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Auteur Sujet :

COVID-19 - sa vie, son œuvre

n°59188913
totsukaba
Code Quantum
Posté le 19-03-2020 à 22:57:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

snakesolid2 a écrit :

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archiv [...] r48LrTXwkE
 

Citation :

Banal ou pas banal ?
 
Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois de l’épidémie, à 7'000 décès, ce qui est statistiquement insignifiant.
 
Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !
 
Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.
 
Il y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).
 
C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.
 
Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur (dans un facteur de l’ordre de 1/5, /10 ou même selon les estimations jusqu'à /40) au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus. Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt sympa…
 
Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en termes en particulier de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La mortalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s'établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.
 
Les dernières statistiques en provenance de Chine évaluent à 800'000 le nombre de personnes infectées (et donc immunisées) pour 3'118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000 personnes infectés.
 
 
 
Fin du monde ou pas ?!
 
Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.
 
Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.
 
J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n'en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !
 
On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire.  La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.
 
 
 
Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!
 
C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »
 
C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…
 
En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.
 
C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.
 
Le confinement général constitue un piteux pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…
 
Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.
 
Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).
 
Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.
 
http://jdmichel.blog.tdg.ch/media/01/00/337694503.png
 
Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que pourtant le risque de pandémie est une évidence sanitaire.
 
La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés. C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…
 
 



 
Il se passe quoi dans le Grand Est alors ? Les hôpitaux de Colmar et Mulhouse surréagissent :o ?


---------------
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Posté le 19-03-2020 à 22:57:43  profilanswer
 

n°59188916
gaston1024​1
Posté le 19-03-2020 à 22:58:14  profilanswer
 

snakesolid2 a écrit :

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archiv [...] r48LrTXwkE
 

Citation :

Banal ou pas banal ?
 
Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois de l’épidémie, à 7'000 décès, ce qui est statistiquement insignifiant.
 
Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !
 
Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.
 
Il y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).
 
C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.
 
Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur (dans un facteur de l’ordre de 1/5, /10 ou même selon les estimations jusqu'à /40) au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus. Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt sympa…
 
Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en termes en particulier de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La mortalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s'établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.
 
Les dernières statistiques en provenance de Chine évaluent à 800'000 le nombre de personnes infectées (et donc immunisées) pour 3'118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000 personnes infectés.
 
 
 
Fin du monde ou pas ?!
 
Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.
 
Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.
 
J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n'en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !
 
On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire.  La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.
 
 
 
Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!
 
C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »
 
C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…
 
En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.
 
C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.
 
Le confinement général constitue un piteux pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…
 
Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.
 
Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).
 
Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.
 
http://jdmichel.blog.tdg.ch/media/01/00/337694503.png
 
Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que pourtant le risque de pandémie est une évidence sanitaire.
 
La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés. C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…
 
 



 :jap:


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Quand c'est bon, y'a pas meilleur - Isologue
n°59188917
roupillon
Posté le 19-03-2020 à 22:58:24  profilanswer
 

Natopsi a écrit :

Sinon tout à l'heure Jean Marc Jancovici faisait une conf en live.
https://soundcloud.com/effondrement [...] s-19032020
 
Un propos intéressant: il trouve hallucinant qu'on trouve du jour au lendemain 300 milliards pour financer un confinement pour tenter de sauver 1% de la population alors que concernant les problèmes environnementaux qui vont pourrir la vie de tous nos enfants y'a pas un copec...


Au nom des 1%, je lui pisse à la raie :o

n°59188918
Chips
Posté le 19-03-2020 à 22:58:39  profilanswer
 


 
Pas assez anxiogène ni infantilisant envers ceux qui continuent de sortir...
 

Citation :

Le ministère de la santé français vient de mandater le CHU de Lille pour un essai visant à répliquer les résultats obtenus à Marseille. Rappelons que des essais probants ont déjà été menés en Chine et en Corée -mais en France on tient en général que ce qui vient de l’étranger est indigne du génie français.


 
 [:ponaygay:4]


Message édité par Chips le 19-03-2020 à 23:02:26
n°59188921
guus_du_81
Posté le 19-03-2020 à 22:58:44  profilanswer
 

Sticki a écrit :


Je sais pas. Mais toi, qu'est-ce qui te fais penser qu'il lui en aurait manqué. J'avoue que ça m’intéresse [:super citron]


Le poiffon terreftre  :O

n°59188922
Sgt-D
Modérateur
Posté le 19-03-2020 à 22:58:45  profilanswer
 

croustillou a écrit :


 
J'ai pas vu qu'elle était obèse, ils l'ont dit ?


 
Non mais les deux jeunes femmes qu'on a vues, c'était évidemment le cas.
 

n°59188923
newbie_mas​ter
Jack l'éventré
Posté le 19-03-2020 à 22:58:54  profilanswer
 

olive127 a écrit :

Oui, mais, les 300 milliards, c'est pas pour sauver des vies, mais l'économie, non ?


 
Clairement, et c'est l'objectif depuis le début


---------------
Il vaut parfois mieux allumer un lance-flamme que maudire l'obscurité. (Pratchett) // Eurosataniste convaincu.
n°59188924
cheesecake
Posté le 19-03-2020 à 22:58:54  profilanswer
 


La Turquie confiné  [:l'0urs:5]

n°59188925
hka-ta
Posté le 19-03-2020 à 22:58:56  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :


 
Les quelques extraits que j'ai vus m'ont semblés plutôt rassurants au contraire : personnel médical au top, victimes graves essentiellement 4ème âge avec d'autres pathologies, et pour les cas jeunes, obésité morbide. Donc les risques sont quand même limités, directement, pour l'immense majorité de la population, même si potentiellement ça peut être un sale moment à passer et que personne n'a envie de contaminer autrui.
 


 
Extrait : https://www.francetvinfo.fr/sante/m [...] 74555.html
 
Des jeunes de 30 ans qui souffre le martyr (et confirmé par les quelques forumeurs qui l'ont).
10 jours à tousser tes poumons 'tain. Avec la fièvre  :sweat:  
Le tournage a été arrêté lundi ou mardi, le temps de faire le story-telling, montage, voix off, mixage...
S'ils estimaient être au bord et déjà à réfléchir aux "choix" à faire, ça donne quand même une idée de ce qui s'y passe ce soir présentement.
Et pire, dans les 3/4 prochains jours

n°59188926
Sticki
Le gras c'est la vie.
Posté le 19-03-2020 à 22:59:02  profilanswer
 

roupillon a écrit :


Au nom des 1%, je lui pisse à la raie :o


 :jap:  :jap:


---------------
En taule le Bayrou :)
mood
Publicité
Posté le 19-03-2020 à 22:59:02  profilanswer
 

n°59188928
Space
Profil: Maux des rateurs
Posté le 19-03-2020 à 22:59:15  profilanswer
 

PinkFloyd31 a écrit :


je tombe dessus par hasard.
ils sont un peu barge sur france 2 de mettre un reportage pareil maintenant.

Au début ils ont indiqué que c'était un reportage qui était prévu de diffuser avant l'affaire coronavirus mais bon ils auraient pu déprogrammer.
 
Pov' Gérard et Lucienne , ils vont baliser encore plus devant leur téloche [:totoz]  


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Topic écran Asus 27" 1440p Oled XG27AQDMG - Ma cinémathèque
n°59188931
Ben_34
Posté le 19-03-2020 à 22:59:33  profilanswer
 

crepator4 a écrit :

Sur cnews (l'heure des pros2) https://www.cnews.fr/le-direct  un groupe de medecins chinois , venant aider/qui travaille en italie (debarquant de l'avion)  sont sidéré par le nombre de gens dans les rues (faut rester confiné)


en même  temps en chine quand tu dis à la population de rester enfermé t'as pas vraiment envie de savoir ce qui va t'arriver si t'obéis pas


---------------
"Les progrès de l'humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous." Jean Jaures
n°59188932
Grumms
Aimé de tous
Posté le 19-03-2020 à 22:59:50  profilanswer
 

olive127 a écrit :

 

Oui, mais, les 300 milliards, c'est pas pour sauver des vies, mais l'économie, non ?


Parce que l'économie elle va partir en couille quand y aura des millions de réfugiés climatiques ou des guerres de ressource ?


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Just because you're offended, doesn't mean you're right. | >> Vol HFR730 à destination de Khan <<
n°59188933
latoucheF7​duclavier
Posté le 19-03-2020 à 22:59:51  profilanswer
 

radioactif a écrit :


L'optionnalité a un coût qui n'est pas visible quand tu anticipes peu de volatilité, par croyance d'invincibilité aux événements extrêmes.
On appelle ça un cygne noir :o
Cette crise remettra les points sur les i et les barres sur les t au milieu du village.
Enfin faut voir aussi que la gestion administrative est assez archaïque.


 


 

radioactif a écrit :


 
Et passés avant le NC :o
L'ordre a soutenu une augmentation, mais les zénarques savaient mieux.
Voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Numer [...] C3%A7aises


Si on accepte que ça peut arriver, on a un budget plus bas. C'est un risque sans assurance et sans filet. :/ D'autant que le pb est mondial, pas comme un stade qui s'effondre ou bien un gros incendie.

n°59188935
filiptif
Posté le 19-03-2020 à 23:00:00  profilanswer
 

Natopsi a écrit :

Sinon tout à l'heure Jean Marc Jancovici faisait une conf en live.
https://soundcloud.com/effondrement [...] s-19032020
 
Un propos intéressant: il trouve hallucinant qu'on trouve du jour au lendemain 300 milliards pour financer un confinement pour tenter de sauver 1% de la population alors que concernant les problèmes environnementaux qui vont pourrir la vie de tous nos enfants y'a pas un copec...


 
 
Les 300 milliards c'est juste une garantie pour rassurer et éviter une crise financière/bancaire qui mettrait toute l'économie au tapis.
 
Si toutes les banques s'effondrent, on arrive dans le chaos absolu. Plus de distributeurs de billets, plus de moyens de paiement, donc arrêt de la quasi-totalité des échanges et donc à terme, arrêt de la production, famines, émeutes...
 
Rappelez-vous du risque systémique de 2008 ! On est à nouveau dans ce cas-là !
 
 

n°59188936
boumbo
3xpl0its
Posté le 19-03-2020 à 23:00:02  profilanswer
 


 
Ah je connaissais pas l'autre topic :D

n°59188937
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-03-2020 à 23:00:05  profilanswer
 

arthas77 a écrit :


Le problème est la liberté d'installation...


Ben pas spécialement.
Le problème est qu'un désert médical est généralement un désert tout court.
Tu supprimes la liberté d'installation, t'auras une explosion des médecins qui iront bosser pour des pharmas, ou faire autre chose :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°59188938
Sticki
Le gras c'est la vie.
Posté le 19-03-2020 à 23:00:07  profilanswer
 

guus_du_81 a écrit :


Le poiffon terreftre  :O


Mais  [:albounet]  
Merci. Je suis mdr et j'en avais besoin  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Sticki le 19-03-2020 à 23:01:26

---------------
En taule le Bayrou :)
n°59188939
gimly the ​knight
Posté le 19-03-2020 à 23:00:37  profilanswer
 

michel 1664 a écrit :

 

Des chantiers c'est indispensable ?
Le commerce de bouche, les poubelles, l'énergie etc ... Oui !
Mais vraiment que des chantiers de BTP prennent 3 mois de retard c'est grave ? Si on peu éviter des contagions ?

 

EDIT : OK pour vos réponses ...

 

Personne n'a jamais dit que seules les activités indispensables devait tourner, t'entend ? Jamais.

n°59188940
thibw
Posté le 19-03-2020 à 23:00:46  profilanswer
 

Ben_34 a écrit :


en même temps en chine quand tu dis à la population de rester enfermé t'as pas vraiment envie de savoir ce qui va t'arriver si t'obéis pas


L'avantage d'une dictature :o

n°59188941
Sgt-D
Modérateur
Posté le 19-03-2020 à 23:00:47  profilanswer
 

hka-ta a écrit :


 
Extrait : https://www.francetvinfo.fr/sante/m [...] 74555.html
 
Des jeunes de 30 ans qui souffre le martyr (et confirmé par les quelques forumeurs qui l'ont).
10 jours à tousser tes poumons 'tain. Avec la fièvre  :sweat:  
Le tournage a été arrêté lundi ou mardi, le temps de faire le story-telling, montage, voix off, mixage...
S'ils estimaient être au bord et déjà à réfléchir aux "choix" à faire, ça donne quand même une idée de ce qui s'y passe ce soir présentement.
Et pire, dans les 3/4 prochains jours


 
Oui "sale moment" était un euphémisme. Mais vraiment grave voire mortel, c'est pour les patients déjà en très mauvaise santé.

n°59188942
iVador
Posté le 19-03-2020 à 23:00:48  profilanswer
 

hka-ta a écrit :


 
Extrait : https://www.francetvinfo.fr/sante/m [...] 74555.html
 
Des jeunes de 30 ans qui souffre le martyr (et confirmé par les quelques forumeurs qui l'ont).
10 jours à tousser tes poumons 'tain. Avec la fièvre  :sweat:  
Le tournage a été arrêté lundi ou mardi, le temps de faire le story-telling, montage, voix off, mixage...
S'ils estimaient être au bord et déjà à réfléchir aux "choix" à faire, ça donne quand même une idée de ce qui s'y passe ce soir présentement.
Et pire, dans les 3/4 prochains jours


Les 2-3 semaines qui viennent vont être identiques à ce que vit l’Italie. Pas de surprise là dessus.

n°59188944
gaston1024​1
Posté le 19-03-2020 à 23:00:57  profilanswer
 

roupillon a écrit :


Au nom des 1%, je lui pisse à la raie :o


Il a pourtant raison. Aussi triste que soit la situation des malades gravement atteints actuels, on se dirige vers des trucs bien pires dont tout le monde se fout éperdument.


---------------
Quand c'est bon, y'a pas meilleur - Isologue
n°59188948
Ash1
En vacances pour le boulot
Posté le 19-03-2020 à 23:01:04  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :

 

Non mais les deux jeunes femmes qu'on a vues, c'était évidemment le cas.

 


 

Ce serait savoureux si humainement c'était pas dégueulasse. Un virus qui cible les vieux, les gros, les diabétiques... Je pense à Bill Burr et à ses "rants" contre la surpopulation, c'est du pain béni


---------------
Oui ? Topic comiques anglophones
n°59188954
hka-ta
Posté le 19-03-2020 à 23:01:30  profilanswer
 

Natopsi a écrit :

Sinon tout à l'heure Jean Marc Jancovici faisait une conf en live.
https://soundcloud.com/effondrement [...] s-19032020
 
Un propos intéressant: il trouve hallucinant qu'on trouve du jour au lendemain 300 milliards pour financer un confinement pour tenter de sauver 1% de la population alors que concernant les problèmes environnementaux qui vont pourrir la vie de tous nos enfants y'a pas un copec...


 
-15% de conso electrique. C'est pas mal non ?  
C'est du nucléaire, du coup on exporte, avec un peu de chance en Allemagne, moins cher que leur lignite. C'est un beau geste   :sol:  
https://www.francetvinfo.fr/sante/m [...] 75049.html

n°59188955
crepator4
Deus ex machina
Posté le 19-03-2020 à 23:01:46  profilanswer
 

Ben_34 a écrit :


en même  temps en chine quand tu dis à la population de rester enfermé t'as pas vraiment envie de savoir ce qui va t'arriver si t'obéis pas


Bein je crois que la bas c'est prison ferme (peut etre 3 mois ,mais mal mémorisé)


---------------
...survivre à ses Medecins...
n°59188957
coria974
Caeleb Dressel Noraj Gang
Posté le 19-03-2020 à 23:01:58  profilanswer
 

arthas77 a écrit :


Le problème est la liberté d'installation...


 
Oui enlevons la pour dissuader encore plus de monde de se lancer dans des études déjà bien longues  [:mihirung_]

n°59188959
olive127
Briseur de fonction d'onde
Posté le 19-03-2020 à 23:02:13  profilanswer
 

Au fait, si on reparle des hôpitaux chinois construits en quelques jours, qui, par la suite, ont pris un peu la flotte, certes...
Serait-ce impossible de créer un hôpital du même genre, en France, avec, je sais pas, 5000 lits préparés réa etc... ? sans prendre la flotte ? même si ça prenait 1 mois, il serait utile, non ? et pourrait servir pour le futur, même ?
Dans ces 300 milliards, juste 50 millions suffiraient ? bon, ok, il fallait le faire dès janvier....

Message cité 8 fois
Message édité par olive127 le 19-03-2020 à 23:04:31
n°59188960
guus_du_81
Posté le 19-03-2020 à 23:02:15  profilanswer
 

Sticki a écrit :


Mais [:albounet]
Merci. Je suis mdr et j'en avais besoin :jap:


 :jap:
C'est déjà ça de pris

 

Bonne nuit  ;)

n°59188962
AmiralAckb​ar
Bad seed
Posté le 19-03-2020 à 23:02:24  profilanswer
 

snakesolid2 a écrit :

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archiv [...] r48LrTXwkE
 

Citation :

Banal ou pas banal ?
 
Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois de l’épidémie, à 7'000 décès, ce qui est statistiquement insignifiant.
 
Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !
 
Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.
 
Il y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).
 
C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.
 
Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur (dans un facteur de l’ordre de 1/5, /10 ou même selon les estimations jusqu'à /40) au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus. Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt sympa…
 
Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en termes en particulier de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La mortalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s'établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.
 
Les dernières statistiques en provenance de Chine évaluent à 800'000 le nombre de personnes infectées (et donc immunisées) pour 3'118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000 personnes infectés.
 
 
 
Fin du monde ou pas ?!
 
Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.
 
Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.
 
J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n'en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !
 
On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire.  La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.
 
 
 
Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!
 
C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »
 
C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…
 
En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.
 
C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.
 
Le confinement général constitue un piteux pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…
 
Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.
 
Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).
 
Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.
 
http://jdmichel.blog.tdg.ch/media/01/00/337694503.png
 
Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que pourtant le risque de pandémie est une évidence sanitaire.
 
La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés. C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…
 
 



 
Très bon article, qui permet de mettre en perspective l'hystérie face à ce Cov19


---------------
“Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant.”
n°59188965
Grumms
Aimé de tous
Posté le 19-03-2020 à 23:02:51  profilanswer
 

roupillon a écrit :


Au nom des 1%, je lui pisse à la raie :o


Tu mets 10 milliards pour le cancer et tu sauves + de personnes qu'il va en mourir du coronavirus. Ou tu interdis la clope et tu t'assoies sur les recettes fiscales, tu sauves plusieurs milliers de personne par an.


---------------
Just because you're offended, doesn't mean you're right. | >> Vol HFR730 à destination de Khan <<
n°59188967
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2020 à 23:02:56  answer
 

Combien d'HFRiens Coroned ? :o

n°59188968
PinkFloyd3​1
Jancoviciste Accélérationniste
Posté le 19-03-2020 à 23:02:57  profilanswer
 

Ash1 a écrit :

je crois que tu rends pas compte du nombre de fous furieux qui bandent comme des ânes en ce moment, en se gargarisant de théories du complot (le virus est français, les américains l'ont implanté en Chine, les arabes l'avaient prévu pour créer le krach pétrolier... Pick your winner). C'est bon pour l'audimat. En revanche pour la mission de service public, on n'y est pas


effectiv'ment, j'ai du mal à comprendre que la situation actuelle puisse faire bander.
j'ai juste l'impression d'être dans un cauchemar dont je n'arrive pas à sortir


---------------
Le plus dur c'est pas l’Atterrissage, c'est la Chute. «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes» FAFO.
n°59188970
Sticki
Le gras c'est la vie.
Posté le 19-03-2020 à 23:03:14  profilanswer
 

gaston10241 a écrit :


Il a pourtant raison. Aussi triste que soit la situation des malades gravement atteints actuels, on se dirige vers des trucs bien pires dont tout le monde se fout éperdument.


Pour le moment oui. Et je pense que la planète s'en fout.


---------------
En taule le Bayrou :)
n°59188972
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-03-2020 à 23:03:18  profilanswer
 

latoucheF7duclavier a écrit :


Si on accepte que ça peut arriver, on a un budget plus bas. C'est un risque sans assurance et sans filet. :/ D'autant que le pb est mondial, pas comme un stade qui s'effondre ou bien un gros incendie.


Oui, implicitement si on s'en fout, on s'en fout, certes :o
 
MAis là on touche surtout aux limites du système totalitaire chinois + pratiques moyenâgeuses locales. Ca aurait pu être évité, mais non il a falluq u'ils nous renvoient encore un virus, en tentant encore de le cacher.
J'espère qu'une fois la crise résolue ils prendront assez cher, commercialement, diplomatiquement ou autre.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°59188977
Sticki
Le gras c'est la vie.
Posté le 19-03-2020 à 23:03:40  profilanswer
 

guus_du_81 a écrit :


 :jap:
C'est déjà ça de pris
 
Bonne nuit  ;)


 ;)


---------------
En taule le Bayrou :)
n°59188978
gaston1024​1
Posté le 19-03-2020 à 23:03:57  profilanswer
 

Sticki a écrit :


Pour le moment oui. Et je pense que la planète s'en fout.


Moi aussi. Je ne parle pas de la planète.
 
Et c'est bien aujourd'hui qu'il faut investir des ronds dans la sauvegarde de l'environnement et du climat.

Message cité 1 fois
Message édité par gaston10241 le 19-03-2020 à 23:05:36

---------------
Quand c'est bon, y'a pas meilleur - Isologue
n°59188979
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2020 à 23:04:09  answer
 

PinkFloyd31 a écrit :


effectiv'ment, j'ai du mal à comprendre que la situation actuelle puisse faire bander.
j'ai juste l'impression d'être dans un cauchemar dont je n'arrive pas à sortir


Ben les complotistes, les Jean Facho, c'est l'évenement de leur vie là

n°59188985
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-03-2020 à 23:04:45  profilanswer
 

olive127 a écrit :

Au fait, si on reparle des hôpitaux chinois construits en quelques jours, qui, par la suite, ont pris un peu la flotte, certes...
Serait-ce impossible de créer un hôpital du même genre, en France, avec, je sais pas, 5000 lits préparés réa etc... ? sans prendre la flotte ? même si ça prenait 1 mois, il serait utile, non ? et pourrait servir pour le futur, même ?
Dans ces 300 milliard, juste 50 millions suffiraient ? bon, ok, il fallait le faire dès janvier....


Des tentes militaires chauffées feraient l'affaire, faudrait juste pouvoir équiper avec du matériel :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°59188987
NightEye
Posté le 19-03-2020 à 23:04:54  profilanswer
 

totsukaba a écrit :

Il se passe quoi dans le Grand Est alors ? Les hôpitaux de Colmar et Mulhouse surréagissent :o ?


 
C'est dans le texte en fait, si tu avais lu jusqu'au bout...
 

Citation :

Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!
 
C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »



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n°59188990
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Posté le 19-03-2020 à 23:05:20  answer
 

totsukaba a écrit :

 

Il se passe quoi dans le Grand Est alors ? Les hôpitaux de Colmar et Mulhouse surréagissent :o ?

 

Bien sûr  :jap:  
Si ils ne regardaient pas BFM, y'aurait personne à réanimer  :O

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