Il faut que l'accord EDF-CNAV soit libératoire, que l'affaire soit réglée une fois pour toutes. Et si un doute subsiste, mieux vaut qu'il plane sur le régime obligatoire des retraites. Or, à 9 milliards la soulte, on risque bien d'avoir tiré trop court.
 
Aller au-delà n'était cependant pas possible. Car il faut bien voir que, dans cette affaire, EDF est aux abois ; l'entreprise n'a pas les moyens de payer. Et comme l'Etat - dont les caisses sont vides - ne veut pas verser au pot non plus, il a bien fallu trouver l'argent quelque part. Les crânes d'oeuf de Bercy, une fois de plus, ont été au rendez-vous. Et c'est là où le bât blesse pour M. Tout-le-monde : EDF ne versera en fait que 3 milliards d'euros sur les 9 ! Le reste proviendra d'abord d'une taxe (dite « contribution tarifaire ») inventée pour la circonstance par Nicolas Sarkozy, qui d'ordinaire milite plutôt pour la suppression des impôts. Ainsi seront collectés sur les factures d'électricité 4,8 milliards d'euros. Le reste (1,3 milliard) sera siphonné sur le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Alimenté par la CSG, ce fonds utilise une bonne partie des sommes recueillies dans le cadre de la politique familiale à financer les majorations de prestations retraites (10 %) après le troisième enfant. Le FSV était jusqu'ici exclusivement réservé aux salariés du régime général. Les agents EDF viennent de s'y greffer. Un précédent lourd. C'est la première fois qu'un régime spécial se branche sur un fonds à vocation générale. Un précédent d'autant plus fâcheux que le FSV est en déficit (1,16 milliard d'euros en 2005 !).
 
Le client-contribuable paiera !
 
Mais ce n'est pas tout. Une fois tout cela (mal) réglé, reste une autre question, et de taille : quid de l'adossement au régime Agirc-Arrco, qui verse aux salariés du privé un indispensable complément de retraite ? Là aussi, les sommes en jeu ne sont pas modestes, comparables en fait à celles du régime général. La négociation avec l'Agirc-Arrco est en cours. Elle devrait s'achever fin novembre. L'équation est brutale. Si l'Agirc-Arrco adoptait la même méthode que la CNAV pour reprendre les droits passés et provisionner le futur, EDF devrait « sortir » au bas mot 9 milliards d'euros ! 9 plus 9 égale 18 : l'entreprise coule à pic. Mais alors, que faire ? Il y aurait bien une solution : limiter au minimum les prestations Agirc-Arrco aux retraités. « En théorie, on pourrait presque avoir une soulte de zéro », dit un expert. Avantage : EDF n'a rien à verser au régime Agirc-Arrco. Inconvénient : EDF devra prendre ensuite les prestations à sa charge. Et assez vite provisionner, dès 2005, quelque 12 milliards d'euros, c'est-à-dire toutes les charges de son service retraite, plus celles qui n'ont pas été transférées aux autres. Pas évident. Il vaudrait mieux, donc, qu'une soulte même modeste (2 à 3 milliards) soit versée à l'Agirc-Arrco. Cela permettrait de réduire le montant assez catastrophique des provisions, qui n'est guère de nature, on s'en doute, à inspirer confiance aux futurs investisseurs... Mais alors, qui paiera ?
 
A ce stade, un retour sur image s'impose. Il concerne le taux (en réalité les taux, car il y a tout un éventail de taxes !) de la fameuse « contribution tarifaire ». Certains détails ne sont pas visibles à l'oeil nu. Mais avec une loupe... Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale - le budget de la Sécu, si l'on préfère - qui vient d'être soumis au Parlement, les taux d'imposition sont doublés par rapport au libellé de la loi d'août. Cela voudrait-il dire que les experts d'EDF et de Bercy, en « remoulinant » les chiffres, se sont aperçus qu'ils avaient tapé trop bas ? Que la taxe serait insuffisante pour financer la soulte CNAV ? Plus simplement, il se pourrait bien que ce supplément soit destiné à payer une soulte Agirc-Arrco. Ni vu ni connu, le client-contribuable paiera !
 
Politiquement, cela nous a des allures de petite Berezina. L'an dernier, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a pris tous les risques pour faire admettre une réforme des retraites afin de sauver l'équilibre du régime général. De sérieux sacrifices ont été demandés aux salariés du privé, si sérieux que les fonctionnaires les ont refusés et conservent toujours un statut privilégié. Le privé a payé plein pot, notamment par un allongement de la durée des cotisations, sans d'ailleurs que les comptes des régimes de retraite, comme le souligne un récent rapport du COR (Conseil d'orientation des retraites), soient encore équilibrés à l'horizon 2020 ! Et voilà qu'en ne prenant pas toutes les garanties dans l'adossement des régimes EDF on risque de déséquilibrer plus encore les régimes obligatoires, en dépit des sacrifices faits par l'ensemble des salariés.
 
Ce qu'ils peuvent trouver d'autant plus saumâtre que rien n'a été enlevé aux retraites des agents d'EDF-GDF, bien plus généreuses que les leurs (voir encadré). Les électriciens cotisent 37 ans et demi, contre 42 ans, bientôt, pour les autres ; leur retraite est calculée sur la moyenne de leurs 6 derniers traitements, contre, bientôt, la moyenne des 25 meilleures années pour les autres ; elles sont indexées sur les salaires des agents, et non pas sur l'inflation, comme c'est le cas pour les retraites du régime général. Charles-Amédée de Courson, député UDF, connaît le sujet sur le bout des doigts. Il estime que les retraites EDF coûtent deux fois plus que celles du régime commun. Ce qui n'a pas empêché les électriciens de faire l'économie de la réforme, triomphe du corporatisme. On voit d'ici ce qui pourra se passer quand d'autres régimes spéciaux (la Banque de France, la SNCF, La Poste...) se présenteront au portillon.
 
Le plus troublant, c'est que, malgré tous ces rafistolages et malgré tous ces siphonnages, EDF aura toutes les peines du monde à assurer indéfiniment à ses agents le généreux régime dont ils bénéficient. Car, au-delà des prestations des régimes obligatoires, EDF devra, dans tous les cas, verser une différence pour continuer à servir ses retraites dorées. Rien d'anormal, d'ailleurs, car nombre d'entreprises ont elles aussi des retraites généreuses pour leurs employés. « L'énergie est un secteur d'avenir très rentable, assure-t-on à Bercy. Regardez Total, il assure à ses salariés l'une des plus belles retraites du pays. Pourquoi EDF n'en ferait-elle pas autant ? ». Comparaison n'est pas raison. Les comptes de Total sont autrement plus solides que ceux d'EDF. Pierre Gadonneix, le nouveau président d'EDF, a tellement de doutes sur leur véracité que, à peine arrivé, il a réclamé un audit à une commission présidée par Marcel Roulet. Demain, peut-être, EDF affichera un bon bilan. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Et il ne faut pas être devin pour pressentir qu'un jour ou l'autre cette gigantesque partie de mistigri, où chacun essaie de passer à l'autre le fardeau, se finira mal. Sauf si..
 
 Au fait, si on mettait le client à l'amende ? Pas uniquement par le biais de la « contribution tarifaire », mais en relevant les tarifs ? Etrangement, EDF vient de demander à l'Etat une augmentation du prix de l'électricité de 7,5 % sur trois ans. Il faut savoir que les particuliers ne sont pas encore inscrits dans le champ de la déréglementation exigée par Bruxelles. Ils ne le seront théoriquement qu'à partir de 2007, mais, avant que des concurrents délogent EDF de ses chasses gardées, il se passera du temps. Bien plus que les entreprises, pour lesquelles la concurrence est déjà effective, les particuliers sont exposés à des hausses de prix. A condition que l'Etat, qui n'a rien fait pour alléger les charges d'EDF, accepte des hausses, généralement impopulaires. Mais il n'est pas à une contradiction près...
 
Une sollicitation à trois titres
 
Résumons : pour financer la généreuse retraite des électriciens, les salariés du privé seront sollicités à trois titres : très vraisemblablement en tant qu'assurés sociaux ; mais aussi en tant que contribuables (la taxe spéciale) et en tant que clients (la facture sera plus salée). En moyenne, estime Courson, les retraites spéciales d'EDF-GDF gonflent déjà de 5 % cette seule facture. Ce qui ne doit pas trop tourmenter les agents dont on sait que, même à la retraite, ils n'acquittent que 10 % de leur facture d'électricité (pour la petite histoire, calculée au tarif le plus avantageux...).
 
Nicolas Sarkozy, toujours à l'affût des baisses de prix, n'a pas enfourché ce cheval. Il sait que ces 5 %-là sont très difficiles à gagner. La modification du statut d'EDF-GDF à la fin du printemps était pourtant l'occasion rêvée de revoir le régime spécial des électriciens. Rien n'a été touché, on le sait. Le régime de retraite des électriciens sort intact du grand tumulte entretenu par des éléments « incontrôlés » de la CGT, qui ont multiplié ce printemps les actions commandos pour empêcher l'adoption de la loi. On se souvient de leurs spectaculaires visites pour enlever les compteurs chez Ernest-Antoine Seillière, le patron du Medef, à Arcachon et, dans le Poitou, chez Jean-Pierre Raffarin. La loi étant passée en plein mois d'août malgré ces oppositions, on a parlé de recul de la CGT. Erreur de perspective : en sauvant le régime spécial des gaziers et électriciens, la CGT, au contraire, tient sa victoire. Victoire sur toute la ligne, car la retraite des électriciens s'appliquera aussi aux nouveaux embauchés. La caste se sauve et sauve ses descendants... Grâce à ce succès, la CGT renforce son emprise, déjà forte, sur l'entreprise. Le syndicat bétonne ses positions dans ce qui demeure son principal bastion (voir encadré). D'autant que rien n'a été changé non plus au régime exorbitant du droit commun conféré à la CCAS, le comité d'entreprise des électriciens, même si la justice commence à s'y intéresser. Pour la CGT, EDF est une entreprise clé. Pas étonnant si, dans la discussion sur la soulte à verser au régime général, la CGT a fait partie des minimalistes. Elle se serait contentée de 6,9 milliards d'euros, le bas de la fourchette. Entre les salariés du pays et ceux d'EDF, le syndicat a tranché. Ce qui n'a pas empêché la CGT d'inciter les retraités du régime général à descendre récemment dans la rue pour protester contre leurs maigres pensions... Pourquoi se gêner, d'ailleurs ?
 
Toute cette affaire s'est déroulée dans un silence assourdissant. Nicolas Sarkozy, adepte du parler-vrai, n'a pas dit un mot sur l'affaire. Le marché sur les retraites fait partie de son arrangement avec Frédéric Imbrecht, le leader CGT de la branche électricité. Deal que l'on peut résumer ainsi : « Laisse-moi changer le statut d'EDF pour ouvrir le capital et je ne touche ni à la CCAS ni aux retraites. » Le triomphe des électriciens n'a pas vraiment ému les politiques. A droite, l'UMP n'a pas bronché. Seule l'UDF, avec Courson (voir interview) en première ligne, prêche, mais dans le désert. Quant à la gauche, elle a évité un mauvais combat pour elle. Mieux vaut en effet ne pas prendre de front la CGT. La gauche, d'ailleurs, ne trouve rien à redire aux régimes spéciaux qui bénéficient (notamment s'agissant des fonctionnaires) à une bonne partie de sa clientèle. Quant à la droite, elle reste tétanisée par les grandes grèves de décembre 1995. Tant pis, les retraités du privé, les contribuables et les clients d'EDF paieront, les réformes attendront. Et lorsque le régime EDF implosera - car cela se produira bien un jour -, ceux qui ont mené cette négociation, et en particulier les responsables politiques, ne seront plus là.

Message cité 2 fois
Message édité par miniTAX le 28-10-2005 à 10:45:04
n°6852943
Sketlios
Posté le 28-10-2005 à 10:51:58  profilanswer
 

miniTAX a écrit :

Bonne lecture à tous... pour ceux qui en ont courage (source Boursorama, Zorglub)


 
J'ai pas tout lu. Ca me semble très partisan comme texte.
Pour les 60 milliars d'euro, j'avais plutôt en tête 40 milliards.  
Et j'aime bien les poncifs balancés sans aucun début de preuve:
 

Citation :


Sans compter qu'EDF, même si ses dirigeants s'en défendent, est notoirement en sureffectif.


 
J'aimerais bien que tu nous donnes des sources fiables pour toutes tes affirmations (notamment les 70% du monde en régie).

n°6852950
miniTAX
Posté le 28-10-2005 à 10:52:55  profilanswer
 


 
ouais, ouais, il faut que je m'informe :)  :) .
La réservation des actions EDF commence aujourd'hui. La CGT va peut être filer un tuyau qui va me décider à acheter.
Vite, des tracts, des tracts...

n°6852961
miniTAX
Posté le 28-10-2005 à 10:55:30  profilanswer
 

Sketlios a écrit :


J'aimerais bien que tu nous donnes des sources fiables pour toutes tes affirmations (notamment les 70% du monde en régie).


Je t'avoue, je l'ai piqué sur un texte lu rapidement. De toute façon, je vais regarder la situation de près sur les pays du G20.
En tout cas, merci à vous tous de m'avoir fait prendre conscience que le problème de la privatisation de l'électricité n'est pas simple.

n°6852974
miniTAX
Posté le 28-10-2005 à 10:57:41  profilanswer
 

Sketlios a écrit :

J'ai pas tout lu. Ca me semble très partisan comme texte.


D'accord avec toi. Mais là, les infos s'accumulent et ça commence à faire beaucoup, pour moi.

n°6853038
miniTAX
Posté le 28-10-2005 à 11:06:38  profilanswer
 


 :jap:  :jap:  :jap:  :jap:  :jap:  :jap:  :jap:

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